Paul à Marseille!

Réalisation: Corinne DREYFUSS

Des classes de CE1 et CE2 (équivalent 2e et 3e année au Québec) de l’école élémentaire La Roseraie à Marseille sont tombés sous le charme de Paul Thibault et ont décidé de poser sa candidature pour le prix du livre jeunesse de Marseille.

De ce que j’ai compris, les classes choisissent plusieurs livres en partenariat avec les librairies et bibliothèques de leur quartier et doivent ensuite faire les choses suivantes :

  • Étudier tous les ouvrages pour choisir leur candidat.
  • Faire une présentation du livre en trois minutes.
  • Décorer la vitrine de la librairie partenaire .

Pour la vitrine, voici comment ils ont transformé celle de la librairie Le petit Pantagruel :

Vitrine de la librairie Le Petit Pantagruel à Marseille

Tant de travail! Une épinette à tentacules, des animaux de la forêt en ballons et en rouleaux de papier, et Paul au milieu de tout ça: on s’y croirait! Cliquez sur les images ci-dessous pour voir les détails.

Pour la présentation, ils ont fait une vidéo du tonnerre, avec une chanson thème de leur cru et des extraits transformés en saynètes!

Toutes les classes pourront ensuite voter pour le livre et la vitrine qu’ils ont préférés parmi toutes les propositions. Je souhaite de tout cœur bonne chance à l’école De La Roseraie, ils ont vraiment fait un travail fantastique! Ils ont certainement gagné mon vote!

 

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Rêver de Nantes

Dans le cadre du festival Metropolis Bleu, j’ai eu la chance de participer à un déjeuner de réseautage permettant de se présenter à Jeanne-A Debats,  autrice française et responsable de la programmation aux Utopiales de Nantes (voir plus bas). Il y a longtemps que je rêve de visiter cette ville. Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans l’eau, mais on dirait que la quantité d’imagination au kilomètre carré y est plus élevée que partout ailleurs.

En voici quelques exemples :

Les Utopiales de Nantes
Le festival en question est spécialisé en science-fiction et autres genres de l’imaginaire. Il fait la part belle à la littérature, évidemment, mais on y trouve également du jeu vidéo, des jeux de tables et même des expositions d’arts visuels. Il y a un volet jeunesse, ce qui me permet un petit espoir d’y être invitée un jour. Au pire, j’irai en touriste, comme j’irai un jour au festival de Bd d’Angoulême! Juste les affiches font rêver, voyez par vous-même!

Les machines de l’île 
Mon envie d’aller à Nantes part de cette découverte il y a plusieurs années. Un drôle d’endroit dont le principal objectif semble être l’émerveillement! On y trouve un éléphant mécanique géant ainsi que le plus incroyable carrousel jamais conçu. On peut y monter à dos de Nautile, chavaucher une chenille ou déclencher une nuée de papillons. Une sorte de Disneyland pour les amateurs de Steampunk!

Le Royal de Luxe
Eux, pas besoin d’aller à Nantes pour les voir, puisqu’ils nous ont gratifié Montréal de leurs marionnettes géantes il y a quelques années. J’ai assisté à la rencontre d’une petite fille haute comme un triplex et d’un scaphandrier plus grand encore près de la tour de Radio-Canada. C’était magique. L’entreprise promène ses spectacles partout à travers la planète, mais leur maison est à Nantes où ils font régulièrement des démonstrations de leurs prochaines œuvres.

Jules Vernes
Est-ce que tous ces débordements d’imaginaires seraient de sa faute, en fait? C’est sa ville! Il y est né, il y a son musée, sa statue, sa rue ainsi que plusieurs restaurants, pubs et cafés thématiques! Peut-être que son fantôme hante toujours les rues et chuchote des idées farfelues à qui veut bien l’écouter! Chose certaine, pour un romancier francophone de l’imaginaire, on fait pire que de marcher dans ses traces, côté inspiration!

 

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Le jury, ce chercheur d’or

Cette année, je suis sur le jury de Scriptura, un concours de nouvelles pour les élèves du primaire et du secondaire. En fin de semaine, j’ai attaqué une première pile de textes, et je me suis sentie comme un chercheur d’or!

Je m’explique.

À chaque nouveau texte, une sorte d’espoir nait : c’est peut-être celui-là qui sera le bon, le meilleur, le coup de cœur que j’attends.

On lit les premières lignes. Si la plume de l’auteur est belle, ou même juste efficace, la flamme d’espoir croît. Ça regarde bien. On croise les doigts, on continue la lecture le cœur battant.

