Archives pour la catégorie Le métier

De la longueur de mes manuscrits

Illustration de cyberscooty prise sur openclipart.orgJe n’ai jamais été très bonne pour « faire long ». À l’école, lorsqu’un professeur demandait deux pages, j’en avais une et demi. Lorsqu’il en demandait 10, j’en avais 8… en grossissant les caractères et en élargissant les marges (je connais tous les trucs!). Ce n’est pas que je n’ai pas grand-chose à dire, c’est que je le dis de manière concise, par défaut.

Depuis que je suis auteure, j’ai appris à compter en mots plutôt qu’en pages. En gros, ça donne ça :

  • 16 000 mots pour les Terra Incognita
  • 10 000 mots pour les Gardien des soirs de bridge
  • 20 000 mots pour les Victor Cordi

Le chiffre peut sembler impressionnant, mais, très honnêtement, ce n’est rien! Prenez une grosse brique, par exemple un George R.R. Martin, elle comptera plutôt dans les 300 000 mots. En y pensant bien, c’est le double de la série entière de Victor Cordi!

Lorsque je sors trois livres dans une année, on s’exclame que je suis prolifique, mais tous ces mots mis bout à bout ne font que la moitié d’un Mylène Gilbert-Dumas, et à probablement même pas le tiers d’un Elisabeth Tremblay! (p.s. je m’ennuie de votre blogue mesdames!)

Comme dans toutes pratiques, à force d’exercer, on évolue! J’ai récemment terminé mon manuscrit des Rats (nom actuel : « La ballade de Johnny Sans-Dèf »), et il compte 31 000 mots! Un record pour moi!

Et finalement, le plus grand problème d’un manuscrit plus volumineux, ce n’est pas tellement l’écriture… mais bien la révision! Je suis dans ma deuxième passe de re-travail de mes rats, et je me sens comme un pré-ado à l’arrière d’une voiture en partance pour le Lac-Saint-Jean : « Quant est-ce qu’on arrive? C’est looooonnng!!! »

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Auteure à temps très partiel

Mon printemps a toujours été occupé. Je parle parfois de jongler pige et écriture, mais la vérité est qu’il y a parfois des mois entiers durant lesquels je n’ai pas le temps d’écrire une seule ligne. Et cette année, c’est pire que tout! Depuis le début du mois de février, j’ai écrit environ une journée par mois, sans plus. Pige, animations scolaires, pédagogiques des enfants, et même une petite semaine de vacances dans le sud, pour bien vous montrer que je ne fais pas pitié à travers tout ça!

Écriture? Très peu.

Les mois de mai et juin devraient être plus tranquilles et me permettre de me rattraper et, je l’espère, de terminer mes rats avant l’été.

J’imagine que c’est normal, que la pige et les animations scolaires me demandent de plus en plus de temps avec les années. Je suis en demande, c’est plutôt bon signe. Mes finances ne s’en plaignent pas!

De manière surprenante, ce sont les tournées à l’extérieur qui me sauvent! J’ai réussi à coincer deux séances de travail à Edmonston il y a dix jours, et j’espère bien faire la même chose durant la tournée Hackmatack de cette semaine. L’avantage d’une chambre d’hôtel, c’est qu’on y trouve peu de distraction et encore moins d’obligations domestiques!

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Disponibilité et bibliodiversité

Grosse nouveauté cette semaine sur le site Leslibraires.com, il est désormais possible de consulter la disponibilité des titres selon les librairies. J’en profite donc pour vous bombarder de chiffre, ça faisait longtemps! La synthèse de ce que ça veut dire se trouve sous les deux tableaux.

Voici donc (plus bas) tout d’abord un tableau comparatif de la disponibilité de quelques un de mes titres en librairie. Je me suis concentrée sur les premiers titres des séries, puisque c’est avec ceux-là que l’on acquiert habituellement de nouveaux lecteurs.

L’inventaire est décrit ainsi : Le premier chiffre est le nombre d’exemplaires, et celui après l’« égal » est le nombre de librairies de ce réseau dans lequel ce nombre d’exemplaires se retrouve.

