Archives pour la catégorie Anecdotes

Littérature et vacances prise trois!

ScreenHunter_01 Jul. 29 08.36Ce n’est pas la première fois que je parle du petit plus que nous apporte la littérature en vacances. L’année dernière, je me pensais Yoko Tsuno en explorant des grottes italiennes. Cette année, alors que nous avons passé trois semaines en France, c’est Boule et Bill qui ont teinté le voyage!

Tout d’abord de manière très positive durant une visite au jardin du Luxembourg. Près du grand bassin, un kiosque louait de petits bateaux à voiles, que l’on pouvait pousser à l’aide d’un long bâton. Je n’ai pas pu résister! Boule qui joue avec un bateau dans un bassin de parc, pour moi, c’est le summum de l’enfance! Même si je suis plutôt rendu à l’âge du père qui doit se retrousser les pantalons pour décoincer le bateau en question de la fontaine! Mes trois enfants se sont donc relayés avec le bâton, pendant que mon esprit vagabondait dans le plaisir de « vivre » une bande dessinée de mon enfance.

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Mais l’influence peut se faire néfaste aussi! Lorsque j’ai réalisé que nous serions sur l’autoroute des vacances lors des pires journées de trafic de l’année, j’ai eu des sueurs froides! C’est que la bande dessinée s’est amusée de cette tradition française dans de nombreuses cases remplies d’embouteillages monstres. À ma grande surprise, la réalité a été moins épouvantable que ce que j’imaginais. Merci Roba, de m’avoir préparée au pire!

Dernier petit exemple tout simple de l’influence de la littérature sur les vacances : mon cœur s’est accéléré en voyant cette pancarte sur l’autoroute.

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C’est nono, mais c’est plus fort que moi!

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Ode à mon mari

Un article que j’avais adoré encourageait les hommes à « date a girl who reads » et se terminait par « better yet, date a girls who writes ». Pourtant, être l’époux d’une auteure, une auteure jeunesse en plus, n’est pas toujours l’idéal! C’est pourquoi, aujourd’hui, je voudrais profiter de mon blogue pour souligner tout ce que fait mon mari pour ma carrière.

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Sébastien, le mari en question!

Il écoute mes histoires abracadabrantes, alors qu’elles ne font pas nécessairement encore de sens, puisque beaucoup trop embryonnaires pour être partagées.

Il relit mes manuscrits en tant que premier lecteur, malgré son propre horaire chargé, m’offrant juste la bonne dose de commentaires positifs et constructifs.

Il désamorce mes doutes, en me rappelant qu’un événement viendra les faire disparaître, comme d’habitude, d’ici une semaine ou deux.

Il retarde son départ à la maison chaque fois que je suis en animation scolaire parce que notre petite dernière ne commence l’école qu’à 9h, et garde le fort durant les Salons du livre, heureux chaque fois de passer du temps seul avec nos enfants.

Il croit en moi, surtout, plus que moi-même, et depuis bien plus longtemps.

C’est lui m’a proposé « pourquoi n’écrirais-tu pas un livre » peu après la naissance de notre première, alors que ses quelques semaines de paternité se terminaient et que j’avais peur de m’ennuyer pour les 9 mois qui me restaient.

Ce qu’il ne fait jamais? Me reprocher de n’avoir qu’un demi-salaire en exerçant le métier que j’aime, ou de ne pas mieux tenir la maison alors que j’y suis à longueur de journée. Certains le feraient, croyez-moi.

En plus, il est beau (photo à l’appui)! Hihihi!

Bref, petit billet de blogue à l’avant-veille d’un autre départ de Salon du livre (Edmundston) pour lui dire que je dois une partie de mes réussites à sa présence à mes côtés, et que je penserai à lui durant mon absence.

Je t’aime!

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La chaise de mes rêves!

D’abord un petit aparté pour vous donner mes heures de signature au Salon du livre de Québec :

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Et maintenant le véritable billet!

