Archives pour la catégorie Réflexions

EXTRAIT : Le premier chapitre des chroniques post-apocalyptiques d’une jeune entêtée

Plus que trois semaines et demie avant la sortie de la suite des Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage, le 24 février, et je suis de plus en plus fébrile à l’idée que vous allez pouvoir le découvrir! Comme mise en bouche, après vous avoir montré la couverture il y a deux semaines, voici le premier chapitre en cadeau! Notez que le texte n’a pas été pris de la version finale-finale, il reste donc encore peut-être quelques coquilles. Bonne lecture!!

Vingt-neuf août
Quelque part sur la route 117

Kiara roule.

Juchée sur un vélo de montagne vert lime au siège
un peu bas pour sa taille, la jeune fille de onze ans
pédale à un rythme régulier, son regard noir fixé droit devant.
Ses cheveux courts, coupés de manière inégale,
remuent à peine dans le vent. Elle porte, comme seul bagage,
un sac à dos contenant quelques provisions, une lampe
de poche et le quatrième tome de My Hero Academia,
son manga préféré.

Kiara roule sur une route dévastée des Laurentides
en contournant les voitures renversées.

« Surtout, ne pas regarder à l’intérieur », se rappelle-t-elle.

Kiara est contente d’être partie, de bouger enfin.
La liberté la grise. Satisfaite, aussi, d’avoir choisi le vélo
comme moyen de transport. Il y avait bien une camionnette
au camp de vacances. Même si elle avait pu la conduire,
l’état de la chaussée ne lui aurait pas permis d’aller très loin.
Le vélo, lui, se faufile entre les véhicules accidentés,
saute par-dessus les fissures trop profondes de l’asphalte
et escalade les ruines des viaducs effondrés.

Tant pis pour les douleurs aux muscles,
tant pis pour les points de côté.

Même pas mal.

Ses jambes moulinent à un bon rythme.
Elle a lu, sur un panneau routier, qu’il lui restait
cent trente-neuf kilomètres à faire pour atteindre Montréal.
Elle pourrait effectuer des calculs. Estimer sa vitesse,
établir des objectifs quotidiens, planifier le nombre de jours
que lui prendra le trajet. Elle ne s’en donne pas la peine.
À vrai dire, elle s’en fout.

Qu’est-ce qu’une journée de plus ou de moins,
trois mois après la fin du monde?

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La pop culture dans les livres

J’adore lorsque les œuvres populaires sont utilisées dans les livres. Un exemple? L’omniprésence de la série Lady Oscar dans La petite et le vieux de Marie-Renée Lavoie qui, non seulement ancre le texte dans une époque particulière, mais permet d’explorer certains aspects de la personnalité de l’héroïne à travers ses réactions aux différents épisodes. Un autre? Les constantes références à Star Wars que fait le héros de Ce qu’on respire sur Tatouine de Jean-Christophe Réhel.

Pour le deuxième tome des Chroniques post-apocalyptiques, le nouveau personnage principal  a cessé d’être flou lorsque j’ai décidé d’en faire une fan de la série de mangas My Hero Academia. Soudainement, elle m’est apparue plus claire dans ses aspirations, ses doutes, dans les mensonges qu’elle se conte à elle-même. Elle traîne, dans son sac à dos, le quatrième tome de la série. Sa présence revient dans le texte, comme un ancrage, à la manière de l’appareil dentaire d’Astrid dans le premier tome.

De manière amusante, le premier tome des Chroniques post-apocalyptiques se retrouve cité dans le livre Planète Snowboard de François Bérubé, comme vous pouvez le constater ci-dessous (un gros merci à ma tante Catherine qui a découvert le tout et me l’a envoyé).

Il ne manquerait plus que Kōhei Horikoshi, auteur de My Hero Academia, parle des livres de François Bérubé pour clore la boucle. Je lui en envoie une copie?

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DÉVOILEMENT : Couverture des Chroniques post-apocalyptiques d’une jeune entêtée

Je vous en avais montré une esquisse, voici la vraie, la finale, celle de la suite des Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage. L’illustration et la mise en page sont toutes les deux du studio Kuizin; le livre sortira en librairie le 24 février (Hiiiiiiii! C’est bientôt!).

