Archives pour la catégorie Réflexions

Deux nouveaux projets signés!

 

Je dis nouveau, mais en fait, je les ai écrits, et ils ont été acceptés par l’éditeur, il y a plus d’un an! Entre ma sabbatique, la pandémie et mes trois déménagements, ce n’est que cette semaine que j’ai pu signer les contrats et rendre le tout officiel!

Tenez-vous bien, ce sont deux albums!!! Oui, même si j’avais promis qu’on ne m’y reprendrait plus. Ils paraîtront tous les deux aux 400 coups dans les prochains 18 mois!

Je vous les présente, puisque vous risquez d’en entendre parler au fur et à mesure qu’ils prennent forme!

La légende de Paul Thibaut
Qu’est-ce qui arrive quand mon obsession pour les coureurs des bois rencontre ma fascination pour le poème the Hunting of the snark de Lewis Carol? J’écris une histoire d’aventure en vers rimés qui se situe dans l’ancienne (et magique!) forêt canadienne. Et quand l’éditeur décide qu’il aime, il me commande deux autres textes pour accompagner le premier! Le résultat est donc La légende de Paul Thibaut, album qui paraîtra sous un format semblable à celui des Fables de Conrad, et qui présente trois grandes aventures d’un coureur des bois végétarien et de son fidèle compagnon Grugeux le castor dans une forêt boréale remplie de créatures extraordinaires!

De la beauté

Celui-là, je l’avoue, je le dois à l’excellent Pourquoi les filles ont mal au ventre de Lucile de Pesloüan, illustré par Geneviève Darling. La lecture de cet album m’a donné la permission d’écrire ce texte d’album plus sérieux, qui ne raconte même pas une histoire! C’est donc plutôt une réflexion sur la beauté, et une réponse à toutes les jeunes filles qui se regardent dans le miroir et se demandent si elles sont belles. Les 400 coups venaient tout juste d’accepter La légende de Paul Thibaut lorsque je l’ai écrit, j’ai été la première surprise qu’ils acceptent un deuxième texte aussi rapidement.

La légende de Paul Thibaut sortira en septembre prochain(2021), et De la beauté au printemps suivant (2022).

Share Button

L’informel me manque!

Vendredi, je me suis trouvée un peu perdue (Oxymore?). D’un côté, j’avais terminé mon manuscrit des chroniques (yé!!!) et n’était pas certaine de quel projet attaquer pour les prochaines semaines. De l’autre, j’ai un manuscrit qui m’était revenu, et que je ne savais pas où envoyer.

Je tournais en rond. Ce n’est pas dans mes habitudes.

Et tout d’un coup, ça m’a frappé : ce n’est pas dans mes habitudes, parce que c’est le genre de choses qui se règlent bien souvent des mois d’avance dans les salons du livre!

Ces événements ponctuels sont évidemment l’occasion pour nous de rencontrer nos lecteurs, mais c’est aussi là que l’on retrouve une grosse portion du côté informel de notre métier. Au Salon, j’aurais déambulé d’un kiosque à l’autre pour voir où mon prochain projet « fitterait » le mieux. J’aurais jasé avec mes éditeurs pour voir si je peux le leur offrir, ou s’ils ont déjà assez de projets de moi! Ils m’auraient donné des nouvelles de mes livres déjà parus, on aurait discuté de la possibilité et du « timing » des suites. J’aurais rencontré mes amis auteurs, qui m’auraient décrit leurs expériences avec leurs propres éditeurs. Ils m’en auraient peut-être même présenté un… et quand on parle avec un éditeur dans un salon, on termine parfois la conversation avec la réalisation qu’on vient de leur promettre un manuscrit.

C’est comme ça, l’informel.

Et ça me manque!

Je suis une grande fille. J’ai retroussé mes manches, contacté mes éditeurs pour avoir des nouvelles, signalé à mon réseau d’auteurs que j’aimerais entendre parler d’une maison en particulier, faute de pouvoir le faire subtilement au salon. Bref, je ne suis plus ni perdue, ni désœuvrée…

… mais vous me manquez pareil!

