Tous les articles par Annie Bacon

Une année d’animations!

Illustration de Gerald_G sur openclipart.orgIl fut un temps où, pour moi, les animations étaient un peu un mal nécessaire, une obligation en attendant que mes droits d’auteurs seuls me permettent de payer l’épicerie. J’étais nerveuse à chaque fois. Après tout, on ne devient pas nécessairement auteur parce qu’on aime parler en public!

10 ans plus tard, j’ai appris à apprécier ces journées passées avec les jeunes. À les aimer, même. J’ai pris confiance en moi, en mon animation, et le stress est désormais chose du passé. Ce n’est plus que du pur plaisir, et je n’imaginerais plus mon métier sans ces pauses d’écriture où je rencontre plutôt mon public.

Mon année scolaire s’est terminée jeudi dernier! En voici donc quelques détails:

L’avantage de planifier d’avance :
J’ai récemment pris l’habitude, lorsque je sais que je devrai aller dîner dans le coin, de regarder sur GoogleMaps pour trouver des restaurants bien cotés! Ça ne m’empêche pas d’aboutir au Tim Horton de temps en temps (à mon grand damn!), mais ça me permet tout de même de pas mal mieux manger en général!!!

Réalisation :
Qu’est-ce que Montréal est grande!!! Je l’ai sillonnée d’est en ouest cette année, et je suis impressionnée du nombre de kilomètres, d’écoles, et de bibliothèque qu’on peut trouver sur cette île!

Coup de cœur étrange :
Pour le Boulevard Gouin! Quelle drôle de rue, qui passe de la banlieue cossue, à la forêt, à des étendues de gazons, puis à la ville. On traverse y les écosystèmes aussi rapidement qu’au Biodôme! 

Nouveauté :
Pour la première fois cette année, j’ai rencontré des élèves du secondaire. Une agréable surprise, ils sont attentifs, intéressés, curieux. 

Mon anti-stress :
C’est aussi la première année durant laquelle j’ai un téléphone intelligent! Il faut l’avouer, lorsqu’on est sur la route, c’est fabuleux! Que ce soit pour naviguer en mode GPS, pour appeler l’école et les avertir d’un éventuel retard, ou mieux encore, pour contourner le trafic et ne pas arriver en retard du tout! 

Parlant trafic :
C’est officiel, il y a plus de trafic au nord de Montréal qu’au sud! Je suis restée prise une heure complète sur la 40, au beau milieu de la journée, alors que j’ai filé en flèche sur la 720 en pleine heure de pointe! 

Apprentissage :
On m’a appris que les adultes n’avaient pas le droit d’utiliser les toilettes des élèves! Oups! Je l’ai fait plein de fois par le passé! Je ne savais pas!!!

La meilleure histoire inventée cette année :
Une classe a proposé que le héros de l’histoire désirerait plus que tout au monde goûter à une pomme. On a donc inventé un monde dystopique dans lequel les pommes seraient interdites, et que seuls les professeurs auraient droit à un pommier dans leur salle de repos, puisque la pomme est leur symbole universel. L’histoire s’est rendue jusque dans le donjon de torture de l’école, dont seuls la directrice et le concierge ont la clé! Une belle folie collective!

Une primeur :
Un élève s’est endormi durant une de mes animations. Pauvre petit! La fin d’année est difficile!

Transformation des classes :
Il fut un temps où  les élèves étaient tous assis sur des chaises identiques. De plus en plus, on en voit assis sur des coussins à pics, sur des ballons, et même sur des vélos stationnaires!

Confisqué :
Un gadget à bouton supposé aider la concentration de l’élève. Ça l’aidait peut-être à se concentrer, mais ça nuisait à la concentration de tous les autres autour… moi y compris! Clic, clic, clic, clic. STOP! Désolée pour l’élève, mais…pas capable! Si les entreprises désirent que ça soit accepté dans les écoles, qu’ils les fassent silencieux!

Ne jamais généraliser…
C’est officiel, « les profs », ça n’existe pas! J’en ai rencontré de toutes les sortes, tailles, couleurs, mais surtout, de tous les niveaux de motivation! Il y en a bien parfois qui jouent sur leur téléphone pendant l’animation, mais il y en a tout autant qui sont de véritables passionnés à la fois d’éducation et de littérature jeunesse! Un gros merci à tous ceux-là!!!