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Les tarifs de Culture à l’école (billet politique!)

Tout a commencé en 2018, par un courriel qu’Andrée Poulin m’a envoyé. Elle voulait discuter des tarifs du programme Culture à l’école, qui permet aux professeurs d’inviter des auteurs et artistes dans leurs classes.

La réalité qu’elle m’a fait découvrir ? La rémunération des auteurs dans ce programme n’a pas changé depuis 20 ans.

J’ai fouillé un peu, et découvert que la rémunération des artistes à travers ce programme est en fait de moins de la moitié de ce qu’un travail similaire vaut ailleurs dans la province, dans le pays, dans le monde.

Nous avons, évidemment, contacté l’UNEQ avec nos chiffres. Après tout, ce sont eux qui gèrent ce programme et défendent les conditions de travail des auteurs. Deux ans et demi plus tard, le gouvernement n’a toujours pas révisé le tarif.

MISE À JOUR: Nous avons envoyé le Mémoire ci-dessous à cet effet à la Consultation sur la loi du statut de l’artiste le vendredi 15 janvier, avec les 60 signatures récoltées jusqu’à présent.

MÉMOIRE RÉVISÉ TÉLÉCHARGEABLE ICI!

Nous continuons de récolter ds signatures pour envoyer le document également aux deux ministères qui s’occupent du programme (soit celui de la culture, et celui de l’éducation). 

Si vous faites partie du programme, je vous demande de lire le mémoire. Si vous êtes d’accord avec ce qui y est écrit, envoyez-moi votre nom ainsi que votre année d’adhésion au programme pour que je vous ajoute comme co-signataire.

Plus il y aura de signatures, plus le mémoire aura du poids!

P.S. Si vous n’êtes pas d’accord, si vous trouvez que le document devrait être plus ceci, ou plus cela, ou si vous avez des plaintes additionnelles à adresser au programme, je vous encourage fortement à écrire votre propre mémoire! Le message n’en sera que plus fort.

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Prédictions 2021!

Alors ça y est, 2020 est derrière nous! Demain, les enfants recommencent l’école (à distance, mais tout de même), et la vie reprend son cours. Qu’est-ce qui s’en vient pour moi dans les 12 prochains mois? Si tout va bien, de l’écriture, trois publications, et un certain espoir de retour des Salons du livre à l’automne!

Publications :
Trois de prévues au calendrier, chez autant d’éditeurs.

  • Chroniques post-apocalyptiques d’une jeune entêtée (Bayard, février)
  • Pétronille T4 : Ongle d’orteil équitable (Druide, automne)
  • La légende de Paul Thibaut (400 coups, automne)

Les trois publications seront excitantes, chacune à leur manière! Le premier livre parce qu’il est très attendu, le second parce que chaque nouveau tome ajoute une couche à la popularité de la série, et le troisième parce que c’est un ovni, et que j’adore les ovnis!!!

Dans le tiroir :
Deux manuscrits sont présentement dans les mains d’éditeurs, en attente d’une décision. Il est probablement trop tard pour qu’ils puissent sortir cette année, et il y a de fortes chances pour que je doive faire de nouveaux envois à des éditeurs pour les placer.

  • Les Abysses
  • Mon Magical girl

Auquel s’ajoute un second album déjà signé aux 400 coups, mais qui n’est prévu que pour 2022.

Écriture :
Dans un monde idéal, je publierais trois romans par année… mais pour ce faire, il faut en écrire quatre, puisque certains se perdent en chemin, ou prennent de longs détours inattendus!

  • Continuer et terminer projet Cartes postales
  • Un troisième tome de Chroniques post-apocalyptiques
  • ???? Aucune idée ????
  • Un cinquième Pétronille inc.

Je n’ai pas d’idées « dormantes » en ce moment, alors que je risque d’avoir plusieurs mois entre la rédaction des Chroniques et celle du 5e Pétronille. Il y a toujours la possibilité de devoir écrire une suite à un de mes deux manuscrits non-placés… sinon, on verra bien si un nouvel univers se présente à moi d’ici là.