Share Button

Et si l’Halloween Covid se faisait littéraire?

L’année dernière, l’Halloween était retardée à Montréal, et moi je la passais en France, où c’est la rue commerciale, plutôt que les habitants, qui recevait les enfants déguisés et leur offrait des bonbons.

Cette année, toutes les conjectures sont encore possibles côté Halloween. Cancellée? Limitée? Règlementée? À la discrétion de chacun? Chose certaine, ce serait surprenant que la fête soit aussi achalandée qu’elle l’est habituellement dans mon quartier très familial.

Et si c’était une occasion à saisir pour mon industrie? Et si on tentait de pallier le manque avec des livres?

Quelques idées :

  • Une campagne du genre « les livres, c’est du bonbon! »
  • La promesse de bonbons distribués à chaque enfant déguisé qui sonne à la librairie
  • Des « photo booth » pour les déguisés durant toute la semaine en librairie, avec mise de la photo sur les réseaux sociaux et rabais à la clé.
  • Des « bundles » Halloween, sorte de sac surprise par âge contenant chacun un livre et quelques autres petits trucs thématiques
  • Faire un corridor de maison hantée dans la librairie, lumières fermées et tout, magasiner avec lampe de poche.

Je sais bien que plusieurs librairies font déjà des promotions liées à l’Halloween, l’idée est de profiter des changements dans la manière de fêter cette année pour tenter de rendre la fête plus littéraire. Je ne suis pas une championne du marketing, je suis certaine qu’avec un bon remue-méninge, il y a moyen de trouver mieux!

J’espère seulement que mon industrie saura saisir l’occasion.

Share Button

Premières images de la websérie de Chroniques!

Hiiiiii!!! Il est sorti: le teaser de la future série des Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage!

 

Chroniques post-apocalyptiques d'une enfant sage from Sébastien Godron on Vimeo.

Ça vous donne pas le goût? De mon côté, il faut l’avouer, je capote un peu! Un gros bravo à toute l’équipe pour la qualité du travail! C’est époustouflant!

Share Button

C’est la rentrée… Pétronille s’en vient!

Et pour fêter ça, voici quelques-unes des magnifiques illustrations intérieures de Boum, telles que je les ai reçues il y a quelques mois!

Notez qu’en surface, il sera question de plantes trop mignonnes, d’intolérance au gluten et de bobettes flottant au vent, alors qu’en vérité, ce livre parle plutôt de cruauté envers les animaux, de comment ont choisi d’afficher ou non nos différences, et des sacrifices que l’on est prêt à faire pour nos ambitions.

En librairie début Octobre!

Le retour de Valério et d’Ursule, absents du 2e Tome
Trop choupinous, les mandragores de Boum!!!
Possiblement mon illustration préférée des trois tomes! Mélancolique et poétique, comme si Anne de la maison aux pignons verts avait été sorcière.
Share Button

Rencontrez Astride!

Je vous parlais récemment du projet de Websérie basée sur les Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage.

Le casting est fait, et… roulement de tambour, voici notre jeune héroïne!

(Pas avec la chemise rouge, ça, c’est Patrick Huard!😂 )

Il s’agit de Jasmine Lemée, que l’on peut voir à l’œuvre au cinéma ces temps-ci dans le film Mon cirque à moi. Trop curieuse, je suis allé le voir la semaine dernière, et la jeune actrice est éblouissante! À la fois forte et vulnérable, et surtout, touchante de vérité! Elle est MON Astride, et j’en suis toute chamboulée!

Pour la voir à l’œuvre, voici la bande-annonce Mon Cirque à moi, en attendant celle de la websérie des chroniques!

 

 

Share Button

Pourquoi ne pas parler de livre à l’année?

Je réfléchissais à la joie que me procure, chaque année, l’événement « le 12 août j’achète un livre québécois », et j’en suis venue à la conclusion que j’adore voir tant de livres dans mes fils d’actualité sur les médias sociaux!

