L’inspiration est dans l’art!

Depuis un an, environ, je m’intéresse de plus en plus à l’art contemporain, tout particulièrement à celui dit « urbain », qui découle de la culture des graffiteurs.

Mes découvertes se font à travers le magazine Graffitiart, publié aux deux mois, et qui présente les œuvres phares du domaine. Chaque fois, j’y découvre au moins un nouvel artiste coup de cœur qui me transporte! Moi qui aime l’imaginaire, je suis ébahie de la capacité de ces artistes à m’émerveiller instantanément, à me raconter tout un univers simplement par une image. Mon propre imaginaire s’y nourrit.

Voici mes trois préférés ces temps-ci.

Dulk :
http://www.dulk.es/
Les peintures de Dulk me donnent envie, chaque fois, d’écrire des histoires. Que d’inspiration dans ces images complètement déjantées d’animaux au corps interrompus par des coupures. Un peu comme si Dali avait voulu raconter Lafontaine!

Dulk

 

Bordallo II:
http://www.bordaloii.com/
Il y a quelque chose de touchant dans ces animaux sculptés à partir de matériaux trouvés dans les poubelles! Ils pourraient se trouver à mi-chemin entre le mutant et le robot, et pourtant, ils ont une âme certaine.

Bordallo II

 

Pejac :
http://www.pejac.es/
Ce que j’aime de Pejac, c’est qu’il transforme tout en art! La moindre tache de rouille, ou craque de béton peut devenir une toile sous son pinceau. Plutôt que de créer des univers complets, comme Dulk, il ajoute une touche de poésie au nôtre.

Pejac

Je vous encourage à cliquer sur le lien pour découvrir leur porte-folio complet, à les suivre sur les réseaux sociaux, à partager vos propres coups de cœur.

On a jamais trop d’art dans notre vie!

 

 

 

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Tenter la France!

Illustration de Firkin prise sur openclipart.orgÇa y est, j’ai terminé le manuscrit de Terre Promise. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai attendu qu’il soit terminé avant de l’envoyer  à un éditeur. Pourquoi? Parce que j’ai envie de l’essayer en France.

Je m’explique.

Ça fait des années que j’espère qu’un de mes projets sorte du Québec. Chaque 31 décembre, lorsqu’on me demande ce que je souhaite pour la nouvelle année, c’est ma réponse. Or, pour ce que l’on appelle la « vente de droits » de manuscrit déjà publié au Québec, la chaîne est conçue pour que ce soit l’Éditeur qui s’en occupe. Il y a des exceptions, mais ça reste le chemin le plus fréquent. Même pour l’éditeur, qui est donc le mieux placé pour le faire, ce n’est pas chose facile. Alors, imaginez pour l’auteur.

Je crois que, pour l’auteur, il est plus facile de placer un manuscrit non-édité directement dans une maison française. C’est le pari que je prends avec Terre Promise. Je n’ai pas grand-chose à perdre de toute manière : je l’ai terminé trop tard pour qu’il soit publié ici à l’automne 2018. J’ai facilement jusqu’au mois de novembre pour le placer pour septembre 2019. Ça me donne quelques mois pour tenter le coup en France avant de le placer ici.

On m’a déjà averti que ça n’en valait pas la peine. Que les chiffres de ventes sont similaires, le milieu en crise,  les droits d’auteurs moins élevés. Je m’en fou, je m’essaie quand même! C’est une envie, un item sur la liste à cocher des choses que je désire accomplir.

Une sorte de défi personnel.

Ce ne sera pas facile! Je m’essaie avec un manuscrit étrange, possiblement mon plus hermétique à ce jour, plus proche de la fable que de l’aventure. Surtout, je recommence à zéro, en autrice inconnue! Je n’ai ni réputation, ni contacts (ou si peu); rien qui me permettra d’être mise sur le dessus de la pile des manuscrits à lire.

En bas de la pile, en bas de l’échelle.

