Archives pour la catégorie Tendances

La nouvelle tendance en romance SFFF

Pendant plusieurs années, la tendance était au triangle amoureux, qui séparait les lecteurs en équipes (Team Peeta, Team Jacob, etc.). Après trois livres lus qui suivent un schéma amoureux similaire,  je remarque une nouvelle tendance… qui marche plus ou moins bien.

Les trois coupables :

drole de romance

Le schéma en question :
Vous prenez d’abord une héroïne maladroite et prône à la catastrophe, mais indépendante et forte de caractère.

Vous inventez ensuite un prétexte (mariage arrangé, stage d’apprentissage ou autre) pour qu’elle soit obligée de côtoyer un homme plus vieux, froid, austère, très pris par son travail, et dont le sentiment envers l’héroïne en question va de l’agacement à la condescendance.

Puis déclarez que des sentiments se développent entre les deux. C’est aussi simple que ça, non? NON!!! Voir prochains paragraphes!

Antécédants et problématique:
Je blâme la grande popularité du film La belle et la bête dans l’enfance des auteurs pour cette nouvelle tendance d’amoureux au caractère rébarbatif auquel l’héroïne s’attache. Mais les auteurs modernes oublient cette scène primordiale du film de Disney :

ILS OUBLIENT DE RENDRE LE PERSONNAGE MASCULIN SYMPATHIQUE, de le faire évoluer, ou du moins, de faire évoluer notre impression du sa personnalité.

Ce n’est pas la première fois que je parle du problème de ne pas justifier une attirance amoureuse. Il ne suffit pas que l’auteur décide de jouer les cupidons pour que la magie opère. Mais cette fois-ci, c’est pire encore, car le problème n’est pas une simple incompréhension devant le sentiment amoureux de l’héroïne, c’est la viabilité de la romance qui est mise en doute! Une fois les trois premiers mois de passion passés, le prétendant redeviendra vraisemblablement froid, austère et centré sur son travail, et adieu le « happily ever after »!

Note de bas de page: Ça n’empêche pas les deux premiers livres d’être excellents, avec des univers originaux et des intrigues bien ficelées, alors ne vous privez pas du plaisir de les lire juste parce que j’aime enculer les mouches! (Je n’ai pas terminé Paper Magic, alors je ne peux me prononcer sur celui-là)

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Je Bouquine et la découverte de nouveaux livres

BookshelvesScholastique a récemment publié une étude sur les habitudes de lecture des jeunes canadiens. Le tout est plutôt positif, mais une statistique plus problématique retient l’attention : près de 50 % des enfants disent qu’ils ont du mal à trouver des livres qu’ils aiment.

Ce n’est certainement pas faute de choix! L’offre en jeunesse n’a jamais été aussi énorme et diversifiée. Mais avoir trop de choix peut paralyser un consommateur. En marketing, ils appellent ça le « paradoxe du choix », du nom d’un livre de 2004 ayant mit le doigt sur le problème et prouvé depuis par de multiples tests et études. Devant l’abondance, on a besoins de guides pour faire le tri et nous indiquer ce qui risque de nous plaire… c’est le travail des médias.

Avec Internet, ses booktubes, ses blogues littéraires et les sites comme Goodread et Babelio, les manières de découvrir de la lecture sont nombreux, mais est-ce que les enfants y trouvent leur compte? La plupart des sites de littérature jeunesse que je connais s’adressent plutôt aux passeurs (libraires, bibliothécaires, professeurs, parents), et si les grands ados peuvent suivre ces sites avec autant d’intérêt que leurs aînés, je ne suis pas certaine qu’il en est de même pour les plus jeunes.

Arrive cette petite merveille que j’ai découverte à force de signer dans des kiosques de Bayard.

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Je Bouquine est magazine littéraire qui s’adresse aux jeunes. Qui parle de lectures, d’écriture, mais aussi de culture plus générale (musique, pop-culture, jeux vidéo). Pour découvrir de nouveaux romans, c’est fantastique! Et cette fois-ci, on s’adresse clairement directement aux jeunes, tant dans la forme que dans le fond.

