Trois suggestions pour le 12 août!

C’est le 12 août cette semaine, et je serai en signature à la librairie BureauPro Citation de Montmagny de 12h30 à 14h30, puis à la librairie La Liberté de Québec de 18h à 20h!

De mes lectures québécoises de cette année, en voici trois que je vous recommande pour le 12 août, soit un roman adulte, un roman jeunesse et une bande dessinée!

Roman adulte : Saint-Nicolas des marins
À mi-chemin entre la fable et le récit fantastique, ce livre a tout ce que j’aime : un gardien de phare, une sorcière, des enfants en peine et un univers un peu absurde dans lequel les marins à moitié pris dans la glace s’ennuient plutôt que de mourir. Une lecture parfaite pour secouer l’ordinaire!

Roman Jeunesse : Sur le spectre, Méli et Fred
L’autisme est un sujet cher à mon cœur et il n’est pas facile de le mettre en scène sans tomber dans les généralités et les clichés. Catherine Bourgeault résout le problème en ayant un ensemble complet de personnages qui sont chacun à leur endroit particulier du spectre. Le résultat est un roman nuancé avec des personnages attachants qui sauront plaire à tout le monde, pas juste aux déjà intéressés par le sujet!

(Je n’avais pas remarqué que c’était un tome 2 avant de mettre le lien vers leslibraires! Vous pouvez donc les lire dans l’ordre ou dans le désordre, c’est comme vous préférez!)

Bande dessinée : La Pitoune et la poutine
Je sais, c’est loin d’être une nouveauté, mais je n’ai eu le plaisir de le lire que cette année! Et quel plaisir! Fortement ancrée dans l’histoire québécoise, l’histoire est complètement déjantée et vous entraîne dans des méandres aussi surprenants qu’hilarants! Je n’ai qu’un seul regret : ne pas l’avoir découvert plus tôt!

Les objets de ma bibliothèque!

Dans notre maison de Montréal, les bibliothèques étaient disséminées dans les espaces communs : salon, chambre, corridor. Dans notre nouveau chez nous à Québec, nous avons plutôt séparé le tout dans nos bureaux respectifs mon mari et moi. Ce qui veut dire que, pour la première fois de notre vie commune, nous faisons « bibliothèques à part »!

Je n’ai, dans mes bibliothèques, que des livres que j’ai lus et assez aimés pour qu’ils survivent aux nombreuses purges faites au fil des ans.

Et puisque j’aime ma décoration plutôt maximaliste, j’y ai aussi plusieurs objets divers, que voici!

Mes œuvres en crochets de Totoro
Un Parappa the Rapper, un de mes jeux vidéo fétiches
Une chenille qui faisait des trous, cadeau inopiné de deux de mes enfants qui ont pensé à moi en le voyant chez Renaissance
Le pigeon de Mo Willems trouvé dans une librairie Américaine il y a quelques années!
Le vide-poche de ma mère, qui sert en ce moment à garder des vis et des « pinouches »
Le coureur des bois qui ornait le manteau de la cheminée lors de mon enfance. Une des inspirations derrière Paul Thibault? Seul mon subconscient le sait! 

 

Ça y est : je suis à Québec!

Futur bureau, qui sert en ce moment à entreposer les choses fragiles!

Je n’ai pas publié de billets la semaine dernière pour la simple et bonne raison que je n’avais pas le temps! Le dimanche, je déménageais mon plus vieux dans son appartement de Montréal, le lundi je faisais les dernières boîtes pour le déménagement du reste de la famille, et le mardi était le jour J! Le camion du clan Panneton est arrivé à 8h le matin à Montréal… et à 17h, il repartait de notre nouvelle maison à Québec en nous laissant derrière avec nos meubles et une montagne de boîtes!

Il y a quelques semaines, je vous parlais de multiples projets qui me trottaient en tête depuis mon dîner avec mon éditrice des 400 coups… Je ne peux pas dire que ça ait beaucoup avancé! En toute honnêteté, depuis que j’ai terminé les animations scolaires, je déménage à plein temps.

Mon philosophe de mari me parle souvent de la « violence du capitalisme » qui fait que les gens sont condamnés à être productifs pour subvenir à leurs besoins de base. Moi, le temps que je m’accorde cet été n’aura de conséquences financières que dans deux ans. Le livre que je n’écris pas cet été, ce sont des droits d’auteurs que je ne percevrai pas en 2028. Cette perte de revenue future ne fait pas le poids contre les besoins immédiats de notre changement de ville. Alors au lieu d’écrire, je défais des boîtes, je place des meubles, je règle des problèmes et je visite quotidiennement le Canadian Tire!