J’ai ajouté, en guise d’échantillon témoin, un des grands succès de l’heure : le tome 7 des filles modèles, présent dans les palmarès de ventes des trois sites, et que je considère donc un peu comme la distribution maximale possible, soit le 100% de la deuxième table.

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Pour donner une meilleure synthèse, voici également, le pourcentage de la présence des livres dans chaque réseau. Sous chaque titre, j’ai un peu résumé de quelle sorte de livre il s’agit, histoire de pouvoir extrapoler un peu aux autres titres de l’industrie.

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Quelques points intéressants :

  • D’abord de réaliser qu’une nouveauté n’est pas nécessairement présente partout en librairie, même s’il y a des lois qui encadrent la distribution des titres québécois. Simon et la galette d’intelligence, sorti il y a moins d’un mois, ne se retrouve que dans la moitié des Archambault, et moins que la moitié des Renaud-Bray.
  • Un bon point pour la centralisation des inventaires, il suffit qu’une seule personne décide qu’un titre doit être en inventaire pour qu’il s’y retrouve de manière unilatérale. C’est ainsi que le premier Victor Cordi, qui avait pourtant disparu des Renaud-Bray un an après sa sortie, a fini par y retourner, avec un exemplaire par succursale, remplacé automatiquement à chaque vente.
  • Un point que j’ai déjà souligné, et qui fait très mal aux titres qui ne sont pas de grands best-sellers, c’est le fait que les premiers de séries ne sont pas systématiquement repris à la sortie des tomes successifs. C’est ce qui se passe chez Renaud-Bray et Archambault pour Sous le Divan. Selon eux, la vie de ce livre est terminée. Le fait qu’il soit actuellement listé pour deux prix littéraires n’y change rien. 30% des libraires indépendants lui laisse encore une chance de faire sa place.
  • La progression de la place en librairie pour les Chroniques post-apocalyptiques sera intéressante dans l’année à venir. Il a été très présent dans les libraires du mois dernier, sera très présent dans le prochain Lurelu, ainsi que dans un autre média traditionnel au printemps. Est-ce que ça suffira à ralentir sa sortie des deux grands réseaux plus commerciaux? C’est à voir!
  • Mais surtout, la conclusion : on parle souvent que les librairies indépendantes sont importantes pour la biblio-diversité. Je crois bien que mon tableau en montre un exemple concret! D’un réseau à l’autre, que de différence! Et si je suis reconnaissante à Renaud-Bray d’avoir inclus Victor Cordi dans leur « fond » universel, je le suis doublement à tous les libraires indépendants qui permettent à tous les titres, quel qu’ils soient d’avoir leur chance de trouver leurs lecteurs.
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POURQUOI je suis auteure?

On m’a demandé plusieurs fois comment je suis devenue auteur. La réponse est tout ce qu’il y a de plus banale, une question d’ennui et de congé de maternité. Mais récemment, dans une classe, un élève m’a plutôt demandé POURQUOI je faisais ce métier. La réponse est sortie toute seule :

« Parce que j’aime raconter des histoires, et que je ne travaille pas bien en équipe ».

Explication en deux parties.

Parce que j’aime raconter des histoires

Un billet de blogue se promenait dans mon feed Facebook cette semaine en demandant de définir sa vie en un verbe, selon le principe que plusieurs métiers peuvent découler d’un même désir.

Mes verbes à moi sont du domaine de « raconter », « rêver », « inventer », « émerveiller », « évader ». Sans le savoir à l’époque, ce sont probablement ces désirs qui m’ont fait quitter la biologie. Les verbes « apprendre » « étudier » « observer » « comprendre » arrivaient trop loin derrière.

Plusieurs métiers permettent de raconter des histoires : le cinéma, la télévision, le théâtre et, à sa manière, les jeux vidéos. Alors, pourquoi avoir choisi la littérature? À cause de la deuxième partie de ma réponse :

Parce que je ne travaille pas bien en équipe

Évidemment, ça a fait bien rire la classe dans laquelle je me trouvais; les gens n’avouent habituellement pas leurs défauts aussi ouvertement. D’aussi loin que je me souvienne, les idées et les suggestions des autres m’ont toujours ennuyé. Au secondaire, par exemple, je ne copiais jamais lors d’examens, pas parce que j’étais plus honnête que les autres, mais simplement parce que je prenais pour acquis que mes réponses seraient meilleures que celles de mes voisins.

