Archives pour la catégorie Inspiration

Sages paroles de Neil Gaiman

Une troisième visite au ComicCon de New York cette année! Et comme chaque fois, la possibilité d’entendre, de vive voix, les meilleurs constructeurs d’histoires de la planète! Après R.L Stine et Cory Doctorow en 2014, puis Patrick Ness, Stephen Moffat et Stan Lee en 2016, voilà que j’ai eu l’incomparable plaisir de voir Neil Gaiman!

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Neil Gaiman qui répond aux questions (photo de l’écran d’agrandissement, plus efficace qu’un zoom!)

Neil Gaiman, pour moi, c’est d’abord et avant tout Sandman, une série de bandes dessinées absolument mythique que je dévore et re-dévore au moins une fois par année. Du côté des romans, c’est aussi Neverwhere, Coraline, The Graveyard book, the ocean at the end of the lane, et bien d’autres. Je n’ai pas les connaissances historiques pour dire s’il est un des fondateurs du genre de la fantaisie urbaine, mais il en est certainement une des grandes figures importantes.

J’ai donc assisté au panel sur l’adaptation en série télé de son roman Good Omens, écrit avec Terry Pratchet, pour sa part une des grandes figures de la fantaisie-tout-court (pas urbaine). Le panel était rempli de vedettes telles que David Tennant et Jon Ham, pour ne nommer que ceux-là, et l’animatrice n’était nulle autre que Whoopie Goldberg.

Je pourrais vous raconter les innombrables moments drôles et touchants de ce panel, et encore plus comment la groupie en moi tripait d’y être! Mais ceci est un blog de littérature jeunesse, alors voilà plutôt le conseil le plus intéressant que j’y ai entendu.

Durant la période de questions, une professeure de littérature a demandé à Neil quel conseil il pouvait donner à ses étudiants pour qu’ils trouvent leur propre voix. L’auteur a répondu qu’il ne fallait pas la chercher, qu’il fallait écrire, écrire et écrire encore, tout simplement et que le style émergerait de lui-même avec le temps. Il a aussi fait une comparaison avec une citation de Chuck Jones, dessinateur de Bugs Bunny, qui disait que, dans son crayon, habitaient mille mauvais dessins, et qu’il fallait les faire sortir avant d’arriver aux bons. C’est un peu pareil pour l’écriture. Il y a des milliers de phrases moyennes à coucher sur le papier avant que les bonnes puissent sortir.

Alors, voilà! De la bouche du maître lui-même! Je ne peux maintenant qu’espérer que, dans une autre vingtaine de romans, j’atteindrais peut-être le niveau de ses débuts!

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Jim Henson, l’exposition

Salut, vieille branche!
Salut, vieille branche!

De tous les créateurs qui ont formé mon imaginaire, il n’en est de plus important que Jim Henson. Pour les Muppets, évidemment, mais aussi pour Labyrinthe, Dark Crystal et Fraggle Rock. Y aurait-il autant de créatures étranges dans Victor Cordi sans le deuxième? Mes rats habiteraient-ils des cavernes souterraines sans le dernier? Je ne le crois pas!  Quatre œuvres différentes du même homme, qui ont tous occupé une place importante dans ma jeunesse. Certains sont de la génération Passe-Partout, je suis de la génération Jim Henson.

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Encore plus impressionnant en vrai!

Durant notre voyage de vacances d’été, à San Clemente, lorsque nous avons réalisé qu’il y avait une exposition sur lui à moins d’une demi-heure d’une de nos activités prévues, il n’était pas question de rater ça. Même si ça nous amenait à traverser Los Angèle du nord au sud en pleine heure de pointe au retour.

J’étais fébrile comme une enfant!

La première chose qui frappe, c’est l’émotion! On ne s’y attend pas, mais lorsqu’on arrive devant Kermit, en chair et en peluche, on est émus. C’est comme retrouver un vieil ami. On a envie de le saluer, de lui demander : « Comment vas-tu, vieille branche? ».

