Archives pour la catégorie Salons et animations

Anecdotes en vrac du Salon du livre de Québec

ScreenHunter_01 Apr. 17 19.29De retour à la maison après deux belles journées au Salon du livre de Québec, le dernier de la saison pour moi! Voici quelques réflexions et anecdotes en vrac de ces deux jours!

  • Ce slogan lu sur le kiosque des éditions Éditïo me rend perplexe : « Livres 100% québécois et planétaires »… par opposition aux nombreux livres extra-terrestres de leurs compétiteurs?
  • Benoit Bouthillette a un véritable don pour converser avec ses lecteurs. Ils s’approchent pour regarder le livre et repartent vingt minutes plus tard en notant une recette de cuisine sur un papier… ça me fascine!
  • Passe devant la scène jeunesse Desjardins, y voir trois acteurs déguisés avec décors et marionnettes et se dite qu’on y sera dans une heure toute seule avec son micro… c’est inquiétant!
  • Même sans laryngite, un salon du livre, c’est dur pour la gorge!
  • Se faire demander, dans l’entrée du Salon « C’est vous, Annie Bacon? » par une bibliothécaire qui aime beaucoup mes livres, ça commence vraiment bien une journée!
  • Mais pourquoi donc aucune des salles où se tiennent les salons du livre n’ont de fenêtres?!! L’industrie serait-elle gérée par des vampires?
  • Entrer sur scène pour une animation qui nécessite la participation du public sans savoir si public il y aura… c’est stressant! (Ne vous en faites pas, j’ai survécu!)
  • Écouter Trois gars sul’ sofa dans la voiture, avec une boîte de Timbits et un soleil printanier qui plombe par la fenêtre est une de mes (nombreuses, il faut l’avouer) définitions du bonheur!
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Une mauvaise journée

J’ai d’abord cru que la mauvaise journée serait mercredi. Je me suis réveillée, dans ma chambre d’hôtel de Gatineau, où j’étais pour la tournée jeunesse du Salon du livre de l’Outaouais, à moitié aphone. Quatre animations scolaires m’attendaient. La panique!

Photo prise l'avant-veille, alors que tout allait bien!
Photo prise l’avant-veille, alors que tout allait bien!

Deux advil, une tisane chaude et beaucoup de mucus plus tard, j’avais retrouvé un semblant de voix. Enrouée, précaire, mais fonctionnelle. Mes animations du matin se sont plutôt bien passées, à grand coup de bouteille d’eau. Seule la guitare a du rester dans son étui. La dernière animation s’est faite dans un râle, devant soixante jeunes très patient, et très attentifs, mais je m’en suis sortie!

Hotel, pige, conseils Facebook, médicaments, repos.

Réveil.

Il fallait s’y attendre, après avoir forcé une voix laryngitée la veille, plus rien ne sort au matin. Cette fois-ci, les advils et tisanes n’y peuvent rien. Mes cordes vocales refusent de produire le moindre son. J’annule à regret mon animation sur scène prévue pour 11h30, et me dirige tout de même au Salon du livre pour mes séances de signature.

S’ensuit une longue, longue journée de salon.

Il faut dire qu’il y a tempête au dehors, et que la plupart des écoles de la région sont fermées. Il y a bien quelques autobus et quelques courageux parents qui se rendent, mais on ne peut pas dire que ça soit la foule. Habituellement, durant les temps morts, on compense en parlant entre auteurs, avec les bénévoles ou avec les employés des kiosques où on signe. Mais là, les temps morts se généralisent et, avec mon extinction de voix, chaque conversation coupe court, soit parce que mon interlocuteur empathique désire ménager ma voix, soit parce que moi-même je me mets à avoir mal (désolée Mireille!).

Alors heures après heures, je reste seule à ma table, avec l’impression qu’il y a du trafic partout sauf dans mon kiosque à moi (paranoïa d’auteur). Dans mon auto-apitoiement, les quantités phénoménales de livres qui m’entourent se font accablantes. Me livres ne sortiront jamais du lot, je n’arriverai jamais à rien. Cerise sur le sundae, je réussie à me tromper dans mes heures et à manquer ma dernière séance de signature, ajoutant « même pas capable de lire un horaire » à la liste de mes tourments. Je rentre à ma chambre penaude, déprimée.

Heureusement, tout ce mélo n’a pas duré! Le lendemain, j’avais retrouvé suffisamment de cordes vocales pour interagir avec mes lecteurs (avec la voix d’une vieille fumeuse qui a un appareil à la place du larynx!), ce qui m’a fait le plus grand bien. J’ai passé une très bonne journée, signé quelques livres, saluée quelques amis et suis finalement rentré à la maison de plutôt bonne humeur, et surtout, prête à recommencer au prochain salon.

