Sages paroles de Neil Gaiman

Une troisième visite au ComicCon de New York cette année! Et comme chaque fois, la possibilité d’entendre, de vive voix, les meilleurs constructeurs d’histoires de la planète! Après R.L Stine et Cory Doctorow en 2014, puis Patrick Ness, Stephen Moffat et Stan Lee en 2016, voilà que j’ai eu l’incomparable plaisir de voir Neil Gaiman!

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Neil Gaiman qui répond aux questions (photo de l’écran d’agrandissement, plus efficace qu’un zoom!)

Neil Gaiman, pour moi, c’est d’abord et avant tout Sandman, une série de bandes dessinées absolument mythique que je dévore et re-dévore au moins une fois par année. Du côté des romans, c’est aussi Neverwhere, Coraline, The Graveyard book, the ocean at the end of the lane, et bien d’autres. Je n’ai pas les connaissances historiques pour dire s’il est un des fondateurs du genre de la fantaisie urbaine, mais il en est certainement une des grandes figures importantes.

J’ai donc assisté au panel sur l’adaptation en série télé de son roman Good Omens, écrit avec Terry Pratchet, pour sa part une des grandes figures de la fantaisie-tout-court (pas urbaine). Le panel était rempli de vedettes telles que David Tennant et Jon Ham, pour ne nommer que ceux-là, et l’animatrice n’était nulle autre que Whoopie Goldberg.

Je pourrais vous raconter les innombrables moments drôles et touchants de ce panel, et encore plus comment la groupie en moi tripait d’y être! Mais ceci est un blog de littérature jeunesse, alors voilà plutôt le conseil le plus intéressant que j’y ai entendu.

Durant la période de questions, une professeure de littérature a demandé à Neil quel conseil il pouvait donner à ses étudiants pour qu’ils trouvent leur propre voix. L’auteur a répondu qu’il ne fallait pas la chercher, qu’il fallait écrire, écrire et écrire encore, tout simplement et que le style émergerait de lui-même avec le temps. Il a aussi fait une comparaison avec une citation de Chuck Jones, dessinateur de Bugs Bunny, qui disait que, dans son crayon, habitaient mille mauvais dessins, et qu’il fallait les faire sortir avant d’arriver aux bons. C’est un peu pareil pour l’écriture. Il y a des milliers de phrases moyennes à coucher sur le papier avant que les bonnes puissent sortir.

Alors, voilà! De la bouche du maître lui-même! Je ne peux maintenant qu’espérer que, dans une autre vingtaine de romans, j’atteindrais peut-être le niveau de ses débuts!

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2 réflexions au sujet de « Sages paroles de Neil Gaiman »

  1. La groupie en moi est jalouse en maudit! Neil Gaiman, en plus d’être un créateur que j’adore, est probablement l’écrivain avec la philosophie d’écriture que j’aime le plus.

  2. @gen: Je suis complètement groupie aussi! Quand on a acheté nos billets pour le comiccon, on s’était fait une liste mentale des créateurs qu’on aimerait voir, et il était en haut de la liste!

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