Grande annonce : je signe chez la Courte Échelle!

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Lundi 15 août 2011 06:05

Je vous avais glissé un mot de la rencontre avec l’éditrice mais j’ai eu cette semaine la permission d’en dévoiler un peu plus!

La Courte Échelle a accepté mon nouveau projet de série. Il s’agira d’une série de romans d’aventure pour les 9-11 ans. Environ huit tomes sont prévus! J’avais déjà également glissé un mot sur la petite place spéciale qu’il y a dans mon cœur pour cette maison d’édition! Il faut dire que, dans ma jeunesse, la Courte Échelle était presque la seule maison d’édition à faire du jeunesse québécois. Ou du moins la seule dont les enfants retenaient le nom!

Nul besoin de dire que j’en suis très excitée!

Quelques significations intéressantes de cette nouvelle :

  • - Le porte-à-porte au Salon du livre de Montréal continue de porter ses fruits, puisque c’est là que le contact avec l’éditrice jeunesse de la Courte Échelle s’est établi
  • - Par extrapolation, les médias sociaux sont fort utiles, puisque c’est grâce à un contact virtuel que j’ai obtenu la rencontre au Salon du Livre.
  • - Il est absolument possible de trouver un éditeur sans avoir un manuscrit complet!
  • - À partir de 2012, je devrais réussir à publier entre 3 et 5 livres par année, le chiffre nécessaire selon moi pour réussir à vivre de l’écriture jeunesse au Québec.

Et dire que, à huit mois de grossesse, je n’ai même pas le droit de sabrer le champagne! Quelle perte!

Ne plus attendre de téléphone.

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Dimanche 17 juillet 2011 19:26

J’ai récemment réalisé qu’il y a maintenant plus d’un an que j’attends un téléphone. En fait, pas un seul téléphone, mais voilà un an non-stop que j’ai toujours au moins un projet qui me tient à cœur et qui est dans les mains d’éditeurs divers.

Tout d’abord, il y a eut mon roman pour les tout –petits, parti en mars 2010.  et depuis placé aux Éditions du Phoenix.

Ensuite, l’album illustré qui a commencé son voyage au Salon du livre de Montréal   pour aboutir six mois plus tard chez Boomerang.

Puis finalement, la nouvelle série de roman d’aventures pour les 9-11, pour laquelle j’avais décidé de ne faire qu’un plan et trois chapitres,  et qui s’est trouvé un éditeur la semaine dernière. (je vous dévoilerai qui lorsque ce sera signé!)

Ce qui met fin à une année (et plus!)  intense (et plus!) de développement.  Mon assiette est bien pleine; plus question de penser à de nouveaux projets! Surtout, je peux recommencer à entendre le téléphone sonner sans que ma première pensée soit : « et si c’était un éditeur? » À bien y penser, si c’est un éditeur qui m’appelle, ce sera désormais plutôt pour me rappeler à l’ordre sur mes livrables!

Je suis mieux de m’y mettre!

 

P.S. il reste bien mon conte de Noël en rime envoyé en France au printemps  mais les chances sont si minces, et les délais si longs, que je réussis très efficacement à ne pas y penser!

Ne m’appelez plus Perrette!

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Dimanche 10 juillet 2011 14:32

J’ai toujours eu des tendances « Perrette et le pot au lait » , soit celle d’imaginer des retombées extraordinaires à la moindre porte qui fait mine se s’entrouvrir. Par exemple, à peine étais-je inscrite en scénarisation cinématographique dans la vingtaine que je peaufinais déjà mon discours pour les oscars. Que voulez-vous, j’ai le rêve facile!

Évidemment, le métier d’auteur est rempli de petits espoirs qui alimentent ce genre de fabulations grandioses! Avant même la sortie d’un premier tome, qu’on rêve d’entrevues et de réimpressions à n’en plus finir! Dès la première séance de dédicace programmée, on imagine de longues files d’attente remplies de fans enthousiastes!

La réalité est tout autre : délais interminables, longues heures à une table vide, parutions repoussées pour raisons diverses, chèques de droits d’auteurs faméliques, couverture média inexistante, la route est longue, comme dirait l’autre.

La goutte d’eau est apparue cet hiver, alors qu’un éditeur (un gros éditeur), très TRÈS enthousiaste, m’a rencontrée à trois reprises pour vanter les mérites d’un de mes projets, et m’encourager à lui proposer quelque chose d’encore plus ambitieux. Des phrases comme « la promotion te prendra beaucoup de ton temps », « rarement vu quelque chose d’une telle qualité sortir du Québec », et « publication internationale » ont, évidemment, enflammé mon imagination! Pourtant, aucune offre concrète n’a suivi : adieu veau, vache, cochon, couvée.