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Ma relation avec les salons, prise 38

Cette semaine, la grille des tarifs de l’UNEQ (Union des écrivaines et des écrivains du Québec) s’est promenée sur Facebook. Je suis retournée la lire, tout simplement parce que ça faisait longtemps. Dans la liste, stupéfaction, j’y trouve cette ligne.

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Je n’ai jamais, jamais, de ma carrière, entendu parler d’un auteur qui avait reçu un cachet, aussi minime soit-il, pour une séance de signature en salon du livre. Les « invités officiels qui viennent de l’étranger », peut-être? Pour les autres, bien au contraire, une grande majorité défraient des coûts (transport, stationnement, repas, hébergement) pour être présents dans les salons. (note de transparence: ce n’est plus mon cas, mais je l’ai fait plusieurs années).

12219438_912283502153539_248068053040626801_n“C’est de la promotion, tu vas vendre des livres”. Et c’est là que réside ma grande ambiguïté face aux salons. Depuis des années, je tente de percer le mystère de l’effet des salons dans le succès d’un livre, et la réponse m’échappe toujours. Pour chaque livre à succès dont l’auteur fait tous les salons, je trouve des contre-exemples dont l’auteur ne sort jamais de chez lui. Même chose pour les livres qui passent inaperçus, on en trouve des deux côtés de l’équation.

Il est certain que la présence au salon fait vendre quelques livres, c’est indéniable. Mais est-ce que ces ventes font véritablement une différence? L’auteur seul à sa table n’a pas le même pouvoir que les centaines de libraires partout à travers la province. Alors, à chaque fois, je me pose la question qui tue: ne serais-je pas mieux de prendre toutes ces journées de présence au salon pour écrire un livre de plus?

Un livre complet contre des journées de salon peut sembler énorme, mais c’est que les salons se multiplient! Aux neuf gros officiels du Québec, il faut ajouter les plus petits qui poussent un peu partout (St-Hyacinthe, St-Basile), ceux hors province (Shippagan, Toronto) et ceux des écoles, et j’en passe.

14316_752272471487977_2501536089868714553_nParfois, l’équation est facile! Si le salon est jumelé à des animations scolaires payantes, on y va, le coeur joyeux. Le temps passé en séance de signature est alors compris dans le service et l’animation payée compensera le temps de non-écriture. Tout le monde est content.

Mais une nouvelle tendance est de ne même pas payer les auteurs pour les animations en salon (honte à vous, salon de Montréal et de Longueuil! En Angleterre et en France, on vous couperait vos subventions !). Alors, je ne peux m’empêcher de me demander jusqu’où doit-on aller au nom de la fameuse visibilité?

Remarquez que je ne remettrai jamais en cause la question de si je dois faire des salons! J’en ferai toujours! Entre autres parce que j’adore ça, mais aussi parce qu’en plus de permettre des rencontres extraordinaires avec les lecteurs, elles permettent de converser avec son éditeur en face à face, de se faire de nouveaux contacts précieux, de se mettre à jour sur les nouveautés sorties, et bien plus encore.

Mais chaque fois qu’un courriel rentre pour me demander mes disponibilités, c’est la guerre dans mon cerveau entre mon désir de faire tout ce que je peux pour le succès de mes livres, et la peur de ne pas utiliser mon temps efficacement.

La question n’est pas « en faire ou non? », mais bien « combien de temps y consacrer »? Elle reste, pour moi, sans réponse encore aujourd’hui.

 

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Bilan d’heure de conte

chauvesouris_newbooklfL’été achève, et mes soirs d’heure de conte (4 finalement, j’ai remplacé le maire Ferrendez un des premiers soirs du mois de juillet!) se sont terminés la semaine dernière. Si les deux premières présentations sont un peu tombées à l’eau pour cause de pluie, les deux dernières se sont faites dans la bonne humeur et la chaleur intense.

Mon thème était : les trésors de la Courte Échelle, et la maison d’édition a bien voulu m’ouvrir les portes de leur salle de montre pour que je puisse y ramasser quelques livres. Ajoutez-y une visite à la bibliothèque du Plateau, dans laquelle j’ai trouvé quelques vieux trésors enfouis, et je me suis constitué une belle sélection.

Voici donc quelques petites choses que j’ai apprises lors de cette expérience!

