Archives pour la catégorie Réflexions

Que lire après les Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage?

On me pose bien souvent la question à savoir s’il y aura une suite aux Chroniques. Comme je réponds par la négative, la question qui suit est à savoir si je peux suggérer des lectures qui y ressemblent. Pour un adulte, la réponse est facile : The Road, de Cormac McCarthy. En jeunesse… c’est moins clair!

J’ai donc fait appel à des experts-conseillers!

Voici donc les suggestions de Pierre-Alexandre Bonin, collègue auteur chez Bayard (entre autre de la série chasseurs de légendes), libraire jeunesse chez Monet, critique dans plusieurs médias, et érudit de littérature jeunesse en général!

Pierre Alexandre

Seuls au monde, Emmy Laybourne 
Une trilogie dans laquelle des jeunes de 5 à 17 ans survivent à la fin du monde en se réfugiant dans un centre d’achat. C’est un peu plus violent que mes chroniques, considérez-vous avertis!

Chroniques de l’après-terre,  Jacques Lazure
Une quête initiatique dans un monde post-apocalyptique, qui fait office d’ovni dans le paysage littéraire québécois!

Surréal 3000, Suzanne Martel
Considéré comme un des incontournables jeunesse Québécois, ce livre de science-fiction se passe à Montréal, bien après la fin du monde, assez longtemps pour que les humains se soient ré-organisés en société.

Voici celles de Sophielit! Grande prêtresse de la littérature 12 ans et plus, et plus récemment même de celle pour le 6-12 avec son nouveau site Les Petits Pois Lisent Tout (LPPLT pour les intimes!)! Vous pouvez cliquer sur les titres pour voir directement les critiques que Sophielit en a fait sur son site.

 sophielit

POD, Stephen Wallenfels
La fin du monde arrive par des extra-terrestres, mais la solitude, les besoins de survie et la débrouillardise sont bien les mêmes que dans mon livre à moi!

 Automne, Jan Henrik Nielsen
Juste pour la couverture, il est déjà tentant! Cette fois-ci, ce sont deux sœurs qui affrontent un monde post-apocalyptiques, dans un roman plus contemplatif.

Le Jardin des épitaphes, Taï-Marc Le Thanh
Ce n’est pas la première fois que Sophielit me conseille ce livre! Je vais bien devoir pas finir par m’y mettre! On y trouverait une plume magnifique et un monde original et bien monté!

Maintenant, les suggestions de Catherine Chiasson, Libraire extraordinaire à la passion contagieuse chez Bric-à-Brac Livre, une librairie de Montréal spécialisée en littérature jeunesse, critique, et juge sur divers prix littéraire!

Catherine Chiasson

Le deuxième étage de l’océan, Carle Coppens
Suggestion très accessible, puisqu’il est classé 8 ans et plus. Je dois surtout vous avouer que, depuis que j’en ai lu la description sur les Libraires, je n’ai qu’une envie : le lire moi-même!

Nous autres simples mortels, Patrick Ness
Je suis contente de retrouver du Patrick Ness ici, puisque c’est un auteur que j’aime bien moi-même. Son héros, ici, reste extérieur à la grande catastrophe qui ravage la terre, un peu comme mon Astride, cachée dans sa bibliothèque.

Les voleurs d’espoir, André Marois
Je vous parlais justement d’André Marois récemment dans un billet sur les nouvelles littéraires! Ce livre-ci est le premier d’une trilogie de science-fiction qui en vaut le détour!

J’y ajoute quelques suggestions de mon cru, qui, sans aborder exactement les mêmes thèmes que les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage, leur ressemblent chacun à leur manière.

 Annie Bacon

La Cache, Sandra Dussault
Des adolescents se retrouvent pris sous l’école après une énorme catastrophe. Ça me semblait juste assez proche de mes thèmes pour faire une bonne lecture! En plus, il y a deux tomes!

L’importance de Mathilde Poisson, Véronique Drouin
Si les chroniques post-apocalyptiques ont étés nominés pour le prix du gouverneur, c’est L’importance de Mathilde Poisson qui a gagné! Avec sa jeune héroïne en proie à de nombreuses émotions et son côté discrètement fantastique, ils font tous deux d’excellents compagnons de lecture!

Le coup de la girafe, Camille Bouchard
Je dois l’avouer, c’est la seule de mes trois suggestions que j’ai lue moi-même! Et je le mets ici pour son émotion discrète, retenue, et pourtant absolument coup de poing!

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Tenter la France!