Neuf fois sur dix, on est déçus en cours de route. L’histoire tombe à plat, est mal structurée, ou manque d’originalité. Le coup de foudre n’opère pas. On redépose le texte et on prend le prochain sur la pile.

Après un certain temps, on en vient à douter : peut-être que la pépite que je cherche n’existe pas, peut-être que c’est moi qui suis trop exigeante.

Mais systématiquement, il finit par y avoir un, deux, parfois même trois textes qui nous charment. Ils nous ont touchés, surpris, impressionnés. Victoire : les pépites sont trouvées! C’est la fête! Tout ce travail en valait bien la peine!

J’imagine que, à plus grande échelle, c’est ce que ressentent les éditeurs avec les manuscrits qu’ils reçoivent. Ils ouvrent le document, le cœur rempli d’espoir, en attente d’un coup de foudre qui se fait parfois attendre, mais force de nombreuses lectures, il finit toujours par venir… éventuellement.

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Le récit déconstruit

Aloy, heroïne de Horizon

Depuis que je suis tombée sur les jeux Horizon sur PlayStation, je suis fascinée par leur manière de bâtir la trame narrative par petites bribes éparses. On trouve un journal de bord par-ci, un exposé marketing par-là, parfois même un conteur au coin du feu que l’on n’écoute que si on en a envie. À travers tous ces morceaux se dessinent le portrait d’une civilisation perdue et d’une seconde en construction, en plus des aventures plus concrètes d’Aloy, la sauveuse de Méridian.

Et soudain, je tombe sur un livre qui utilise un procédé similaire pour construise son histoire : Sleeping Giant de Sylvain Neuvel (Le sommeil des géants, en traduction).

Ce roman de science-fiction est entièrement raconté à travers des d’entrevus et des extraits de carnets de bords. Au début, la nouveauté séduit. Après deux-trois entrevues, j’ai eu peur de m’en lasser… mais soudain, la magie opère et on se laisse prendre au jeu. Je dis bien « jeu », parce que ce format donne un peu plus de travail au lecteur qu’un récit classique! Il faut faire des liens, parfois lire entre les lignes, souvent remplir nous-mêmes les ellipses. Il faut l’avouer : c’est un jeu d’équilibriste que Neuvel maîtrise parfaitement.

Pour un tel livre, je crois que la complexité est dans le dosage des informations. Là-dessus, le jeu vidéo a un grand avantage : le joueur contrôle une partie de la quantité. Les complétistes liront le moindre document rencontré, alors que ceux qui désirent aller droit au but se contenteront des dialogues de la quête principale. Dans un livre, c’est l’auteur qui décide la quantité d’information, alors que le lecteur est prisonnier des pages.

Côté jeunesse, je me rappelle avoir vu des procédés semblables dans le livre 43, rue du vieux cimetière dont l’histoire est entièrement racontée à travers des correspondances, ainsi que dans Les morts ont marché de Mathieu Fortin, dans lequel le lecteur mène l’enquête lui-même à partir de dossiers.

Chose certaine, pour moi qui aime créer des mondes, c’est un procédé tentant!

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Une collaboration avec Les Débrouillards

Je vous avais parlé, il y a un peu plus d’un an et de manière très vague, d’un projet appelé « Cartes postales ». J’ai plein de nouvelles à ce sujet!

  • La première : il sera édité chez Bayard Canada et sortira à l’automne!
  • La deuxième : quelques pages paraîtront en prépublication dans le magazine Les Débrouillards!
  • La troisième : c’est tout!! Je n’ose rien dire de plus puisque j’ignore de quoi ont l’air les politiques de confidentialité et préférences de dévoilement du magazine!

Chose certaine, le projet avance ces temps-ci, puisque j’ai commencé à recevoir des commentaires de direction littéraire ainsi que des illustrations intérieures.

Aussi, il est possible qu’il ne s’appelle pas « Cartes postales » en fin de compte!

Bref, ce billet ne vous en apprend pas tellement plus, mais je suis si excitée de participer au magazine jeunesse le plus important au Québec que j’avais envie de vous l’annoncer!

La prochaine fois, je demande les permissions requises pour vous offrir du concret. En attandant: motus et  bouche cousue!

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De la beauté: un album engagé

De la beauté, mon deuxième album aux 400 coups est sorti la semaine dernière. C’est mon plus sérieux, mon plus engagé, le premier pour lequel la réflexion ne se cache pas derrière un rideau d’aventure et d’imaginaire.