  • Faire la lecture à côté d’un piano public n’est pas toujours l’idéal!
  • 9782896512522Les Jiji et Pichou n’ont pas pris une ride! Les enfants l’adorent encore, et il se trouvait toujours au moins un adulte pour accueillir l’héroïne avec un sourire nostalgique.
  • Les Zuniks de leur côté, ont un peu moins bien vieilli. Leur thème révolutionnaire à l’époque (un père divorcé qui s’occupe de son enfant!!!) ne suffit plus à tenir le livre.
  • Les Plaisirs de… de Roger Paré se trouvent quelque part entre les deux!
  • Se promener dans un parc en criant pour annoncer le début de l’heure du conte demande un certain courage, mais ce n’est pas dangereux.
  • 273501aIls ont également traduit plusieurs Robert Munsch! Mon coup de cœur : Le bébé, ci-contre, qui m’a fait rire aux éclats, toute adulte que je suis!
  • Les gros coussins bines sont plus sympathiques que les estrades.
  • La limonade de la buvette, tenue par la maison de jeune du coin, est délicieuse… mais inégale!
  • Le problème avec « La clé à molette » d’Élise Gravel, c’est qu’il se trouve toujours un enfant pour le connaître par cœur et en dévoiler le punch à l’avance!
  • Lire un livre seule dans un parc sous un parapluie possède une certaine dose de charme.
  • Les tout petits, auxquels je suis moins habituée que les plus grands, demandent un énergie pas possible… mais en redonnent énormément en retour.

 

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L’heure du conte au Parc Baldwin

Petite activité d’été à faire en famille! Je serai au Parc Baldwin de Montréal trois soirs cet été pour raconter des histoires aux plus jeunes (2 à 6 ans) dans le cadre des animations de parc de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal.

Le thème: les trésors de  La Courte Échelle

Pendant une demi-heure/45 minutes, je raconterai donc spécifiquement des livres publiés aux éditions La Courte Échelle durant leur près de 40 ans de règne. J’en ai ramassé une belle pile, grâce à ma bibliothèque personnelle, à la salle de montre de la maison d’édition (que je remercie pour les prêts!) et à la bibliothèque du Plateau Mont-Royal! Je compte d’ailleurs varier les titres d’une rencontre à l’autre!  Ma sélection complète ci-dessous (j’en lirai 4-5 triés sur le volet)!

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30 juin, 28 juillet et 18 août 
À 19h
À l’estrade rouge du Parc Baldwin
(hauteur de Marianne, côté sud)

Notez que, tout au long de l’été, d’autres auteure et animateurs y seront également, avec d’autres thèmes, du mardi au vendredi, même heure, même parc!

Alors, que vous soyez un nostalgique de Jiji et son Tamanoir-mangeur-de-fourmis-pour-vrai,  un fan invétéré d’Élise Gravel,  ou simplement un curieux qui aimerait découvrir ce que La Courte Échelle a fait de mieux, c’est un rendez-vous à ne pas manquer!

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Auteurs jeunesse et vedettariat

illustration de PianoBrad sur openclipart.orgDans le dernier mois, j’ai reçu la même question surprenante de deux enfants différents. Si je ne me souviens plus très bien des mots utilisés par la deuxième, la première question m’avait frappée, et la voici dans toute son exactitude :

« Est-ce que tu es capable de faire ton épicerie? »

J’ai d’abord cru que c’était une question monétaire, mais non, elle me demandait si je pouvais vaquer à mes occupations incognito, ou si j’étais, partout, assaillie de demandes d’autographes et de selfies, comme une star d’Hollywood!

Pour toute réponse, je lui ai demandé quel était son auteur préféré (c’était Catherine Girard Audet), puis lui ai demandé si elle la reconnaîtrait dans la rue. Elle a dû avouer que non. À part India Desjardins, Brian Perro, et peut-être Annie Groovie, je ne pense pas qu’aucun auteur jeunesse québécois se fasse reconnaître en pleine rue. Nos livres sont connus, mais pas nos visages. Pour une telle reconnaissance, il faut passer à la télé en heure de grande écoute. Tout le monde en parle est possiblement le plus grand créateur de vedettes au Québec, et on ne peut pas dire qu’ils invitent souvent des auteurs jeunesse sur leur plateau.

Puis, je suis allée à Toronto, pour les prix de la forêt de la lecture. Et soudainement, tous les auteurs jeunesse étaient des vedettes! Nous devions être environ une 15aine d’auteurs Québécois et tout était en place pour que nous nous sentions spéciaux! Tout d’abord par le traitement que nous réservaient les organisateurs : transport en avion et hôtel 4 étoiles payés, cocardes spéciales pour nous identifier comme nominés, et accueil chaleureux. Une des volontaires avait même amené une valise complète de livres à nous faire signer.