C’est pourquoi lorsque, la semaine dernière, un autre éditeur important m’a demandé de le rencontrer pour un café, je n’y suis allée qu’avec extrême prudence. Pas de grande envolée imaginaire cette fois-ci.

Et même maintenant que le meeting s’est conclu sur un « oui » tout ce qu’il y a de plus concret, je réussis, de manière surprenante, à me concentrer sur la tâche à accomplir (soit deux manuscrits pour avril) plutôt que sur le résultat espéré (soit vivre de ma plume d’ici trois ans).

Perte d’enthousiasme? Pas du tout! Je dirais plutôt maturité durement gagnée!

 

Les parents, ces empêcheurs d’écrire en rond!

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Lundi 6 juin 2011 21:05

J’ai légèrement touché au sujet dans mon billet sur les « Que sont les héros adultes devenus? » , mais le sujet méritait une deuxième visite : le plus gros problème avec les protagonistes enfants, c’est qu’ils ont des parents. Il fut un temps ou le problème était mineur, mais imaginons une scène du Cluc des cinq ou de la Patrouille des castors dans notre monde d’aujourd’hui :

Les quatre enfants sont assis dans la chambre de l’aîné. Ce dernier, tout excité, tient une lettre dans sa main droite.

— Le vieux monsieur que nous avons aidé l’année dernière lors de l’affaire des contrebandiers nous invite dans le sud du pays pour les vacances!

— Yé! S’exclament les trois autres.

Attirée par le chahut, une tête maternelle passe par l’entrebâillement de la porte et s’enquiert de la nouvelle. Son fils s’empresse de lui faire connaître leurs plans pour les grandes vacances.

— Il n’est pas question que vous alliez passer ne serait-ce qu’une seule journée chez ce vieux pervers! lui répond sa mère. De toute manière, vous savez bien que vos vacances sont déjà planifiées à l’heure près, entre les camps de jours et les quelques semaines de vacances dans un chalet, ou nous nous assurerons que vous n’êtes jamais hors de vue d’un adulte responsable!

Fin de l’aventure!

 

Sans blague, regardez bien l’image tirée du film « Stand by me » en haut à gauche du présent billet, et demandez-vous combien d’enfants modernes ont eu le loisir de suivre une voie ferrée à pied? Alors, imaginez maintenant, le casse-tête, pour un auteur, de rendre crédibles des centaines de pages d’aventure chez ces enfants sous constante surveillance!

 

Plusieurs solutions s’offrent aux auteurs :

- Changer d’époque ou d’univers, les années cinquante, par exemple, semblent jouir d’une toute nouvelle popularité dans le roman jeunesse! (Flavia De Luce,  The apothecary)

- Faire de la mort des parents l’élément déclencheur de l’histoire (A series of unfortunate events, 39 clues)

- Faire du sauvetage des parents l’objectif de l’aventure (Celtina, Tobi Lolness)

- Offrir à l’enfant des parents en voyage d’affaires constant (Ottoline, Lys)

- Ou mettre en scène des orphelins, tout simplement. Les exemples étant si nombreux, qu’il m’est complètement inutile d’en citer un ou deux. J’en suis moi-même coupable avec Terra Incognita!

 

Mais il faut garder en tête que les auteurs ont une deuxième grande motivation pour se débarrasser des parents : tant qu’ils sont là, le sens du danger chez l’enfant est amoindri! Comment un jeune héros peut-il être dans un danger réel alors qu’il lui suffit d’aller tout raconter à papa et maman pour que ceux-ci prennent son problème en charge. Donc, même avec des parents qui seraient hyper permissifs, il faut aussi que l’auteur justifie que l’enfant ne leur délègue pas la résolution du problème. Pour que le danger soit réel, ce recours doit être non disponible.

 

Bref, pour que l’enfant devienne héros, le parent doit être mis de côté, d’une manière ou d’une autre.