Tout a commencé lorsqu’une amie a écrit, sur Facebook, que sa fille s’inquiétait de ne pas être belle. Je lisais les réponses sous la publication, et soudainement ça m’a frappé : personne ne disait la bonne chose.

De la beauté, illustrations par Lavilletlesnuages.

Trois jours plus tard, j’écrivais le texte de De la beauté, dans lequel je liste les réponses que les jeunes filles reçoivent à la question : « est-ce que je suis belle ?», pour terminer sur ce que je considère être la réponse la plus importante.

Magnifiquement illustré par Lavilletlesnuages, c’est un album qui fait réfléchir et qui fait du bien. Il remet les choses en perspective afin de retirer le poid de l’apparence des épaules de ses lecteurs.

À offrir à toutes les filles (et les femmes!) qui se posent la question en se regardant dans la glace.

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Sortie de livre… papier et audio!

Grosse semaine : annulation de ma présence au Salon du livre de Trois-Rivières, test Covid positif et… sortie des Chroniques post-apocalyptiques d’un garçon perdu!

Comme pour la sortie du deuxième tome, j’étais nerveuse, craignant de décevoir tous les fans de la série. Encore une fois, c’est Sophielit qui m’a rassurée en lui attribuant 5 étoiles sur 5 dès le premier jour! Elle est même la deuxième à me dire que c’est son préféré entre les trois livres!

Le livre papier n’est pas sorti tout seul : Bayard Canada a décidé de faire enregistrer les trois tomes de Chroniques post-apocalyptiques en livre audio!

C’est la première fois qu’une de mes œuvres se retrouve sur ce médium! C’est rigolo : on m’a d’abord envoyé les premières pages lues par deux actrices différentes pour que je donne mon avis, puis les trois tomes ont été lus par la même personne.

Cliquez ici pour entendre un extrait du livre audio!

Les trois livres audios sont disponibles directement sur le site de Bayard, sur celui des libraires et sur bien d’autres (mais pas Audible)! Ils sont facilement repérables par leur couverture carrée.

Je dois avouer que je n’y connais rien, mais ça me semble du très beau travail! Je serais curieuse d’avoir l’opinion d’un connaisseur! Y a-t-il des amateurs de livres audios dans la salle?

Pour le reste, je serai au Salon international du livre de Québec la fin de semaine prochaine! Venez m’entendre raconter les aventures de Paul Thibault, ou venez me dire bonjour lors d’une de mes séances de signature! Voici mon horaire :

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La vie d’un livre

Il y a peu, Sophielit a eu la gentillesse de m’identifier sous une publication Instagram qui parlait de mon roman La Promesse du fleuve. Je suis très peu active sur cette plateforme, mais j’y suis inscrite, ne serait-ce que pour voir les magnifiques montages photos dans lesquels mes livres se retrouvent parfois!

Voici la publication en question, de car.ni.or :

Le texte continue en disant : « Merci à @passion_et_crayon qui m’a convaincue de me procurer ce magnifique roman… ». J’ai décidé de jouer les détectives et de voir ce qu’en avait justement dit cet usager!

Je trouve sa page et descends assez loin pour trouver ceci :

Un peu plus bas, une seconde publication du même compte montre le livre à travers une énorme pile de ses trouvailles littéraires. Dans le texte qui accompagne la photo, je lis que La promesse du fleuve lui a été suggéré par @madame.gabrielle.

Le jeu de piste continue!

Je descends très (très!) loin dans les publications de @madame.gabrielle pour finalement trouver ceci :

Le fameux bouche-à-oreille à l’œuvre, de manière on ne peut plus concrète.

Les publications ci-haut s’étalent de décembre 2020 à mars 2022. Le livre, pour sa part, est sorti en septembre 2019. Vous vous en doutez bien, il n’est plus en vedette dans les librairies (et même bien souvent disparu des tablettes, selon la librairie), ce qui ne veut pas dire que sa vie est terminée!

C’est dans ce genre de moment que je réalise tout ce que je dois aux passeurs : les personnes qui lisent mes livres, en parlent et, de par leur enthousiasme, convainquent d’autres lecteurs.rices de les lire à leur tour.

À tous ces passionnés, je veux dire un gros « merci », et à tous les autres, je vous encourage à parler de vos coups de cœur. C’est par vous que nos livres continuent de vivre bien après leur publication.

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DÉVOILEMENT : Couverture de « De la beauté »

En avril sortira mon deuxième album aux 400 Coups, soit De la beauté, une sorte d’essais en album qui parle de toutes les réponses que l’on trouve lorsqu’on se demande si on est belle… et de la véritable réponse que l’on devrait plutôt recevoir.