Illustration de Firkin prise sur openclipart.orgÇa y est, j’ai terminé le manuscrit de Terre Promise. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai attendu qu’il soit terminé avant de l’envoyer  à un éditeur. Pourquoi? Parce que j’ai envie de l’essayer en France.

Je m’explique.

Ça fait des années que j’espère qu’un de mes projets sorte du Québec. Chaque 31 décembre, lorsqu’on me demande ce que je souhaite pour la nouvelle année, c’est ma réponse. Or, pour ce que l’on appelle la « vente de droits » de manuscrit déjà publié au Québec, la chaîne est conçue pour que ce soit l’Éditeur qui s’en occupe. Il y a des exceptions, mais ça reste le chemin le plus fréquent. Même pour l’éditeur, qui est donc le mieux placé pour le faire, ce n’est pas chose facile. Alors, imaginez pour l’auteur.

Je crois que, pour l’auteur, il est plus facile de placer un manuscrit non-édité directement dans une maison française. C’est le pari que je prends avec Terre Promise. Je n’ai pas grand-chose à perdre de toute manière : je l’ai terminé trop tard pour qu’il soit publié ici à l’automne 2018. J’ai facilement jusqu’au mois de novembre pour le placer pour septembre 2019. Ça me donne quelques mois pour tenter le coup en France avant de le placer ici.

On m’a déjà averti que ça n’en valait pas la peine. Que les chiffres de ventes sont similaires, le milieu en crise,  les droits d’auteurs moins élevés. Je m’en fou, je m’essaie quand même! C’est une envie, un item sur la liste à cocher des choses que je désire accomplir.

Une sorte de défi personnel.

Ce ne sera pas facile! Je m’essaie avec un manuscrit étrange, possiblement mon plus hermétique à ce jour, plus proche de la fable que de l’aventure. Surtout, je recommence à zéro, en autrice inconnue! Je n’ai ni réputation, ni contacts (ou si peu); rien qui me permettra d’être mise sur le dessus de la pile des manuscrits à lire.

En bas de la pile, en bas de l’échelle.

On verra bien!

 

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Ces livres qui vous rendent meilleurs

ScreenHunter_01 Apr. 23 08.53Je lisais un article ce matin, qui mentionnait qu’une des influences importantes de la littérature sur ceux qui la consomment est une empathie accrue. Lire un livre, c’est marcher, quelques heures durant, dans les souliers d’un autre, et si cet autre est différent de nous, on apprend à la comprendre.

Je viens de lire un livre qui a fait de moi une meilleure personne.

C’est ma fille qui m’a mis Le Silence de Mélodie, de Sharon Draper dans les mains, elle qui me fournit pourtant principalement en mangas d’habitude. Le roman est raconté à la première personne, dans la peau d’une jeune fille lourdement handicapée physiquement. Non seulement elle se déplace en fauteuil roulant, mais elle est incapable de parler, de manger seule, ou de contrôler les mouvements de ses bras et de ses jambes, qui s’emballent tout seuls. Elle bave, aussi, parfois.

Une handicapée comme on en a tous déjà croisé.

Handicapée physique, donc, mais pas mentale! Son esprit est aiguisé, sa mémoire quasi photographique. Elle n’en est que plus consciente d’être traitée comme une moins que rien par les autres élèves, parfois même par certains professeurs. Au fil des pages, on comprend l’ampleur des difficultés qu’elle rencontre, physiquement comme socialement. Un peu comme le livre Wonder, mais en un peu moins Walt-Disney-rose-bonbon. Le tout n’est même pas lourd à lire, en plus, la plume est légère et divertissante, comme tout bon journal de jeune fille.

Chose certaine, après l’avoir lu, notre propre manière de réagir face à un.e handicapé.e comme Mélodie est changée à jamais… pour le mieux.

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Une visite… magique!

29791381_1647818978641125_673821849149468701_nDans une autre vie (mi-vingtaine à peu près), j’ai voulu être conceptrice de manèges. Pas pour créer des montagnes russes monochromes qui vous virent à l’envers, mais bien pour créer ce que l’on appelle les « dark rides », les expériences immersives incroyables comme on en trouve dans les grands parcs américains. J’adore ce genre de construction.

Et si vous combinez ce type d’expérience à une série de livres cultes, alors là, je vacille!

La semaine dernière, en vacances, j’ai eu l’immense plaisir de me promener dans Diagon Alley (Chemin de traverse) et de visiter la banque Gringotts dans la section Harry Potter du parc Universal Studio d’Orlando aux États-Unis.