Petit voyage au royaume de l’édition américaine

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Lundi 16 mai 2011 19:23

La semaine prochaine, je serai à New York à l’occasion du Book Expo America (BEA pour les intimes). Cet événement ne s’adresse qu’aux membres de l’industrie, soit les éditeurs, les libraires, les bibliothécaires et les auteurs publiés (ISBN à l’appui). De ce que j’en comprends, c’est un peu comme la « journée Prologue », donc une grande occasion pour les éditeurs de montrer leurs nouveautés aux libraires, mais sans restriction de distributeur. Je n’ai pas réussi à trouver le nombre d’éditeurs qui auront leur kiosque à l’intérieur du salon, mais le plan numéroté prend l’ampleur d’une ville! Les souliers confortables seront de mise!

 

Pourquoi aller au BEA?

Tout d’abord, évidemment, pour les livres! On trouve parfois le salon du livre de Montréal impressionnant de par sa grosseur, alors imaginez quatre fois la surface avec dix fois moins de visiteurs! Le paradis, non?

Ensuite, pour les conférences! De nombreux auteurs sont présents pour parler de leur art, et les auteurs jeunesse ne sont pas laissés pour compte! Voyez l’horaire que je me suis fait à la fin de ce billet.

Mais la véritable raison est une mission exploratoire. Comme au Salon du livre de Montréal, je compte bien me balader porte-folio sous le bras et cogner à quelques portes pour voir ce que les éditeurs américains pensent de mon dernier projet. Je n’ai pas ici d’espoirs de vente de droits, après tout, un salon complet en marge du hall d’exposition a pour titre « Internation rights and business center », malheureusement hors limite pour les simples auteurs comme moi, est le véritable endroit où ces transactions auront lieu. De plus, mon projet, soit celui que je viens de signer avec Boomerang, n’est qu’à l’étape d’ébauche, et possiblement pas assez achevé pour être vendu. L’idée est plutôt de prendre le pouls, d’établir quelques contacts, d’échanger des cartes d’affaires, bref, c’est un investissement à long terme.

Mon seul regret? Rater le « déjeuner des auteurs jeunesse » qui a malheureusement lieu le mardi, et qui aurait été, pour moi, une merveilleuse opportunité de rencontres et de réseautage. Une autre année, peut-être!

J’aurai mon ordinateur à ma chambre d’hôtel, si les dieux du Wi-Fi gratuit sont avec moi, je devrais pouvoir vous tenir informé de cette grande aventure!

 

HORAIRE PRÉVU

Voici les conférences auxquelles j’aimerais bien assister.

10:30AM – 11:00AM: YA Buzz Author, Bill Willingham

Je connais surtout Bill Willingham comme scénariste du “comic book” Fables, que je suis avidement depuis ses débuts. C’est un conteur naturel, avec un imaginaire avec lequel je m’identifie beaucoup, surtout dans son mélange de contes classiques et de réalités modernes. Il vient tout juste de publier un livre pour jeune adulte, et j’ai bien hâte d’entendre ses opinions sur cette forme d’écriture.

 

11:30AM – 12:00PM: Magic and Myth for Modern Middle-Grade Readers

Avec: Carson Ellis, Colin Meloy et Lauren Oliver

Je connais moins ces trois auteurs, mais le sujet, lui, tombe parfaitement dans mes cordes! Middle-Grade, si je ne m’abuse, est pas mal notre équivalent des 9-11, mon public cible de prédilection, alors que la magie et les mythes ne sont jamais très loin de mon esprit lors de la conception d’histoires. Je note tout de même que Carson Ellis a travaillé avec Lemony Snicket, que j’adore, sur un album illustré intitulé « the composer is dead ».

 

12:00PM – 2:00PM: Dear Bully

Avec: Megan Kelly Hall, Mo Willems, et Maryrose Wood,

Il est possible que la nécessité de me nourrir à un moment donné ne me fasse manquer une partie de cette conférence, ce qui serait bien dommage. Si le sujet me laisserait habituellement de glace, il s’adonne que le « bullying » est un des thèmes du cinquième Terra Incognita que j’ai commencé à écrire le mois dernier. Mais surtout, Mo Willems est l’auteur de l’incomparable album « Ne laissez pas le pigeon conduire le bus », mon plus gros coup de cœur de l’année côté album illustré!

 

2:00 – 3:15 pm: BEA (Middle Grade) Editors Buzz

Voici la description officielle de cette conférence : “Insightful and passionate, this intimate editorial exchange will provide you with an editor’s perspective on some of the fall’s new Middle School discoveries and potential breakouts.” Possiblement la plus “publicitaire” des conférences à laquelle j’ai envie d’assister, elle me permettra de voir ce qui se fait dans mon créneau sur les autres marchés, toujours intéressant!