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Ma préférée de l’époque!

L’exposition n’est pas énorme, mais comporte des trésors à chaque mètre. En plus des photos de ce billet, il y avait un atelier de création de Muppet, avec nez-yeux-bouches interchangeables à velcro, la robe que Sarah porte au bal des Gobelins, plusieurs extraits de publicités et de participations télévisées de Jim Hanson.

Et si le retour nous a coincés dans un bouchon de 77 km (bienvenu à L.A.!) ça en valait largement la peine !

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3 Coups de cœur au Comiccon de Montréal

Vendredi après-midi, geekitude oblige, nous sommes allés au Comiccon de Montréal en famille! Comme à chaque événement où il y a un peu d’art, l’inspiration était au rendez-vous.

Coups de cœur numéro 1 :
Pendant que mon mari se faisait signer des vieux Picsou par Don Rosa, moi, je suis tombée en amour avec les œuvres de Branimir Misic, un sculpteur de métal recyclé! Ses créations ont une personnalité et un charme fou! Voici quelques photos de ses œuvres, prises sur son site web! N’hésitez pas à cliquer pour les voir de plus près.

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Je n’ai pas pu résister, j’ai ramené celui-ci à la maison! Il ornera mon bureau dès que j’aurai réussi à faire assez de ménage pour lui libérer une petite place!

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Coup de cœur numéro 2 :
Un des avantages du Comiccon local (en opposition à celui de New York), c’est que certains des artistes sont québécois et francophones… et donc, parfait pour de futures collaborations! J’ai pris la carte de la prochaine : Claire Gary, et je garde précieusement son nom dans ma liste d’illustrateurs de talent!

Voici quelques-unes de ses œuvres :

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Je vous invite à découvrir son porte-folio sur Art Station, et à vous abonner à sa page Facebook!

Coup de cœur numéro 3 :
Les troisièmes sont Rawry & Pohly, malheureusement de Régina, Saskatoon, plus difficile pour une collaboration. Dommage, parce que leur style est très bien adapté pour du jeunesse : lignes claires, mais avec un certain flair, et beaucoup de personnalité. J’ai bien failli me laisser tenter par un de leurs Pokémon!

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Leur boutique Etsy, c’est par ici!

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Écrire une nouvelle littéraire

Il y a quelques semaines, le magazine Opuscule m’a contacté pour me demander une nouvelle littéraire. J’avais un peu de temps entre deux manuscrits, alors, j’ai dit oui!

Une fois seule devant ma feuille blanche, j’ai réalisé que c’est un genre auquel je n’avais pas touché depuis l’université… peut-être même bien le Cégep! Il y a bien eu les courtes histoires du hors série À la recherche de Victor Cordi, mais il s’agit là plutôt de contes à raconter autour du feu que de nouvelles littéraires à proprement parler.

Me voici donc devant ma feuille blanche, complètement coincée avec l’idée qu’une nouvelle littéraire doit comporter une fin surprenante. C’est du moins ce que j’ai retenu de mes cours de français, â m’apprendra à ne pas aller en lettres! Je pense, je pense, et à chaque idée que je trouve, la caricature de M. Night Shyamalan, telle qu’imaginée par Robot Chicken, m’apparaît.

 

via GIPHY

Bref, la fin surprenante, je ne peux m’y résoudre!

Histoire de m’inspirer, je suis allée fureter sur le site d’Opuscule à la recherche de ce que mes collègues ont fait avant moi. Reconnaissant son nom, je me suis laissée tenter par le texte d’André Marois. Je vous invite à faire de même en suivant le lien ci-dessous:

Facteur aggravant, texte d’André Marois  

Évidemment, sa fin est parfaite! Ce n’est pas tout à fait “a twist” dans le sens N. Night Shyamalan du terme, mais elle reste punchée, mémorable. Ça me donne un bon modèle… et ça me fout un peu la pression!

