Réflexion de déracinement #2: les petites choses qui tuent

Pour la réflexion #1, c’est par ici! 

On pourrait croire que les différences les plus énormes seraient ceux qui nous marque le plus lorsqu’on vit dans une autre culture. Étrangement, c’est tout l’inverse! L’accent, je ne l’entends même plus, comme je ne remarque plus les grandes différences architecturales. Je ne m’étonne même plus de voir les gens se stationner sur le trottoir, j’ai même déjà tendance à faire comme eux.

Vous voulez savoir ce qui me fait sentir le plus loin de chez moi?

Les feuilles mobiles. Elles ne sont pas lignées de la même manière qu’au Québec, et ça me tue à chaque fois.

Voici la comparaison:

Motif d’une feuille mobile du Québec

feuille mobile canadienne

Motif d’une feuille mobile en France (aussi appelées « copies simples »).

feuille mobile francaise

C’est tout bête, une différence sans importance, mais c’est justement sa mondanité qui lui donne toute sa force. C’est un objet du quotidien que l’on tient pour acquis, que l’on ne remet pas en question… jusqu’à tomber sur une version nouvelle.

Lorsqu’on crée de nouvelles cultures en littérature de l’imaginaire, on s’attarde souvent sur le cérémonial: culte, événements spéciaux, objets d’apparat, etc. Alors que la différence culturelle (ou l’altérité, si vous préférez) peut jaillir de partout, même de l’objet le plus banal.

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2 réflexions au sujet de « Réflexion de déracinement #2: les petites choses qui tuent »

  1. Wow! En effet, toute une différence! (C’est bien fatigant ces lignes verticales partout!)

    Et j’aime beaucoup cette réflexion sur les petites choses qui montrent les différences culturelles. C’est tellement vrai!

  2. @Gen: par contre, chose bizarre, tout le monde écrit beaucoup mieux sur les feuilles françaises! Même moi, qui ai une caligraphie épouvantable d’habitude!

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