EXTRAIT : Le premier chapitre des chroniques post-apocalyptiques d’une jeune entêtée

Plus que trois semaines et demie avant la sortie de la suite des Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage, le 24 février, et je suis de plus en plus fébrile à l’idée que vous allez pouvoir le découvrir! Comme mise en bouche, après vous avoir montré la couverture il y a deux semaines, voici le premier chapitre en cadeau! Notez que le texte n’a pas été pris de la version finale-finale, il reste donc encore peut-être quelques coquilles. Bonne lecture!!

Vingt-neuf août
Quelque part sur la route 117

Kiara roule.

Juchée sur un vélo de montagne vert lime au siège
un peu bas pour sa taille, la jeune fille de onze ans
pédale à un rythme régulier, son regard noir fixé droit devant.
Ses cheveux courts, coupés de manière inégale,
remuent à peine dans le vent. Elle porte, comme seul bagage,
un sac à dos contenant quelques provisions, une lampe
de poche et le quatrième tome de My Hero Academia,
son manga préféré.

Kiara roule sur une route dévastée des Laurentides
en contournant les voitures renversées.

« Surtout, ne pas regarder à l’intérieur », se rappelle-t-elle.

Kiara est contente d’être partie, de bouger enfin.
La liberté la grise. Satisfaite, aussi, d’avoir choisi le vélo
comme moyen de transport. Il y avait bien une camionnette
au camp de vacances. Même si elle avait pu la conduire,
l’état de la chaussée ne lui aurait pas permis d’aller très loin.
Le vélo, lui, se faufile entre les véhicules accidentés,
saute par-dessus les fissures trop profondes de l’asphalte
et escalade les ruines des viaducs effondrés.

Tant pis pour les douleurs aux muscles,
tant pis pour les points de côté.

Même pas mal.

Ses jambes moulinent à un bon rythme.
Elle a lu, sur un panneau routier, qu’il lui restait
cent trente-neuf kilomètres à faire pour atteindre Montréal.
Elle pourrait effectuer des calculs. Estimer sa vitesse,
établir des objectifs quotidiens, planifier le nombre de jours
que lui prendra le trajet. Elle ne s’en donne pas la peine.
À vrai dire, elle s’en fout.

Qu’est-ce qu’une journée de plus ou de moins,
trois mois après la fin du monde?

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