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Je ne vous décrirai pas l’expérience dans ses détails, je dois avouer de toute manière en être encore un peu bouche bée! J’essaie par contre d’en comprendre l’émotion. Je pense que c’est un peu comme rencontrer le Père-Noël en vrai lorsqu’on est petit. On le connaît, on croit en lui, et un jour, on le rencontre en chair et en os. Avec l’âge, ça ne marche plus avec les mascottes, mais il semblerait que ça marche encore pour les lieux. En passant par le trou du mur de brique du chemin de traverse, j’ai eu l’impression de rencontrer un vieil ami. Quelqu’un avec qui j’ai déjà partagé de grands moments de bonheur.

Évidemment, je sais qu’il ne s’agit que de la construction factice d’un lieu imaginaire! Mais l’émotion s’en fout! Elle te chavire tout de même le cœur, te transporte l’esprit. L’espace d’un instant, tu es un enfant de 12 ans à la recherche de ses fournitures scolaires pour rentrer à Poudlard.

Magique.

29792027_1647819001974456_5105004784216275539_nP.S. Ma grande, qui n’en est qu’au troisième livre, s’est fait divulgâcher des choses! « Pourquoi il est écrit Weasley en devanture du magasin de farces et attrapes? » m’a-t-elle demandé. Ça aurait pu être pire, elle aurait pu se questionner sur la présence d’un seul des jumeaux à l’intérieur du manège.

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Le retour des deadlines!

Illustration de hypocore prise sur openclipart.orgPlein de choses se sont passées depuis mes questionnements de la semaine dernière, et par plein de choses, je veux surtout dire que j’ai jasé avec mes deux éditeurs. Dans les deux cas, la conclusion a été : on veut une suite!! Je peux donc déjà vous annoncer qu’il y aura des tomes 2 de mes rats* ainsi que de ma petite sorcière*.

Ça veut dire deux choses :

  • Mon carnet d’écriture est plein jusqu’à février prochain
  • C’est le retour des « deadlines »!

La dernière suite que j’ai écrite est Le gardien des soirs de bridge T3, paru à l’automne dernier, et donc écrit il y a plus d’un an. Depuis, je n’ai écrit que des manuscrits originaux, donc, sans date de remise fixe. Il s’adonne que je suis une auteure relativement paresseuse… mais très professionnelle. Je ne demande jamais une extension et ne rate jamais une date. Il y a donc, disons,  une certaine marge entre ma productivité lorsque laissée libre et lorsque sous contrat!

Il y a bien les dates fictives que je m’impose moi-même sur mes manuscrits, mais ce n’est pas la même chose. Ma motivation aime savoir que quelqu’un, quelque part, compte sur moi et attend mon travail. C’est pas désagréable non plus de savoir que tes éditeurs croient en tes projets. Ça éloigne le doute, un peu.

Bref, après une année plutôt relax, deux deadlines, ça va me faire du bien!

Ma prochaine année va donc ressembler à ça:

Mois d’avril : Je termine Terre Promise

Mai et Juin : J’écris le prochain Pétronille

Juillet Aout : Enfants en vacances, donc moi aussi à peu près!

Septembre à Février : Écriture du prochain Soutermonde

Ça repousse aussi à plus tard une angoisse dont je ne vous avais pas parlé, soit le fait que je n’ai présentement aucune idée nouvelle qui me travaille suffisamment pour avoir envie d’en faire un livre. D’ici l’année prochaine, j’ai bien le temps de penser à quelque chose!

* Il faudrait bien que j’arrête de les appeler comme ça et que je commence à utiliser leurs noms officiels. Mes rats = Soutermonde, alors que ma petite sorcière = Pétronille.

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Le luxe d’attendre…

Illustration de jean_victor_balin prise sur openclipart.orgJ’approche des derniers chapitres dans Terre Promise, ce qui veut dire que je commence à penser à ce que j’écrirai après. Une des options est d’écrire une suite à mes rats. J’ai déjà mon idée et tout, mais j’hésite. Pourquoi? Parce qu’avec mon horaire, la famille, la pige et les animations scolaires, un livre de cette taille (30 000 mots) me prend environ 6 mois. Pour un tel investissement de temps, j’aimerais avoir le luxe d’attendre de voir comment le premier tome a été reçu.

J’aimerais faire comme dans l’industrie du film : attendre le box-office d’un premier film avant de prévoir les « sequels »!

Il faut dire que j’ai déjà été échaudée. On a déjà dit à un de mes éditeurs que de publier un troisième tome  sur une série qui n’a pas marché tant que ça, c’est de l’acharnement.

De l’acharnement? Je veux bien prendre le blâme, mais en tant qu’auteur, il faut une année complète avant de connaître le moindre chiffre de vente. Et comme il faut souvent décider de la présence d’un troisième tome pour écrire la fin appropriée au deuxième, ça fait trois tomes de prévus avant de savoir si le premier a marché ou non.