Cet été, particulièrement, je savoure  ma chance d’avoir un métier qui me permet cette liberté.

La spirale descendante du vocabulaire

Hier, un long billet de Florence Hinckel sur les l’adaptation face à la crise littéraire observée en France m’a interpelé. Surtout ce paragraphe :

L’autrice, comme moi-même, refuse cette adaptation. Ce n’est pas la première fois que je parle de vocabulaire soutenu dans le marché. J’en ai parlé de ma « théorie du Schtroumpf », et dans mon billet sur le thème de « résister » en lien avec le Salon du livre de l’Estrie.  Aujourd’hui, je m’inquiète des conséquences de ce « écrire plus facile », dont parle Florence Hinckel.

Voilà 20 ans que je fais des animations scolaires et que je côtoie des professeurs de primaire et de début secondaire. Le constat est le même partout : le vocabulaire des jeunes est en déclin. En exemple, une professeure de cinquième année m’a raconté qu’elle ne pouvait plus mettre la consigne « Relevez les erreurs » dans un examen et devait remplacer le verbe par « Trouvez » pour que ses élèves comprennent.

Le coupable est tout trouvé : à cause des écrans, les enfants lisent moins.

Et si les livres avaient eux aussi leur part de responsabilité dans ce déclin? Puisque le vocabulaire de jeunes faiblit, on leur offre des livres de moins en moins soutenus. Ils ne rencontrent plus ce genre de mots, ce qui appauvrit leur vocabulaire… Vous voyez la spirale ?

Vous croyez que c’est faux, et que l’industrie littéraire jeunesse n’a pas changé? Voici trois symptômes que j’ai remarqués dans les dernières années :

  • J’ai vu des critiques de Lurelu reprocher à des livres d’être écrits à la troisième personne, mentionnant que ça pouvait être compliqué pour les lecteurs (on parle ici de livre pour les 10 ans et plus!)
  • Un éditeur avec lequel j’ai souvent travaillé m’a refusé un roman spécifiquement parce que le style y était trop soutenu. Il m’en a pourtant publié des biens aussi soutenus par le passé. Plus maintenant.
  • Dans un recueil de nouvelles, j’ai dû insister pour garder du passé simple (un grand merci à l’éditrice d’avoir accepté, d’ailleurs). Je ne crois pas que j’aurais réussi à convaincre d’éditeurs  pour un roman.

Ne croyez pas ici que mon opinion est que TOUS les livres devraient être soutenus! J’ai jasé récemment avec une amie autrice qui a une série de romans écrits volontairement avec des phrases et du vocabulaire simple (un exercice plus difficile qu’on pourrait le croire!) et je considère que ces livres nécessaires, voire essentiels dans l’écosystème littéraire jeunesse!

Je m’inquiète seulement de la possibilité d’une simplification généralisée et des conséquences à long terme de n’offrir aux enfants que des livres avec lesquels ils sont confortables. La spirale est insidieuse, progressive… et dommageable.

Si les jeunes lecteurs ne s’habituent jamais à livre des ouvrages qui repoussent leurs limites, qui lira les Kev Lambert et les Éric Chacours de demain?

Illustratrice : Melissa Wilcox

Mon futur roman « Le Nouveau » entre bientôt en production chez Hurtubise et l’illustratrice choisie est Melissa Wilcox! Les contrats sont signés et nous avons eu une rencontre préliminaire pour nous permettre d’échanger un peu!

Je vous présente donc son travail aujourd’hui : des illustrations sensibles, artistiques, qui vont au-delà de la simple représentation! Les images ont toutes été prises de son porte-folio en ligne.

Visitez son porte-folio et abonnez-vous à ses médias sociaux (Facebook ou Instagram)!

Coups de cœur de lecture

Depuis deux semaines, j’écris peu… mais je lis beaucoup ! J’ai repris mon rythme d’adolescence de ramasser une énorme pile de bandes dessinées et de romans à la bibliothèque chaque semainepour les dévorer en rafale.

Voici mes 4 coups de cœur jusqu’ici!

La légende de magistrale T.1 : les désobéissants
(Nathalie Dargent et Colonel Moutarde)

Dans un monde d’animaux où seuls les nobles ont le droit de manger des melons, deux jumeaux partent à l’aventure pour sauver leur mère emprisonnée à tort. Le livre est d’une beauté pas possible avec ses nombreuses illustrations couleurs, et l’histoire est à la fois captivante, touchante et épique.