C’est un défaut que j’ai appris à endiguer, entre autres lorsque je fais de la pige, et aussi lorsque je fais des activités avec mes enfants. Il reste que dans tous les métiers mentionnés plus haut, l’histoire se raconte en équipes énormes, allant de cinq à deux cents personnes. Et même si les tâches sont bien réparties, on trouve toujours quelqu’un pour proposer : et si on ajoutait ceci, ou celà. On se retrouve alors soit à devoir incorporer quelque chose qui nous plait moins, soit à gérer la déception de la personne ayant proposée.

Évidemment, il y a aussi une équipe derrière les livres, mais la propriété de l’histoire y est bien claire! Jamais un illustrateur ou un réviseur ne m’a proposé de changer des zombies en vampires. Au contraire, ils viennent apporter une expertise dont je suis moi-même complètement dépourvue, alors j’accepte leur apport avec la plus grande joie! Pour ce qui est de la direction littéraire, les bon(ne)s directeurs/trices pointent les faiblesses… à moi ensuite de trouver des idées (toujours très bonnes, puisque ce sont les miennes!!! Hihihi!) pour conquérir ces défauts.

Non, vraiment, c’est le parfait métier pour moi!

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Simon et les disgressions

ScreenHunter_01 Jan. 21 07.24Simon et la galette d’intelligence est le premier livre que j’écris à la première personne du singulier. Ce style de narration est pourtant très très en vogue en littérature jeunesse depuis une dizaine d’années, particulièrement au Québec, où Aurélie Laflamme a lancé la mode, mais également à l’international d’abord avec Géronimo Stilton, puis avec le Journal d’un dégonflé.

Vous trouverez un bel exemple de mon Simon à la première personne dans l’extrait de présentation du livre, publié il y a un mois.

Il faut dire que la première personne permet d’infuser beaucoup de personnalité à la narration, chose plus difficile avec un narrateur omniscient, à moins de s’appeler Lemony Snicket. Lorsque j’ai écrit Simon, j’entendais directement sa voix dans ma tête, ses choix de mots, ses réactions, et surtout…

…ses digressions!

Je dois avouer les avoir utilisées sans savoir ce que c’était au début. C’est ce qui arrive quand on fait des études en sciences et en communications plutôt qu’en littérature. En voici donc la définition d’Antidote :

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Ou, si vous préférez, tous les moments ou le narrateur au « je » se met à raconter une anecdote qui n’est pas essentielle à l’histoire. Par exemple (en vert, aussi tiré de Simon et la galette d’intelligence) :

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Dans mon premier jet, je les utilisais plutôt généreusement, un peu comme quand j’écrivais des messages à mes amies au secondaire. En re-travail, sous la tutelle de mon éditeur/directeur littéraire (coucou Thomas!), j’ai appris à mieux les doser. Les deux règles que j’en retiens :

  • Les garder courtes
  • Les éviter durant les scènes d’action ou de tension

Et à la relecture finale, je dois avouer être plutôt satisfaite du résultat. Thomas avait raison, le dosage permet de conserver la saveur tout en gardant le lecteur bien plongé dans l’histoire.

Vous pourrez constater du résultat vous-même à la mi-mars!

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L’inertie au service de l’écriture

Je dois l’avouer, depuis septembre, j’ai eu de gros problèmes de procrastination : difficulté à m’y mettre le matin, pauses fréquentes, manque total de concentration. Je n’irais pas jusqu’à m’auto-proclamer accro aux médias sociaux, mais il reste que l’appel de Facebook se fait fort au moindre blocage! Mais depuis début novembre, alors que j’ai commencé un nouveau manuscrit (le troisième Gardien des soirs de bridge), j’ai complètement changé mon installation pour écrire, histoire de tuer le problème dans l’œuf.