Autres :
Nous sommes toujours en attende du dernier financement pour que la websérie des Chroniques devienne une réalité. Sinon, mon plus gros projet de l’année est plutôt personnel et familial : l’achat d’une maison, puisque nous avions vendu la nôtre avant de partir en France.

Bref, une année plutôt excitante, surtout avec ce fol espoir d’un vaccin et du retour à la vie normale!

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Bilan 2020

Une drôle d’année s’il en fut! J’ai passé les quatre premiers mois en Provence, pris un avion en catastrophe pour revenir au Québec, passé un mois et demi dans un AirBNB beaucoup trop petit pour y être confinés à 5, pour finalement nous réinstaller dans notre ancien quartier. Une année de transition, du moins au niveau personnel. Côté professionnel, peu de publications, mais des projets excitants dans l’air.

Publication:
Juste deux, de la même série :

Par contre, leur réception est une belle surprise! Je ne compte plus les articles et billets de blogue positifs! Plus d’un an après sa sortie, le tome 1 de Pétronille inc. est toujours bien présent en librairie. Je me permets de lui rêver une longue vie!

Écriture:
C’était parti en grand… mais la pandémie a tout chamboulé! Entre l’école à la maison, le déménagement, et les projets hors écriture (pige et autre), je n’ai pratiquement rien écrit de mars à septembre

Tout ça mis ensemble, ça ne fait pas tant de mots que ça… à peine l’équivalent d’un Victor Cordi. Pas mon année la plus productive, donc.

Autre:
Parce qu’il faut l’avouer, c’est du côté des autres médiums qu’il y a eu de l’excitation cette année! À commencer par la websérie des Chroniques, qui a reçu une première phase de financement et dont la bande-annonce a été tournée et montée. J’ai transformé une histoire qui traînait dans mes tiroirs en une chasse au trésor dans les ruelles du Plateau Mont-Royal. Finalement, il y a eu des projets dans l’air autour de deux autres de mes séries. Rien d’assez concret pour que je vous en parle ici, mais tout de même assez pour me donner l’impression que mes univers sortiront peut-être de plus en plus de leur support papier.

Comme bien des gens, je trouve plus excitant de regarder en avant vers 2021 que de me remémorer 2020! Rendez-vous donc la semaine prochaine pour les prédictions de l’année prochaine et, en attendant, passez de joyeuses Fêtes!

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Guide pour jouer à la Switch en famille

Bon, je m’excuse d’avance aux lecteurs de ce blogue qui viennent plutôt ici pour entendre parler de littérature jeunesse, mais ce que j’avais à dire sur le sujet était trop long pour une publication Facebook, et je n’ai pas trouvé de meilleure place pour le publier! Il y aura tout de même un nouveau billet plus classique d’ici lundi, promis! Pour les autres, sachez que je suis une « maman-gamer », mais aussi une autrice jeunesse. Mes publications sont ici!

Bref…

Les Fêtes arrivent et, il faut l’avouer, sans voyages, sans visites, et sans amis, les heures risquent d’être longues! Pourquoi ne pas profiter de la console qui traîne dans le salon pour s’amuser en famille? « Pas encore des écrans », vous direz? Voyez plutôt ça comme des jeux de société nouveaux genre, une manière fantastique de vous rapprocher de vos enfants et de vivre de grandes aventures/défis/rigolades ensemble, malgré le confinement!

Sauf lorsque mentionné, j’ai joué à tous les jeux avec mes propres enfants! Le tout est séparé en six catégories:

Ils sont, pour la plupart, jouables à partir de 6 ans environ. Tous (sauf 2) sont coopératifs plutôt que compétitifs, et un seul est véritablement violent, mais méritait sa place! J’ai vraiment voulu ce guide accessible à tous! Les joueurs d’expérience lèveront donc peut-être les yeux au ciel sur certaines surexplications.

 

BLOCKBUSTERS

Les jeux vidéos, un peu comme les films, se divisent en deux catégories: ceux faits avec des budgets énormes par des centaines de personnes dans des studios réputés, et ceux indépendants, faits avec des ressources limitées et beaucoup de débrouillardise. Les premiers sont plus chers, mais offrent une expérience léchée et de nombreuses heures de plaisir. Voici les incontournables coopératifs de cette catégorie.

