Lancement de la série de romans Victor Cordi (publiés par La Courte Échelle)

Il me fait plaisir de vous inviter mardi le 18 septembre 2012 entre 15h30 et 19h00 dans la salle « lounge » du bistro culturel de l’Espace Lafontaine (au milieu du parc du même nom), pour le lancement des deux premiers tomes de Victor Cordi, ma nouvelle série de romans jeunesse pour les huit à quatorze ans publiée à La Courte Échelle.

  • Livre 1 : L’anomalie maléfique, 2,95$
  • À l’hôpital, Églantine Cordi donne à son petit fils Victor une boîte fourre-tout remplie d’objets hétéroclites. À la recherche de calme, Victor s’enferme dans un placard de l’hôpital dans lequel il se retrouve coincé. Lorsqu’il tente de crocheter la porte avec une vieille clé trouvée dans la boîte de sa grand-mère, la porte s’ouvre… sur un autre monde : Exégor.
  • Livre 2 : Le guerrier venu d’ailleurs, 14,95$
  • Après plusieurs tentatives, Victor découvre comment voyager à nouveau vers Exégor. Lors de ses escapades, il se voit conter la légende du Finnglasik : le guerrier venu d’ailleurs. Mais quel est le lien entre ce dernier et sa grand-mère?

Le magazine Le Libraire dit de la série:
« Brillamment écrite et bourrée d’actions »

Une collation de thé, café, jus et biscuit sera offerte gracieusement et des repas complets payants sont également disponibles au bistro lui-même. Les enfants sont les bienvenus, il y aura un coin « jeux » pour les plus jeunes, et un coin « lecture » pour les plus vieux. Les livres seront disponibles pour achat et signature sur place (argent comptant seulement), et il y aura une courte lecture de texte à 17h30.

Pour ceux peu familiers avec le parc Lafontaine, voyez la carte suivante pour trouver l’Espace Lafontaine (numéro 2) où se déroulera l’événement, ainsi que quelques possibilités de stationnement.

Vous pouvez confirmer votre présence sur la page Facebook de l’événement, ou tout simplement venir faire une tour sur un coup de tête! Il y aura de la place pour tout le monde (pour les biscuits, c’est premier arrivé, premier servi)!

 

De la création d’un nouveau patois

Dans un billet de début 2011, j’ai parlé de ma fascination pour les mots inventés. Je concluais le tout par « Je ne m’y suis pas encore risquée, mais ça arrivera, c’est certain! » Et bien voilà, je me suis lancée. Durant la révision de mon Tome 3 de Victor Cordi, je trouvais que les dialogues d’un des personnages ne marchaient pas. Je le voulais plus familier que les autres. Mais à la relecture, j’ai dû me rendre à l’évidence : « mon pote » comme expression dans un univers fantastique, ça détonne.

La solution : lui inventer un argot fait sur mesure!

Et pour ne pas que ça vire au désastre, j’ai essayé de suivre les trois principes ci-dessous.

1- Ne pas transformer tous les mots

Je ne désirais pas inventer un langage nécessitant traduction et sous-titres! Je désirais un langage coloré, mais compréhensible. Il m’a donc fallu une bonne balance entre mots ordinaires et mots inventés. J’ai même gardé certaines phrases clés complètement exemptes d’argot pour m’assurer que le message convoyé passerait bien.

2- Garder un morceau de consonance d’origine.

Pour remplacer un mot normal par un mot inventé, il ne suffit pas de piger des lettres dans un sac de Scrabble et de placer le tout de manière aléatoire. La consonance du mot doit garder un petit peu de sa saveur d’origine. Par contre, pour ne pas que la similitude soit trop facile, on peut partir d’un synonyme moins connu, voire même d’un mot d’argot existant!

3- Toujours utiliser le même mot pour la même signification

C’est là que j’ai eu le plus de difficulté! Si on décide de remplacer le mot « manger » par un autre, il faut le faire à chaque fois que le mot apparaît dans un dialogue! N’ayant ni le don des langues, ni une mémoire particulièrement efficace, j’ai dû à maintes reprises reculer dans mon texte pour voir quels mots j’avais employés! Si jamais ce personnage revient dans un autre livre, je serai obligée de me bâtir un glossaire personnel si je ne veux pas me mélanger les pinceaux!