Je repense alors aux rares recueils de nouvelles que j’ai lu. Les Amazing Stories de ma jeunesse, et plus récemment Utopiales 2017. Les textes qui sont restés avec moi l’ont été de par leur univers plus que par leur trame narrative.

C’est donc par ce bout que je décide d’attaquer! J’ai créé un univers, en me disant que l’histoire viendrait bien.

Et une fois qu’elle est venue, j’ai tenté de lui faire une fin punchée sans être nécessairement une révélation. Une fin à la André Marois.

Le tout paraîtra sur Opuscule dans les prochains mois, je vous tiendrai au courant sur Facebook et Twitter!

9782897940225_largeEt pendant qu’on est sur le sujet des nouvelles littéraires et d’André Marois, je vous encourage à vous procurer son petit dernier: L’oeuvre incomplète d’Amilcar Torpp. Les nouvelles policières qui s’y retrouvent sont hyper-courtes, presque des vignettes, avec chacune leur propre page couverture. J’en suis environ à la moitié, et je suis complètement sous le charme!

P.S : S’il y a des professeurs qui me lisent, notez que L’œuvre incomplète d’Amilcar Torpp n’est pas un livre jeunesse, même si André Marois en écrit parfois. Reste que certaines des nouvelles seraient parfaites pour étude au secondaire.

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L’inspiration est dans l’art!

Depuis un an, environ, je m’intéresse de plus en plus à l’art contemporain, tout particulièrement à celui dit « urbain », qui découle de la culture des graffiteurs.

Mes découvertes se font à travers le magazine Graffitiart, publié aux deux mois, et qui présente les œuvres phares du domaine. Chaque fois, j’y découvre au moins un nouvel artiste coup de cœur qui me transporte! Moi qui aime l’imaginaire, je suis ébahie de la capacité de ces artistes à m’émerveiller instantanément, à me raconter tout un univers simplement par une image. Mon propre imaginaire s’y nourrit.

Voici mes trois préférés ces temps-ci.

Dulk :
http://www.dulk.es/
Les peintures de Dulk me donnent envie, chaque fois, d’écrire des histoires. Que d’inspiration dans ces images complètement déjantées d’animaux au corps interrompus par des coupures. Un peu comme si Dali avait voulu raconter Lafontaine!

Dulk

 

Bordallo II:
http://www.bordaloii.com/
Il y a quelque chose de touchant dans ces animaux sculptés à partir de matériaux trouvés dans les poubelles! Ils pourraient se trouver à mi-chemin entre le mutant et le robot, et pourtant, ils ont une âme certaine.

Bordallo II

 

Pejac :
http://www.pejac.es/
Ce que j’aime de Pejac, c’est qu’il transforme tout en art! La moindre tache de rouille, ou craque de béton peut devenir une toile sous son pinceau. Plutôt que de créer des univers complets, comme Dulk, il ajoute une touche de poésie au nôtre.

Pejac

Je vous encourage à cliquer sur le lien pour découvrir leur porte-folio complet, à les suivre sur les réseaux sociaux, à partager vos propres coups de cœur.

On a jamais trop d’art dans notre vie!

 

 

 

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Les shadoks et mon amour des ovnis!

Comme auteur jeunesse, je suis bien placée pour savoir que les lectures de notre enfance forment l’adulte que nous deviendrons. Je vous parle aujourd’hui d’un univers qui m’a fortement influencé : Les Shadoks, de Jacques Rouxel.

Pour les Français, les Shadoks, c’est surtout une série de vignettes animées à la télévision. Elles sont d’ailleurs, évidemment, toutes disponibles sur Youtube, pour les curieux.