Je reviens d’une semaine de vacances à la Barbade! Je vous éviterai les habituels récits de plages et de soleil, pour en arriver à ce qui nous intéresse vraiment, soit, ceci :

photo: Romy Provencher
photo: Romy Provencher

Je l’ai découverte en visitant la plantation St.Nicholas Abbey  et ce fut le coup de foudre! Quelques caractéristiques : plateau pour déposer son café, lutrin pour installer un livre de référence, tablette qui peut être utilisée en lutrin pour réviser un manuscrit papier ou à plat pour y déposer l’ordinateur, et finalement, petit tabouret rétractable pour les pieds. Le tout sur roulette, pour déplacer facilement d’une pièce à l’autre, voire même dehors. La Cadillac des chaises d’écriture!

La guide ayant dit que ça s’appelait une « planter’s chair », je pensais pouvoir en trouver une juste pour moi! Malheureusement, une rechercher sur google me montre que le terme s’appliquerait plutôt à ça :

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Raté de ce côté. Après moult recherches, je n’ai réussit qu’à en trouve une seule autre dans le même genre, celle de Sir Compton Mackenzie, trouvée grâce à un billet sur le site de l’université du Texas.

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Sinon, rien! Nada! Mon rêve serait-il impossible?  Chose certaine, si vous connaissez un ébéniste qui se cherche un projet de kickstarter, j’embarque!!!!

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Pour en finir avec mon nom de famille

J’ai fait beaucoup d’animations scolaires cet hiver, et j’ai remarqué quelque chose que j’aurais dû voir depuis bien longtemps : mon nom de famille met les professeurs dans l’embarras!

Ils me présentent d’avance à leurs élèves, et remarquent, sur place, qu’ils ne savent pas si mon nom se prononce de manière anglophone, comme l’acteur Kevin Bacon, ou à la francophone, comme l’ancienne ministre Lise Bacon.

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Ce qui fait que, lorsque j’arrive en classe et me présente moi-même, des élèves se retournent vers leurs amis, en articulant silencieusement « j’te l’avais dit » pendant que d’autres sont déçus, puisqu’ils préféraient grandement l’autre alternative. Je ne blâme personne, tout le monde se trompe : l’intercom qui m’invite à m’avancer vers une salle de consultation à la clinique, le vendeur d’assurance qui m’appelle au téléphone, et même l’animatrice de Plus on est de fou, plus on lit!

Après tout, c’est une chance sur deux!

Alors, cessons ces paris futiles, voici la réponse : mon nom de famille se prononce de manière francophone, comme la ministre, qui avait d’ailleurs un lien de parenté avec mon père (petite cousine, ou quelque chose comme ça!). Pour faire plus simple : ça rime avec bonbons!

J’ai assez souffert du quolibet anglophone durant mon propre primaire pour désirer ne pas continuer d’en souffrir à l’âge adulte… je pense que je vais désormais ajouter la note de prononciation au bas des courriels échangés lors d’organisation de mes rencontres!

 

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J’aurais voulu être… un libraire!

Le libraire de la BD Animal Lecteur
Le libraire de la BD Animal Lecteur

Avec tout ça, je n’ai pas eu l’occasion de vous parler de ma fin de semaine d’écriture en direct chez Bric-à-brac, où j’ai fait mes trois séances dans la même fin de semaine, soit celle du 12 août.

Bric à brac livres est une toute petite librairie (200 pieds carrés au max) spécialisée en littérature jeunesse. L’équipe avait installé ma table directement dans l’entrée, et avait même pris la peine de me façonner un petit décor thématique tout ce qu’il y a de plus sympathique. Et là, sur trois jours, quelque chose de magique est arrivé. Je n’ai pas seulement écrit, concentrée dans ma bulle, je me suis véritablement imprégnée de cette librairie et de la vie qui y règne.

Et quelle vie!

Chez Bric à brac, personne n’entre sans parler à un des libraires. Les clients demandent conseil, commentent leur achat de la dernière fois, jasent de la pluie et du beau temps. Dans ce tout petit espace règne un véritable esprit de communauté, centré autour de la littérature jeunesse, tout ça, dans un des quartiers ouvriers de Montréal. Je blâme en grande partie la personnalité de Catherine Chiasson, librairie en chef, pour ce miracle. Impossible de passer près d’elle sans être contagié par sa bonne humeur ensoleillée, impossible de lui parler sans être contaminé par sa passion pour la littérature jeunesse.