Une installation « unplugged »!
Je m’étais retrouvé, depuis quelques mois, avec l’ordinateur de ma mère. Une bête minuscule, et lente à s’en taper la tête sur les murs. L’idée première était de profiter de son faible poids pour faciliter le transport dans mes séances d’écriture en direct. J’ai donc désinstallé tout ce que je pouvais, histoire de lui redonner un peu de vitalité. Comme l’anti-virus était ce qui la ralentissait le plus, j’ai désinstallé toutes capacités réseau, afin d’isoler la machine du reste du monde.

Et c’est sur cette machine sans connexion que j’ai commencé mon nouveau manuscrit. J’y ai transféré mon plan à l’aide d’une clé USB, et je m’installe désormais dans le divan, en plein salon pour écrire. La lumière y est bien meilleure que dans mon bureau, et lorsque l’appel des médias sociaux se fait sentir, il rencontre un adversaire de taille : la force d’inertie qui pousse tout mon être à préférer rester dans le divan, sous une couverture.

installation-gagnanteJe dois avouer être très satisfaite des journées d’écriture que j’y ai faites depuis!

On peut donc dire que la suite de « Sous le divan » aura été écrite SUR le divan!

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Ma réconciliation avec les signets

img_1899J’ai longtemps eu une relation amour-haine avec les signets, surtout en salon du livre, allant parfois jusqu’à les cacher pour que les jeunes ne viennent pas les dévaliser dans leur chasse. Alors que je reviens du Salon du livre de Montréal, je réalise comment mon opinion a changé! Avec le temps, j’ai fini par comprendre leur utilité, et en tirer le meilleur parti!

En animation scolaire
Leur utilisation la plus parfaite est sans conteste dans les animations scolaires. J’en signe une pile la veille (un truc pris de Corinne de Vailly) et j’en laisse juste le bon nombre au professeur de chaque classe rencontrée pour qu’il les distribue après mon départ. Ça m’évite qu’une cohue de « veux-tu signer mon agenda/cahier/morceau de papier » ne me mette en retard pour la prochaine animation, mais surtout, ça empêche que la conversation dans les maisons au retour ressemble à ceci :

Enfant : Aujourd’hui, une auteure est venue dans notre classe, c’était super cool!

Parent (excité à l’idée de faire lire son enfant) : Ah oui? Elle s’appelait comment?

Enfant : Julie? Annie? Fanny? Je sais pu!

Parent (prêt à prendre des notes pour les cadeaux de Noël) : As-tu retenu le titre d’un de ses livres?

Enfant : Il y en avait un qui se passe après la fin du monde, puis un autre avec un gars qui vit des aventures super bizarres, ça avait l’air full bon!

Même armé de Google et épaulé du meilleur libraire possible, aucune chance que le parent s’y retrouve! Alors qu’avec le signet, même si ce n’est pas le signet du livre que son enfant a préféré, il pourra retracer l’information voulue.

En Salon
C’est ici que l’utilisation est plus nébuleuse! Ce qu’il faut savoir, c’est que certains groupes scolaires se mettent à ce qu’on appelle, entre auteurs, la « chasse aux signets », ce qui veut dire qu’ils viennent à nos tables juste pour prendre un signet, sans s’intéresser aux livres. Mais il n’en tient qu’à nous d’en tirer partie!

Conversation à ma table lorsqu’ils viennent chercher des signets :

 — Est-ce qu’on peut avoir un signet?

 — Avec plaisir, mais un seul par personne. Lequel vous voulez?

Un premier enfant pointe

 — Ah! Sous le divan (je prends un crayon et le signe en continuant de parler), dans celui-là, on réalise que les motons de poussière sous le divan sont en fait du poil de spiratins, des petites créatures invisibles qui vivent dans nos maisons.

Je tends le signet, un enfant pointe l’autre pile.

 — Celui de Dans la baignoire? Savez-vous ce qu’on trouve dans la baignoire? On trouve des aquidex, des créatures qui se tissent des nids avec les cheveux qui se coincent dans le drain…

Ils rigolent. Un lien se crée. Parfois, la conversation continue. Ils ne sont pas nécessairement du bon groupe d’âge ou niveau de lecture pour le livre, masi ce n’est pas grave. Il y a quand même une toute petite brique de plus dans leur attrait pour la lecture. En plus, leurs présence à ta table a peut-être attiré d’autre intéressés, et ces conversations ne sont-elles pas la véritable raison de notre présence en salon?