Couv_29242Mais pour moi, c’était un livre sous-titré Pompes à rebours, emprunté maintes fois à la bibliothèque de Sainte-Julie à l’époque, et sur lequel j’ai récemment remis la main (merci Amazon!). Comment vous résumer ce livre, si ce n’est que par quelques adjectifs : déjanté, bizarre, original, bref, un véritable ovni! Sous forme de faux documentaire, on y découvre un drôle de peuple à la fois imbécile et teigneux, qui vit sur une planète non loin de la terre. Le livre nous dévoile leur mode de vie ainsi que celui de leurs voisins, les Gibis. Le tout en glorieuses couleurs psychédéliques des années soixante-dix! Quelques vignettes pour vous en donner une meilleure idée :

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Les seules choses que j’ai vues qui pourraient s’y apparenter serait la série de comics américain Beanworld de Larry Marder, ou encore Les Mous de Delphine Durand. De gros coups de cœur dans les deux cas.

J’ai parfois droit à l’adjectif « déjanté » pour parler de mon imaginaire, mais devant Jacques Rouxel, je ne suis qu’un piètre amateur!

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Trouvailles et trésors à Québec

Durant les vacances de Noël, nous sommes allés faire un petit tour à Québec en famille. Je voulais vous partager quelques-unes de mes trouvailles!

20180104_172101Un bijou de bibliothèque

La bibliothèque Claire-Martina été construite dans une ancienne église, un peu comme la bibliothèque Mordecai Richler dans le Mile-End où je suis allée faire une animation il y a quelques années, où celle de Memphrémagog, où ma mère m’a déjà amenée avec les enfants. Le résultat est toujours splendide! Après tout, les églises sont des lieux de silence, de recueillement, de beauté. Trois adjectifs qui se marient très bien avec la lecture!

Deux trésors dans une librairie

51TlbhwY4aL._SX320_BO1,204,203,200_Pèlerinage obligé, puisque mon Mari y a travaillé durant de nombreuses années, nous sommes passés faire un tour chez Première Issue, une librairie spécialisée dans la bande dessinée américaine. J’y ai trouvé un recueil des comics #1 à 13 de ma « série préférée que je n’ai pas lu » : The books of Magic. Quand j’ai commencé à lire des comics américains, la série était terminée, et je n’avais pas le budget pour acheter les reliures, plus dispendieuses. Une fois que j’en ai eu les moyens, les reliures n’étaient plus trouvables! C’est donc une nouvelle édition qui vient de sortir, et qui m’a remplie de bonheur! Une brève description : un adolescent à lunettes découvre qu’il est en fait un sorcier. Vous trouvez ça familier? C’est mieux si je vous dis qu’il un hibou pour animal familier? Non? Je sais, la coïncidence est grande, mais il précède le fameux Harry Potter de 4 ans. C’est beaucoup plus étrange, aussi. Après tout,  le héros sort du cerveau de Neil Gaiman, auteur du Sandman et de Coraline.

20180104_185848Deuxième trésor? Une mini-exposition surprise! Sur un des murs de l’escalier de la librairie se trouve une série de toiles faites par PisHier, illustrateur jeunesse bien connu! Il y fait d’heureux mélanges de culture pop, comme par exemple Bobba Fette qui capture Charlie.ou Dr Strange qui pose devant le T.A.R.D.I.S. de Dr Who!

P.S. Désolée pour la piètre qualité de l’image, allez plutôt voir les originaux ici!!

La narration de l’art moderne

20180105_125853La température glaciale ne portant pas trop aux sports d’hiver, nous avons également visité le musée d’art contemporain, plus précisément l’exposition permanente d’art contemporain De Ferron à GBL. Ce qui est bien avec l’art contemporain, c’est qu’il y a tant de styles que tout le monde finit par y trouver son compte! Mon coup de cœur personnel était pour cette œuvre, intitulée The Scar Project (le projet cicatrice), de Nadia Myre, et dont chaque morceau était inspiré d’un témoignage de grande douleur, psychologique ou physique, raconté à l’artiste. J’ai passé de longues minutes devant cette mosaïque de toiles, à essayer de faire le chemin inverse : m’imaginer l’histoire qui a inspiré chaque parcelle.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de passer chez Pantoute, pourtant une de mes librairies préférées. J’aurais pu en profiter pour leur demander d’ouvrir une succursale à Montréal…? Non? Allez!! Il y a plein de locaux libres dans le Plateau Est…