Et je me prends à rêver de la même chose en littérature jeunesse québécoise! Parmi mes rêves :

  • Une sorte de revue « Voir » culturelle, mais pour les enfants, qui serait distribuée gratuitement dans les mêmes points de vente (bibliothèques, centres sportifs, etc.)
  • Un cahier détachable au milieu du magazine « Les libraires » que les parents lecteurs pourraient nonchalamment laisser traîner à la maison…
  • Le retour de « la petite presse », mais pour le Journal de Montréal, puisque le premier n’existe plus papier et qui offrirait des critiques culturelles (musique, livres, jeux vidéo) en plus de vulgarisation de sujets d’actualité.
  • Un simple feuillet à imprimer, offert par Sophielit ou Campagne pour la lecture, que les professeurs pourraient imprimer et mettre à disponibilité des élèves en l’accrochant au babillard de la classe chaque mois.
  • Des intermèdes littéraires à VRAC, dans lesquelles des auteurs lisent des extraits de leurs livres, entourés d’animations simplistes qui viendraient illustrer le sujet.

Pourquoi des solutions « papier » plutôt que numérique? Parce qu’à cet âge, les parents (moi y compris) restreignent bien souvent le temps d’écran, ce qui fait que les jeunes préfèrent utiliser ces précieuses minutes pour jouer et se divertir plutôt que de s’informer.

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Les romans non officiels, nouvelle tendance?

Est-ce qu’il suffit de deux romans pour créer une tendance? Je l’ignore, mais chose certaine, ces deux romans découverts dans les dernières semaines ont attiré mon attention. Les voici :

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Ce qu’ils ont en commun : l’utilisation d’une licence très connue des enfants (Pokémon dans un cas et Minecraft dans l’autre) sans avoir l’approbation officielle du détenteur de ladite licence.  Chacun porte le même sceau : « Roman non officiel de… »

Ma première pensée en voyant ces livres a été pour l’éventuelle poursuite judiciaire qui me semble inévitable. Pourtant, les livres continuent de sortir et d’être traduits sans que personne ne semble s’en offusquer. Une rapide recherche sur Internet à ce sujet n’a rien relevé du tout en ce sens.

On ne parle pourtant pas ici de simple fanafictions distribuée gratuitement sur Internet, mais bien de livres papier disponibles en librairie. Commercialisation, revenus, et tout.

Je dois vous avouer, cette nouvelle tendance me dépasse! Je n’y comprends rien. Oh, je comprends l’attrait commercial, et je comprends aussi l’efficacité pour faire lire les enfants. C’est le complet manque de respect pour les détenteurs de la marque que je ne comprends pas.

Je devrais peut-être me mettre à écrire des romans Star Wars…

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Moi , Victor et Allison Bechdel

Dans ma dernière direction littéraire de Victor Cordi, ma directrice m’a mis la petite note suivante :

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J’étais contente qu’elle le remarque, parce que cette féminisation n’était pas le fruit du hasard, mais bien le résultat d’un effort conscient de ma part. Un effort généré par le test Bechdel.

Inventé par une auteure de bande dessinée, le test demande à un livre, film, ou série télé de répondre aux critères suivants:

  • l’œuvre a deux femmes identifiables (elles portent un nom) ;
  • elles parlent ensemble ;
  • elles parlent d’autre chose que d’un personnage masculin.

J’ai pris conscience que ce test s’adressait à moi, comme créatrice de contenu, alors que je terminais d’écrire le premier cycle de Victor Cordi. J’ai réalisé avec grande honte que ces quatre premiers tomes ne passaient pas. J’avais pris le pli de mes propres lectures*, en donnant un genre masculin, par défaut, à la plupart des personnages. Surtout si ce sont des guerriers, des meneurs, des décideurs. Il y avait bien Lenta-Oh comme personnage féminin très important, mais noyée dans une population d’hommes, elle ne suffit pas à répondre aux trois critères.

Pour le deuxième cycle de Victor, j’ai donc fait attention! Lorsque j’ai monté un conseil de guerre pour la résistance, j’y ai mis un nombre égal de femmes et d’hommes. Lorsque je parle de sentinelles et de soldats, je varie les genres.

J’essaie de tuer ce réflexe qui met un « il » devant chaque nouvelle rencontre. J’espère qu’un jour ça me deviendra seconde nature, ou sinon, que ça le deviendra au moins pour mes lecteurs, lorsqu’ils auront à leur tour l’âge de créer du contenu!