Parce qu’il s’agit là d’une de mes plus grandes déceptions vis-à-vis ces endroits de partage : on n’y voit pas assez de lecture!

Pourtant, mes réseaux sont emplis d’auteurs! J’ose espérer qu’ils lisent de temps en temps, mais la plupart d’entre eux (pas tous, je vous rassure!!) ne parlent que de leurs propres livres, jamais ceux des autres. Pourtant, ils sont bien placés pour connaître l’importance du bouche-à-oreille, et sont les premiers à se plaindre du manque de place pour la littérature dans les médias.

Pour voir plus de livres passer, j’ai bien essayé de joindre des groupes littéraires, ou même de clubs de lectures virtuels, et chaque fois, soit ils tombent dans l’oubli, soit ils deviennent envahis d’auto-promos.

Faut-il vraiment attendre le défi « les 10 livres qui ont marqué ma vie » pour montrer nos lectures? Et encore, pour être bien certain de surtout ne pas parler de littérature, on y met la consigne de ne pas mettre de commentaires, juste une couverture.

Moi-même, je pourrais probablement faire mieux. Il fut un temps où Goodreads me permettait de mettre systématiquement mes nouvelles lectures sur Facebook. J’adorais cette fonction, qui semble avoir disparu il y a un an ou deux! Ce n’est pas une excuse, je devrais être plus systématique.

Si vous voulez savoir, je suis donc en train de lire The Starless Sea, de Erin Morgenstern, dont le précédent livre, The night circus (traduit sous le titre Le cirque des rêves) reste un de mes livres préférés. Il est fantastique à date!

J’en reparlerai sur les réseaux sociaux lorsque je l’aurai terminé, promis!

Share Button

Écrire dans le désordre

 

J’approche d’un premier jet pour les chroniques post-apocalyptiques d’une jeune entêtée, et je n’ai jamais écrit de manière aussi chaotique! D’habitude, mon écriture est linéaire, rigoureusement, presque à l’excès. Je fais un plan, et j’attaque les chapitres un par un, dans l’ordre de lecture, quels que soient le point de vue, la ligne narratrice, le lieu ou l’intrigue.

Pour les chroniques, c’est différent.

La première fois qu’une école secondaire m’a demandé de venir parler du tome 1 (ça me fait encore drôle d’y penser comme étant un tome 1!), je suis partie à la recherche de mon plan dans mes fichiers d’ordinateur. Je ne l’ai jamais trouvé! Je crois que je l’ai écrit sans plan. Sinon, je l’ai perdu.

Pour ce deuxième tome, j’en ai bien écrit un… mais je me retrouve avec des scènes qui m’obsèdent, et d’autres qui refusent de débloquer. J’écris donc ce qui veut bien sortir. J’ai commencé par toutes les scènes d’une première ligne narratrice, puis tous les flashbacks qui s’y rattachent, en intercalant. Lorsque je n’en avais plus le choix (puisqu’il ne restait plus qu’elle), j’ai réussi à attaquer la deuxième ligne narratrice…  mais seulement en ordre inverse, en commençant par la fin et remontant dans le temps, une scène à la fois.

Si je me fie à mon expérience, ça voudra dire un long retravail dans lequel je déplacerai et redéplacerai sans fin des blocs de textes, jusqu’à ce que ces petits bouts écrits dans le désordre forment enfin un tout cohérent.

Alors qu’il ne me reste qu’une ou deux scènes à écrire, je ne sais pas si j’ai hâte, ou si je redoute, ma première relecture de tout ça!

Share Button

Une année virtuelle?

Avec la sabbatique, je prenais congé d’animations scolaires. Même si les classes françaises avaient voulu de moi, j’étais sur un visa touristique, et n’avais donc pas vraiment le droit de travailler.