Je me suis toujours sentie chez moi entourée de livres (il y a dans l’héroïne des chroniques post-apocalyptiques, qui se réfugie dans une bibliothèque, un petit peu de mon moi-même). Ma fin de semaine au milieu de l’action chez Bric-à-brac m’a permis de profiter des autres aspects que j’aime dans la vie de libraire : les longues discussions sur la littérature avec des experts et le plaisir de partager ses propres connaissances en conseillant les acheteurs. Même les demandes les plus précises (« Avez-vous un livre féministe pour une enfant de 2 ans » étant la meilleure que j’ai entendue pendant mon séjour) sont agréables à remplir.

Bref, si je n’avais pas eu une famille qui m’attendait impatiemment, je crois que j’y serais resté la fin de semaine entière! À défaut d’être écrivain, j’aurais fait un libraire heureux.

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Deux mois sans écrire

 Note : Dernier billet jusqu’à la fin juillet!

openclipart illustration by GDCLes vacances scolaires commencent cette semaine, et avec elles s’annonce un grand arrêt d’écriture pour moi. Je ne le cache pas, une des raisons de mon choix de carrière est la facilité avec laquelle je peux concilier famille et travail. Alors, cet été, j’ai donné congé de camps de jour à tout le monde.

Il fut un temps où ce large pan de temps avec mes enfants m’angoissait. Geneviève Petterson résume bien l’état d’esprit dans sa chronique de châtelaine :

« J’ai peur de passer deux mois avec mes filles. Pas une grosse peur là. Une petite peur de rien du tout dissimulée au travers du plaisir anticipé. J’ai peur de manquer de patience, de trouver le temps long, de ne pas savoir comment les divertir assez. »  Geneviève Petterson, Châtelaine.

Mais d’un été à l’autre, l’angoisse à disparu pour laisser la place au pur plaisir d’être avec mes enfants. La véritable difficulté de mes étés de mère à temps plein n’est pas là, mais bien dans l’absence d’écriture.

Deux mois sans écrire.

J’ai longtemps ri des auteurs qui disaient avoir « besoin » d’écrire. Je suis suffisamment paresseuse pour que, chaque jour, m’asseoir devant mon ordinateur soit un effort plutôt qu’un grand élan irrésistible. Pourtant, je l’ai remarqué avec le temps : lorsque je reste trop longtemps loin de mes manuscrits, mon humeur en souffre.

Avec le temps, les enfants grandiront et l’été ne sera plus qu’un agréable ralentissement plutôt qu’un arrêt. Mais en attendant, je range mon chapeau d’auteur au placard. Je mets mon écriture en jachère… après tout, c’est supposé être bon pour la fertilité!

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La semaine des bonnes nouvelles!

 Petite parenthèse pré-billet pour dire que je serai au Salon du livre de Québec cette semaine!

Vendredi: 10h30 à 12h30 et 13h30 à 14h30, Courte échelle (#41)
12h à 13h30 et 15h à 16h,  Druide (#69)

Samedi: 9h à 10h30,  Courte échelle (#41)
11h à 12h et 14h30 à 15h,  Druide (#69)
13h55: Espace jeunesse Desjardins 

Fin de la parenthèse

Des fois, rien ne se passe, et des fois, tout arrive en même temps! J’ai eu droit à une belle semaine remplie de bonnes nouvelles. Rien d’époustouflant, mais plusieurs petites marguerites qui, toutes mises ensemble, font un ravissant bouquet!

Commençons par cette critique du magazine Les Libraires pour le Gardien des soirs de bridge : Sous le divan. Des comme ça, on en prendrait toutes les semaines!

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Photo par Harlan Harris sur flickrEnsuite, je suis allée prendre un café avec les deux éditeurs jeunesse de chez Bayard, et ils m’ont confirmé leur intérêt pour une idée de projet que je leur avais soumis et qui paraîtra au printemps 2017. Je vous en reparle lorsque je serai en train de l’écrire!

J’ai appris que le premier tome de Victor Cordi partait en ré-impression, ce qui veut dire que le titre continue de trouver de nouveaux lecteurs! Cette nouvelle m’a donné espoir pour le tome 7 qui sortait pendant la semaine, et encouragée pour le tome 8 dont je viens tout juste de terminer le premier jet.