 C’est mon petit geste à moi pour la cause féministe.

 

* Les œuvres de « fantasy » classique (Lord of the ring!) passent rarement le test, alors que des séries plus modernes dans le même genre (A game of throne!) le passent haut la main.

 

 

 

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À la conquête des maritimes!

ScreenHunter_02 May. 07 07.52Dans la vie, parfois, il se crée des Nexus : des événements qui ne sont pas reliés, mais pourtant partagent un même thème. Dans le dernier mois j’ai reçu non pas un, non pas deux, mais bien trois invitations pour des événements dans les Maritimes!!!

  • Victor Cordi cycle 2, livre 1 : La première attaque a été listé pour le prix Hackmatack-choix des jeunes dont le gagnant est voté par les jeunes des provinces de l’Atlantique.
  • J’ai été invitée au Salon du livre de Dieppe (Acadie, NB), auquel je ne suis jamais allée, et qui aura lieu à l’automne.
  • J’ai été invitée au Salon du livre d’Edmundston (NB) , auquel je ne suis jamais allée non plus, et qui aura lieu, pour sa part, au prochain printemps.

On pourrait croire qu’il est normal que, parmi les nombreux événements qui me sont présentés, il y en ait qui se rejoigne sur un même thème, mais la vérité, c’est que ce sont, pour le moment, les seuls gros événements inscrits à mon calendrier pour la prochaine année!

Une Nexus, je vous dis!

Serait-ce le fait d’être allé y passer mes vacances l’année dernière qui a semé des graines d’opportunités dans le vent à mon insu?

Deviendrai-je « Big in Atlantic Canada » comme d’autres sont « Big in japan »?

Chose certaine, la prochaine année s’annonce bien excitante!

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Les illustrations comme œuvres d’art

ScreenHunter_02 Dec. 11 07.16Mi-décembre et les fêtes approchent! Vous cherchez un dernier cadeau pour un(e) amateur(trice) de littérature jeunesse? Avez-vous pensé à une œuvre de son illustrateur préféré? Les illustrations des livres jeunesse sont de véritables trésors, qui se suffisent parfois à eux même, hors des pages et hors du texte.

Bien sûr, il y a les originaux, que les illustrateurs vendent parfois sur leur site, ou, du côté des vedettes, dans les galeries et les ventes aux enchères. On achète un Claude Ponti comme on achèterait un Picasso! Évidemment, les prix grimpent avec la renommée de l’artiste. Dans ces cas, ce ne sont pas que des « affiches », ce sont de réels investissements.

Pour les budgets plus raisonnables, il y a les giclées d’art, qui sont des impressions haute-définition, souvent numérotées et autographiées

Voici celle que j’ai moi-même reçue en cadeau à ma fête il y a quelques semaines.

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Une giclée d’art d’un dessin de Quentin Blake, signé de sa main! Une petite merveille qui trône dans mon salon!

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Au Québec, il y a www.surtonmur.com qui a vend des giclé d’arts de plusieurs illustrateurs. C’est un must! (l’illustration de lapinette, en haut, en fait partie). Mais si votre préféré n’y est pas, n’hésitez pas à aller voir sur son site.

Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi les Salons du livre n’organisaient pas une section « Galerie d’art » dans laquelle les illustrateurs pourraient vendre leurs originaux. Ou encore un kiosque pour « Surtonmur » au prochain salon de Montréal?

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Adaptation marketing

Industrie de la nouveauté, partie 3.
Lire la partie 1
Lire la partie 2 

J’ai déjà parlé que, dans les grandes chaines de librairies, pour rester sur les tablettes, il faut que le livre se vende très bien dès la première commande, et sortir les prochains tomes le plus rapidement possibles pour profiter de l’élan du début. Voici quelques techniques et tendances que j’ai remarquées dans la dernière année et qui s’inscrivent très bien dans les nouvelles réalités de l’industrie.