Si je suis d’humeur particulièrement efficace, lorsque ce n’est pas le bon groupe d’âge pour mes romans, je vais les attirer vers un livre plus approprié de la même maison d’édition. J’aime bien jouer les passeurs. Parfois encore, si ça vient sur le sujet, je vais les diriger vers mes autres livres, vendus à un autre kiosque. Pour les aider à les trouver, je vais sortir en douce… vous l’aurez deviné…  des signets de ces autres livres.

Dans la vraie vie
Finalement, je traine toujours des signets avec moi dans mon sac à main. Ils sont un peu mes cartes d’affaires. Les gens sont toujours curieux lorsqu’ils apprennent que je suis auteure jeunesse. Ils demandent si j’ai écrit des choses dont ils auraient pu avoir entendu parler. Je sors alors des signets, qu’ils peuvent garder avec eux. Ils en reconnaitront la couverture à leur prochaine visite en librairie et pourront satisfaire leur curiosité. C’est aussi bien pratique lorsqu’on cherche un bout de papier pour donner nos coordonnées à quelqu’un!

Alors, amenez-en, des signets! Je les prends par caisse, et les distribue avec l’enthousiasme d’un Père-Noël en début de tournée! Et surtout, plus jamais je ne les cacherai derrière ma pancarte de signature!

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Mon premier pilon

Pilonner : Détruire les exemplaires d’un ouvrage qui n’ont pas été vendus. Pilonner un livre.

Fait à partir de 2 illustrations openclipart.orgC’est un peu inévitable dans cette industrie, un peu comme le fameux « death and taxes » de Benjamin Franklin. Les deux véritables surprises sont surtout les suivantes :

  • Je m’en suis sorti pendant 10 ans avant mon premier pilon!
  • C’est l’Encyclopédie du merveilleux urbain qui y passe en premier!

merveilleux urbainJ’ai souvent considéré L’encyclopédie du merveilleux urbain comme mon concept le plus fort,  mon univers le plus intéressant. Peut-être n’avais-je pas choisi la bonne forme pour qu’il trouve son public. Chose certaine, après de bonnes commandes par les librairies, les retours ont été catastrophiques. On ne peut pas gagner à tous les coups!

Pour ceux qui désireraient mettre la main dessus avant qu’il ne disparaisse dans les profondeurs de la machine à recycler, vous êtes chanceux : il sera disponible pour au prix rabais de 5,99$ à partir de mardi, histoire de solder ce qui reste avant la destruction. J’ignore par contre s’il sera disponible en librairies ou dans les lieux de soldes comme Costco et Dollorama.

Pour ceux qui sont nouveaux sur ce blogue et qui se demandent de quoi je parle, je vous invite à le découvrir sur sa page dans ma section PUBLICATIONS.

Le pire, c’est que j’ai tous les textes d’une suite d’écrits depuis plus d’un an. Un « Bestiaire du merveilleux urbain », qui n’a pas trouvé preneur pour le moment. Pourtant, avec la sortie de Fantastic Beasts and Where to Find Them, il aurait été d’actualité!

Une fois que j’aurai récupéré les droits, je verrais ce que j’en fais. D’ici là, on tablette et on travaille sur autre chose. C’est un peu aussi ça, la vie d’auteur.

 

 

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De la difficulté de choisir son temps de verbe

Moi, en train d'écrire chez Bric à brac livres
Moi, en train d’écrire chez Bric à brac livres

Pour mon écriture en direct chez Bric à Brac livre, je commençais un nouveau manuscrit. Je m’étais questionnée sur Facebook sur les caractéristiques de la narration. J’avais opté pour la 3e personne et le passé simple. Mais après 10 pages, je dois me rendre à l’évidence : ça ne marche pas.