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Cinq idoles en deux jours

nycc-logo-largeJe reviens duComicCon de New York, cette grande foire de culture Geek américaine! Évidemment, dans ce festival, il y a une énorme salle d’exposition remplie de kiosques où acheter des produits dérivés, mais l’essence même de l’événement ne se trouve pas dans ces objets qui, avouons-le, pourraient très bien s’acheter en ligne. C’est surtout, du moins pour moi, une occasion d’entendre et parfois même de rencontrer certains des créateurs dont j’apprécie le travail! Et j’ai été gâtée!!!!

Il y a d’abord eu les tables rondes et conférences.

14523202_10153739080402191_64037339443924815_nJ’y ai entendu Steven Moffat, un des meilleurs scénaristes de DrWho, et co-créateur de l’excellente série Sherlock dans une conférence portant sur les séries britanniques. On y a vu en primeur le premier épisode complet de Dirk Gently’s holistic detective agency, tiré d’une série de l’auteur Douglas Adams, mieux connu pour son « Guide du routard galactique » (une autre idole personnelle!).  Grande surprise, la deuxième série présentée, Class, a été créée et écrite par Patrick Ness, un des grands noms de la littérature jeunesse, qui a pris place sur l’estrade! Je dois avouer n’avoir rien lu de lui, mais je vais m’y mettre, c’est certain, maintenant que je l’ai entendu parler! Finalement, dans le segment sur Dr Who, on a eu droit à Peter Capaldi, le Docteur actuel, en personne. Ce n’est pas parce que je viens pour les créateurs que je n’apprécie pas les acteurs qui portent le matériel à l’écran, bien au contraire! On peut parfaitement être professionnelle ET groupie!

book_cover2La deuxième conférence que j’ai vue était celle sur Mr Robot, une incroyable série américaine portant sur un hacker avec de sérieux troubles mentaux. La conférence devait en fait promouvoir un livre dérivé de la série, mais le créateur et scénariste principal, Sam Esmail, y était! C’est un véritable plaisir que de l’entendre parler de son processus de création! Les réflexions que j’en ai tirées feront d’ailleurs parties d’un billet à lui tout seul.

14572311_10153739900182191_5518441484225627414_nLa troisième était une table ronde de créateurs avec trois légendes du comic book : Chris Claremont (créateur des X-Men), Walt Simonson (dessinateur et scénariste de Thor) et nul autre que Stan Lee (à droite), qui se passe désormais de présentation. Cerise sur le Sunday, le tout était modéré par Kevin Smith, un autre grand créateur de culture populaire. Le plus grand plaisir ici était d’entendre les trois vieux de la vieille se rappeler des anecdotes de leurs débuts chez Marvel, avec le modérateur plus jeune y mettant son grain de sel. Il est intéressant de se rappeler que tout le monde a déjà été un débutant… même le créateur des X-men!

Mais ce que j’ai préféré est l’Allée des artistes

Dans une salle à part du ComicCon se trouve quelque chose de plus proche d’un Salon du livre, soir le « Artist Alley ». Sur des tables en rangées d’oignons, des scénaristes et illustrateurs y rencontrent leurs fans, vendent leurs œuvres (je reparlerai, de cet aspect une autre fois) et font des dédicaces. Mon mari étant un véritable connaisseur de comic-book, j’ai donc rencontré de grands noms (Chris Claremont vu la veille à la table ronde, Larry Hama et Geoff Darrow) sans véritablement réaliser l’honneur que c’était.

