Pétronille à l’école

Très jolie surprise pour moi cette semaine : dans le dernier magazine Lurelu, grande référence en littérature jeunesse au Québec, un article propose des suggestions d’utilisation de ma série Pétronille inc. en classe, autres que celles déjà proposées dans les fiches pédagogique déjà disponibles sur le site de l’éditeur.

L’article liste les thèmes à aborder, la manière de séparer les romans, le meilleur moment de l’année pour amorcer le projet, des pistes de causerie, et même trois options différentes d’utilisation pour le cours d’univers sociale.

En voici le résumé dans le sommaire:

Ce que j’adore de ce genre d’article, c’est que pour un seul professeur qui décide d’utiliser un livre en classe, une vingtaine d’élèves découvrent mon univers. Le tout se multiplie si l’expérience est concluante et que le professeur décide de renouveler l’expérience pour les prochaines années.

Les professeurs, comme les libraires et les bibliothécaires, sont de fabuleux « passeurs », ces adultes qui mettent des livres dans les mains des enfants avec l’espoir de déclencher en eux le virus de la lecture.

Rien ne pourrait me faire plus plaisir que de voir Pétronille trouver sa place dans les écoles.

Et parlant d’elle, j’en profite pour mentionner que s’il n’y a pas de nouveau tome de Pétronille inc. cet automne, un projet est tout de même en préparation pour ma petite sorcière. J’aurai éventuellement des nouvelles à vous annoncer… à la prochaine Halloween, peut-être?

Ma quête pour l’arbre de vie de Montréal

Mon manuscrit en cours, Mon moniteur est un gobelin, est un livre foncièrement montréalais. Contrairement aux Chroniques post-apocalyptiques qui se concentraient principalement sur mon propre quartier, mes héros se promènent aux quatre coins de la ville… ce qui entraîne un peu plus de recherche.

Je suis donc partie sur les traces de mes personnages, par une belle journée du début du printemps. J’ai d’abord visité le parc Raymond-Préfontaine, point de rencontre du camps de jour.

Puis embarqué sur la ligne verte du Métro

Pour me rendre au Jardin botanique, endroit dans lequel j’avais décidé que se trouverait « l’arbre de vie » de la ville, soit celui qui rend toute magie possible. J’avais besoin d’un arbre remarquable, et une amie m’avait parlé d’un grand magnolia près des étangs, ce qui me semblait un choix parfait.

En chemin, j’ai repéré ce sympathique puits qui servira de passage secret à mes personnages…

…  mais j’ai dû me rendre à l’évidence : je suis incapable de reconnaître un magnolia s’il n’est pas en fleurs. J’ai donc quand même écrit ma scène en me promettant de revenir lors de la floraison.

Deux mois plus tard, je retourne donc au Jardin botanique. J’ai trouvé des dizaines et des dizaines de magnolias de toutes sortes… mais aucun qui méritait véritablement l’honorable titre d’ « arbre de vie ». Un peu dépitée, en sortant du Jardin, j’ai demandé conseil au kiosque d’information. Un gentil employé m’a parlé d’un peuplier dans la forêt des Premières Nations, qui serait si grand qu’il est utilisé comme toile pour des projections. Comme ma visite était terminée, je me suis dit que je trouverais bien des photos de ce fameux arbre en ligne, et je suis repartie.

Je n’ai rien trouvé en ligne… troisième visite au Jardin!

Après avoir photographié quelques candidats potentiels, je suis arrivée au Peuplier que l’on m’avait mentionné, et j’ai dû avouer qu’il s’agissait d’un bon choix! Il est énorme et entouré d’une clairière de terre, d’un étang et même d’une tente d’inspiration autochtone, un endroit parfait pour la scène de combat qui s’y déroulera!

J’ai réécrit ma scène, et l’arbre de vie de Montréal est désormais un peuplier deltoïde, réputé pour sa croissance rapide et ses petites boules de coton volantes qui emmerdent les allergiques et réjouissent les romantiques au printemps. Comme je fais partie du second groupe, je suis absolument ravie de mon choix. Ça valait bien trois visites!

Les univers oniriques de Paul Morstad

L’année dernière, j’avais fait le plein d’inspiration à la Foire Plural, regroupant plusieurs galeries d’art contemporain.

J’y suis retournée cette année, et avais envie de vous présenter le coup de cœur de ma visite : les aquarelles de Paul Morstad.

Il y avait deux aquarelles de disponibles au kiosque de la galerie Slate.

Elles ont suffi à me donner envie d’en savoir plus!

J’ai donc appris que l’artiste était de Vancouver, mais avait habité plus d’une dizaine d’années à Montréal pour y travailler en animation à l’ONF. Je me suis surtout reconnue dans les thèmes de ses œuvres : les animaux, les oiseaux, les voyages et l’imaginaire.

Voici deux autres œuvres trouvées sur son site internet : https://paulmorstad.com

Avouez qu’on pourrait écrire un roman jeunesse complet à partir de chacune de ces illustrations!

Nabook : une belle surprise numérique

Les trois tomes de ma série Romane et les émotis sont disponible, depuis quelque temps, sur une plate-forme numérique un peu particulière : Nabook. Cette application française offre, par abonnement, des lectures numériques au format pensé pour les lecteurs intermédiaires (7 à 12 ans).