Pour 1 à 4 joueurs

Super Mario Party

Je parlais de jeux de société, plus haut, celui-ci en est un! Chaque joueur a un pion, qui avance sur une plaque grâce à un jet de dés; on est donc en plein terrain de connaissance! La seule différence est que, parfois, les pions s’affrontent dans des mini-jeux d’adresse, de réflexes ou de chance! Les instructions sont assez claires même pour les ultra-débutants, et il est possible d’essayer chaque mini-jeu avant de s’y attaquer pour de vrai. Le jeu est compétitif, mais il y a suffisamment d’éléments de hasard pour que même les joueurs les moins habiles aient leur chance. Conseil : si vous n’êtes que trois et que l’un de vous est un débutant, mettez la difficulté du « joueur-ordinateur » au niveau le plus facile.

 

Rayman Legends

Probablement mon préféré des trois de cette catégorie! Il se joue comme les vieux Mario Bros de l’époque: il faut simplement se déplacer vers la droite jusqu’à la fin du niveau, en sautant par-dessus les trous et en évitant monstres et obstacles. Pourquoi est-il si bon, alors? Parce qu’il a une tonne de secrets à découvrir et que les niveaux sont très variés. Certains sont même basés sur des musiques connues, ce qui amène une dimension rythmique que je n’avais jamais vue avant. Attention: quelques niveaux de course-poursuite sont ardus et demandent beaucoup de persistance. Mieux vaut qu’il y ait au moins un joueur habile parmi vous, sinon préférez une des deux suggestions juste ci-dessous :

 

Super Mario Bros 3D World / Super Mario Bros U Deluxe

Mario se passe de présentation, mais sachez que ces nouveaux opus réinventent les jeux de notre enfance avec des graphismes léchés et l’ajout de la coopération à quatre joueurs. Ce sont des jeux qui sont proches de la perfection: ni trop facile, ni trop durs, toujours variés, jamais frustrants.  Si la dernière console sur laquelle vous avez joué est la Super Nintendo (SNES), commencez par le deuxième, qui lui ressemble dans sa mécanique de “toujours vers la droite”. Comme son nom l’indique, Super Mario Bros 3D World se joue plutôt dans toutes les directions et peut être un peu plus confus pour ceux qui ont une mauvaise vision spatiale (mais pas beaucoup, honnêtement).

 

Pour 1 à 2 joueurs

 

Luigi’s Mansion

Une maison hantée, un peu de réflexion, et une bonne dose d’action! On y joue Luigi, le frère de Mario, qui aspire des fantômes avec son arme-aspirateur. Malgré le thème, je dirais que ce n’est pas plus épeurant qu’un épisode de Scooby-Doo. C’est tout de même un peu plus compliqué que les jeux cités précédemment, mais l’histoire et l’ambiance y sont plus intéressantes, plus riches. Attention: il faut jouer une bonne demi-heure seul avant d’accéder à l’aspect coopératif avec le personnage de Guigi. Aussi, comme ce dernier ne meurt jamais complètement, c’est une bonne idée de le confier au joueur le moins habile des deux. Finalement, n’hésitez pas à consulter une soluce sur internet si vous bloquez, certains des fantômes nécessitent des astuces particulières pour être capturés.

 

Yoshi’s crafted world 

Autant Luigi’s Mansion ci-haut est possiblement pour un peu plus vieux (8 ans et plus?), autant celui-ci est approprié pour plus jeunes (dès 4 ans… et même!)! S’ils savent tenir une manette, c’est bon! L’univers artisanal est hyper mignon, et un mode « facile » permet de jouer sans mourir, même si notre personnage tombe dans un trou. Parfait pour une initiation aux jeux vidéo, et quand même plus intéressant pour l’adulte que de jouer aux Pet Shop sur le tapis du salon (mon opinion!).

