Archives pour la catégorie Rats

Parution Prise deux!!!

Sammy Sans-Def, bien entouré à la librairie Port de Tête
Sammy Sans-Def, bien entouré à la librairie Port de Tête

Cette fois-ci, ça y est! Deux semaines après vous l’avoir annoncé, le Soutermonde est finalement bien arrivé en librairie.

Fiouf! L’attente fut longue!

Pour un auteur, c’est un peu comme si vous disiez à un enfant que Noël était peut-être aujourd’hui… puis que vous repoussiez d’une journée à la fois durant 14 jours!

Et le pire, c’est que, dans les faits, deux semaines de plus ou de moins ne changent pas grands choses! Les critiques ne sont pas encore sorties, les publicités non plus, et ce n’est pas comme si ce retard nous faisait rater une grosse date importante, comme le début du shopping de Noël ou le 12 août!

Le seul véritable dommage collatéral sont mes petits nerfs! Ils vont s’en remettre!

Côté distribution, certains libraires ont été frileux (1-2 copies), mais d’autres magnifiquement enthousiastes avec de belles piles (6+) qui vous y attendent! N’hésitez pas à consulter les inventaires en ligne avant de vous déplacer, à le faire commander s’il n’y est pas, et envoyez-moi des photos si vous le voyez!

Ma prochaine parution ira à septembre prochain… il faut bien que je savoure celle-ci un peu!

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Une mise en page qui frappe!

Il y a longtemps que je m’intéresse aux différentes stratégies pour rendre les romans intermédiaires intéressants pour les lecteurs qui hésitent à passer de l’album au roman. J’en ai déjà parlé dans les billets suivants, datant respectivement de 2010 et 2014 :

Dans le gardien des soirs de bridge, les mots inventés et noms de personnages étaient écrits dans une autre typographie lors de leur première apparition, pour faciliter leur  repérage. Mon éditeur de chez Bayard a poussé plus loin l’idée d’utiliser les jeux de typos pour aider la compréhension, en offrant son propre lettrage à chaque nom propre tout au long du roman.

Ça donne ceci :

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Une fois parti, il s’est également amusé à y ajouter quelques effets en lien avec le texte…

ScreenHunter_02 Sep. 30 08.07 ou: ScreenHunter_03 Sep. 30 08.07

ou encore: ScreenHunter_04 Sep. 30 08.09

Je dois vous l’avouer, je suis hyper satisfaite du résultat! Reste à voir ce qu’en pensera le public… ce que l’on saura bientôt, puisqu’il sort cette semaine!

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Le Soutermonde en illustrations!

Soutermonde-T1-96-RGBAvec sa sortie qui approche, j’ai envie de vous présenter un peu plus mon Soutermonde. Cette semaine, donc, je dévoile les illustrations hyper dynamiques de Baptiste Cazin!

Je dois vous avouer que la réception de la première esquisse a été un choc. Pour moi, Sammy et ses compères étaient des rats… des vrais. Plus proche de Redwall que de Géronimo. Mais Baptise (sous la directive de mon éditeur) les a complètement anthropomorphisés. La vraie surprise est que j’adorais! Ça ajoutait une touche d’humour et d’humanité. Le Soutermonde avait désormais son style, que voici!

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La ville de Trou-Pourri, théâtre des dix premiers chapitres de Sammy Sans-Def.

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Sammy lui-même, dans toute sa splendeur!

ScreenHunter_08 Sep. 22 08.02 Je vous ai dit que les rats élevaient des tarentules pour leur viande?

 

ScreenHunter_10 Sep. 22 08.05Ce qui arrive quand on ose aller faire un tour à la surface!

Précommandez-le sur Leslibraires.ca

Sinon, rendez-vous en librairie le 1er octobre!

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C’est une euphonie! m’exclamé-je.

Dans une lecture récente, j’ai fait la rencontre d’une forme nouvelle. Lors d’un dialogue en première personne du singulier, au présent, l’auteur utilise des verbes en terminaison en “é”.

Crié-je

M’exclamé-je

Fulminé-je.