On verra bien!

 

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Oui, j’ai bien dit « autrice »!

La première fois que j’ai entendu le mot, j’ai fait comme tout le monde : « Ouache »! Nous ne sommes pas habitués à l’entendre, alors il écorche les oreilles.

Puis, il y a eu le merveilleux mouvement #MeToo, qui m’a fait réaliser que ma génération avait son propre combat féministe à mener. Nos mères et grands-mères ont luté pour l’égalité, nous luttons désormais pour le respect. La deuxième fois que j’ai entendu le mot « autrice », je m’y suis intéressé. J’ai fait quelques lectures.

J’y ai trouvé, tout d’abord, que c’est linguistiquement la bonne forme. Les masculins en « eur » se féminisent soit en « euse » ou en « trice ». D’ailleurs, le terme est accepté à la fois par Antidote et Le Petit Robert.

Ensuite, j’ai découvert que c’est un terme qui a été utilisé jusqu’au début du XVIIe siècle.

Selon l’Académicien Frédéric Vitoux : « il était d’usage d’employer le mot “autrice“, comme on le faisait du féminin d’acteur, “actrice“. Cela entrait en cohérence avec sa racine latine». (Source: Le Figaro)

Pourquoi il serait tombé dans l’oubli? Certains en remettent la faute au Cardinal de Richelieu, d’autres disent qu’il aurait été chassé par l’Académie. Dans les deux cas la misogynie serait en cause, l’idée qu’une femme puisse exercer une profession dite « noble » ayant été jugée de mauvais goût. D’autres prétendent qu’il est simplement tombé dans l’oubli par lui-même, faute d’usage. Parce que, comme on me l’a si bien rappelé dans les commentaires de mon dernier billet (dans lequel j’avais utilisé le terme), c’est l’usage qui décide de la langue.

Côté usage, on m’a aussi fait remarquer, dans les commentaires du même billet précédent, que le Québec a décidé d’utiliser la forme féminine « auteure ». Moi-même, j’utilise cette forme depuis des années. Mais à la lumière des lectures faites plus haut, il me vient à l’esprit que le Québec a sans doute choisi cette féminisation pour ne pas trop déranger. On n’entend pas la différence, alors ça évite la controverse.

Mais la controverse, parfois, c’est utile, surtout pour obtenir le respect. Tant qu’on voit encore passer des articles qui expliquent que prendre un nom de plume masculin peut augmenter ses droits d’auteurs (Want to earn more as a book author? A male name will help, article basé sur une grande étude effectuée sur plus de 2 millions de livres publiés en Amérique du Nord), on ne peut pas dire que le combat n’en vaut pas la peine!

Et si c’est l’usage qui décide, si on veut réhabiliter le vrai terme, celui qui dérange un peu plus, la seule chose à faire, c’est de l’utiliser!

Bref, tout ça pour dire que j’ai décidé d’essayer le mot « autrice » pour quelque temps. Je ferai les changements dans mes divers médias sociaux dans les prochains jours. Je ne le fais pas en montrant le poing avec la certitude d’avoir raison. Je l’essaie, voir s’il arrête de m’écorcher les oreilles avec l’usage, voir si je me sentirais bien dans la peau de ce nouveau titre.

« Trying it on for size », diraient les anglophones.
(Oui, j’ose terminer sur un billet qui parle de pureté de langue sur une expression anglaise! C’est comme ça!)

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Autrice, pas journaliste!

jpointu1982_2291Dans mes nombreux désirs de choix de carrière (je vous parlais récemment de celui d’être créatrice de manèges!), il y a longtemps eu le journalisme. Découvert au cégep, alors que je fréquentais la gang du journal étudiant Le MotDit, et qu’ils ont fini par me convaincre de prendre la plume, j’ai continué à l’université de Sherbrooke au journal Le Collectif, duquel j’ai fait partie une année durant.