 

Je vous en aurais bien mis un exemple, mais j’attends que ma directrice littéraire ait jeté un coup d’œil sur le tout avant… au cas où elle me sommerait de jeter le tout à la poubelle! Bien hâte de voir ce qu’elle en pensera!

Une dernière note, que ceux qui me suivent sur Facebook ou Twitter auront déjà vu passer cette semaine… c’est que, à ma grande surprise, Antidote gère très bien ce nouveau langage! Il m’a repéré une faute d’accord dans un verbe inventé! « Faute d’accord, mot inconnu »! Bravo Antidote, ça compense pour la fois où tu as voulu me changer « Tip, tip, tip, la souris descend l’escalier » par « Pourboire, la souris descend l’escalier ».

Mini-fiction, maxi plaisir!

Cette semaine, j’ai partagé sur Facebook un article du monde qui parlait de micro-fiction. Le défi, écrire un roman en le moins de mots possibles. L’exemple le plus marquant de l’article venait d’Hemmingway avec six mots :

« For sale: baby shoes, never worn »

Cette simple phrase raconte toute une histoire. La joie des nouveaux parents, tous les rêves qu’ils se sont bâtis durant le début de la grossesse. Tout l’équipement qu’ils ont acheté pour être prêts. Puis la fausse couche, le désespoir, le deuil. Tout cela, en six petits mots,

Cette découverte m’a permis de comprendre pourquoi j’obsédais sur une phrase d’une chanson de Mika, soit :

« While it was all going accordingly to plan
Then Billy Brown fell in love with another man.”

(Alors que tout se passait selon le plan en norme,
Billy Brown tomba amoureux d’un autre homme)

Cette phrase m’obsède parce qu’elle raconte une histoire complète. C’est une micro-fiction, cachée à l’intérieur d’une chanson pop. Elle raconte le succès de Billy Brown à conformer sa vie à l’image idéalisée qu’il s’en était fait, puis cet amour « hors norme » qui le frappe comme une tornade. On imagine aussitôt son conflit intérieur : la résistance de la tête devant ce caprice du cœur, la peur de tout perdre, puis le dilemme, que choisira-t-il?  Tout ça, dans deux petits vers.

Je relève le défi, pour voir si mes romans n’auraient pas 16 590 mots de trop.

 Les naufragés de Chélon :

 Devant le réveil du volcan, presque tous les enfants bâtirent un bateau.

 

Pirates à bâbord :

Les pirates étaient plus forts… et moins intelligents que les enfants.

 

Le vol des scarpassons

Les indigènes étaient cordiaux jusqu’à ce que la plus jeune écrase un insecte sacré.

 

Je n’ai rien réussi à faire avec le fantôme du caporal poltron, à croire que ce ne sont pas tous les romans qui peuvent résumés en une seule phrase.

Bouge de là!

Il y a deux-trois ans, alors que je jonglais vie familiale, pige et tentative de bâtir une carrière en écriture, j’ai réalisé qu’il me fallait couper quelque part si ne je voulais pas que les activités ci-mentionnées en souffre. Je n’y arrivais plus, j’étais lasse de me sentir tout le temps coupable de ne pas tout faire. J’ai décidé en toute conscience d’arrêter l’exercice.  Au diable la bonne forme! Je me libérais de cette obligation un temps, sachant que ce ne serait que provisoire. Une sorte de sabbatique, si vous voulez.

Mais voilà qu’en septembre, la vie familiale devrait de « caser », la pige ne se fera plus obligatoire, bref, un peu de temps s’offre à moi. Il est temps de rechausser mes capezios, de sortir le tapis de yoga, et d’accrocher mon lecteur MP3 à ma taille pour arpenter les trottoirs de Montréal. Bref, plus d’excuses, la sabbatique est terminée, en septembre, je deviens un auteur en forme! Ce que je perdrai en temps assis devant l’ordinateur sera certainement compensé par une énergie et une créativité accrue.

En septembre. Je bougerai.