  • Les séries à multiples auteurs. Un auteur est limité dans le nombre de romans qu’il peut écrire dans une année. Pour sortir les livres plus régulièrement, ou même plusieurs tomes à la fois, on voit donc des éditeurs confier une même série à plusieurs écrivains. Voir Charmes chez Boomerang, Casting chez La Bagnole, Cobaye chez De Mortagne.
  • ScreenHunter_01 Dec. 05 07.03Les extraits gratuits. Idée nouvelle (et j’oserais dire brillante!) chez les Malins : plusieurs mois avant la sortie d’une nouvelle série, ils impriment de petits livrets contenant un extrait du premier tome et les donnent gratuitement aux lecteurs dans les salons du livre. Ils l’avaient fait pour les filles modèles l’année dernière, et cette année, au dernier salon de Montréal, les jeunes se promenaient avec des livrets de « Gamer », un livre qui ne sortira qu’en janvier.
  • Les envois aux critiques avant que le livre ne sorte. C’est un peu l’équivalent des avant-premières, ou des « advanced screening ». Pour que les critiques sortent en même temps que le livre lui-même, des copies sont envoyées aux critiques de plus en plus tôt, en format papier lorsqu’il est imprimé avant sa sortie, mais aussi en format PDF, dès qu’il est prêt à partir en impression. Ça évite que le livre soit déjà sorti des tablettes lorsque les médias décident d’en parler.
  • La publicité. On a parfois l’impression qu’il est impossible de faire de la publicité auprès des jeunes au Québec. C’est faux! Les éditions de Mortagne ont déjà mis des publicités pour Les Maudits sur Vrak Télé, et les Malins annoncent régulièrement dans le magazine « Cool » et y incluent des livres qui ne sont pas encore sortis. Ces publicités coûtent cher, mais si l’engouement est réussi, le titre peut être propulsé dans les palmarès, et ainsi générer sa propre publicité par la suite.

Je termine sur deux tendances marketing que j’ai cru remarquer au Salon du livre de Montréal :

IMG_1688Out : Les prix de lancement
Il fut une époque ou chaque kiosque offrait les premiers tomes de leurs nouvelles séries à des prix dérisoires. Il me semble en avoir vu très peu cette année.

In : Les mascottes
Je ne l’inclus pas ici pour dire que c’est efficace, mais bien uniquement pour dire que leur nombre est en train d’atteindre des proportions inégalées. Entre l’entourage steampunk d’Anne Robillard et la maquette robor-calmar-qui-s’allume des éditions dieu seul sait quoi, on ne pouvait faire 5 pas dans le salon de Montréal sans en croiser une!

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Quand le modèle penche      

bookstack par J_Alves sur openclipart.orgCette semaine, Sébastien Provencher (mon conjoint!),  blogueur pour le Journal de Montréal, a parlé de ce qu’il appelle le « Malaise Spotify ». Spotify est un de ces services radio qui permet aux auditeurs d’écouter tout ce qu’ils veulent, quand ils veulent pour un prix d’abonnement plus qu’avantageux. Full Discloser : je suis moi-même abonnée à un de ces services, Deezer, que j’aime profondément comme consommateur.

Le problème, c’est que ces services, aussi merveilleux soit-il pour les consommateurs, paient très peu les créateurs. On parle de 10 sous à chaque fois qu’une chanson est jouée 1000 fois! Bien en dessous de ce que les créateurs reçoivent pour une vente d’album, ou même une vente de chanson numérique.

Le numérique promettait de réduire les intermédiaires pour favoriser les deux maillons indispensables de la chaîne : les créateurs et les consommateurs. Avec ces services d’abonnement, le modèle ne penche que d’un côté.

Pourquoi je vous parle de tout ça sur un blogue de littérature jeunesse? C’est que ce genre de service existe également pour les livres (Kindle Unlimited, Oyster, Scribd) et que leur popularité ne fait que commencer.

S’il est possible de savoir combien les auteurs autopubliés sont payés pour ces services, il est plus difficile de trouver des chiffres pour les auteurs dont les éditeurs acceptent de rendre leur catalogue accessible via ces services. La bonne nouvelle est que les conditions semblent, à première vue, bien meilleures que pour l’industrie de la musique. Par contre, la vigilance sera de mise, tant pour les auteurs qui verront bientôt ces causes apparaître dans leurs contrats que pour les consommateurs qui sont tentés mais ne désirent pas voir leurs auteurs favoris arrêter leur métier.

Parce que cette semaine, un de mes groupes préférés a décidé de prendre une pause. J’ai écouté leur dernier album sur Deezer plutôt que de l’acheter, et je me dis que leur pause est peut-être un petit peu de ma faute.