Lors de mon entrée en communications, j’ai hésité: journalisme ou multimédia? « Je prendrai la première lettre d’acceptation qui rentre », m’étais-je dit. Les deux lettres sont arrivées dans la même enveloppe. Un spectacle vu à La Ronde a fait pencher la balance vers l’interactif, et je n’ai plus fait de journalisme, si ce n’est 2-3 chroniques pour le site Babble.com.

Il y a deux semaines, le magazine Lurelu m’ont demandé si je pouvais leur écrire un article sur un sujet en particulier. J’ai sauté sur l’occasion, y voyant une bienvenue nouvelle avenue de pige. J’ai pensé que mon amour des mots et mes anciennes armes de journaliste étudiant suffiraient.

Quelle erreur!

Le sujet était poussé, et nécessitait beaucoup de recherche… et pas de celles qu’on peut faire tranquillement dans les livres. Le journalisme d’enquête ne m’est pas naturel! J’ai toujours préféré faire ma recherche à la bibliothèque des cigales, à la manière de Daudet. C’est pas pour rien que j’écris principalement du fantastique!

Bref, après quelques courriels qui m’ont demandé un effort colossal, et qui ne couvraient pas la moitié du travail nécessaire pour rendre un article décent, je me suis avouée vaincue. Je me suis désistée, en envoyant tout de même le résultat de mes efforts à l’éditeur du magazine, histoire de me faire pardonner de lui avoir fait perdre du temps en me pensant capable de m’improviser journaliste.

La vérité, c’est que je n’aime du journalisme que la chronique et la critique, un peu comme je fais dans ce blogue!

Le tout n’a fait qu’augmenter mon respect pour tout ceux qui pratiquent cette profession! Chapeau à tous! Je lirai l’article de mon remplaçant dans Lurelu avec le plus grand plaisir!

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Changer de bibliothèque…

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Magnifique Bibliothèque de Maisonneuve

Est-ce que vous seriez véritablement surpris d’apprendre que, depuis près de 25 ans, ma bibliothèque principale est celle du Plateau Mont-Royal. Le problème avec une telle fidélité, c’est qu’on finit par avoir un peu fait le tour des collections. D’ailleurs, systématiquement, le premier endroit que je regarde, à mon arrivée, est l’étagère des nouveautés!

Dans la dernière année, j’ai fait beaucoup d’animations en bibliothèques, un peu partout. Chaque fois, j’ai les yeux qui s’égarent sur les étagères! Que de découvertes! Changer de bibliothèque, c’est comme aller chez un ami pour la première fois lorsqu’on est jeunes, et ouvrir son armoire de jouets!

Avec le nombre de livres qui paraissent chaque année, aucune bibliothèque ne peut les posséder tous, mais lorsqu’on met dans le panier toutes les bibliothèques de l’énorme réseau de Montréal, on a soudain accès à l’équivalent de la bibliothèque d’Alexandrie!

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Je suis une piètre photographe!

Et comme toutes les bibliothèques de Montréal sont reliées les unes aux autres, j’ai pris la nouvelle habitude, lorsque je fais une animation à l’intérieur de ce grand réseau, d’amener les livres de bibliothèque que toute la famille avons terminé, et les changer pour d’autres pendant que j’attends le groupe scolaire qui est venu me voir! Utile + agréable, officiellement liés!

On découvre ainsi des merveilles! Mon garçon s’attaque aux livres de défis Scratch, ma grande varie ses sélections de mangas, ma plus jeune déchiffre les mini-livres de chez Fonfon et mon mari “binge-read” des Théodore Poussin. De mon côté, j’ai mis la main sur de nouveaux albums pour l’heure du conte (Le loup le canard et la souris, Adrien ne fait rien, C’est un livre) et sur le dernier Flore Vesco!

Bref, je suis désormais une usagère infidèle, et tout le monde est ravi!