 

La vérité sur les contes classiques

La mode, depuis plusieurs années, et à la transformation des contes classiques. De Shrek à « Snow white and the Huntsman », on ne compte plus les ré-inventions de ces histoires centenaires. Mais les originaux, eux, les connaissez-vous vraiment? Dans les dernières semaines, grâce à quelques livres de contes laissés sur un Kindle Usagé, je me suis plongée dans la lecture des frères Grimm et de leurs congénères. Voici quelques surprises!

 

Aladin : Même s’il fait partie des contes des mille et une nuits, le conte de Aladin et de la lampe merveilleuse est situé en Chine! 

Le roi grenouille : conte un peu moins connu, et pour cause! Il va à contre-courant de toutes les morales habituelles! En gros, une jeune princesse échappe sa boule dorée dans la fontaine et promet à une grenouille de la laisser manger et dormir à ses côtés si elle la récupère. La grenouille s’exécute, mais la princesse renie ses paroles. Elle va jusqu’à lancer violemment la grenouille contre un mur… et c’est alors que cette dernière se transforme en prince et l’épouse. Quoi? Elle se parjure, « garroche » la grenouille et gagne quand même le prince? Ben oui! Drôle de morale!

Histoire de celui qui s’en alla apprendre la peur : J’ai mis celui-ci, mais j’aurais aussi facilement pu mettre l’oie d’or ou un autre dont le nom m’échappe. La surprise est l’amour des frères Grimm pour les héros bête comme leurs pieds! S’il y a trois frères, vous pouvez être certains que les deux premiers sont méchants, alors que le troisième est un imbécile… et c’est toujours ce dernier qui finira avec la princesse et le royaume! Comme quoi Forest Gump n’a rien inventé!

Un œil, deux yeux, trois yeux : certains contes sont complètement absurdes, ce qui explique qu’ils aient été presque oubliés de nos jours. Ce dernier en est un exemple. Il raconte d’une fille qui fait rire d’elle parce qu’elle a deux yeux, alors que ses sœurs en ont respectivement un seul et trois. Einh? Quoi?

Le petit chaperon rouge : Si le chasseur ex machina est présent chez Grimm, il n’y était pas chez Perrault! À mort la petite fille! Ça lui apprendra à parler à des inconnus!

Ali Baba et les 40 voleurs : La surprise ici, c’est qu’Ali-baba ne fait pas grand-chose! Il découvre la caverne et vole de l’or grâce au mot de passe, mais c’est en fait une esclave de son frère qui va déjouer tous les tours des voleurs et les éliminer. Une héroïne intelligente et rusée! Ça fait changement!

Cendrillon : Celle-là, je la savais déjà, mais je ne peux m’empêcher de l’inclure, puisque c’est une de mes vérités préférées, et que j’ai pu la vérifier grâce à mes lectures des dernières semaines : dans la version des frères Grimm, les belles-sœurs se coupent des morceaux de pieds pour être capables d’enfiler la pantoufle de vair!  Le prince réalise la supercherie au sang qui déborde! Miam!

 

Alors, sortons nos livres classiques et faisons la lecture à nos enfants! Ils pleureront peut-être la mort de la petite sirène, mais sauront au moins que, en littérature comme dans la vraie vie, il n’y a pas que Disney qui compte!

Offre de lancement

Victor Cordi a commencé à exister sur Internet! On retrouve désormais sa page sur les sites d’Archambault  et de Renaud-Bray. Cliquez sur un de ses deux liens, n’importe lequel. Mais non, je ne veux pas faire des sous à l’aide de clics artificiels et d’un programme d’affiliation! Je veux que vous alliez voir!

C’est fait?

Vous avez remarqué quelque chose?

Ben oui! Le premier tome est à 2,95$. Oh oui, oh oui, offre de lancement, oh oui!!!

Concrètement, la technique d’offre de lancement consiste à offrir le premier tome d’une série à un prix dérisoire pour aider à faire connaître la série. Évidemment, l’éditeur perd des sous sur ces exemplaires, le principe étant de se refaire sur les ventes générées sur le tome 2, et même sur le tome 1 lui-même une fois qu’il fait parti des palmarès et que le pris reviens subitement à la normale.