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Où sont les aventurières?

yokotsunoDepuis que ma fille est passée de l’univers Stilton aux romans pour un peu plus vieux, j’ai fait un constat désolant : les héroïnes jeunesse manquent d’ambition*! Si on exclue les romans fantastiques/science-fiction et les quelques (rares) séries d’enquêtes, on ne trouve aucune série pour fille de plus de 10 ans dans laquelle l’héroïne a d’autres préoccupations que sa robe de bal, ses amies, l’entente familiale, et l’amour.

Savannah, de Sylvie Payette, est ce que j’ai vu de plus proche, mais le livre se veut plutôt jeune adulte que véritable jeunesse.

Le pire, c’est qu’on est toujours prêt à s’outrager lorsqu’il est question des livres séparés par genre, alors que le problème n’est pas qu’il y a des livres étiquetés « pour fille » et d’autre « pour garçon », le problème est ce que l’on met dans ces livres! Je citais plus haut l’univers Stilton, et je dois avouer que les Téa Sisters sont une belle réussite comme modèles féminins. La couverture est peut-être rose, mais on y trouve des filles fonceuses et intelligentes, qui voyagent, font de l’escalade et de la plongée, et ont envie de changer le monde!

Moi qui aie grandi aux côtés de Yoko Tsuno, Jeanette pointue et même Natasha, je ne peux que me désoler de l’absence de véritables aventurières en littérature jeunesse! Est-ce que la disparition des héros adulte serait à blâmer? C’est certain qu’une héroïne de 12 ans peut difficilement partir seule en Amazonie, mais les livres jeunes adultes ont poussé l’âge des héros jeunesse vers l’adolescence, ne serait-ce pas facile de mettre juste deux ou trois petites années de plus pour donner un peu de liberté aux personnages et offrir aux héros de notre monde moderne d’autres défis que de changer le menu de la cafétéria?

Notez bien que je ne suis pas contre les livres de type « journal d’élève du secondaire », ils ont leur place, et sont même essentiel, je ne fais ici qu’un appel  à la diversité des genres en criant bien fort : « Il y a un trou! ». Ne reste plus qu’à le combler.

Note #2 : 24 heures après avoir écrit ce billet, j’ai pensé à « Ariel et l’école des espions » qui doit bien remplir le mandat! Tout n’est pas perdu! Je vais l’ajouter à ma liste de lecture!

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Pour en finir avec le mythe de la bibliothèque rose

 

Photo prise sur un test Babelio sur lequel j'ai eut un score abyssal!Si vous demandez à n’importe quel individu de ma génération quels romans il se souvient avoir lu entre 7 et 10 ans, il y a de fortes chances que ceux de la bibliothèque rose soient mentionnés avec beaucoup de nostalgie. Je fais absolument partie du lot.

Par curiosité, cette semaine, je suis allée faire un tour du côté du site web de cette mythique collection jeunesse. Consternation!

On y retrouve les choses suivantes…

  •  – Et finalement, signe certain que l’apocalypse n’est pas loin, des livres tirés d’ÉMISSIONS DE TÉLÉRÉALITÉ! (Danse avec les stars, The Voice)

 

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Bref, la fine fleur de la littérature jeunesse! Et ne croyez pas que c’est mieux du côté de la bibliothèque verte (qui, soit dit en passant, est désormais dédiée aux garçon plutôt qu’aux lecteurs plus avancés)! On y retrouve exactement les mêmes catégories, jeux vidéos en plus! À preuve:

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Le pire, c’est que, quand on y pense bien, ce n’était pas vraiment mieux à notre époque! Les livres de la Bibliothèque Rose qu’on lisait alors étaient en fait surtout des traductions (Oui-Oui, Le club des 5) et des vieilleries (La comtesse de Ségur, ne vous déplaise!), d’ailleurs encore tous disponibles avec couverture moderne.

Bref, le prochain qui ose me dire que la littérature jeunesse, c’était mieux avant, je lui conseille d’oublier la Bibliothèque Rose, et l’envoie lire Le chagrin du roi mort  à  la place! Je viens moi-même de le terminer. Ça, c’est de la grande littérature jeunesse!

 

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