Géronimo Stilton et le « relooking » de personnage littéraire

Posted by Annie Bacon | Réflexions,Tendances | Mardi 22 novembre 2011 14:11

 

En fin de semaine, par un hasard le plus total, je suis tombée sur un épisode télévisé de la série Géronimo Stilton, tiré du livre du même nom. Quelle ne fut pas ma consternation de réaliser que celui que j’ai toujours affectueusement surnommé « La grosse souris » avait changé de look pour son passage au petit écran.

Comparatif :

Géronimo aurait donc perdu…

  • - Une bonne vingtaine de livres
  • - Une bonne dizaine d’années
  • - Ses éternelles lunettes rondes

Je n’ai pas osé regarder trop longtemps, tout d’un coup qu’ils auraient également fait subir une augmentation mammaire à Téa! Je n’y aurais pas survécu!

Et vous pensez que Géronimo est le seul? Selon un article de Entertainment Weekly traitant des extras du dernier DVD de Harry Potter, J.K. Rowling aurait trouvé les acteurs beaucoup trop beaux pour jouer les « geeks » qu’étaient dans sa tête Harry, Ron et Hermione. Plusieurs critiques dans le même genre auraient été faites sur la beauté de l’actrice jouant la version cinématique de Lisbeth Salander, merveilleux personnage de la série Millénium.

Il semblerait donc que les héros physiquement imparfaits n’auraient leur place qu’en littérature! J’ai une soudaine poussée d’affection pour mon médium, et pour la liberté qu’il m’offre!

Tendances : la catégorie « Jeune adulte »

Posted by Annie Bacon | Tendances | Mardi 7 décembre 2010 20:34

J’ai déjà touché un peu au sujet dans mon billet « Que sont les héros adultes devenus », j’y parlais d’un article de Entertainment Weekly qui clamait que le livre « To Kill a Mockingbird » serait aujourd’hui classé dans ce nouveau créneau qu’est la littérature Jeune Adulte… un créneau en grande expansion aux États-Unis, et presque inexistant chez nous.

D’abord un peu de définitions. Wikipédia offre un excellent article, mais je trouve sa caractérisation et ses exemples trop inclusifs. Je décrierais moi-même cette catégorie comme comprenant des livres qui s’adressent aux jeunes du secondaire (de 1 à 5, pas juste les deux premières années), figurent un héros de 15 à 18 ans, dans un format de livre propre aux adultes. En effet, les livres « jeunes adultes » ne sont pas en format poche comme les romans pour les 6-12. On les retrouve plutôt en format « best-seller », avec couverture souple.

Quelques exemples marquants ou à surveiller :

Twilight, qui se passe de présentation. Go team Jacob!

The Hunger Game, une série dans laquelle des adolescents sont forcés de se tuer jusqu’à ce qu’un seul survivant reste, le tout télévisé comme une série « réalité ». Un concept presque obscènement identique à « Battle Royale », un grand succès japonais publié en 2000.

Matched : Une nouveauté qui jouissait déjà d’une reconnaissance énorme avant même d’être publié: contrat d’édition dans les 7 chiffres (oui, oui, sept!), droits cinématographiques déjà pris, etc. La prémisse? Un triangle amoureux entre une jeune fille de 17 ans, le garçon génétiquement choisi pour elle et celui qu’elle aime vraiment, le tout dans un future à la « Soylent green ». De la science-fiction pour fille? Pourquoi pas! À surveiller.

Cette catégorie est pratiquement inexistante au Québec. En creusant un peu, j’ai trouvé quelques œuvres pouvant être considérées comme « jeune adulte » (Arielle Queen et Le royaume de Lénacie étant mes meilleurs candidats), mais on est loin du phénomène observé chez nos voisins du Sud. Pourquoi cette absence? Est-ce simplement que la petitesse de notre marché rend la sur-segmentation risquée, ou est-ce un déprimant retard de notre part?

Un fait intéressant pour terminer, « Filles de Lune », de la fort sympathique Élisabeth Tremblay, est sorti sous bannière adulte ici, mais est classé « jeune adulte » en France. C’est un succès dans les deux cas! Comme quoi un bon livre trouve son public, quel que soit le positionnement!

La tendance « les filles d’un côté, les garçons de l’autre »

Posted by Annie Bacon | Réflexions,Tendances | Vendredi 12 novembre 2010 13:11

Lors d’un salon cette semaine, j’étais installée juste à côté d’un présentoir « fille ». Sur ses rayons : Le Dico des filles, L’encyclopédie des filles et l’ABC des filles, tous de maisons d’éditions différentes, se cotoyaient. En fouillant un peu, j’ai également trouvé « La BD des filles », « le Manuel des filles » et même « la BD des filles »!

De l’autre côté du chromosome, le phénomène ne semble pas encore avoir atteint notre coin de pays, puisque je n’ai trouvé que « 211 idées pour devenir un garçon génial », traduit de l’anglais. Chez les Américains, par contre, la tendance va bon train, le grand succès de la série « Dangerous Books for Boys »  ayant inspiré de nombreux imitateurs!

Le tout a sans doute une grande signification sociologique : l’acceptation de la différence entre les deux sexes après des années à penser qu’il suffirait d’acheter des poupées aux garçons et des camions aux filles pour que ces différentes s’effacent? Un grand manque de modèles pour apprendre aux garçons et aux filles ces choses importantes qui ne s’enseignent pas à l’école (mettre du poli à ongle d’un côté, faire un lance-pierre de l’autre)?

Qui sait! Personnellement, je voulais simplement souligner la tendance!