Le grand oublié des éditeurs canadiens-anglais!

Mon mari est un lecteur du Globe and Mail. Une fois par trimestre, il reçoit donc le Montreal Review of Books, un encarté qui couvre la littérature anglophone. Puisque c’est une publication Montréalaise, elle offre une belle place aux traductions québécoises. Je suis toujours surprise (et fière!) d’y voir des livres écrits par d’autres auteurs de ma province.

D’ailleurs, juste en allant voir leur site pour écrire ce billet, j’ai reconnu le nom de J.D. Kurtness dans la section fiction, celui de Pascal Girard en bande dessinée, et ceux de Mélanie Perrault, Marion Arbona,  Isabelle Arsenaut, Fanny Britt, Katia Canciani, Guillaume Perrault et bien d’autres en littérature jeunesse.

Mais récemment, quelque chose m’a frappée : on retrouve des romans de fiction, de la bande dessinée, et beaucoup, beaucoup d’albums traduits. Mais jamais des romans jeunesse.

À bien y réfléchir, je ne connais qu’un seul roman jeunesse québécois traduit au Canada anglais : La plus grosse poutine du monde, d’André Poulin, gagnant du prix du Gouverneur Général en 2013. À ma connaissance, aucun des autres lauréats de ce prestigieux prix canadien n’a été traduit en anglais depuis. Le gagnant de l’année dernière, Les avenues, de Jean-François Sénéchal, a bien été traduit… mais en italien.

Deux solitudes? Non, puisque cette indifférence face à l’autre fonctionne à sens unique. Les éditions La courte échelle traduit les romans de la romancière jeunesse canadienne Susin Nielsen dès leur sortie. Scholastic traduit ceux de Kenneth Oppel depuis des années. Les éditions Petit Homme nous offrent un roman jeunesse de Owen Laukkanen pour la rentrée.

Remarquez que je n’ai pas la fibre journalistique. Je n’ai pas fait de grande étude du marché ni contacté les éditeurs pour vérifier ce que j’avance dans ce billet. Je serais la première contente de découvrir que j’ai tort et que j’ai oublié des dizaines et des dizaines de traductions.

En attendant, je reste avec l’impression d’une opportunité manquée pour les éditeurs anglophones, qui, si j’ai bien compris le dernier article du Globe And Mail, auraient bien besoin d’un peu de vent dans leurs voiles.

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