 

Série LEGO

Je ne compte plus le nombre de jeux de cette série auxquelsj’ai joué avec mon mari! Il y en a pour tous les goûts: Indiana Jones, Harry Potter, Star Wars, Marvel et j’en passe! À ma connaissance, ils se jouent tous à deux, et suivent tous une mécanique de mondes à explorer pour trouver des trésors, avec des missions plus précises pour ouvrir les prochains niveaux. C’est le premier listé à date qui a une véritable mécanique de combat, mais la violence reste minime: les ennemis détruits redeviennent des briques éparpillées.

 

JEUX INDÉPENDANTS

Appelés « Nindies » sur la Switch, les jeux indépendants sont faits par des petites équipes, avec les moyens du bord! Ils sont beaucoup moins chers que les blockbusters (entre 10$ et 30$) et font souvent preuve d’une plus grande originalité! Les temps de jeux sont souvent plus courts, et certains jeux sont parfois un peu bancals, mais ils n’ont pas leur pareil pour surprendre le joueur et leur offrir du jamais vu!

 

Pour 1 à 4 joueurs

 

OverCooked 2

Probablement le plus connu des jeux indépendants coopératifs, et pour cause: il est aussi bon et bien réalisé qu’un blockbuster! On y incarne des cuisiniers qui doivent préparer des repas dans divers restaurants. Si ça semble simple, la réalité est toute autre, car la gestion du temps se fait à la seconde près! La seule manière de s’en sortir est de se partager les tâches dès le début (du genre “je m’occupe de la viande, toi des légumes, et un autre de la vaisselle”). Je vous recommande le deuxième opus, dont le niveau de difficulté est mieux balancé que le premier. Attention: il faut une famille qui s’entend bien, car les possibilités de chicanes (et de tirades à la Gordon Ramsay) sont élevées!

 

Octodad et Heave-Oh

Je mets les deux ensembles parce qu’ils ont une mécanique physique un peu semblable, mais surtout, qu’ils nous ont procuré le même plaisir! Sur ces deux jeux, nous avons ri aux larmes, ri jusqu’à en avoir le hoquet! Dans le premier, chaque joueur contrôle un tentacule du même poulpe, qui tente de se faire passer pour un humain dans différentes situations de la vie quotidienne. Dans le deuxième, chaque joueur contrôle les deux bras d’un bonhomme sans jambes, qui doit se balancer et s’agripper à divers obstacles pour arriver au drapeau de fin de niveau. L’avantage du premier est d’avoir une histoire à la fois touchante et parfaitement absurde. L’avantage du deuxième est de laisser un peu plus de liberté aux joueurs qui aiment se la jouer solo. Aussi, sur Heave-Oh, de l’aide est offerte automatiquement lorsque les joueurs peinent à réussir un niveau, ce qui évite bien des frustrations.

 

Lovers in a dangerous space time

Vous avez déjà rêvé d’être capitaine de l’Enterprise dans Star Trek? C’est votre chance! Les quatre joueurs contrôlent un vaisseau spatial en équipe pour voyager entre les planètes, se défendre contre des ennemis, et libérer des petites créatures prisonnières. Embauchez vos enfants comme coéquipiers, et gérez-les en demandant des canons sur la gauche, un bouclier sur la droite. Conseil : le mieux est de mettre le joueur le plus faible sur le bouclier, celui le plus habile sur la navigation (direction du vaisseau) alors que les deux autres pourront se partager entre les tourelles de tirs et les urgences.

 

Pour 1 à 2 joueurs

Le guide se veut familial, mais je dois avouer que, la plupart du temps, c’est avec mon mari que je joue coop lorsque le jeu ne permet que deux joueurs! N’hésitez pas, ça fait une belle soirée en amoureux, et ça fait changement de Netflix!

Unravel Two 

Deux petits bonhommes de laine qui se promènent en avant-plan d’un roman pour jeunes adultes (YA). C’est la meilleure définition que je peux en faire! C’est aussi un jeu vraiment coopératif, puisque les personnages sont attachés ensemble et ne peuvent franchir les obstacles autrement qu’en s’entraidant. Le voyage est intéressant, l’histoire mignonne, et les défis juste d’un bon niveau.