Plus important, j’y ai rencontré mes idoles à moi!

young-justice-47Une de mes séries de Comic Book préférées et probablement ma série de superhéros numéro un est Young Justice, paru au début des années 2000. Je savais que l’illustrateur, Todd Nauck, y serait, et j’ai donc amené un de mes numéros favoris pour le faire signer. Ce que je ne savais pas, c’est que le scénariste, Peter David, y était également, à une autre table. J’ai donc pu faire signer mon comic deux fois plutôt qu’une, jaser avec ces deux créateurs, et leur dire aussi tout l’amour que je porte à leur œuvre! Ils étaient tous deux accueillants, sympathiques, et juste assez bavards pour que ça ne soit pas inconfortable. Je garderai leur grâce en tête la prochaine fois que je me trouverai de l’autre côté de la table, dans un salon du livre.

9782355741784_mediumLe dernier rencontré est Ted Naifeh, créateur de la série Courtney Crumrin, avec lequel j’ai eu une fascinante discussion sur les personnages à enfance malheureuse (j’en reparlerai aussi!). Je suis reparti avec un recueil d’une série plus récente, histoire de continuer à découvrir ses histoires. La découverte de nouveauté, c’est aussi un des avantages de ce genre d’événement.

Bref, j’en suis revenu énergisée et inspirée. Comme disait Walt Simonson dans la table ronde des créateurs, parfois, on voit ce que les autres font, et on soupire en se disant qu’on ne fait pas le poids… puis on court à notre bureau pour travailler plus fort encore! C’est ce que je tenterai de faire cette semaine : travailler fort pour rattraper tout ces géants!

P.S: Oui, je sais, j’ai dit « 5 » dans le titre, et j’en au surligné beaucoup plus… c’est que certains méritaient d’être en gras sans nécessairement être de mes idoles!

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Inspirations italiennes

Les voyages sont une merveilleuse source d’inspiration. Ils permettent de voir d’autres réalités et d’ainsi élargir son esprit sur ses attentes de ce qui est possible, voire attendu. Je reviens d’un mois en Italie, et voici les deux choses qui m’ont le plus marqué, le plus inspiré.

Le Palio de Sienne

La grande place de Sienne, bien remplie pour une des courses préliminaire du Palio (photo: Sébastien Provencher)
La grande place de Sienne, bien remplie pour une des courses préliminaire du Palio (photo: Sébastien Provencher)

Le Palio est une course de chevaux traditionnelle qui a lieu deux fois par année sur la place centrale de Sienne, depuis des centaines d’années. Elle oppose les 17 quartiers de la ville, chacun ayant son jockey, et surtout, son emblème! Parce que ce sont ces emblèmes qui m’ont charmée!  Tout d’abord, elles sont omniprésentes dans la ville pendant la semaine de la course! Drapeaux, banderoles, et lampadaires urbains aux couleurs de chaque quartier décorent la ville, sans oublier les foulards portés par les habitants pour afficher leurs allégeances.

(Photo Sébastien Provencher)
Un des monuments paré des drapeaux de son quartier (Photo Sébastien Provencher)

Ensuite, elles sont superbes, armoiries chatoyantes dignes des plus grands contes médiévaux.

L'emblême du dragon (photo Romy Provencher)
L’emblême du dragon (photo Romy Provencher)

Mais surtout, certaines sont magnifiquement absurdes! À côté des symboles glorieux classiques tels, le dragon, le loup et l’aigle s’en trouvent d’autres, totalement inattendus (surtout pour une course!), mais brandis avec tout autant de fierté, comme par exemple l’oie, la tortue, la chenille… l’escargot!

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Trois drapeaux ramenés en souvenir! L’escargot ornera mon bureau.

 

En plus d’être merveilleusement festif et de nous donner l’impression de se promener dans Hogwart un jour de match de Quidditch, le Palio m’a rappelé que l’inattendu est toujours plus intéressant que son inverse, mais aussi, que la noblesse peut se trouver dans les symboles les plus insoupçonnés.

