Archives pour la catégorie Réflexions

Faire long

D’abord une mini parenthèse pour danser de joie parce qu’en plus des prix mentionnés la semaine dernière,  je suis nominée pour le prix du Gouverneur Général.

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Et maintenant, le sujet du jour: la longueur de mes manuscrits!

Il y a quelques semaines, Geneviève Blouin, du blogue La plume et le poing, publiait un billet sur la longueur naturelle de texte des auteurs, selon l’idée que la plupart des auteurs ont une longueur par défaut pour leurs manuscrits.

Jusqu’au septième Victor Cordi, mes textes les plus longs faisaient 20 000 mots (75 pages de manuscrit) ou moins. J’aurais eu tendance à dire qu’il s’agissait là de ma longueur naturelle.

Mais les choses changent! Mes rats en font la moitié plus (30 000 mots), et je m’enligne pour plus encore pour Terre Promise (au quart, j’en suis à 11 000 mots).

On dirait que j’apprends à prendre mon temps sur les scènes. Les chapitres s’allongent; je ne fuis plus les dialogues dès le deuxième échange, je ne coupe pas vers le chapitre suivant à la première phrase choc. Serais-je en train d’apprendre la patience?

Le seul inconvénient de ces nouvelles longueurs de manuscrit, c’est que je vais devoir soit doubler ma productivité, soit me résoudre à ne plus publier qu’un ou deux romans par année. Exit l’étiquette de “prolifique”! J’écrirai le même nombre de mots annuels, mais ils seront désormais tous unis sous la même couverture.

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Les prix littéraires!

C’est officiellement la saison des prix littéraires, et, je dois l’avouer, je suis bien gâtée jusqu’ici! Les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage font partie des finalistes pour le prix des bibliothèques de Montréal et de la liste préliminaire du prix des libraires.

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C’est toujours un grand honneur que de se retrouver dans une de ces listes. Ça fait taire le doute, éloigne le syndrome de l’imposteur. La littérature n’est pas un domaine empirique, on ne sait jamais si on est arrivé à la bonne réponse… une nomination nous dit que, du moins, on s’en est approché.

Mais à part flatter l’égo, kossé ça donne?

Premièrement, la plupart de ces prix sont accompagnés de récompenses monétaires, parfois même pour les finalistes en plus du prix pour le lauréat. Toujours agréable!

Deuxièmement, on peut espérer de meilleures ventes. Après tout, du côté des adultes, les prix littéraires créent des best-sellers. À preuve, les lauréats des deux derniers prix des libraires adultes (La femme qui fuit et Le plongeur) figurent encore aujourd’hui aux palmarès des libraires indépendants ET de Renaud-Bray.

Et pour le jeunesse?

Ça pourrait marcher… si la distribution suivait. Un roman aura beau avoir toute la visibilité et les prix du monde, s’il n’est pas présent en librairie, le nombre de ventes restera limité. Les librairies indépendantes porteront attention à bien garder les livres de leur propre prix sur les tablettes, mais qu’en est-il des autres prix et des autres librairies?

Par curiosité, j’ai pris le pouls de la distribution d’un des livres du prix TD, soit Niska d’Étienne Poirier, lors de l’annonce. C’est un beau cas de livre qui pourrait bénéficier d’une nomination: un petit bijoux qui n’attend qu’à être découvert. Il ne se trouvait alors dans aucun Renaud-Bray, et dans exactement deux librairies indépendantes (Du soleil et Hannenorak).

Aujourd’hui, plus de trois semaines après sa nomination? Il n’est toujours dans aucun Renaud-Bray, et est apparu dans exactement UNE librairie indépendante de plus, soit la librairie Monet.  Ouin… pour le palmarès, on repassera.

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Submergée par la rentrée littéraire

Photo de Michael R, prise sur flickrL’année dernière, à pareille date, je préparais la sortie de trois livres. Cette année, question de timing, je n’en sors qu’un… et je me sens noyée dans cette rentrée littéraire! Que de livres! Mon feed Facebook en est rempli! Entre les nouveautés des amis, les annonces des éditeurs et l’excitation des libraires, l’angoisse me pogne : comment mon petit livre réussira-t-il à faire sa place? Mon prochain titre ne sort que dans un an, à pareille date. Serai-je oubliée d’ici là?

Mon égo se dégonfle.

Remarquez, ça ne me fait pas nécessairement de tort! Ça me forcera à travailler plus fort; à lever mes fesses de sur mes lauriers.

Et je m’en remettrai, ne vous en faites pas. Il suffira d’une bonne nouvelle, d’une visibilité inattendue, ou encore mieux, de l’écriture d’un chapitre dont je suis particulièrement satisfaite, et je serai à nouveau d’attaque pour tracer mon chemin dans la jungle littéraire jeunesse.