À la première rencontre, j’ai cru à une erreur. À la cinquième, j’ai bien dû accepter qu’aucun réviseur n’est assez mauvais pour en laisser passer autant, et j’ai demandé à quelques amis plus fort que moi en grammaire de m’éclairer.

Ce n’est pas une faute, c’est une euphonie, m’ont-ils expliqués, soit l’ajout de son ou de lettres pour que la juxtaposition de deux mots fonctionne mieux à l’oreille. Un exemple hyper courant: l’ajout du “t” dans “m’aime-t-il?”.

C’est une manière d’utiliser, au présent, la forme de dialogue utilisée dans la littérature au passé simple. D’autres auteurs m’ont avoué préférer la forme avec “que”.

            — Dialogue! que je lui crie.

J’ai écrit quatre de mes cinq derniers romans à la première personne du présent, et il ne m’est jamais venu l’idée d’utiliser l’une ou l’autre de ces formes.

Curieuse, je suis allé voir le manuscrit du Soutermonde, pour voir comment je gère les dialogues du narrateur.

J’ai deux tendances :

Soit je contextualise.

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Soit j’annonce à l’avance et utilise les deux points.

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Par contre, j’utilise volontiers la forme classique lorsqu’il s’agit de tiers personnages.

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Je ne crois pas qu’il y ait une forme meilleure que l’autre. Je réalise, par contre, que c’est à travers ces milliers de petits choix linguistiques qu’un auteur se crée un style personnel.

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Le Soutermonde s’en vient…

Soutermonde-T1-96-RGBMon prochain roman, Le Soutermonde: Sammy Sans-Def, n’a beau sortir que dans un mois, sa vie publique a commencé cette semaine, alors que je suis monté sur l’estrade le présenter devant libraires et bibliothécaires à la traditionnelle « journée Bayard » de la rentrée. Afin d’apaiser mon trac, j’avais méticuleusement préparé mon texte! J’en profite donc pour vous l’offrir ci-dessous! Ce sera comme si vous y étiez!

Ah! J’avais bien hâte de vous le présenter, celui-là!

Sammy Sans-Def est le premier livre que j’ai écrit après les Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage. Mon petit cœur avait besoins d’une pause, alors je suis revenue aux racines de ce qui m’a fait connaître au départ dans cette industrie, soit l’action et l’aventure.

Dans ce nouvel univers, les rats ont été chassés de la surface par les pigeons, et se sont réfugiés dans les tuyaux du Soutermonde. Ils y cultivent le lichen et les champignons, et élèvent d’énormes troupeaux de tarentules, un peu comme on élève les bœufs, nous les humains. Une nouvelle civilisation émerge, avec ce que ça implique de conséquences. Les bandits pullulent, et le système de justice naissant est loin d’être à la hauteur. Les bandits courent les tuyaux, et les différends finissent souvent en bagarre, ou même en duels. L’arme de prédilection des rats est l’écrou, qu’ils s’envoient par la tête en les faisant tournoyer avec leur queue à la manière d’une fronde.

Le héros de ce premier tome s’appelle Sammy Sans-Dèf, pour « sans défense », justement parce qu’il a perdu la moitié de sa queue lors d’une rencontre malheureuse avec une vipère, à l’époque où il était chasseur de prime. Désormais incapable de se battre au lancer d’écrou, il mène une vie rangée dans la ville de Trou Pourri, où il travaille comme débardeur au port du fleuve Égoût.

L’histoire commence alors qu’il rentre de son travail et trouve la maison vide. Pénélope, sa fiancée, a disparu. Commence alors une quête homérique (c’est pas pour rien que la fiancée s’appelle Pénélope!), pour Sammy, qui le conduira à mener enquête sur un vol de troupeau de tarentules, à franchir la frontière qui sépare le Soutermonde du Territoire des pigeons, à embarquer dans le moyen de transport le moins sécuritaire depuis le Hindenburg, et finalement jusqu’à Bout-du-Monde, le repaire des brigands.

Mes rats jurent en utilisant des noms de fusils, comme « Remington » ou « Winchester »! Ils grignotent différentes sortes de racines qu’ils gardent en paquets dans la poche de leur chemise. Ils crachent, se battent, et vont même, parfois, boire un verre de Mildiou à la buvette. Bref, ils ont beau être des rongeurs, ils sont loin de Géronimo et de sa bande.