Mais encore plus le traitement que nous réservaient les jeunes! Lors de la cérémonie de prix, une foule complète acclamait la présence de chaque auteur sur scène à grands cris. Dans les corridors, les têtes se tournaient, et nos noms étaient chuchotés derrière nos dos. Lors de la séance de signature, nous avons tous eut droit à des files d’attente interminables de jeunes excités d’avoir nos autographes. Il aura suffi de quelques passeurs extraordinaires pour allumer des milliers de jeunes à la lecture, et faire de nous quinze des vedettes instantanées.

On rit toujours un peu, entre auteurs, du cirque médiatique lorsqu’une vedette écrit un livre jeunesse. En revenant de Toronto, je me demande soudain si les médias ne prennent pas le phénomène à l’envers : ils pourraient eux-même transformer les auteurs jeunesse en vedettes à la place! Ça leur en ferait plus! C’est possible, je l’ai vu à Toronto.

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Victor est arrivé en librairie!

Victor 6Ça y est! Le premier livre du deuxième cycle de Victor Cordi, ainsi que le coffret des quatre premiers tomes sont arrivés en librairie vendredi dernier! Voici les liens pour les trouver en ligne, ou pour vérifier l’inventaire près de chez vous!

Victor Cordi cycle 2, livre 1 : La première attaque

Leslibraires.ca
Archambault.com
Renaudbray.com

Victor Cordi, coffret du premier cyclejaquette
Leslibraires.ca
Archambault.com
Renaudbray.com

J’ai une deuxième annonce pour vous, mais je garde le suspense jusqu’à demain! Revenez sur le blogue!

 MISE À JOUR: la surprise? Je serai en signature à la librairie Bric-à-brac samedi 2 mai de 15 à 17h! 

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Que d’excitation dans l’air!

Ça y est, c’est reparti pour de vrai! Courte Échelle a publié son communiqué de presse, ils ont remis leur site internet à jour, et les premières sorties sont annoncées! Mon Victor a d’ailleurs une place de choix dans leurs communications!

Page d'accueil du nouveau site internet!
Page d’accueil du nouveau site internet, avec Victor bien en évidence!

Mes Victors (Coffret regroupé du cycle 1 et premier livre du cycle 2) en profitent pour recevoir une date officielle de sortie : 17 avril. Mais ils ne sont pas seuls! je vous invite fortement à jeter un coup d’œil sur les autres titres qui sortent : 2 nouveaux « Petits dégoutants » d’Élise Gravel, ainsi que le troisième « Les voleurs de… » d’André Marois, bref, dont le premier tome avait été couronné par le prix des libraires. Bref, que du bon!

nouveautes copy

Les médias se sont d’ailleurs déjà emparés de la nouvelle! J’ajouterai les articles à la liste au fur et à mesure qu’ils apparaissent (billet vivant!)

Et en plus de tout ça (et du printemps!) c’est le Salon du livre de Québec cette semaine! Et après plusieurs petites présences « aller-retour » à d’autres salons, voilà que je ne fais pas une, pas deux, mais bien trois jours de signature! Vous pourrez me retrouver au kiosque de courte échelle ET de Boomerang, en plus de me voir en entrevue sur la Scène des rendez-vous littéraires en compagnie d’Anouk Lacasse, ma merveilleuse illustratrice de l’Encyclopédie du merveilleux urbain. Horaire de tout ça ci-dessous!

unnamedJeudi:
10h à 11h30 Kiosque Boomerang (152)
13h10 à 13h20 Scène des rendez-vous littéraires
13h30 à 15h30 Kiosque Boomerang (152)

Vendredi:
10h à 11h30 Kiosque Boomerang (152)
11h30 à 13h30 Kiosque La Courte Échelle (12)
15h à 17h Kiosque La Courte Échelle (12)

Samedi:
10h à 11h30 Kiosque La Courte Échelle (12)

Et finalement, j’ai bien failli l’oublier, j’enregistre un extrait de Victor Cordi Cycle 2, Livre 1: la première attaque pour Sophielit!

Fiouf! Grosse semaine en vue!