 

Knights and bikes

Un petit bijou, rien de moins! Très artistique, avec une histoire touchante. Un jeu dans lequel il fait bon flâner: jouer dans les flaques, nourrir les oies, personnaliser son vélo. Toute la magie de l’enfance y est encapsulée. Pas besoin d’aimer les jeux vidéo pour s’amuser. L’héroïne a autant de caractère que d’imagination, et on vit mille aventures avec elle, à la recherche du trésor de l’île. Petit conseil: si vous le jouez avec un enfant, laissez-le jouer Demelza (la rouquine), la finale n’en sera que meilleure.

 

Guns gore and cannolis (12 ans et plus)

Ça y est, le seul jeu vraiment violent de cette liste! Comme le dit le titre: il y a des armes et du sang! La violence reste “cartoon”, puisque les dessins ne sont pas réalistes, mais je ne le conseillerais certainement pas à un plus jeune. Le thème est une sorte de Chicago de la prohibition à la sauce zombies, et la mécanique est simple : tuez tout le monde, ramassez des armes, et avancez vers la droite. Pourtant, le jeu réussit à ne pas être répétitif, chaque vague d’ennemis étant bien dosée. Vous en sortiez le sourire aux lèvres, avec une énorme envie de manger des cannolis!

 

Série Trine (3 joueurs, en fait) 

Parfait pour les amateurs de Dungeon & Dragon! Un monde fabuleux (très beau!), dans lequel les trois joueurs incarnent respectivement un guerrier, un magicien et une voleuse. Chaque personnage a ses propres capacités, ce qui fait que chacun se rend utile à son tour. Les quatre titres de la série se valent, à l’exception du troisième qui est rempli de problèmes techniques (bogues) et qu’il vaut mieux éviter. Conseil: comme le magicien est presque inutile dans les combats et que ses pouvoirs sont difficiles à maîtriser, mieux vaut le donner au joueur le plus patient.

 

SPÉCIAL FAMILLES NOMBREUSES

Pendant longtemps, nous avons joué à quatre à la maison, la plus jeune étant contente de nous regarder. Mais voilà, elle a grandi, et aime bien jouer elle aussi! Voici donc deux jeux auxquels il est possible de jouer jusqu’à huit joueurs, à condition d’avoir suffisamment de manettes!

 

Runbow

Le deuxième jeu compétitif du lot! C’est un jeu de course sur des plateformes. Les joueurs doivent tenter de se rendre au bout du niveau le plus rapidement possible. Les parcours sont difficiles, alors tout le monde meurt tout le temps, mais les niveaux sont si courts qu’il suffit de quelques secondes d’attente pour jouer de nouveau! Les joueurs peuvent se nuire entre eux, c’est donc un jeu à éviter avec une fratrie qui ne s’entend pas bien, les choses pourraient mal tourner!

 

Pico Park

Un jeu de résolution de problèmes à 5 joueurs. Les dessins sont minimalistes, mais les niveaux sont amusants et variés. Ce n’est pas le meilleur jeu de la liste, mais le fait qu’il se joue à 5 nous a été précieux! C’était agréable de ne pas avoir à se passer la manette pour jouer chacun son tour. Il est très accessible, aussi! La plupart des niveaux ne demandent aucune autre habilité qu’un peu de réflexion. Si un jour ils sortent des niveaux supplémentaires, je serai la première en ligne pour les acheter !!

 

 

JOUEZ BLEU! 

Dans le milieu littéraire, « lire bleu » est le cri de ralliement pour consommer des livres québécois! Je l’utilise donc ici pour mettre en valeur quelques jeux faits au Québec! On entend souvent parler d’Ubisoft, mais le Québec regorge de studios indépendants qui font de petites merveilles! En voici trois qui, en plus d’être québécois, peuvent être joués à deux!