Le tout reste merveilleusement accessible aux enfants de 9 ans et plus, entre autres grâce à une mise en page très aérée et dynamique, avec les superbes illustrations de Baptiste Cazin (un nouveau venu dans le milieu, retenez son nom!) et de nombreux jeux de typographie.

Les gens présents ont eu droit à un extrait imprimé en petit feuillet afin de voir la mise en page et les illustrations en question. De mon côté, je vous les dévoile dans deux semaines! Vous verrez, c’est vite passé!

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Bilan d’été!

Cet été, je m’enlignais pour écrire durant les vacances scolaires pour la première fois depuis longtemps!

J’ai failli écrire un nouveau projet! Une opportunité qui s’ouvrait à moi, par hasard, et grâce à une copine d’université… mais les délais de démarrage avec l’éditeur m’ont fait décidé d’attaquer plutôt le prochain tome de Soutermonde!

Au total, j’ai donc écrit 13 000 mots, soit un peu plus du tiers du livre. J’en suis très satisfaite! L’année dernière, mon bilan était d’environ 1000 mots qui, en plus, n’ont jamais été publicés! Et les années précédentes… zéro, zéro, zéro!

Un succès, donc! Par contre, je dois l’avouer, ce succès est dû bien plus à ma belle-mère qui m’a pris les enfants plusieurs jours à deux reprises durant l’été qu’à mon assiduité à écrire pendant qu’ils sont dans mes pattes!

Bah! Peu importe la manière, n’est-ce pas le résultat qui compte?

Je suis surtout bien prête à reprendre le clavier de manière plus régulière alors que les enfants rentrent à l’école, et qu’il n’y a ni animations scolaires, ni salons du livre de prévus pour au moins un mois! À l’attaque!

Et pour ce qui est du projet repoussé…, je vous en reparle une fois qu’il est signé, promis! ;-)

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Dévoilement : Couverture de Soutermonde

La voici, la voilà, la couverture de mon prochain roman, communément appelé « Mes rats », mais pour de vrai intitulé Soutermonde : Sammy Sans-Def.

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L’illustration est de Baptiste Cazin, un illustrateur qui en est à ses premières armes au niveau de l’édition, mais à qui je prévois une très belle carrière! Il a su donner vie à mes rats, et construire, avec cette couverture saisir tout à fait l’ambiance de mon  roman! On y sent le danger, la survie difficile, la crasse. Le plus grand défi était d’y mettre des rongeurs, sans qu’il y ait possibilité de méprise avec Géromino. Mission accomplie, je crois!

La mise en page est de Dorian Danielsen, graphiste derrière plusieurs de mes couvertures québécoises préférées des dernières années, comme Nozophobia, Cœur de slush, REP Lennon, et La curieuse histoire du chat moribond.

La sortie est prévue quelque part en octobre, chez Bayard Canada! Pour ne pas la rater, inscrivez-vous à ma liste d’envoie!

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Des nouvelles de mes rats!

illustration de Hartmut prise sur openclipart.orgPour ceux qui n’auraient aucune idée de quoi je parle, mes rats est le manuscrit sur lequel j’ai planché la majeune partie de l’année dernière (avec une pause pour écrire le troisième gardien des soirs de bridge). Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les billets suivants:

J’ai terminé de l’écrire à la fin du printemps, et j’ai le grand plaisir de vous annoncer sa signature chez Bayard! Par contre, comme j’ai raté de plusieurs mois la rentrée littéraire de cette année, il Il ne paraîtra qu’en automne 2018! Vous en avez donc pour une autre année à en entendre parler de manière ponctuelle sur mon blogue avant de pouvoir mordre dedans en version papier! Patience, patience!

Maxime (mon éditeur) et moi avons déjà plein d’idées pour le choix de l’illustrateur et la mise en page, qui sera tout sauf classique! J’attends aussi sa direction littéraire dans les prochains mois! Je ne manquerai donc pas de choses à vous raconter!

J’ai d’ailleurs déjà le nom du héros à changer : plus de « Donny »! J’ai besoins d’un nom de dur à cuire, mais qui ne fait pas non plus gros-bras-sans-cervelle…

… des idées?