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La question qui tue

illustration de studio_hades prise sur openclipart.orgAu Salon du livre de Trois-Rivières samedi dernier, une petite d’environ 6-7 ans m’a posé la question qui tue, celle pour laquelle je suis sans réponse. Je venais de lui décrire mon Encyclopédie du merveilleux urbain, et de lui expliquer qu’il fallait lever les pieds lorsqu’on passe sous un viaduc pour ne pas qu’un Troll nous enlève un orteil, ou encore de lui décrire les amours passagères des fées d’abribus et des chauffeurs d’autobus de ville, je ne sais plus. Elle a levé vers moi des yeux remplis de toute la confiance qu’ont les petits envers les paroles des adultes pour me demander :

« Est-ce que c’est vrai? »

Je ne peux pas lui répondre que non, j’invaliderais ainsi tout mon livre dans lequel j’ai fait exprès de mettre le plus de détails pointus possible pour que le tout soit crédible.

Mais je me trouve incapable de lui dire que oui. Dans un livre, je mets tout ce que je veux, j’invente, je fabule, d’extrapole. En personne, il m’est impossible de mentir de bonne foi.

J’ai balbutié quelque chose, qui ressemble sans doute à cette chanson de Mathieu Boogaerts et Vincent Delerm que j’aime tant. Elle a paru satisfaite, je suis restée troublée.

Où se trouve la ligne entre « faire rêver » et mentir?  Entre une complicité de fantaisie et une trahison de confiance?

C’est mon mari qui m’a fourni une réponse à mettre dans ma poche pour la prochaine fois. Il m’a proposé très finement de retourner la question. Se pencher vers l’enfant, le regarder bien dans les yeux, et lui demander : « toi, qu’est-ce que tu en penses? »

Je l’essaie et je vous en reparle!

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Salon du livre de Montréal

ScreenHunter_01 Nov. 15 08.27Toujours excitant! C’est la semaine du Salon du livre de Montréal! Et j’avais trop de choses à vous dire pour ne pas en faire un billet

D’abord, Je serai sur scène jeudi matin à 11 pour présenter les peuples du merveilleux urbain à la Place Confort TD. C’est une toute nouvelle animation, d’une vingtaine de minutes, pour laquelle j’ai préparé un PowerPoint présentant six des différentes races féériques du livre, et durant laquelle, si tout va bien, je ferai mimer des scènes à quelques volontaires, et je jouerai, en grande primeur, la chanson des sirènes d’épurations à la guitare. Un gros plus, pendant que je ferai le clown sur la scène, Anouk Lacasse fera de l’art en direct à mes côtés! Ne manquez pas ça!

Je serai également en signature dans le kiosque des Éditions Boomerang (#346) pour l’Encyclopédie du merveilleux urbain. Voici mon horaire ci-dessous, et Anouk Lacasse y sera elle aussi (sauf dimanche), pour ceux qui voudraient un dessin exclusif dans leur livre!

Jeudi 20 novembre
de 12h à 13h30

Vendredi 21 novembre
de 19h à 20h30

Samedi 22 novembre
de 12h30 à 14h

Dimanche 23 novembre
de 14h à 15h30

Grosse surprise, voire coup de théâtre, les Éditions Courte Échelle auront un stand (#279), notez bien le chiffre, ça semble être caché dans un coin!)! Une collaboration entre le distributeur (Hachette) et l’Union des Écrivains du Québec (UNEQ) a rendu possible cette présence, et ils assurent que les auteurs seront payés sur toutes les ventes faites au salon.

Mes Victor seront donc disponibles, et j’y serai moi-même pour faire des signatures…

Jeudi 20 novembre
de 9h à 10h.

 Du côté de l’AEQJ, il y aura la remise du prix Cécile-Gagnon, remis pour un premier roman, qui aura lieu à l’Agora du salon mercredi le 19 novembre à 12:45. Les finalistes sont Laurence Ardouin, pour son roman Les mondes de Noum : Le cristal source publié chez Bayard Canada, Annie Dubreuil, pour son roman Les tranches de vie de Félix ( Tome 1) publié aux éditions Vents d’Ouest et Édith Girard, pour son roman Miss Solitude publié chez Soulières éditeur.

Finalement, le recueil de l’AEQJ, Malédiction au Manoir sera disponible au kiosque de Dominique et compagnie (#11). Si je ne le signe pas moi-même, puisque j’en ai été coordonnatrice et non auteure, plusieurs des auteurs impliqués signeront! Voici leur horaire :

Pascal Henrard
Lundi 24 novembre
de 9h30 à 11h30

Laurence Aurélie
Lundi 24 novembre
de 9h30 à 11h30

Manon Plouffe
Dimanche 23 novembre
de 15h30 à 17h

Étienne Poirier
Samedi 22 novembre
de 18h à 19h30

Sophie Rondeau
Samedi 22 novembre
de 9h à 10h

Julie Royer
Lundi 24 novembre
de 9h30 à 11h30

Bref, ne manquez pas cette grande fête, et au plaisir de vous y voir!

 

 

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