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Dévoilement : Couverture de Soutermonde

La voici, la voilà, la couverture de mon prochain roman, communément appelé « Mes rats », mais pour de vrai intitulé Soutermonde : Sammy Sans-Def.

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L’illustration est de Baptiste Cazin, un illustrateur qui en est à ses premières armes au niveau de l’édition, mais à qui je prévois une très belle carrière! Il a su donner vie à mes rats, et construire, avec cette couverture saisir tout à fait l’ambiance de mon  roman! On y sent le danger, la survie difficile, la crasse. Le plus grand défi était d’y mettre des rongeurs, sans qu’il y ait possibilité de méprise avec Géromino. Mission accomplie, je crois!

La mise en page est de Dorian Danielsen, graphiste derrière plusieurs de mes couvertures québécoises préférées des dernières années, comme Nozophobia, Cœur de slush, REP Lennon, et La curieuse histoire du chat moribond.

La sortie est prévue quelque part en octobre, chez Bayard Canada! Pour ne pas la rater, inscrivez-vous à ma liste d’envoie!

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Merci, merci, merci!

20180603_070636La saison des prix littéraires s’est terminée en beauté pour mes chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage avec une place dans le Palmarès « Choix des jeunes » de Communication-Jeunesse. Ce prix me touche particulièrement, puisque tiré des votes des jeunes lecteurs québécois. Moi qui pensais que ce livre serait surtout un succès critique, je suis comblée de savoir qu’il plait également aux lecteurs!

En gros, dans la dernière année, mon livre s’est mérité :

  • Lauréat Prix AQPF-ANEL
  • Finaliste prix des libraires
  • 5e position au palmarès Choix des jeunes de Communication-Jeunesse
  • Nomination prix du Gouverneur Général
  • Nomination prix des bibliothèques de Montréal
  • Listé pour le prix Tamarac
  • Listé pour le prix Ado-Lecteur

Mon éditeur m’a dit cette semaine qu’on avait dépassé les 3 000 exemplaires vendus, nombre considéré comme la barre du « best-seller » au Québec.

Bref, je me sens choyée, comblée, et ça me donne une grande envie… de dire MERCI!

Merci à tous ceux qui me lisent, aux jeunes qui embarquent, à tous les passionnés de littérature jeunesse qui rendent ces prix possibles! Merci aux libraires, bibliothécaires et professeurs qui mettent les livres dans les mains des jeunes et les aident à faire le tri dans la montagne des nouvelles publications annuelles. Merci à mes éditeurs qui m’accompagnent même dans mes idées les plus saugrenues! Merci à mon mari qui m’épaule, m’encourage, croit en moi possiblement plus que moi-même! Merci à mes collègues qui font de chaque événement littéraire une fête dans laquelle je me sens la bienvenue.

Merci à tous, merci à VOUS.

Vous faites de ce métier parfois ingrat quelque chose qui en vaut la peine!

P.S. La semaine prochaine, je vous dévoile la couverture de mes rats! Très hâte de vous la montrer!

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L’inspiration est dans l’art!

Depuis un an, environ, je m’intéresse de plus en plus à l’art contemporain, tout particulièrement à celui dit « urbain », qui découle de la culture des graffiteurs.

Mes découvertes se font à travers le magazine Graffitiart, publié aux deux mois, et qui présente les œuvres phares du domaine. Chaque fois, j’y découvre au moins un nouvel artiste coup de cœur qui me transporte! Moi qui aime l’imaginaire, je suis ébahie de la capacité de ces artistes à m’émerveiller instantanément, à me raconter tout un univers simplement par une image. Mon propre imaginaire s’y nourrit.

Voici mes trois préférés ces temps-ci.

Dulk :
http://www.dulk.es/
Les peintures de Dulk me donnent envie, chaque fois, d’écrire des histoires. Que d’inspiration dans ces images complètement déjantées d’animaux au corps interrompus par des coupures. Un peu comme si Dali avait voulu raconter Lafontaine!

Dulk

 

Bordallo II:
http://www.bordaloii.com/
Il y a quelque chose de touchant dans ces animaux sculptés à partir de matériaux trouvés dans les poubelles! Ils pourraient se trouver à mi-chemin entre le mutant et le robot, et pourtant, ils ont une âme certaine.