 

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Ces livres qui vous rendent meilleurs

ScreenHunter_01 Apr. 23 08.53Je lisais un article ce matin, qui mentionnait qu’une des influences importantes de la littérature sur ceux qui la consomment est une empathie accrue. Lire un livre, c’est marcher, quelques heures durant, dans les souliers d’un autre, et si cet autre est différent de nous, on apprend à la comprendre.

Je viens de lire un livre qui a fait de moi une meilleure personne.

C’est ma fille qui m’a mis Le Silence de Mélodie, de Sharon Draper dans les mains, elle qui me fournit pourtant principalement en mangas d’habitude. Le roman est raconté à la première personne, dans la peau d’une jeune fille lourdement handicapée physiquement. Non seulement elle se déplace en fauteuil roulant, mais elle est incapable de parler, de manger seule, ou de contrôler les mouvements de ses bras et de ses jambes, qui s’emballent tout seuls. Elle bave, aussi, parfois.

Une handicapée comme on en a tous déjà croisé.

Handicapée physique, donc, mais pas mentale! Son esprit est aiguisé, sa mémoire quasi photographique. Elle n’en est que plus consciente d’être traitée comme une moins que rien par les autres élèves, parfois même par certains professeurs. Au fil des pages, on comprend l’ampleur des difficultés qu’elle rencontre, physiquement comme socialement. Un peu comme le livre Wonder, mais en un peu moins Walt-Disney-rose-bonbon. Le tout n’est même pas lourd à lire, en plus, la plume est légère et divertissante, comme tout bon journal de jeune fille.

Chose certaine, après l’avoir lu, notre propre manière de réagir face à un.e handicapé.e comme Mélodie est changée à jamais… pour le mieux.

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Le mois de la visibilité!

Les Libraires Avril 2018, p.50
Les Libraires Avril 2018, p.50

Il y a des mois tranquilles, et d’autres pour lesquels tout s’aligne en même temps! Avril est pour moi cette année un mois de grande visibilité! Voici donc où vous pouvez me trouver ces temps-ci!

En très bonne compagnie dans le magazine Les Libraires
Le magazine d’avril
comporte un gros dossier sur la littérature pour adolescents. Entre l’historique de la littérature jeunesse au Québec, les lectures adolescentes de quelques auteurs connus et un projecteur sur l’organisme Communication-Jeunesse, on y retrouve une liste d’auteurs qui écrivent pour cette catégorie d’âge. Vous trouverez en exergue ce qu’ils ont dit de moi, mais je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil à l’article complet, j’y ai trouvé (et noté!!) de nouveaux noms qui orneront ma pile à lire dans les prochains mois!

ScreenHunter_02 Apr. 15 13.22En grande entrevue dans le Lurelu
L’année dernière, j’avais rempli une fiche signalétique d’auteur, cette année, j’ai droit au traitement complet: rencontre avec une journaliste (très sympathique, d’ailleurs!), article de plusieurs pages, et même ma face sur la couverture! Je n’ai pas encore mis la main sur le magazine, qui devrait arriver en kiosque sous peu, mais si tout va bien, vous pourrez y découvrir les premières esquisses de mon prochain projet, soit Soutermonde: Sammy Sans-Dèf, mieux connu sous le nom de “mes rats” sur ce blogue. Une petite souris m’a dit qu’il y aurait aussi une critique du Gardien des soirs de bridge T3: Derrière les rideaux!

En vidéo sur le blogue du réseau Communication-Jeunesse
Le réseau Communication-Jeunesse font des capsules vidéos de questions-réponses avec des auteurs jeunesse! Il y a eu Simon Boulerice et André Marois, et j’ai l’honneur d’être la troisième! Le tout n’était dévoilé que ce matin, ce qui explique la mise en ligne tardive de mon billet de blogue hebdomadaire. Je vous invite à aimer leur page Facebook pour ne rien manquer!