Et finalement, ma demande de bourse pour le nouveau programme « Promotion des écrivains et des bédéistes en librairie » du Conseil des arts et des lettres du Québec a été acceptée!  Vous me verrez donc la face dans 4 différentes librairies de Montréal et des environ dans les prochains mois. Une belle visibilité, dont je vous reparlerai en temps et lieu.

Bref, une foutue de belle semaine, dont j’avais bien besoins! Pour être tout à fait honnête, mon moral professionnel ne s’était pas encore tout à fait remis de la faillite de Courte Échelle. Et voilà qu’en une toute petite semaine, sous un bouquet de bonnes nouvelles, tous les rêves me semblent encore permis.

Vive le printemps!

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Ma pige

Depuis un an, j’ai recommencé la pige, sans jamais vous avoir dit plus précisément ce que je faisais dans ces contrats.

En gros, ces temps-ci, j’ai deux clients…

ScreenHunter_02 Mar. 27 06.58Noël à l’année longue! 

Le premier est Père-Noël Portable (PNP), que j’appelle affectueusement « le Père-Noël ». Cette appellation permet des phrases comme celles-ci :

  • J’étais au téléphone avec le Père-Noël…
  • J’ai du travail à faire pour le Père-Noël.
  • J’attends un chèque du Père-Noël.

Et après on se demande pourquoi mes enfants y croient longtemps…

Commencé par un simple site qui permet aux parents d’envoyer des vidéos personnalisées à leurs enfants, le PNP étend un peu plus ses services chaque année. C’est un client de longue date, pour lequel j’ai fait du scénario interactif, de la création d’univers, du game design et de l’écriture de conte.

Éducation interactive 

ScreenHunter_01 Mar. 27 06.55Le deuxième client est la branche « Éducation » de ChallengeU, qui se spécialise dans l’apprentissage scolaire via les technologies interactives (TDI, tablettes et autre). Ils offrent des outils de partage de contenu pour les professeurs, mais font également des trousses officielles. Des équipes de pédagogues écrivent la théorie et les exercices, et mon travail à moi est de relier le tout par une trame narrative.

Par exemple, le projet de l’année dernière était une trousse d’apprentissage des sciences faite en collaboration avec Télé-Québec. Les usagers peuvent y suivre les aventures en bande dessinée d’une patrouille de l’espace qui bénéficient, en cas de pépins, de l’aide d’un expert nommé Martin Carli (le vrai, celui de « Génial »).

 

Malgré les enfants malades, j’ai réussi à terminer mes deux contrats la semaine dernière. Je remets donc mon chapeau d’auteur… jusqu’à la prochaine fois!

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Consommation musicale responsable

1721331Ce n’est pas la première fois que je vous parle de musique. Mon métier d’auteur me rend tout particulièrement sensible à la manière dont les artistes gagnent leur vie, et la dernière fois que je vous ai parlé de musique, je m’inquiétais que la dissolution de 3 gars sul’sofa, un de mes groupes québécois préféré, soit un petit peu de ma faute, moi qui avait préféré écouter leur dernier album (couteau bongo, à droite) gratuitement sur Deezer plutôt que de l’acheter.

Peu après, je me suis désabonnée de Deezer, histoire d’être une consommatrice responsable. Le problème, c’est que je n’ai pas acheté plus de musique! J’ai juste été plus malheureuse! Je prends donc le taureau par les cornes cette année! Appelez ça une résolution de Nouvel An en retard! J’ai décidé d’acheter un album numérique par mois. À bien y regarder, ça revient environ au même prix que mon ancien abonnement à Deezer.