En attendant, si vous me cherchez, je suis en position fœtale sur mon divan!

 

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En vacances!

Illustration de Firkin sur openclipart.org

De retour le 24 Juillet! 

 

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Le caméléon et le flamant rose

ScreenHunter_01 Feb. 05 07.11Depuis l’automne dernier, j’ai un nouveau client de pige : Budge Studio, une compagnie québécoise qui s’est taillé une place de choix dans le milieu des jeux tablettes pour les enfants. Pour eux, j’écris les dialogues et « voice-overs » de jeux figurant des personnages connus de tous, aussi appelé des « licences ». Le premier sur lequel j’ai travaillé est sorti avant les fêtes (ce qui veut dire que j’ai le droit de vous en parler, hihi) et s’intitule Strawberry Shortcake Hairstyle Holiday.

Lorsque je fais de la pige pour une licence comme Fraisinette, je dois d’abord me plonger dans cet univers, non seulement pour comprendre le contexte et la personnalité de chaque protagoniste, mais aussi pour m’accaparer des codes de langage et le style littéraire de la série. Je n’écris pas du « Annie Bacon », j’écris du Fraisinette. Je deviens caméléon.

Illustration par Lamatin sur openclipart.orgRécemment, une amie illustratrice qui a travaillé des durant durant en entreprise m’a envoyé son porte-folio. Il est magnifique… et très varié. C’est normal! Dans le monde du corporatif, l’illustrateur doit adapter son style à la personnalité de chaque client. Comme moi avec Fraisinette. C’est du travail de caméléon.

Mais lorsqu’on pense aux illustrateurs connus au Québec, on réalise, au contraire, qu’ils ont un style personnel immédiatement identifiable! Que ça soit Benoit Tardif, Fabrice Boulanger, Jacques Goldstyn, Geneviève Després, Annie Rodrique, Rémy Simard, Phillipe Béha et tous les autres, ils gardent le même style quelle que soit la commande. Dernièrement, en recevant le calendrier Scout, ma fille de 5 ans a réussi à identifier qu’il s’agissait de « la même personne qui a fait les images dans le livre de chansons de chats et de chien » (soit Marie-Ève Tremblay). Aucun compromis, aucun camouflage.

illustration de annares sur openclipart.orgSi l’illustrateur en entreprise est un Caméléon, l’illustrateur à la pige doit être un flamand rose : différent, spécial, flamboyant, facilement identifiable.

Tout ça m’amène à me demander si c’est également vrai pour les auteurs. Devrais-je faire attention à ne pas trop m’éparpiller dans les livres que j’écris? Devrais-je identifier ce qui fait la touche « Annie Bacon » et l’amplifier? Cultiver mes tics d’écriture, dorloter mes thèmes, enligner mon style?

Et la question qui tue : avoir une identité forte comme auteur, est-ce véritablement quelque chose qui peut se faire de manière consciente, ou l’auteur risque-t-il alors de devenir une caricature de lui-même?

Bref, l’auteur peut-il décider d’être un flamant rose, ou risque-t-il alors de se transformer en dodo?

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Ma réconciliation avec les signets

img_1899J’ai longtemps eu une relation amour-haine avec les signets, surtout en salon du livre, allant parfois jusqu’à les cacher pour que les jeunes ne viennent pas les dévaliser dans leur chasse. Alors que je reviens du Salon du livre de Montréal, je réalise comment mon opinion a changé! Avec le temps, j’ai fini par comprendre leur utilité, et en tirer le meilleur parti!

En animation scolaire
Leur utilisation la plus parfaite est sans conteste dans les animations scolaires. J’en signe une pile la veille (un truc pris de Corinne de Vailly) et j’en laisse juste le bon nombre au professeur de chaque classe rencontrée pour qu’il les distribue après mon départ. Ça m’évite qu’une cohue de « veux-tu signer mon agenda/cahier/morceau de papier » ne me mette en retard pour la prochaine animation, mais surtout, ça empêche que la conversation dans les maisons au retour ressemble à ceci :

Enfant : Aujourd’hui, une auteure est venue dans notre classe, c’était super cool!

Parent (excité à l’idée de faire lire son enfant) : Ah oui? Elle s’appelait comment?

Enfant : Julie? Annie? Fanny? Je sais pu!

Parent (prêt à prendre des notes pour les cadeaux de Noël) : As-tu retenu le titre d’un de ses livres?

Enfant : Il y en avait un qui se passe après la fin du monde, puis un autre avec un gars qui vit des aventures super bizarres, ça avait l’air full bon!

Même armé de Google et épaulé du meilleur libraire possible, aucune chance que le parent s’y retrouve! Alors qu’avec le signet, même si ce n’est pas le signet du livre que son enfant a préféré, il pourra retracer l’information voulue.