Comme personnalité du mois de Lis avec Moi
Il faut un peu se battre avec la barre de défilement pour réussir à lire l’entrevue (du moins, sur mon ordi à moi), mais ça en vaut la peine, parce que les questions posées étaient vraiment excellentes! La journaliste qui me les a envoyées a vraiment pris le temps de lire mes livres et de trouver des questions à la fois originales et pertinentes. Ce fut un plaisir à répondre! Retrouvez l’entrevue ici! 

En personne à l’Avenue Littéraire le 21 avril!
Ils m’avaient invité l’année dernière, mais un conflit d’horaire m’avait empêché de répondre à l’appel. C’est donc avec grand plaisir que je me reprends cette année en participant à cette activité pour le moins originale: nous serons six auteurs à nous promener sur l’avenue Fleury en s’arrêtant dans divers commerces pour lire des passages de nos romans à haute voix, pendant qu’un illustrateur (Julien Castanié) exécutera une oeuvre en direct à la Librairie Fleury! Nous l’y retrouverons d’ailleurs à la fin de l’activité pour une séance de dédicace. Tous les détails sur leur événement Facebook.

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Beaucoup de plaisir en vue!

Fiouf!

Et si vous n’êtes toujours pas tannés de me voir après tout ça, rendez-vous la semaine prochaine pour un autre billet de blogue ;-)

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Une visite… magique!

29791381_1647818978641125_673821849149468701_nDans une autre vie (mi-vingtaine à peu près), j’ai voulu être conceptrice de manèges. Pas pour créer des montagnes russes monochromes qui vous virent à l’envers, mais bien pour créer ce que l’on appelle les « dark rides », les expériences immersives incroyables comme on en trouve dans les grands parcs américains. J’adore ce genre de construction.

Et si vous combinez ce type d’expérience à une série de livres cultes, alors là, je vacille!

La semaine dernière, en vacances, j’ai eu l’immense plaisir de me promener dans Diagon Alley (Chemin de traverse) et de visiter la banque Gringotts dans la section Harry Potter du parc Universal Studio d’Orlando aux États-Unis.

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Je ne vous décrirai pas l’expérience dans ses détails, je dois avouer de toute manière en être encore un peu bouche bée! J’essaie par contre d’en comprendre l’émotion. Je pense que c’est un peu comme rencontrer le Père-Noël en vrai lorsqu’on est petit. On le connaît, on croit en lui, et un jour, on le rencontre en chair et en os. Avec l’âge, ça ne marche plus avec les mascottes, mais il semblerait que ça marche encore pour les lieux. En passant par le trou du mur de brique du chemin de traverse, j’ai eu l’impression de rencontrer un vieil ami. Quelqu’un avec qui j’ai déjà partagé de grands moments de bonheur.

Évidemment, je sais qu’il ne s’agit que de la construction factice d’un lieu imaginaire! Mais l’émotion s’en fout! Elle te chavire tout de même le cœur, te transporte l’esprit. L’espace d’un instant, tu es un enfant de 12 ans à la recherche de ses fournitures scolaires pour rentrer à Poudlard.

Magique.

29792027_1647819001974456_5105004784216275539_nP.S. Ma grande, qui n’en est qu’au troisième livre, s’est fait divulgâcher des choses! « Pourquoi il est écrit Weasley en devanture du magasin de farces et attrapes? » m’a-t-elle demandé. Ça aurait pu être pire, elle aurait pu se questionner sur la présence d’un seul des jumeaux à l’intérieur du manège.

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Le retour des deadlines!

Illustration de hypocore prise sur openclipart.orgPlein de choses se sont passées depuis mes questionnements de la semaine dernière, et par plein de choses, je veux surtout dire que j’ai jasé avec mes deux éditeurs. Dans les deux cas, la conclusion a été : on veut une suite!! Je peux donc déjà vous annoncer qu’il y aura des tomes 2 de mes rats* ainsi que de ma petite sorcière*.