De l’amour de l’industrie littéraire pour les vedettes de l’écran

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Jeudi 21 avril 2011 11:17

Petite question rapide pour vous : qu’ont en commun Jane Fonda, John Lithgow, Jane Lynch et Michael Moore? Si vous avez répondu « ils ont écrit un livre », vous avez gagné!

Quoi? Ce n’était pas votre première réponse? Et pourtant, tous ces individus feront parti d’un grand événement littéraire, soit le « Book Expo of America », BEA pour les intimes, le mois prochain à New York, ils sont mis de l’avant dans une série de conférences qui, je cite, a l’ambition de « highlight a handful of selected major authors ». Major authors, rien de moins! Pourtant, ils qualifieraient plutôt de “major celebrities who just happen to have written books”, non?

Le phénomène de préférer une célébrité ayant écrit un livre plutôt qu’un écrivain ayant réussit à gagner une certaine notoriété n’est pas un phénomène nouveau. On le retrouve dans les listes d’invités aux émissions culturelles, sur les estrades de salon du livre, et même dans les (rares) pages de critiques littéraires des médias de tous acabits. Dans tous ces cas, on peut toujours tenter de trouver des excuses du genre « tous les moyens sont bons pour amener les gens à la lecture »,  « oui, mais c’est ça que les gens veulent » et autres platitudes du genre. Mon problème avec le BEA, c’est qu’il ne s’agit pas d’un Salon du livre ouvert au public, mais bien d’un événement ciblant uniquement les membres de l’industrie : éditeurs, critiques, libraires et auteurs publiés en seront les seuls visiteurs. S’il existe, dans le monde, une seule foule plus excitée à l’idée d’entendre parler Michael Connelly que de voir Brad Pitt en bobettes, il s’agit bien de celle-là!

Si même l’industrie, à l’interne, cède à l’éblouissement de la célébrité télévisuelle et cinématographique, c’est que le mal est profond, et que les auteurs « ordinaires » ne sont pas sortis de l’auberge.

Ces livres que je m’acharne à terminer de lire.

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Dimanche 17 avril 2011 19:21

Il y a deux attitudes complètement différentes qu’il est possible d’adopter lors de la lecture d’un livre qu’on ne trouve pas très bon. Certains le laisseront en plan sans aucun remords en se disant que « la vie est trop courte », alors que d’autre termineront tant bien que mal le navet. Je suis de la deuxième catégorie, et alors que je viens de terminer non pas un, mais deux livres du même auteur alors que l’ennui s’était installé quelque part entre les pages 30 et 50 du premier des deux, je ne peux m’empêcher de me poser la question à moi-même : pourquoi donc terminer un livre que l’on n’aime pas?

 

J’en suis arrivée à deux réponses. Premièrement, parce que je suis d’un naturel très optimiste, qui me pousse à penser que le livre va s’améliorer, mieux encore, que la fin en vaudra la peine. Ça c’est déjà vu : un livre moyen avec une fin extraordinaire, mais je dois avouer que l’inverse, soit un très bon livre dont la fin est décevante semble un phénomène plus courant.

 

Deuxièmement, une curiosité dévorante qui me rend insupportable l’idée de ne pas savoir comment le tout va terminer. Je ne sors jamais d’un film au cinéma et n’arrête jamais un visionnement de DVD en plein milieu pour les mêmes raisons. Ne pas savoir m’empêche de dormir. Le pire que j’ai fait ? J’ai lu le dernier tome des Orphelins Baudelaire sans même avoir lu les tomes 4 à 12, juste pour voir comment ça finissait.

 

Et vous, finissez-vous toujours les romans que vous commencez?

Les jeunes lecteurs : public éphémère.

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Mardi 5 avril 2011 09:54

 

J’ai certains auteurs fétiches que je suis depuis des années : Robin Hobb depuis 7 ans, Gregory Maguire depuis 10,  Guy Gavriel Kay depuis 20, etc. Dès que leur nouveau roman sort, peu importe les critiques, je l’achète, je le lis, et j’attends impatiemment la suite. Je suis une lectrice fidèle.

 

Qu’en est-il de la fidélité des jeunes lecteurs? Tout d’abord, ils sont habituellement fidèles à une série plutôt qu’un auteur. À preuve, ils dévorent les Geronimo Stilton sans être embêté par le fait qu’ils sont tous écrits par des auteurs différents, et n’ont pas nécessairement suivi Bryan Perro lorsqu’il a troqué Amos D’arragon pour Wariwulf.  Premier problème.