 

SpiritFarer

Comme Knights and Bikes, celui-ci est un petit bijou de beauté, et surtout de bonté! Après tout, c’est rare qu’un jeu nous offre une fonction « faire un câlin ». On y remplace Charron pour amener les âmes des morts à leur repos. Plutôt que de suivre un cours d’eau, on explore un océan entier en naviguant d’une île à l’autre. En chemin, on apprend à connaître nos passagers, on les aide à faire la paix avec eux-mêmes ou avec ceux qu’ils laissent derrière, on les nourrit, on leur construit des abris. Je suis émue aux larmes chaque fois qu’un de mes passagers me quitte. Je joue à celui-là en solo, mais ma plus jeune prend parfois la deuxième manette pour contrôler le chat qui accompagne le personnage principal. Elle ne peut faire avancer l’histoire, mais peut tout de m’aide m’aider en arrosant le jardin et en tondant les moutons, ce qui me donne l’excuse de vous parler de cette merveille dans mon guide coop!

 

Super Chariot

J’ai joué à celui-ci il y a longtemps! Comme Unravel Two, il nécessite un véritable travail d’équipe, puisque les deux personnages doivent déplacer un chariot ensemble à travers de nombreux niveaux! Je me souviens qu’on s’était bien amusés, il mérite donc certainement votre considération!

 

Shovel Knight

Confession: je n’ai pas joué à celui-ci! J’ignore même s’il permet la coopération à quatre ou seulement à deux joueurs, mais nulle liste de jeux coopératifs ne peut être complète sans l’y ajouter! Québécois ou non, il est, avec Overcooked, un des jeux coopératifs indépendants les plus réputés! Je vous encourage donc à aller voir la bande-annonce sur la Switch, et, si jamais vous le jouez, à revenir me dire ce que vous en avez pensé!

 

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Tendance littéraire: les portes

J’en suis cette année à mon troisième livre sur le même thème, et tous les trois ont mérité des 5 étoiles sur Goodreads! Ils parlent tous de portes qui s’ouvrent vers un autre monde. En anglais, il y a même une expression pour définir le genre: Portal Fantasy. Victor Cordi fait sans doute partie du genre. Pourtant, les trois que j’ai lus ont une particularité (autre que de m’avoir plu): les portes elles-mêmes ont plus d’importance que le monde par lequel on y accède. Elles sont l’obsession du héros, le sujet même du livre.

J’ai personnellement passé ma jeunesse à chercher une porte semblable, poussée par la lecture des Chroniques de Narnia, comme les jeunes de la nouvelle génération passent la leur à espérer une lettre de Hogwart. C’est l’évasion ultime, à portée de main, et pourtant si difficilement accessible. Voici mes trois lectures, par ordre de difficulté. Ils sont tous en anglais, je m’en excuse! Je lis pourtant de plus en plus en français, mais rien à ce jour qui entrait dans cette tendance.

Wayward Children, Seanan McGuire

Une série de cinq romans (bientôt sept), tous très courts, et plutôt du côté du “jeune adulte”. Lecture facile, donc. Le concept est brillant: une école qui accueille des adolescents ayant un jour quitté notre monde par une porte magique, puis en sont revenus. À jamais changés, ils vivent désormais en attente de retourner à cette autre vie dans laquelle ils étaient des héros mythiques, inconsolables.

J’aime que chaque monde y soit différent, j’aime aussi toute la représentativité, l’ouverture d’esprit, qu’on y retrouve. La série est, par contre, inégale. Certains tomes frôlent la perfection (Tome 4, In an Absent Dream, le meilleur du lot), d’autres semblent avoir été écrits sur un coin de table (tome 3: Beneath the Sugar Sky, qui tombe à plat). Ne laissez pas cette faiblesse vous refroidir! Vous pouvez même commencer par le premier, et passer directement au 4e, pas de soucis.

 

The ten thousand doors of January, Alix E. Harrow
Coup de foudre littéraire: je suis tombée en amour avec ce livre dès les premières phrases, que voici:

“ When  I was seven, I found a door. I suspect I should capitalize that word, so you understand I’m not talking about your garden – or common variety – door that leads reliably to a white-tiled kitchen or bedroom closet.

When I was seven, I found a Door. There — look how tall and proud that word stands on the page now, the belly of that D like a black archway leading into white nothing.”