J’avais tout prévu pour mon retour! J’avais collecté les courriels des professeurs m’ayant contacté dans l’année, et planifiais leur envoyer une relance vers la fin du printemps, histoire de commencer à remplir mon calendrier pour l’année scolaire 2020-2021. J’avais tout prévu… sauf la pandémie!

Parce que ramener les enfants et les professeurs en classe est une chose… permettre à une tierce personne pas du tout essentielle à l’équation de s’y ajouter en est une autre. “Les animations scolaires reprendront-elles?” est la question que se posent bien des auteurs jeunesse en ce moment.

Et comme les auteurs sont résilients, ils se relèvent les manches et s’adaptent. Bienvenue dans une ère d’animations par vidéoconférence!

J’ai des ami(e)s qui l’offrent depuis longtemps, entre autres pour rejoindre les classes de régions éloignées. Je l’ai moi-même déjà fait pour une présentation hors province. Ça marche plutôt bien, à condition de faire équipe avec la professeur, qui doit donner les tours de paroles (parfois même passer le micro, ou relayer les réponses) et gérer la discipline, puisqu’il est difficile de le faire à travers l’écran.

Bref, il est certain que, septembre venu, je serai disponible via internet pour les classes intéressées. Il me reste à réfléchir à l’adaptation de mon animation… (plus de visuel, peut-être? Une présentation PowerPoint pour accompagner?) et à espérer que les professeurs seront enthousiastes à l’idée!

Share Button

Et comment on écrit le présent, maintenant?

Dans les dernières semaines, mon amie et collègue Valérie Fontaine a posé une question très intéressante sur un groupe de discussion d’auteurs: le traitement que l’ont doit réserver à la réalité actuelle dans nos écrits? Plus précisément, si on écrit un roman dit « miroir », doit-on faire fi de la crise actuelle et de ses répercussions ou, au contraire, les intégrer au roman?

Voyons chacune des trois options de plus près.

Situer le roman AVANT la crise:
On écrit comme si rien ne s’était passé, comme si tout avait lieu dans l’année qui précède, ou encore dans une réalité alternative où ce satané virus ne s’est jamais pointé le bout du nez. Le problème? C’est que, tout le monde en est conscient, la crise changera des choses au niveau social, et ne pas tenir compte de ces changements risque de dater le roman! Une simple bise de bonjour, une boum entre amis, un concert dans une salle fermée et la temporalité du roman passe de « présent » à « passé »…  pour ne pas dire « dépassé! ».

Le situer PENDANT la crise:
Je crois que celui-ci est un piège! Tous les éditeurs craignent d’être inondés de « Journaux de confinement » dans les prochains mois. La vérité est que, juste après la crise, il y a de fortes chances pour que les lecteurs n’aient pas envie d’en entendre parler! Trop tôt! Pas assez de recul! Un peu comme une chanson de Noël au mois de février (ou de la neige au mois de mai, exemple tout à fait hypothétique) !

Le situer APRÈS la crise:
Évidemment, puisqu’il faut en moyenne une année (je dis moyenne, parce que ça peut être plus court comme ça peut être plus long) entre l’écriture d’un roman et sa sortie en librairie, on ose espérer que nous serons rendus à l’après. La meilleure manière de rester « actuel » est donc de tenter de prévoir les changements… mais comment? À moins d’avoir une machine à voyager dans le temps, des dons de voyance, ou un futurologue miraculeusement talentueux à portée de main, les chances de se tromper sont plus grandes que celles d’être justes! Porterons-nous des masques? Toujours? Seulement lorsque nous sommes malades? Juste dans les transports en commun? La forme des files d’attente sera-t-elle changée à jamais? Le télétravail deviendra-t-il la norme, créant ainsi un nouvel exode vers les campagnes?  QUI SAIT!!??

Bref, il y a zéro bonne solution!

Je me demande bien si les auteurs se sont posé la question lors de la Révolution française!

J’ai aussi bien hâte de voir, dans un an, les solutions qu’auront choisies mes collègues!

Share Button