Et pour ne pas manquer à ma promesse, je me suis même mis un rappel dans mon calendrier Google, avec une notice par courriel que je me promets de ne pas effacer tant que l’album n’est pas acheté. Imaginez une seconde que tout le monde fasse la même chose avec les livres et se promette d’en acheter un par mois, l’industrie ne serait-elle pas florissante?

imageIl me restait qu’un problème à l’équation. Les sites d’écoute gratuite sont merveilleux pour découvrir de nouveaux artistes qu’on ne connait pas, mais qui sont dans le style de musique qu’on aime. La solution à ce problème m’est apparue sous la forme d’un « flyer » m’ayant été remis à la sortie d’un concert de Renan Luce cet été : Le magasine Francofan! Un magasine complet, qui ne parle que de musique française! Et pas juste en provenance de France, la musique franco-canadienne et québécoise y est également présente. J’ai donc fait ajouter le magazine à ma boîte de réservation de la maison de la presse, qui ne contenait, jusqu’ici, que le Lurelu et le Spirou.

ScreenHunter_01 Feb. 13 08.15Allié à Musicme, un site qui permet d’écouter l’album complet en ligne, puis de l’acheter en mp3, je peux découvrir et acheter sur le même site!

J’ai donc pu découvrir Geneviève Morisette, une Québécoise dont je n’avais jamais entendu parler ici, mais qui se fait appeler la « nouvelle Diane Dufresne » en France. Je vous conseille particulièrement sa chanson « la femme en beige », qui me donne le frisson à chaque écoute.

ScreenHunter_02 Feb. 13 08.16Mais mon dévolu, pour mon premier achat, s’est jeté sur Casabon (Québécois lui aussi), et son album Tornade dont la chanson « Québec floride » m’avait trotté en tête durant mes vacances dans cet État à Noël. Le voici, en écoute gratuite, justement, pour les curieux. D’ailleurs, en cliquant sur tous les noms d’artistes mentionnés dans ce billet, vous pourrez écouter un de leur album gratuitement. Vous remarquerez qu’il y a un bouton « buy », juste à côté!

 

 

 

 

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Un examen nommé Victor!

examen2Drôle de découverte, cette semaine, dans une classe de 5e année. Alors que je parlais de mes livres, un des élèves se met à me poser des questions très précises :

– Est-ce qu’il est question de sa grand-mère?

– Est-ce que le père de Victor s’appelle François?

– Est-ce qu’il met un jeu vidéo sur pause en cachette quand ses parents lui demandent de le fermer?

Oui, oui, et oui. J’ai d’abord cru qu’il avait lu le livre il y a longtemps, et tentait de vérifier si c’était bien le bon. Mais les questions posées n’étaient certainement pas les choses qu’un lecteur aurait retenues du livre entier. On me demande habituellement plutôt : « c’est le livre avec le monsieur à 5 bras? »

Alors, tout sourire, l’élève a déclaré fièrement : On a fait un examen dessus!

Au tour du professeur, d’être aussi étonnée que moi! Elle a fouillé dans ses papiers, et a trouvé, comme de fait, un examen de compréhension de texte, tiré du manuel scolaire Arobas, qui portait sur le premier chapitre de l’Anomalie Maléfique, premier tome de Victor Cordi.

J’ai commencé par en être flattée : mon texte a été choisi, parmi tant d’autres, pour un manuel scolaire.

Ensuite, plutôt amusée, je me suis excusée auprès de tous les élèves qui auraient trouvé l’examen difficile.

Finalement, un peu agacée : ils ont utilisé mon texte sans me demander la permission. Il faut s’avoir que les auteurs sont possessifs. Ce sont NOS livres.

Je me suis donc renseignée sur le processus habituel en envoyant des courriels aux principaux intéressés. Il semblerait donc que :

  1. L’éditeur du manuel scolaire demande la permission de l’éditeur du livre.
  2. Selon son contrat avec l’auteur, l’éditeur du livre demande à son tour la permission à l’auteur… ou pas.
  3. La présence de compensation monétaire est ensuite une question de négociation entre l’éditeur du livre et l’éditeur du manuel scolaire.

Il semblerait donc qu’Erpi ait reçu la permission de Courte Échelle en juillet dernier, et que ce dernier n’ait juste pas pensé à m’en informer.

Dossier clos, qui me permet de revenir aux deux premiers sentiments : soit d’être plutôt flattée que mon texte ait été choisi, et d’autant plus amusée que la professeure a eu la gentillesse de me faire des photocopies qui m’ont permis de voir les questions posées sur mon texte!

Je pense que j’aurais eu tout bon!

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