Ça veut dire deux choses :

  • Mon carnet d’écriture est plein jusqu’à février prochain
  • C’est le retour des « deadlines »!

La dernière suite que j’ai écrite est Le gardien des soirs de bridge T3, paru à l’automne dernier, et donc écrit il y a plus d’un an. Depuis, je n’ai écrit que des manuscrits originaux, donc, sans date de remise fixe. Il s’adonne que je suis une auteure relativement paresseuse… mais très professionnelle. Je ne demande jamais une extension et ne rate jamais une date. Il y a donc, disons,  une certaine marge entre ma productivité lorsque laissée libre et lorsque sous contrat!

Il y a bien les dates fictives que je m’impose moi-même sur mes manuscrits, mais ce n’est pas la même chose. Ma motivation aime savoir que quelqu’un, quelque part, compte sur moi et attend mon travail. C’est pas désagréable non plus de savoir que tes éditeurs croient en tes projets. Ça éloigne le doute, un peu.

Bref, après une année plutôt relax, deux deadlines, ça va me faire du bien!

Ma prochaine année va donc ressembler à ça:

Mois d’avril : Je termine Terre Promise

Mai et Juin : J’écris le prochain Pétronille

Juillet Aout : Enfants en vacances, donc moi aussi à peu près!

Septembre à Février : Écriture du prochain Soutermonde

Ça repousse aussi à plus tard une angoisse dont je ne vous avais pas parlé, soit le fait que je n’ai présentement aucune idée nouvelle qui me travaille suffisamment pour avoir envie d’en faire un livre. D’ici l’année prochaine, j’ai bien le temps de penser à quelque chose!

* Il faudrait bien que j’arrête de les appeler comme ça et que je commence à utiliser leurs noms officiels. Mes rats = Soutermonde, alors que ma petite sorcière = Pétronille.

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Le luxe d’attendre…

Illustration de jean_victor_balin prise sur openclipart.orgJ’approche des derniers chapitres dans Terre Promise, ce qui veut dire que je commence à penser à ce que j’écrirai après. Une des options est d’écrire une suite à mes rats. J’ai déjà mon idée et tout, mais j’hésite. Pourquoi? Parce qu’avec mon horaire, la famille, la pige et les animations scolaires, un livre de cette taille (30 000 mots) me prend environ 6 mois. Pour un tel investissement de temps, j’aimerais avoir le luxe d’attendre de voir comment le premier tome a été reçu.

J’aimerais faire comme dans l’industrie du film : attendre le box-office d’un premier film avant de prévoir les « sequels »!

Il faut dire que j’ai déjà été échaudée. On a déjà dit à un de mes éditeurs que de publier un troisième tome  sur une série qui n’a pas marché tant que ça, c’est de l’acharnement.

De l’acharnement? Je veux bien prendre le blâme, mais en tant qu’auteur, il faut une année complète avant de connaître le moindre chiffre de vente. Et comme il faut souvent décider de la présence d’un troisième tome pour écrire la fin appropriée au deuxième, ça fait trois tomes de prévus avant de savoir si le premier a marché ou non.

Ça me donne envie d’attendre, mais c’est risqué!

Les livres jeunesse ont une durée de vie limitée en librairie, et j’ai pu vérifier maintes et maintes fois que la sortie d’un tome 2 ne garantie pas le retour du tome 1 sur les tablettes. C’est déjà difficile pour les livres qui sortent à un an d’intervalle (c’est d’ailleurs pourquoi certains éditeurs sortent les suites en 6 mois), alors imaginez si j’attends encore plus?

*Soupir* Oui, je sais, je me prends trop la tête! Je devrais écrire ce dont j’ai envie et laisser mes éditeurs s’inquiéter du marketing; me dire que si j’écris de la qualité, le reste viendra!

Dans un monde idéal, peut-être…

Reste que j’en discuterai certainement avec l’équipe de chez Bayard à la prochaine occasion. Ça sert à ça, aussi, les salons du livre!

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