Réflexions de déracinement #1 : La différence entre culture et personnalité 

Lorsque je parlais à une amie (coucou Eza!) de notre année en Provence, elle m’a demandé tout naturellement si j’allais écrire sur l’expérience. Je dois avouer que je n’y avais pas pensé jusque là! Après tout, j’écris rarement le réel, et même, je ris régulièrement du grand nombre de romans miroirs qui commencent par un déménagement (et finissent par un bal de fin d’année!).

Deux mois plus tard, je n’ai toujours pas l’intention d’écrire le récit de mon déménagement, mais je réalise que l’expérience acquise me sera utile dans l’écriture de romans de l’imaginaire. Ces réflexions risquent de faire une série de billets, dont voici donc la première :

La différence entre culture et personnalité. 

Lors de la première rencontre de parents avec la professeure de ma plus jeune, j’ai rigolé intérieurement, car je trouvais que sa professeure semblait bien stricte, et qu’en fait, je m’y attendais un peu. Nous avions même averti les enfants sur ce point avant leurs rentrées respectives. Pourtant, quelques semaines plus tard, je discutais avec une mère du coin, dont le fils avait eu la même professeure, et elle a commenté sur sa sévérité. Ce que j’avais pris pour une différence culturelle (tous les professeurs français sont sévères) n’était en fait que le trait de personnalité d’une seule personne.

En récit fantastique, il arrive souvent que l’on ne présente de prime abord qu’une seule personne d’une race inventée. Lorsqu’on désire introduire une seconde personne de la même race, on se retrouve devant cette grande question: “qu’est-ce qui est culturel et commun à tous ceux de la race, et qu’est-ce qui fait simplement partie de la personnalité du personnage initial?”

C’est une ligne difficile à tracer! S’ils tous les personnages se ressemblent trop, la race deviendra caricaturale. S’ils sont trop différents, aucune culture n’émergera et l’effet d’exotisme sera gâché.

Ajoutez à ça le fait qu’il y a des exceptions partout (un Italien introverti, ça existe!), et qu’en plus, la littérature aime bien s’intéresser aux personnages qui ressortent du lot. Le seul représentant pacifiste d’une race guerrière sera bien plus intéressant que ses cinq cousins à gros bras qui rentrent dans le rang!

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Une réflexion au sujet de « Réflexions de déracinement #1 : La différence entre culture et personnalité  »

  1. Ah, les personnages de la même culture qui ont donc tous la même personnalité (aussi connu comme le phénomène « pis ça c’est le Nain » en fantasy), c’est effectivement un gros problème. (Et là je veux lire l’histoire du pacifiste et de ses cinq cousins! hihihi!)

    Tu vois, ça ne m’étonne pas du tout que ton expérience présente t’inspire, même si tu n’as pas l’intention d’écrire directement dessus. Chaque fois que je vis un truc un peu dépaysant ou hors du commun, je prends des notes. Et des vacances en randonnée deviennent une fin de semaine de chasse sur une lune éloignée, etc :p

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