J’ai donc décidé que, pour la séance de dimanche matin, je recommencerais à la 1ère personne. Ce qui me laissait la question du temps de verbe. Les trois options et leurs problèmes respectifs selon moi :

  • Le présent : Plus moderne et très dans l’action, mais il me semble que c’est un temps plus approprié à la narration à la 3e personne. Qui conte ce qui lui arrive au présent?
  • Le passé simple : Temps littéraire classique, mais sonne bizarre avec les verbes en « er » à la première personne : « Je mangeai une rôtie et me grattai l’oreille. » Me semble plus approprié à la troisième personne : « Il mangea une rôtie et se gratta l’oreille ».
  • Le passé composé : Temps plus familier, toujours utilisé à l’oral. Un éditeur m’a déjà fait la remarque que ce temps remplissait le texte de verbes « être » et « avoir », ce qui l’appauvrit. Il n’a pas tort.
Image pour toujours liée aux temps de verbe dans mon cerveau!
Image pour toujours liée aux temps de verbe dans mon cerveau!

Bref, rien de parfait!

Pour aider ma réflexion, je me suis penché sur ce qui existait. J’ai donc fait le tour des bibliothèques de la maison pour analyser les temps de verbes utilisés dans les livres écrits à la première personne :

  • Journal d’un chat assassin : Mélange de présent (pour les réflexions) et de passé composé (pour l’action)
  • Bine : Présent (ah ben! Il semblerait que ça existe!)
  • Géronimo Stilton : Passé simple
  • Aurélie Laflamme : Mélange de présente et de passé composé
  • Le journal d’Alice : Passé composé
  • La vie compliquée de Léa Olivier : Mélange de présent et de passé composé
  • L’escouade Fiasco : Temps présent, et ça marche très bien. Me serais-je trompée sur ce temps, ou est-ce que Julie Champagne est une magicienne? (Possibilité à ne pas négliger!)
  • Sloche à la framboise bleue : Présent et passé composé
  • Journal d’un dégonflé : Passé composé
  • Le petit Nicolas : Passé composé

J’ai également vérifié dans deux séries adultes que j’ai adorées (en fait, dans leurs traductions).

  • Dossiers Dresden : Passé simple
  • L’Assassin Royal : Passé simple

C’est clair, pour les journaux intimes, la recette est toujours la même (Présent et passé composé). Le problème, c’est que je ne m’enligne pas pour un journal intime, simplement pour une narration au « je ». Il y a des différences. Quand j’y pense bien, deux des influences derrière mon manuscrit sont Géronimo Stilton et Dresden Files*… et les deux partagent le même temps : le passé simple. Vendu!

MISE À JOUR : 24 heures plus tard, 5 pages d’écrites avec la narration 1ere personne et passé simple… et ça marche parfaitement! Yé! Plus que 85 pages à écrire.

*La troisième influence est une série de bandes dessinées, genre qui se moque bien du temps de verbe de la narration!

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Le problème d’être un auteur volage…

IMG_1869Depuis la faillite de Courte Échelle, je multiplie les éditeurs. L’idée de tous les œufs dans le même panier m’a soudainement semblé risquée, ce qui fait qu’en plus l’encyclopédie du merveilleux urbain qui était déjà prévu chez Boomerang depuis longtemps, j’ai signé avec Druide, avec Bayard, et peut-être bientôt avec un autre dont je vous parlerai dès que c’est signé.

Si cet éparpillement m’offre une certaine protection contre d’éventuelles faillites additionnelles, il pose un petit problème : puisque, dans les salons du livre, la salle est séparée par éditeurs, je me retrouve devant une table presque vide.

– C’est votre premier? m’a demandé un homme passant devant le kiosque des éditions Druide, devant ma table n’arborant qu’un livre : Sous le divan.

Non monsieur, c’est mon quinzième.

Parfois je rêve d’une réorganisation des salons, qui me permettrait d’être assise à une table avec tous mes livres alignés les uns à côté des autres. En attendant, il y a les événements spéciaux organisés par des libraires, comme la Foire du livre de St-Hyacinthe à laquelle j’ai assistée il y a deux semaines, qui me permettent de me pavaner devant une table pleine.

C’est bon pour l’égo, tout ce travail, tout ce chemin parcouru, réunis au même endroit!

 

 

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