Les Grottes de Frasassi

C’était la visite que j’attendais avec le plus d’impatience, et je n’ai pas été déçue, loin de là.  Les grottes de Frasassi comptent parmi les plus grandes d’Europe et sont absolument spectaculaires. La nature dans toute sa force, sa grandeur et son originalité. Quelques photos (prises sur Internet, puisqu’on n’avait pas le droit d’en prendre nous-mêmes) pour vous en donner une idée :

(Photo par Ben Francis sur Flickr)
(Photo par Ben Francis sur Flickr)
(Photo par Ben Francis sur flickr)
(Photo par Ben Francis sur flickr)

Les photos seules  ne peuvent rendre l’échelle de ces formations. Attardez-vous à la taille de la passerelle sur la dernière photo et dites-vous que,dans cette caverne, on aurait pu construire une cathédrale

Dans ces grottes, j’étais Yoko Tsuno, un membre honoraire de la patrouille des Castors, un explorateur du centre de la Terre, un astronaute en cavale sur une autre planète, et bien d’autres choses encore. Une ambiance tellement « hors de la normalité » que l’imagination ne peut faire autrement que s’enflammer.

Bref, si, dans les prochaines années, vous trouvez des courses d’escargots géants ou une petite fille vivant en ermite dans une immense grotte, vous saurez que l’Italie est à blâmer pour ces envolées lyriques!

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Trésors d’argot

Je vous ai déjà parlé du langage des Clapontins, que l’on rencontre dans Victor Cordi, Cycle 1, Livre 3: (« Fais-toi un petit trou bien conformiam, mon placo ! Tu en as pour une targe !  » ou encore « on peut dire que tu nous as fait courtailler »)

Je également parlé de mon amour pour les mots inventés. Ces deux choses ont une seule et même origine : ma fascination, depuis l’adolescence, pour l’argot français.

b818acb811e9f3d888c4f4f8daf91749.504x500x1J’ai eu deux maîtres en la matière. Tout d’abord, le chanteur Renaud, découvert à l’adolescence. Si ses œuvres les mieux connues n’ont que quelques perles facilement compréhensibles (« tu sais ma môme, que j’suis morgane de toi »), ses chansons plus vieilles devenaient, pour la Québécoise que je suis, de véritables casse-têtes à déchiffrer (« Quand l’baba cool cradoque est sorti d’son bus volkwagen qu’il avait garé comme une loque devant mon rade»)

Puis, dans la vingtaine, je suis tombée sur Pierre Perret, grâce à une amie. Ce fut le coup de foudre, et il reste, aujourd’hui encore, mon préféré parmi la « vieille garde » de la chanson française. Je suis sa page Facebook juste pour le plaisir de voir des statuts qui commencent par « Salut mes loulous », et où on ne dit pas : « Les enfants étaient super » mais bien, « les lardons étaient aux œufs ».

Vous ne pouvez imaginer mon bonheur lorsque, il y a une semaine ou deux, je suis tombée sur ces deux petites merveilles :

Pierre Perret Le renard et la cigogne          Pierre Perret Le loup et l'agneau
 

Des fables de Lafontaine, racontées par Pierre Perret! Je ne savais même pas que ça existait!

On y trouve des rimes sublimes :
«  Honteux comme un taureau, qui aurait paumé ses cornes,
Le renard s’était fait roulé dans le pop corn »

Des phrases quasi incompréhensibles pour le néophyte :
« Le loup à toute burbure, enjambe le cresson »

Et des morales discutables :
« Tuer un p’ptit agneau sans défense?…  c’est bien laid…
Mais c’est pas dégueulasse avec des flageolets !»

Bref, un trésor pour moi, de ce type de trésor qu’on ne trouve que dans les librairies de livres usagés. Le dos de la couverture en annonce deux autres titres, je mettrai la main dessus, je le jure!

 

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