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Le choix des mots pour un univers plus personnel!

Un rat de PtiLuc en attendant d'avoir un illustrateur pour le projet!
Un rat de PtiLuc en attendant d’avoir un illustrateur pour le projet!

Il y a deux mois, je me posais sur mon blogue la question linguistique suivante : choisir des termes anglophones ou francophones pour les noms de personnages et de lieux dans mon roman de rats, fortement influencé par les récits du far-ouest?

Et maintenant que je suis en dernière révision avant de l’envoyer à un éditeur (j’attends la signature du contrat pour vous dire lequel), je mets la touche finale à ces termes… tous français!

Donny Half-Tail, de la ville de Rotting Gulch dans l’Underground et donc devenu Donny Sans-Dèf, de la ville de Trou-Pourri dans le SouterreMonde.

Tant qu’à changer des termes, j’ai aussi décidé de m’éloigner de choix qui faisaient trop Far Ouest pour éviter les visions de chapeaux de cow-boy et de bottes à éperons. Ainsi, le shérif est devenu marshal, les ranchs simplement des fermes, des plantations ou des élevages, et finalement, les saloons ont hérité du nom de buvettes.

Le résultat est un univers beaucoup plus personnel, dont je suis, je dois l’avouer, plutôt satisfaite! On retrouve toujours du vol de bétail, des chasseurs de prime, des duels et des bandits de grands chemins, mais l’influence du far-ouest se fait plus discrète. Juste en changeant quelques mots, mon univers est devenu plus qu’un simple « western avec des rats ».

Le seul petit détail duquel je ne suis toujours pas certaine (j’accepte vos opinions en commentaires!), c’est l’accent sur le « e » pour mon héros. Sans-Dèf est un diminutif de Sans Défense… alors devrais-je mettre « Sans-Déf »? Ou simplifier le tout à « Sans-Def »? Plus qu’une semaine avant sa remise, il faudra bien que je me décide!

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Donny comment, déjà?

luckyluke2Il est de ces projets qui sortent tout seuls, et puis d’autres qu’on questionne à chaque coin de chapitre! Après avoir douté du narrateur, puis du temps de verbe, voilà qu’un nouveau dilemme se pose pour mes rats : la consonance des noms.

Je m’explique! Au début du projet, de manière toute naturelle, j’ai donné des noms de famille en anglais à mes personnages. Il faut dire que mon univers, bien que constitué de rats dans les égouts, a des relents de far-ouest, et que, dans ma tête, les noms dans les westerns sont toujours en anglais, même si la création est francophone.

Vous en doutez? Dites-moi le nom des personnages ci-dessous!

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Luc le Veinard et son fidèle cheval Joyeux Sauteur? Non, je ne pense pas!

Ce qui fait que mes personnages ont reçu les noms suivants :

  • Donny Half-Tail
  • Stevo Two-Shots
  • Berny Four-Eyes
  • Andrew Greyback

En cours de projet (avouons-le, après une séance de lecture d’Harry Potter en français avec me fille), j’ai décidé de franciser le tout. Ce qui a donné ceci :

  • Donny Mi-Queue
  • Steve Deux-Coups
  • Bertrand Quat’zieux
  • André Dos-Gris

Et voilà que je doute à nouveau, entre autres parce que les classes me demandent parfois sur quoi je travaille, et que le nom de « Donny Mi-Queue » sonne mal à mes oreilles lorsque dit à haute voix. J’ai même tenté, dans une classe, de les faire voter pour voir s’ils préféraient les noms en anglais et en français… et que, croyez-le ou non, le résultat a été un 50-50 parfait. Aucune aide de ce côté.

Le dilemme me titille donc en ce moment, exacerbé par le fait que je n’ai pas traduit mes lieux, et donc que tous ces personnages vivent à Rotting Gulch, dans l’Underground. Est-ce que tout devra devenir la ville de Trou-Pourri du Souterrain?

*gros soupir* C’est dans des cas comme celui-ci que j’aimerais avoir un éditeur/trice dès le début du projet plutôt que de placer le manuscrit une fois terminé. Une deuxième opinion me serait précieuse… vous voulez bien me donner la vôtre?

 

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