Ça me donne envie d’attendre, mais c’est risqué!

Les livres jeunesse ont une durée de vie limitée en librairie, et j’ai pu vérifier maintes et maintes fois que la sortie d’un tome 2 ne garantie pas le retour du tome 1 sur les tablettes. C’est déjà difficile pour les livres qui sortent à un an d’intervalle (c’est d’ailleurs pourquoi certains éditeurs sortent les suites en 6 mois), alors imaginez si j’attends encore plus?

*Soupir* Oui, je sais, je me prends trop la tête! Je devrais écrire ce dont j’ai envie et laisser mes éditeurs s’inquiéter du marketing; me dire que si j’écris de la qualité, le reste viendra!

Dans un monde idéal, peut-être…

Reste que j’en discuterai certainement avec l’équipe de chez Bayard à la prochaine occasion. Ça sert à ça, aussi, les salons du livre!

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Distribution numérique, quand on se compare…

Circuit-Man-Head illustration de GDJ sur openclipart.orgQuand le numérique est arrivé, on a cru qu’un âge d’or du divertissement arriverait avec lui. Les biens deviendraient facilement disponibles pour le consommateur, et le raccourcissement de la chaîne de distribution permettrait aux créateurs de vivre plus facilement de leur art.

Fast Forward jusqu’à aujourd’hui, et quand est-il de ce rêve numérique? Certaines choses avancent, d’autre reculent… pas les mêmes selon les industries! Petite vue d’ensemble du haut de mes connaissances limitées :

Films et séries télévisées
On parle beaucoup de Netflix, mais quand on s’y abonne, on déchante un peu! Le catalogue est loin d’être exhaustif! Vous voulez écouter les Dr Who? Il faut s’abonner à Crave TV. Pour Game of Throne, gardez le câble et prenez l’option HBO en extra. Nostalfie de revoir Labyrinthe? Aussi bien aller faire un tour au Club Vidéo, s’il en existe encore un près de chez vous. Et je ne parle pas de Disney qui a tout retiré de partout pour offrir leur propre service. On finit par devoir multiplier les abonnements pour avoir une offre intéressante. Le nouveau modèle n’en a rien à foutre, du consommateur.

Musique
Ici, le consommateur est bien desservi! Avec le streaming, il peut écouter ce qu’il veut, quand il veut, à peu près gratuitement! Le problème? Les revenus des créateurs ont fondu comme neige au soleil! Plus personne n’achète des CD et ils ne reçoivent que des pinottes de la part des services tels Spotify. Parfois, quand je trouve mon métier difficile, je me dis : « ça pourrait être pire, je pourrais faire de la musique ». Le nouveau modèle a complètement laissé tomber les artistes.

 Livres
Alors, finalement, les livres, c’est pas si mal! Les nouveautés sortent sur toutes les plates-formes en même temps et les créateurs, s’ils ont un bon contrat, perçoivent exactement les mêmes droits d’auteurs (en absolu, pas en pourcentage) sur la vente numérique que sur la vente papier, même si le prix est moindre pour le consommateur! Chacun y trouve à peu près son compte, on serait presque porté à dire que notre industrie est un modèle… et pourtant, la progression du numérique s’est arrêtée!

Bref, le rêve est loin d’être atteint, et les cahots sont nombreux! De nouveaux modèles émergeront-ils? Réussira-t-on à trouver un nouvel équilibre? Et surtout, laquelle des trois industries y arrivera avec le moins de dommages? Une chose est certaine, la révolution est loin d’être terminée!

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Prévisions 2018

C’est la coutume, après le bilan de l’année terminée viennent les prédictions sur l’année qui commence! Malheureusement, cette année, je n’ai pas grand-chose de certains sur l’année qui s’en vient. En fait, j’en ai exactement deux :

  • Publication de mes rats chez Bayard à l’automne
  • Fin d’écriture de Terre Promise quelque part au printemps

C’est tout! C’est peu!

Il faut dire que, n’ayant pas encore envoyé Terre Promise à des éditeurs, il est trop tard pour espérer une sortie en 2018, et n’ayant plus de séries en cours, je suis libre d’écrire ce que je veux.

J’ai bien une petite série en tête d’ailleurs, quelque chose de court, pour les plus jeunes. Une histoire de sorcière que je verrais bien dans le format du Zoélie de Marie Potvin. Si je m’y mets tout de suite, j’ai peut-être, avec un peu de chance, le temps de le terminer et de le placer chez un éditeur pour septembre. Il faudrait pour ça, évidemment, mettre Terre Promise sur la glace.