Chaque paragraphe apparaît dans sa propre bulle et les dialogues sont identifiés avec une image, comme dans une messagerie texte. Aussi, on y copie le langage des séries télévisées, auquel les jeunes sont habitués. Les tomes deviennent de « saisons », et les chapitres des « épisodes ».

Je n’ai plus d’enfant de 9 ans sous la main pour tester le tout, mais à mon œil adulte, ça m’a semblé plutôt bien fait. On parle beaucoup, ces temps-ci, du temps d’écran des enfants. Si le téléphone servait à lire plutôt qu’à s’étourdir de vidéos de 10 secondes, ne serait-ce pas déjà un pas dans la bonne direction?

Nouveau projet, nouvel éditeur !

Je travaille là-dessus depuis le retour des fêtes, mais j’attendais la signature du contrat pour vous en parler : j’écris une série de fantasy urbaine pour les éditions La Bagnole.

Le titre (du moins le titre de travail) : Mon moniteur est un gobelin.

Tout a commencé par un courriel. L’éditrice de La Bagnole me demandait d’aller prendre un café pour me proposer un projet. Elle voulait que j’écrive pour eux une série qui se passerait dans un camp de vacances. Comme je n’ai jamais été très obéissante au niveau créatif, j’ai proposé plutôt un camp de jour, en pleine ville, qui reprendrait l’univers de ceci :

L’encyclopédie du merveilleux urbain n’a pas trouvé son public à l’époque. J’ai toujours considéré, pourtant, que c’était un de mes univers ayant le plus de potentiel. Comme le livre a été pilonné il y a belle lurette, j’y ai pigé quelques idées pour mon camp de jour, tout en les transformant selon les besoins de ma narration!

La sortie du premier tome est prévue pour le printemps 2024!

Petite problème dans « La légende de Paul Thibault »!

C’est un jeune lecteur de Louisiane qui a attiré mon attention sur un détail problématique de La légende de Paul Thibault. Je faisais la lecture de la première histoire à des classes de première et deuxième année. Je venais juste de mentionner que mon valeureux trappeur est végétarien, et de montrer la page ci-dessous (illustrée par Sans Cravate), qui liste leur pique-nique…

… lorsqu’un élève a levé la main.

Dans un français surprenant pour un anglophone, il m’a demandé : « Comment peut-il manger des fourmis s’il est végétarien? »

Pour être très honnête, JE N’Y AVAIS PAS PENSÉ!!!

Je pensais naïvement les insectes n’étaient pas pas exclus de la diète végétarienne, mais après une rapide recherche sur internet, il semblerait que l’élève a raison: ce sont des animaux, et la plupart des végétariens n’en mangent pas! Oups!

Heureusement, j’ai trouvé une manière de m’en sortir: la confiture de fourmis est pour Grugeux le castor et Paul n’y touche pas.

Voilà, problème réglé!

La promesse du fleuve, vue par…

Dans les dernières semaines, j’ai eu droit, par deux fois, à des illustrations surprises de mon roman La promesse du fleuve, qui est étudié dans un nombre grandissant d’écoles. La première est navrante, la seconde glorieuse.

D’abord la navrante!

C’est une professeure de secondaire 1 qui a attiré mon attention sur le fait qu’un extrait de La promesse du fleuve était utilisé dans le cahier de français « Mission ». On y trouve une des scènes du marais, juste avant l’île des bâtards, accompagnée de cette illustration :

Ce n’est pas du tout la qualité de l’illustration que je remets en question, mais il est clair pour toute personne ayant lu le livre qu’elle ne représente pas fidèlement mes personnages. Celui de gauche, Dammal, devrait être un adulte à la peau noire et aux cheveux frisés. Le petit au milieu est décrit, dans le livre, comme ayant une tache de vin lui couvrant une partie du visage, et finalement, l’adolescente à droite a les cheveux longs et bouclés. Je ne blâme pas l’illustrateur, il n’a probablement eu accès qu’à l’extrait pour se faire une idée des personnages, mais ça me fait tout de même un petit pincement au cœur que de les vois dénaturés de la sorte.

Je préfère grandement ces Fan Art d’une élève du collège Citoyen, qui a eu la gentillesse de m’offrir les esquisses qu’elle a faites autour de mes personnages. Sa version de Dammal est beaucoup plus fidèle à ma vision du personnage!

Et que dire de ce portrait de Colbert, l’homme oiseaux et Fillino, le Jockey d’escargot géant (esquissé à l’arrière)!

Beaucoup mieux, non?

 

Les Abysses : Les Parmissois

Deuxième petit bout de dévoilement pour Les Abysses, soit une nouvelle race à l’étage desquelles se réfugieront nos héros : les Parmissois.

Ils sont petits, avec les pupilles qui prennent presque toute la place dans l’orbite de leurs yeux. Ils vénéraient une pierre lumineuse qui permet la vie à leur étage des Abysses, jusqu’à ce que les Lorkistes (propriétaires de la mine de lave du premier tome) viennent installer une roue similaire à celle que l’on retrouve dans les 10 premières minutes du film Conan.

Depuis, les choses sur leur étage ont beaucoup changé.

Toute la troupe en compagnie d’Ibolie, la Parmissoise qui les receuille. (Illustration Mathieu Benoit)

Les Abysses Tome 2 : La roue arrivera en librairie dans la première semaine du mois d’avril! Je vous en dévoilerai la couverture la semaine prochaine, mais pour les pressés, les Éditions Druide m’ont dit qu’eux-mêmes la partageraient demain sur leurs réseaux!