Voici donc la couverture magnifiquement illustrée par « Lavilleetlesnuages »

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Thème narratif : les âmes des morts!

C’est un thème que j’ai beaucoup rencontré dans les dernières années : celui d’aider ou de récolter les âmes des défunts. Pourtant, il est très peu présent en littérature jeunesse, du moins dans les livres que j’ai lus. Le seul auquel j’ai pu penser est Zoélie L’allumette de Marie Potvin, dans lequel l’héroïne tente d’aider son ami fantôme. Pourtant, c’est un thème riche qui peut facilement être adapté pour les enfants. Tour d’horizon des possibilités.

Aider les morts à trouver le repos
Une manière toute gentille d’aborder le thème est de confier au personnage principal la tâche d’apporter le repos aux fantômes. Le jeu Montréalais Spirit Farer, par exemple, présente une jeune fille responsable d’un bateau qui accueille les esprits des morts en attendant qu’elles soient prêtes à passer sous le pont des âmes. Elle leur parle, les nourrit, écoute leurs souvenirs et remplit leurs dernières volontés.

Dans le roman pour Under the Whispering Door, c’est dans un café que les âmes se préparent à passer au repos éternel. Deux personnes s’y partagent le travail : l’un d’eux va chercher les âmes à leur lieu de mort, et le second sert d’oreille attentive et bienveillante pour la préparation psychologique.

Pour Cozy Grove, un second jeu vidéo dit « gentil » (wholesome game en anglais), ou gentil, c’est sur une île que les âmes se retrouvent, sous la forme d’ours fantômes. Au choix du joueur, un louveteau ou une jeannette doit aider les fantômes à faire la paix avec leurs erreurs passées pour obtenir ses badges de « scout à l’écoute ».

Dans tous les cas, on passe peu de temps sur la mort elle-même, puisqu’elle est souvent déjà un fait accompli lors de la rencontre. Les nombreux fantômes permettent de plonger dans les souvenirs avec un certain recul, et d’y trouver rédemption. Le personnage du passeur sert de fil conducteur entre les différentes histoires.

Récolter les âmes
La seconde manière de traiter le thème est probablement plus appropriée pour les enfants d’au moins 10 ans et les adolescents. L’idée est que la tâche du personnage principal soit de ramasser les âmes, et non de leur apporter le repos. Cette fois-ci, l’accent n’est plus sur les souvenirs émouvants, mais bien sur le récolteur lui-même, souvent identifié comme un « faucheur » avec ce que ça implique d’attributs (capuchon noir, faux, parfois même visage de squelette). Ce thème permet une ambiance gothique sans nécessairement tomber dans l’horreur.

Cette fois encore, c’est dans les jeux vidéo qu’on rencontre ce genre d’univers. Par exemple, dans Death’s Door, le personnage principal est un corbeau qui travaille pour le bureau de récolte des âmes. Ses confrères et lui se sont fait offrir l’immortalité en échange de leurs services. Un second jeu vidéo présentant la récolte des morts comme une bureaucratie vient également de sortir, sous le nom « Have a nice Death ». La bande-annonce est magnifique!
Du côté des animés vient Soul Eater, sorte de Harry Potter de la mort qui suit plusieurs élèves dans une école pour apprendre à collecter les âmes. Avouez que c’est peu banal! En prime, les armes des apprentis sont elles-mêmes des élèves qui se transforment sur demande en faux, en fusil ou en autres armes. Chaque élève doit récolter 99 âmes normales et une âme de sorcière pour graduer.

Côté manga, Alpi, the soul sender est une petite fille qui a hérité d’un don particulier : la capacité de purifier l’âme de créatures magiques qui autrefois aidaient les habitants, mais qui avec le temps sont devenus néfastes et dangereuses. Les créatures meurent lors du rituel, mais le sujet est traité avec délicatesse et le manga peut être lu sans problème par des enfants de 10 ans et plus.
J’aurais aussi pu mentionner Flipping Death (jeu vidéo) ou Zorn et Dirna (bande dessinée européenne), et sans doute plusieurs autres auxquels je ne pense pas, ou que je n’ai pas rencontrés.

Mon point est que le thème de la mort peut être adapté à tous les publics et tous les médiums, et que la littérature jeunesse semble hésiter à s’en emparer! Les auteurs seraient-ils frileux, ou manqueraient-ils d’imagination? Chose certaine, j’y vois beaucoup d’opportunités!

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