J’en ai eu des frissons, j’ai su tout de suite que ça serait un livre important pour moi, et le reste ne m’a pas déçue. Une fois terminé, je l’ai serré contre mon cœur, les yeux pleins d’eau, l’esprit rempli des personnages rencontrés. Je ne vous en dis pas plus, de toute manière, si le mini-extrait ne vous a pas donné envie de le lire, vous pouvez passer ce billet de blogue au grand complet.

 

The starless sea, Erin Morgenstern
Certains reconnaîtront peut-être le nom de l’autrice, c’est elle qui nous a offert le fabuleux Cirque des rêves (Night Circus), dont j’ai déjà parlé sur ce blogue. J’ai mis la couverture en français, puisqu’il a été traduit!

Cette fois-ci, c’est du costaud, que je ne recommande qu’aux grands, grands, rêveurs! Le monde y est plus bizarre, la structure plus déconstruite, le fil narratif plus inhabituel. On y découvre cette fois une société secrète vouée à la sauvegarde d’histoires, de livres, de portes. Encore une fois, l’autrice y conjure des images à couper le souffle, des paysages que l’on serait prêt à tout pour contempler, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie.

 

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Nouveau projet : Cartes postales

C’est un projet qui me trottait en tête depuis longtemps, mais cette semaine, avec la réception d’une bourse du CALQ pour le réaliser, ça devient plus officiel!

Il est trop tôt pour vous le décrire en long et en large, mais comme j’écrirai bientôt mes bilans de l’année 2020 et prédictions de l’année 2021, j’avais envie d’au moins vous le présenter sous son nom de code : cartes postales, histoire que vous sachiez de quoi je parle lorsque je le mentionne.

Qu’est-ce que je peux en dire, sinon ?

  • Que ce sera un album, et non un roman.
  • Que ce sera un hybride fiction / documentaire.
  • Qu’il va nécessiter beaucoup de recherche, ce qui me sort joyeusement de ma zone de confort!

Je ne sais pas à quel point je réussirai à avancer avant les Fêtes; ce n’est pas le genre d’album que l’on peut écrire en deux-trois séances. Surtout, entre les animations scolaires qui ont repris et les pédagogiques supplémentaires des enfants, les journées d’écriture se font rares!

Je profiterai peut-être des vacances des fêtes pour faire quelques lectures, ça sera déjà ça de pris! Et je vous le décris plus en détail lorsqu’il sera plus proche de sa ligne d’arrivée!

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Écrire compliqué, un péché de jeunesse

J’ai lu cette semaine un roman qui m’a rappelé une erreur de mes débuts : penser que, pour bien écrire, il faut faire compliqué. Des phrases tarabiscotées, des mots inutilement soutenus, de longues métaphores à toutes les deux phrases, autant de péchés de jeunesse dont je me suis rendue coupable lors de l’écriture de mes premiers manuscrits.

Manque d’expérience, intention sincère, mais mal placée.

C’est drôle, quand on y pense, cette fausse impression qu’il faut enjoliver pour bien écrire! Serait-ce parce qu’on ressort de l’école avec l’impression qu’il faut écrire comme un poète des lumières pour être pris au sérieux? Les bons auteurs modernent manient la langue avec brio, avec originalité, mais rarement avec excès.

C’est n’est qu’avec le temps et l’expérience que j’ai appris à épurer : retirer les adverbes inutiles, trouver le mot juste pour remplacer une longue expression, doser le vocabulaire pour ne pas sortir le lecteur de sa scène d’action.

Un exemple?

Dans le livre en question, lors du constat d’un meurtre, il est question d’une : « tache rouge et visqueuse qui semble être du sang ». C’est tout à fait le genre de phrases que j’aurais écrit à l’époque. Aujourd’hui, j’écrirais simplement : « une tache de sang ». Si ça en est, inutile de dire que ça y ressemble! (À moins que ça ne soit une tentative de tromper le lecteur ce qui est une tout autre histoire.)

Je n’ose même pas ouvrir mon premier roman pour voir tout ce que je changerais si je l’écrivais aujourd’hui! Il serait sans doute un bon 20% moins long, juste à force d’en simplifier les phrases!

Définitivement, je n’ose pas.

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