En Salon
C’est ici que l’utilisation est plus nébuleuse! Ce qu’il faut savoir, c’est que certains groupes scolaires se mettent à ce qu’on appelle, entre auteurs, la « chasse aux signets », ce qui veut dire qu’ils viennent à nos tables juste pour prendre un signet, sans s’intéresser aux livres. Mais il n’en tient qu’à nous d’en tirer partie!

Conversation à ma table lorsqu’ils viennent chercher des signets :

 — Est-ce qu’on peut avoir un signet?

 — Avec plaisir, mais un seul par personne. Lequel vous voulez?

Un premier enfant pointe

 — Ah! Sous le divan (je prends un crayon et le signe en continuant de parler), dans celui-là, on réalise que les motons de poussière sous le divan sont en fait du poil de spiratins, des petites créatures invisibles qui vivent dans nos maisons.

Je tends le signet, un enfant pointe l’autre pile.

 — Celui de Dans la baignoire? Savez-vous ce qu’on trouve dans la baignoire? On trouve des aquidex, des créatures qui se tissent des nids avec les cheveux qui se coincent dans le drain…

Ils rigolent. Un lien se crée. Parfois, la conversation continue. Ils ne sont pas nécessairement du bon groupe d’âge ou niveau de lecture pour le livre, masi ce n’est pas grave. Il y a quand même une toute petite brique de plus dans leur attrait pour la lecture. En plus, leurs présence à ta table a peut-être attiré d’autre intéressés, et ces conversations ne sont-elles pas la véritable raison de notre présence en salon?

Si je suis d’humeur particulièrement efficace, lorsque ce n’est pas le bon groupe d’âge pour mes romans, je vais les attirer vers un livre plus approprié de la même maison d’édition. J’aime bien jouer les passeurs. Parfois encore, si ça vient sur le sujet, je vais les diriger vers mes autres livres, vendus à un autre kiosque. Pour les aider à les trouver, je vais sortir en douce… vous l’aurez deviné…  des signets de ces autres livres.

Dans la vraie vie
Finalement, je traine toujours des signets avec moi dans mon sac à main. Ils sont un peu mes cartes d’affaires. Les gens sont toujours curieux lorsqu’ils apprennent que je suis auteure jeunesse. Ils demandent si j’ai écrit des choses dont ils auraient pu avoir entendu parler. Je sors alors des signets, qu’ils peuvent garder avec eux. Ils en reconnaitront la couverture à leur prochaine visite en librairie et pourront satisfaire leur curiosité. C’est aussi bien pratique lorsqu’on cherche un bout de papier pour donner nos coordonnées à quelqu’un!

Alors, amenez-en, des signets! Je les prends par caisse, et les distribue avec l’enthousiasme d’un Père-Noël en début de tournée! Et surtout, plus jamais je ne les cacherai derrière ma pancarte de signature!

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Couverture du prochain Victor Cordi

Nous voilà à moins d’un mois de la sortie de Victor Codri, cycle 2, livre 2 : la grande évasion. Il est donc temps de vous dévoiler la magnifique couverture que Mathieu Benoit a illustrée. Ce sera le premier livre pour lequel il n’y aura pas d’image à l’intérieur, et on dirait que Mathieu a décidé de se surpasser sur la couverture pour compenser! Je pense que c’est ma préférée à date!!!

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Surveillez la page Facebook de la Courte Échelle, un petit oiseau m’a dit qu’un concours s’en venait pour souligner la sortie de ce 7e tome!

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C’est quoi « y arriver »?

ScreenHunter_02 Mar. 06 07.28Vous avez lu, la semaine dernière, dans quel état je suis revenue du Salon du livre de l’Outaouais. Alors que je racontais le tout à mon mari, je finis par pousser, en parlant de ma carrière, un « il faut que je sois patiente, je vais bien finir par y arriver ».

« C’est quoi, y arriver? » m’a-t-il demandé très finement.

J’ai été incapable de répondre. Avouez-le, la question est bonne. Qu’est-ce que j’attends de cette carrière? Après quoi je cours? Est-ce que je désire gagner des prix? Être invitée à tout le monde en parle? Avoir une horde de fans qui m’attendent derrière un cordon de velours dans les salons? Être traduite dans une dizaine de pays?

Je ne sais pas.

Si ce que je voulais, c’était d’être publié et d’être lue, c’est déjà fait accompli. Serais-je, comme racontait récemment Stéphanie Deslaurier dans son blogue, en train de courir après quelque chose que j’ai déjà?

La seule chose claire, c’est que j’ai toujours envie d’écrire.

Écrire, être lue, progresser. C’est peut-être suffisant.

Pour le reste, ce sera du bonus!

 

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Frozen et la force des clichés!