Quand j’ai commencé à écrire, Les intouchables étaient les champions de cette technique. C’est ce qui a lancé, entre autres, Amos Daragon! Il faut dire qu’à l’époque, ils étaient les seuls à le faire. C’était audacieux, pour ne pas dire culotté. Personnellement, comme auteure débutante, j’en rêvais!

Depuis, plusieurs maisons d’Édition suivent le pas. Au dernier Salon du livre, on ne comptait plus les livres à 2,95! Est-ce toujours aussi efficace maintenant que c’est courant?  Je n’ai aucun chiffre pour le vérifier, mais ça a certainement réussi à propulser Chloé Varin et ses planches d’enfer dans tous les palmarès l’hiver dernier.

La méthode a également ses détracteurs. « On habitue les gens à ce que les livres ne coûtent pas cher », « compétition inégale pour les maisons d’édition qui ne peuvent se permettre de perdre de l’argent », « remplissage artificiel de palmarès », etc.

Ben oui! Ce n’est pas un acte chevaleresque; c’est un geste marketing! Et personnellement, si ça permet de mettre Victor Cordi dans le plus de mains possible, je n’ai qu’une chose à dire : « Oh oui, oh oui, offre de lancement, oh oui!!! »

Le problème avec les lancements jeunesse

Victor Cordi sort dans moins de deux mois et, pour cette nouvelle série, il me vient des envies de lancement. Comme bien des éditeurs, La Courte Échelle n’en prévoit pas elle-même et je suis donc libre de l’organiser toute seule comme une grande. Mais quoi? Où? Et comment?

 

Tout d’abord, il faut décider d’en faire un. Lorsqu’on écrit du jeunesse, on ne peut pas faire un lancement pour chaque livre qui sort, certains auteurs en sortent tellement par année que même leurs parents ne viendraient plus! Mais Victor Cordi, c’est spécial! C’est le début d’une longue série, et c’est mon début à la Courte Échelle, ça mérite d’être souligné!

 

La manière la plus facile de faire un lancement est de tout simplement improviser un 5 à 7 dans un bar. L’endroit est gratuit, parfait pour faire du social, l’alcool est fourni, et plusieurs endroits sont presque déserts à ces heures là en semaine. Malheureusement, c’est un peu étrange de faire un lancement dans un endroit interdit au public cible de l’œuvre! Alors, par quoi remplacer?

 

J’ai déjà essayé une crèmerie, c’était familial, et convivial, mais un peu étrange et très peu social. L’espace est organisé pour que les gens soient assis chacun de leur côté, et une crème glacée, ça ne se « sirote » pas tellement. Et que dire de la culpabilité d’en prendre une deuxième? Donc, à ne pas refaire. Un resto? Même problème de table, et trop contraignant côté temps.

 

Il y a bien l’option de louer une salle. Mais pour ça, non seulement il me faut des sous, mais il me faut un permis d’alcool et du monde pour s’occuper du bar. Pas exclus, mais pas l’idéal non plus. Il y a toujours la possibilité d’en faire une véritable fête d’amis, dans ma cour ou dans un parc, mais cette fois-ci, c’est le côté promotionnel qui en prend un coup. Je sais bien que les lancements littéraires, à moins d’être des vedettes, ne sont pas des événements médiatiques, mais j’ai envie que tout le monde se sente invité, ce qui ne serait pas le cas chez nous.

 

On m’a suggéré une salle au restaurant du parc Lafontaine… reste à voir combien ça coûterait! Je continue la réflexion… en attendant, les suggestions sont les bienvenues.

L’écriture en héritage

Depuis que j’ai décidé de prendre l’écriture au sérieux, soit environ à la moitié de l’écriture de mon deuxième roman, j’ai décidé qu’un jour, j’en vivrais. Je me suis mis un délai raisonnable,  la quarantaine, pour y arriver. J’ai mis mes pions en place, augmenté progressivement le pourcentage de mon revenu dû aux droits d’auteurs et aux animations scolaire, trouvé de nouveaux éditeurs qui me permettraient de sortir plusieurs romans par année. Tout s’enlignait pour atteindre l’objectif à la date fixée, dans un peu plus de deux ans.

La vie m’a offert un raccourcie. Mon père nous a quittés ce printemps, me laissant un petit montant en héritage. Dans un fort gentil mot, sa conjointe me disait qu’il aurait aimé que je l’utilise pour réaliser mes rêves.