Je commence l’année avec une pédagogique, de la pige pour deux jours, et une journée d’animation. Je me remets donc à l’écriture vendredi… j’ai jusque-là pour me décider!

Je ne peux même pas prédire mon prochain vendredi, alors pour l’année, on repassera!

Vas-y, 2018, surprend moi!

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2017 : une année généreuse!

Dernier billet avant les vacances de Noël, heure des bilans, donc! Il faut l’avouer, 2017 a été une foutue de belle année au niveau professionnel!

Généreuse en visibilité, avec :

  • Des entrevues et des approfondissements de mes chroniques dans les libraires et le Lurelu
  • Un grand article spécial dans La Presse
  • Mes premières visibilités aux grandes émissions de radio littéraire

Généreuse en reconnaissance avec :

  • Des nominations au prix des libraires, au GG, au grand prix des bibliothèques de Montréal, au prix ado-lecteur et au prix Tamarac pour Les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage
  • Mon premier prix gagné avec celui APQF-ANEL, toujours pour les chroniques
  • Une nomination au prix Hackmatack pour Le gardien des soirs de bridge T1 : sous le divan.

10ans après ma première publication, j’ai eu l’impression, en 2017, d’avoir monté une certaine marche! Un espoir se pointe : ma carrière avance, les efforts fournis ne sont pas vains! (Quoi qu’en pense mon comptable!)

Livres publiés :
Deux livres publiés cette année, puisque celui qui devait être le troisième, soit le dernier Victor Cordi, est sorti en 2016, avec quelques mois d’avance sur sa date prévue. 

  • Simon et la galette d’intelligence
  • Le gardien des soirs de bridge TIII : Derrière les rideaux 

Livres écrits :
La liste est également courte, puisque les manuscrits s’allongent! La prochaine année n’en sera pas une de publication massive! 

  • Terminé mes rats (toujours en attende de leur nom officiel) commencés en 2016
  • Commencé Terre Promise, qui en est quelque part entre la moitié et les deux tiers. 

Meilleur moment professionnel :
La nomination pour le GG m’a particulièrement touchée! C’est une grande distinction, mais surtout, celle que j’ai toujours utilisée, en blague, pour préciser l’ampleur de mes ambitions. Y être nominée pour vrai m’a fait flotter sur un petit nuage un bon bout de temps! 

Et plus grande désillusion :
Pour la distribution en librairie, à plusieurs niveaux ! D’abord parce que Renaud-Bray n’a pris aucune copie (je dis bien aucune!) du troisième tome du gardien des soirs de bridge, et ensuite parce qu’ils n’ont jamais re-commandé des Chroniques post-apocalyptiques, malgré toute la visibilité et reconnaissance mentionnées plus haut. Même dans le réseau indépendant, les chroniques n’y sont plus que dans une quinzaine de librairies, alors que je suis présentement en liste pour leur propre prix!!!

Malgré cela,  une magnifique année, donc, qui ne risque pas d’être dépassée avant quelque temps!  Dans cette industrie capricieuse, croyez-moi, on le prend quand ça passe!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Faire long

D’abord une mini parenthèse pour danser de joie parce qu’en plus des prix mentionnés la semaine dernière,  je suis nominée pour le prix du Gouverneur Général.

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Et maintenant, le sujet du jour: la longueur de mes manuscrits!

Il y a quelques semaines, Geneviève Blouin, du blogue La plume et le poing, publiait un billet sur la longueur naturelle de texte des auteurs, selon l’idée que la plupart des auteurs ont une longueur par défaut pour leurs manuscrits.

Jusqu’au septième Victor Cordi, mes textes les plus longs faisaient 20 000 mots (75 pages de manuscrit) ou moins. J’aurais eu tendance à dire qu’il s’agissait là de ma longueur naturelle.

Mais les choses changent! Mes rats en font la moitié plus (30 000 mots), et je m’enligne pour plus encore pour Terre Promise (au quart, j’en suis à 11 000 mots).

On dirait que j’apprends à prendre mon temps sur les scènes. Les chapitres s’allongent; je ne fuis plus les dialogues dès le deuxième échange, je ne coupe pas vers le chapitre suivant à la première phrase choc. Serais-je en train d’apprendre la patience?

Le seul inconvénient de ces nouvelles longueurs de manuscrit, c’est que je vais devoir soit doubler ma productivité, soit me résoudre à ne plus publier qu’un ou deux romans par année. Exit l’étiquette de “prolifique”! J’écrirai le même nombre de mots annuels, mais ils seront désormais tous unis sous la même couverture.

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