Frozen-Anna-HansJ’ai revu le film La reine des neiges de Disney la semaine dernière. La chose la plus merveilleuse de ce film, c’est qu’il utilise les clichés de ses prédécesseurs pour surprendre les spectateurs… deux fois plutôt qu’une! Analyse narrative ci-dessous. (Spoiler alert pour le reste du billet!)

Vers la moitié du film, l’héroïne (Anna, soeur de la reine des neiges) reçoit un mortel glaçon dans le coeur et se fait dire que le seul antidote possible est une preuve d’amour. C’est un cliché en lui-même, mais pour le bénéfice de ce billet, on le laissera passer, celui-là! Dès que l’antidote est mentionné, il se passe ceci:

Cliché numéro 1: l’héroïne conclut qu’il faut que le prince Hans (ci-haut) rencontré au tout début du film à travers une chanson d’amour classique doit l’embrasser. Le spectateur embarque à pied joint.  Certains adultes lèvent possiblement les yeux au ciel et sont déjà prêts à hurler.

Première surprise, le baiser n’aura pas lieu! Le prince Hans est en fait un manipulateur de la pire espèce. Mais sa rencontre avec Anna ressemblait tant aux autres rencontres princesses-princes des films de Disney, qu’on est tombé dans le panneau sans se douter de rien.

Donc, si la baiser avec Hans n’est pas une option, il faut que la véritable solution soit…

3_A82v0Cliché numéro 2: Un baiser de Christophe (ci-contre), le vaillant homme du peuple qui aide Anna dans son aventure depuis 20 minutes!

Certains spectateurs adultes l’avaient probablement vu venir! À ce point-ci du film, ils trouvent encore l’histoire “cucu”, mais ont la satisfaction de pouvoir flatter leur égo en ayant compris la direction qu’allait prendre l’histoire avant que le premier revirement soit révélé.

Et c’est ici que la force des scénaristes de fait sentir. Car, non! Ce n’est pas non plus l’amour du beau Christophe qui sauvera la princesse Anna! Le cliché qui remplaçait le premier cliché est lui-même un leurre! L’adulte est floué, surpris. Dans mon cas: ravi!

Je ne vous dirai pas ce qu’était finalement le véritable antidote, écoutez le film! (Ou demandez à n’importe quelle fille de 4 ans!)

Bref:

Les clichés font des leurres fantastiques parce que l’esprit du spectateur (ou du lecteur) a besoin d’une toute petite poussée pour s’y diriger volontairement. Pour les auteurs qui aiment surprendre leurs lecteurs, ce sont des outils fabuleux.

Je dois avouer utiliser cette technique dans Victor Cordi à plusieurs reprises! Je fais croire aux lecteurs que le méchant est manichéen (il ne l’est pas), qu’il est en fait le grand-père caché du héros (non plus!), que des anneaux trouvés en cours de route sont magiques (pas plus!). À chaque fois, il suffit que le héros considère vaguement la possibilité pour que le lecteur embarque à pied joint! Pourquoi? Parce que c’est la direction qu’aurait prise l’intrigue dans la plupart des livres qu’il a déjà lus!

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Bilan 2015 : le retour de la pige

Lorsque j’ai pris une partie de l’héritage de mon père pour me permettre de vivre de l’écriture, c’était avec l’intention de pouvoir en vivre, sans bouée, à 40 ans. Une fois cette partie d’héritage fondue, j’ai eu droit à un sursis grâce à une bourse du CALQ, mais cette année, j’ai dû me rendre à l’évidence, la quarantaine est entamée, et le montant de mes droits d’auteurs ne me permettent pas d’en vivre à court terme.

Au début, je me suis demandé si ce retour au mercenariat était, pour moi, un échec. Mais non, ma carrière d’auteur progresse, indéniablement, alors tout va bien. C’est seulement plus lent que prévu!

Alors, j’ai fait la paix avec la pige, que je continuerai tant que mes droits d’auteurs ne dépasseront pas le seuil de la pauvreté. De toute manière, il faut l’avouer, j’ai des clients sympas qui m’offrent des projets créatifs! L’écriture sur commande, avec contraintes spécifiques ou sujets imposés, est un défi qui me stimule plutôt que de m’ennuyer. Bref, je suis une pigiste choyée!

Pour le reste du bilan…

Livres écrits en 2015 :

  • Un album de longueure semblable à l’encyclopédie du merveilleux urbain
  • Les chroniques  postapocalyptiques d’une enfant sage
  • Le deuxième tome du Gardien des soirs de bridge

Livres publiés :

Un bilan dont je suis plutôt satisfaite, considérant qu’au début de l’année, je n’avais qu’un seul livre officiellement placé dans un calendrier de publication, et surtout, considérant que l’année à été très difficile sur le plan personnel. Cette année, mon métier a été plus qu’un travail, il a été une bouée!

 

 

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