J’en placerai donc la moitié, et l’autre me servira à combler le manque entre mon revenu d’auteur et mes besoins monétaires pour les deux prochaines années. J’arrête toute activité de pige non reliée à l’écriture à partir de maintenant : je raye « Game Designer » de ma carte d’affaires, et j’apprends à dire « non » à mes clients. Tous ceux qui ont connu la précarité de la pige sauront à quel point ce mot de trois lettres n’est pas toujours facile à utiliser.

L’absence de pige me permettra de maintenir plus facilement le rythme de production nécessaire, selon moi, pour vivre de l’écriture jeunesse au Québec, soit de trois à cinq livres par année. Un peu de budget pour le développement à l’international aussi, peut-être, on verra.

Chose certaine, ça y est : je suis auteure jeunesse à temps plein… même si j’ai triché un peu.

Merci papa.

Réflexions de vacances

Malgré mon délai pour la fin du mois d’août, je viens de me permettre deux semaines sans écriture. Voici quelques réflexions en vrac pensées durant ce répit. Elles auraient habituellement été publiées sur ma page Facebook, mais les voici plutôt en vrac sur mon blogue!

  • – Mes livres deviennent très concrets dans ma tête à partir du moment où la page couverture existe
  • – Si le Billy Stuart d’Alain M Bergeron n’est pas traduit en plusieurs langues et vendu à l’international, c’est qu’il y aura eu quelqu’un quelque part qui n’aura pas fait sa job.
  • – L’étape à laquelle j’ai toujours le plus hâte dans la confection du livre, c’est de voir les illustrations!
  • – Grand Corps malade est mon poète préféré
  • – The Hunger Game est peut-être enlevant, mais Matched est bien mieux écrit.
  • – On a beau essayer d’être heureux des succès des autres, quand un jeune de 22 ans écrit un roman jeunesse aussi bon que le premier défi de Mathieu Hidalf, ça fait quand même un petit peu chier (#Jalousie)
  • – J’aime bien mon métier, mais deux semaines sans écrire, ça fait du bien!
  • – Les faux livres de littérature jeunesse sont à la mode ces temps-ci! On retrouve des œuvres fictives dans les films (Moonrise Kingdom), les comics (The Unwritten) et les livres pour adultes (The Magicians)!

 

À quand un succès jeune adulte masculin?

 

J’ai lu le premier Twilight, le premier Hunger Game, et suis aux trois-quarts du premier Matched. Les trois séries sont de très gros succès dit « Jeunes Adultes ». Les trois se classent « Science-fiction et fantasy » et présentent une héroïne en fin d’adolescence à la pointe d’un triangle amoureux.

Si les séries comportent un nombre variable de fans masculins, il reste clair que le public cible premier est plutôt de l’autre sexe. Même si les thèmes sont plus complexes et variés que ce que l’on retrouve en « chick-lit » classique, il reste que la vie émotico-amoureuse de l’héroïne prend une place trop prépondérante pour être ignorée. Je ne peux donc m’empêcher de me demander : et les mecs, eux? Ils lisent quoi?

Ils ne lisent pas, ou peu, me répondront les statistiques. D’un autre côté, les garçons de 10 ans ne lisaient pas eux non plus avant Harry Potter! Ces mêmes lecteurs sont désormais des jeunes adultes, et je ne peux m’empêcher de me questionner sur l’absence de grands succès dans cette tranche d’âge. Est-ce parce qu’il n’y a aucun livre qui s’adresse à eux ou simplement parce qu’ils lisent du Steven King en se foutant de la catégorisation par tranche d’âge?

Aussi, ça ressemble à quoi du Jeune Adulte pour Garçon? Little Brother de Cory Doctorow en offrait une option très intéressante, mais juste le titre a du en repousser plus d’un qui, plutôt que d’y voir une référence à 1984 y a plutôt vu une étiquette condescendante pour dire « plus jeune, pas adulte ». Au Québec, je dirais que les Clowns vengeurs semblent taillés sur mesure : sombre à souhait, mais trop absurde pour s’adresser aux adultes. On leur souhaite tout le succès possible : allez-y, faites les lire!