 

24 Cara (Marianne Girard)

Dans la lignée des Cat’s Eyes (l’animé, pas le groupe de musique) et d’Arsène Lupin, on y suit une jeune voleuse qui doit s’emparer d’un diamant caché dans son école. La protagoniste est très sympathique et pleine de ressources, coincée entre le métier familial et la crainte de se faire renvoyer de cette école où elle se plait. Tout à fait le genre de livre que j’aurai aimé lire étant jeune!

 

La folle ballade de Fennymore Coupure 
(Kristen Reinhardt et David Roberts)

Ce qui est fantastique dans ce livre, c’est son acceptation compète de l’absurde. Par exemple, la tante du héros cuisine des teckels en croute (oui, oui, le chien!), et jamais ce comportement n’est expliqué ou excusé. Ce n’est pas pour tout le monde, mais si vous aimez l’étrange, comme moi, c’est un must!!!

 

Eco(Bianco et Jérémie Almanza)

J’ai dans la tête, depuis décembre, un roman gothique pour 8-12 ans… et ce recueil ressemble énormément à ce que je veux tenter d’accomplir. C’est poétique, sombre, métaphorique et absolument inclassable. Je connaissais déjà bien l’œuvre de Bianco et je m’empresse de mettre tous les livres de Jérémie Almanza sur ma liste de recherche.

Mon « année » est finie!

À cause des animations scolaires, je suis comme un professeur : je compte une année comme étant de septembre à juin!

J’ai donc fait ma dernière animation « de l’année » mercredi dernier, et je tombe à temps plein sur mon gros projet de l’été : déménager!

Le projet avance bien! La maison est trouvée, le condo de Montréal est vendu et je m’en vais chercher ma future voiture cette semaine!

Il ne reste que les boîtes, des boîtes et encore des boîtes, à travers de multiples aller-retour entre Montréal et Québec, un peu de rénos à gérer, deux grands à qui faire pratiquer leur conduite automobile et plusieurs amis à voir avant mon départ!

Vous pensez que j’aurai le temps d’écrire à travers tout ça?

Personnellement, je l’espère bien… mais ne soyez pas surpris si je rate une semaine de billet de blogue de temps en temps!

Paul Thibault + Picasso = Dallaire!

J’aime bien l’art contemporain! Je n’aime pas tout, loin de là, mais à chaque visite, je trouve au moins une œuvre qui me fait réfléchir, m’inspire ou ouvre de nouvelles portes dans mon cerveau. Pour la première année depuis longtemps, je ne suis pas allé à la foire Plural (voici mes billets pour 2025, 2024 et 2023), mais je suis  allée visiter la galerie ByDealers dans le quartier Mile-End pour compenser.

Voici ma découverte :

N’est-elle pas magnifique, cette toile? C’est comme si Picasso avait fait un portrait de mon Paul Thibault! De plus, le contour et le titre en bas lui donne des aires de carte de tarot!

L’artiste est loin d’être un inconnu. Son nom, Jean-Philippe Dallaire ne vous dit peut-être rien (c’était mon cas, je dois l’avouer), mais cette autre œuvre de lui, intitulée joliment « Coq Licorne » m’est familière!

Je me rappelle l’avoir vu dans le dictionnaire et en couverture d’un livre qui traînait chez ma grand-mère! Elle a également été faite en timbre et fait partie de la collection du musée des beaux-arts de Québec.

Une montagne d’idées!

Je suis allé dîner avec mon éditrice des 400 coups la semaine dernière! On voulait parler de la possibilité que je leur propose des concepts de bandes dessinées, puisqu’ils ont le projet de profiter de leur rapprochement avec les éditeur de Bande dessinée Front froid et Nouvelle adresse pour développer ce créneau pour les plus jeunes.

Le problème, c’est que j’ai fini par lui parler d’absolument toutes les idées qui me trottent en tête en ce moment! Chacune est embryonnaire et j’ignore complètement sur laquelle je devrais me concentrer!

Les voici!

  • Une bande dessinée humoristique en blagues d’une page avec des marmottes.
  • Une bande dessinée de type « Jojo » (la bande dessinée de Geerts) suivant la vie ordinaire et poétique d’une petite fille à la campagne.
  • Une bande dessinée intitulée « La fée des bêtises ». C’est tout, j’ai juste un titre!
  • Un album sur les vacances d’un professeur qui s’avère être un narrateur non-fiable. Celui-là, j’ai déjà un premier jet, mais je dois le retravailler.
  • Un album sur tout ce qu’on peut faire quand on s’ennuie et qu’on doit attendre sagement sans bouger. J’ai la chute, mais pas le milieu!
  • Un album sur « la machine à tout faire » pour faire prendre conscience que l’action de faire est souvent plus importante que le résultat. Il me reste à trouver comment rendre la leçon subtile plutôt que moralisatrice.

Alors… je commence par laquelle?