 

Deuxième problème : leur fidélité ne dépasse pas les limites de leur âge en tant que public cible. Prenez ma série Terra Incognita, qui est pour les 9-11 ans. J’ai vu des adolescentes de 13 ans passer devant mon kiosque et s’exclamer : « Wow! Je l’ai lu ce livre-là, j’avais super gros aimé! ». Lorsque je mentionne qu’il y a maintenant deux suites, elles me dévisagent l’air de dire : « Es-tu folle, c’est pour les bébés! ».

 

D’un côté, là est notre travail! Les auteurs jeunesse doivent aider les jeunes à passer à autre chose. Nous construisons des ponts entre l’album illustré et le roman « tout court ». Une fois que notre lecteur ouvre un Balzac, un Auster, même un Crichton, on peut considérer que notre « job est faite »!

 

J.K. Rowling a contourné le problème d’une manière absolument audacieuse en faisant vieillir non seulement ses personnages principaux, mais en offrant également des thèmes, un ton, et une quantité de texte s’adressant à un public de plus en plus âgé. Ainsi, il est possible d’offre à un enfant un Harry Potter à tous les ans à partir de 9 ans, et qu’il y trouve toujours son compte, année après année.

 

Remarquer tout le travail n’est pas perdu pour autant! Les médias, bibliothécaires et libraires, eux, y sont pour longtemps et se souviennent des noms des auteurs. Une carrière d’auteur jeunesse se « bâtit » donc de la même manière que celle des autres… avec la différence que les lecteurs ne font que passer.

 

Le DPP expliqué aux non-auteurs.

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Lundi 28 mars 2011 11:05

Ceux qui, parmi vous, suivez des auteurs sur Twitter et Facebook, avez pu voir, vers la fin du mois de février, des messages joyeux annonçant l’arrivée du DPP. Mais qu’est-ce que ce drôle d’acronyme?

 

Une amie à moi m’avouait se sentir parfois coupable vis-à-vis des auteurs de prendre leurs livres à la bibliothèque plutôt que de les acheter. Si ça vous est déjà arrivé, rassurez-vous, le DPP, ou Droit du prêt public, est justement une compensation monétaire versée aux auteurs pour la présence de leurs livres dans les bibliothèques publiques. De plus, de manière surprenante, cette compensation est assez élevée. Elle peut facilement jouer dans les 3 chiffres pour un seul roman, et plafonne à 3000$ pour les auteurs ayant publié de nombreux ouvrages.

 

En fait, le calcul se fait sur un échantillonnage d’inventaire de 6-7 bibliothèques. L’auteur recevra un montant pour chaque livre trouvé dans cet inventaire, majoré selon le nombre d’année depuis la sortie du livre. Donc, si votre geste de prendre le livre à la bibliothèque ne compense pas l’auteur directement, vous pouvez tout de même « louer » sans aucune culpabilité, la seule présence de l’ouvrage sur la tablette indique que l’auteur a probablement été rémunéré.

AJOUT: Tel que suggéré par @Anouk dans les commentaires, demander à votre bibliothèque locale d’acheter le livre d’un auteur québécois que vous aimez bien est possiblement le plus beau geste que vous puissiez faire pour lui!

Remarquez, un achat… c’est bien aussi!!!

Entre deux manuscrits

Posted by Annie Bacon | Réflexions | Vendredi 25 mars 2011 10:04

Voici la situation : J’ai terminé tous mes manuscrits en cours, envoyé tous mes projets futurs à des éditeurs, et mon prochain projet prévu ne sera « greenlighté » que la semaine prochaine. Trop tard pour commencer tout de suite, mais trop tôt pour commencer autre chose. Aucun contrat à terminer, aucun enfant à soigner, une journée qui aurait été parfaite pour écrire.

La question se pose donc : que fait un auteur entre deux manuscrits?

  • Est-ce qu’il repose son esprit fatigué à l’aide d’une grosse sieste et de quelques heures de jeux vidéo?
  • Est-ce qu’il ressource sa créativité vidée en allant au cinéma ou en batifolant dans les champs?
  • Est-ce qu’il analyse le milieu littéraire en passant à travers quelques bouquins?

 

Et non!

 

Il fait DU MÉNAGE!

 

Ce même ménage qui a été remis à plus tard de trop nombreuses fois sous prétexte qu’il y avait des manuscrits à terminer, du développement à faire, des contrats à livrer et des enfants à soigner!

 

*Gros soupir*

 

J’y retourne.

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