Ces livres que je m’acharne à terminer de lire.

Il y a deux attitudes complètement différentes qu’il est possible d’adopter lors de la lecture d’un livre qu’on ne trouve pas très bon. Certains le laisseront en plan sans aucun remords en se disant que « la vie est trop courte », alors que d’autre termineront tant bien que mal le navet. Je suis de la deuxième catégorie, et alors que je viens de terminer non pas un, mais deux livres du même auteur alors que l’ennui s’était installé quelque part entre les pages 30 et 50 du premier des deux, je ne peux m’empêcher de me poser la question à moi-même : pourquoi donc terminer un livre que l’on n’aime pas?

 

J’en suis arrivée à deux réponses. Premièrement, parce que je suis d’un naturel très optimiste, qui me pousse à penser que le livre va s’améliorer, mieux encore, que la fin en vaudra la peine. Ça c’est déjà vu : un livre moyen avec une fin extraordinaire, mais je dois avouer que l’inverse, soit un très bon livre dont la fin est décevante semble un phénomène plus courant.

 

Deuxièmement, une curiosité dévorante qui me rend insupportable l’idée de ne pas savoir comment le tout va terminer. Je ne sors jamais d’un film au cinéma et n’arrête jamais un visionnement de DVD en plein milieu pour les mêmes raisons. Ne pas savoir m’empêche de dormir. Le pire que j’ai fait ? J’ai lu le dernier tome des Orphelins Baudelaire sans même avoir lu les tomes 4 à 12, juste pour voir comment ça finissait.

 

Et vous, finissez-vous toujours les romans que vous commencez?

7 réflexions sur « Ces livres que je m’acharne à terminer de lire. »

  1. Oui, je finis toujours les livres que je commence, un peu pour les mêmes raisons que toi (« d’un coup que ça deviendrait intéressant » et « je veux savoir la fin »), mais surtout par soucis d’honnêteté intellectuelle : pour me sentir le droit moral de bitcher contre un livre, faut que je l’aie fini!

    D’ailleurs, ces grands principes font que je bûche sur le même bouquin depuis trois semaines. C’est mauvais, mais je vais le finir!!!

  2. Je me donne le droit d’abandonner des livres inintéressants, mais je m’abstiens alors de critiques (sauf pour les traditionnelles étoiles sur Goodreads). En personne, je dis simplement qu’ils étaient plates à mourir.

    En général, quand le début est mauvais, la fin l’est probablement. Je préfère risquer de manquer un dénouement inattendu en commençant un meilleur livre.

  3. @dominic: Je dois avouer qu’il est plutôt rare que les 20 dernières pages en valent la peine lorsque les 100 premières sont plattes. Chose certaine, aucun exemple ne me vient en tête!

  4. J’aimerais avoir le même cran que toi. Parfois, je lis des livres qui sont moyens, mais qui me poussent à les terminer. J’avais l’habitude de terminer tous mes romans, qu’ils soient bons ou franchement mauvais, mais ces temps-ci, j’ai remarqué, je n’en ai plus le courage. Si je ne suis plus capable, je ne suis PLUS capable. Et j’ai tellement de livres à lire dans ma bibliothèque (je suis une acheteuse compulsive) que sincèrement, je n’ai plus vraiment le luxe de me pencher trop longtemps sur un récit qui m’ennuie.

    J’essaie quand même. Parce qu’on apprend des tas de choses, avec un livre qu’on aime pas…

  5. @Didie: je me demande même parfois s’il n’est pas plus facile de repérer des erreurs dans des mauvais livres et ne pas les reproduire plutôt que d’identifier ce qui fait la qualité d’un grand livre et de l’intégrer à son style.

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