Bordallo II

 

Pejac :
http://www.pejac.es/
Ce que j’aime de Pejac, c’est qu’il transforme tout en art! La moindre tache de rouille, ou craque de béton peut devenir une toile sous son pinceau. Plutôt que de créer des univers complets, comme Dulk, il ajoute une touche de poésie au nôtre.

Pejac

Je vous encourage à cliquer sur le lien pour découvrir leur porte-folio complet, à les suivre sur les réseaux sociaux, à partager vos propres coups de cœur.

On a jamais trop d’art dans notre vie!

 

 

 

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Tenter la France!

Illustration de Firkin prise sur openclipart.orgÇa y est, j’ai terminé le manuscrit de Terre Promise. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai attendu qu’il soit terminé avant de l’envoyer  à un éditeur. Pourquoi? Parce que j’ai envie de l’essayer en France.

Je m’explique.

Ça fait des années que j’espère qu’un de mes projets sorte du Québec. Chaque 31 décembre, lorsqu’on me demande ce que je souhaite pour la nouvelle année, c’est ma réponse. Or, pour ce que l’on appelle la « vente de droits » de manuscrit déjà publié au Québec, la chaîne est conçue pour que ce soit l’Éditeur qui s’en occupe. Il y a des exceptions, mais ça reste le chemin le plus fréquent. Même pour l’éditeur, qui est donc le mieux placé pour le faire, ce n’est pas chose facile. Alors, imaginez pour l’auteur.

Je crois que, pour l’auteur, il est plus facile de placer un manuscrit non-édité directement dans une maison française. C’est le pari que je prends avec Terre Promise. Je n’ai pas grand-chose à perdre de toute manière : je l’ai terminé trop tard pour qu’il soit publié ici à l’automne 2018. J’ai facilement jusqu’au mois de novembre pour le placer pour septembre 2019. Ça me donne quelques mois pour tenter le coup en France avant de le placer ici.

On m’a déjà averti que ça n’en valait pas la peine. Que les chiffres de ventes sont similaires, le milieu en crise,  les droits d’auteurs moins élevés. Je m’en fou, je m’essaie quand même! C’est une envie, un item sur la liste à cocher des choses que je désire accomplir.

Une sorte de défi personnel.

Ce ne sera pas facile! Je m’essaie avec un manuscrit étrange, possiblement mon plus hermétique à ce jour, plus proche de la fable que de l’aventure. Surtout, je recommence à zéro, en autrice inconnue! Je n’ai ni réputation, ni contacts (ou si peu); rien qui me permettra d’être mise sur le dessus de la pile des manuscrits à lire.

En bas de la pile, en bas de l’échelle.

On verra bien!

 

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Oui, j’ai bien dit « autrice »!

La première fois que j’ai entendu le mot, j’ai fait comme tout le monde : « Ouache »! Nous ne sommes pas habitués à l’entendre, alors il écorche les oreilles.

Puis, il y a eu le merveilleux mouvement #MeToo, qui m’a fait réaliser que ma génération avait son propre combat féministe à mener. Nos mères et grands-mères ont luté pour l’égalité, nous luttons désormais pour le respect. La deuxième fois que j’ai entendu le mot « autrice », je m’y suis intéressé. J’ai fait quelques lectures.

J’y ai trouvé, tout d’abord, que c’est linguistiquement la bonne forme. Les masculins en « eur » se féminisent soit en « euse » ou en « trice ». D’ailleurs, le terme est accepté à la fois par Antidote et Le Petit Robert.

Ensuite, j’ai découvert que c’est un terme qui a été utilisé jusqu’au début du XVIIe siècle.

Selon l’Académicien Frédéric Vitoux : « il était d’usage d’employer le mot “autrice“, comme on le faisait du féminin d’acteur, “actrice“. Cela entrait en cohérence avec sa racine latine». (Source: Le Figaro)

Pourquoi il serait tombé dans l’oubli? Certains en remettent la faute au Cardinal de Richelieu, d’autres disent qu’il aurait été chassé par l’Académie. Dans les deux cas la misogynie serait en cause, l’idée qu’une femme puisse exercer une profession dite « noble » ayant été jugée de mauvais goût. D’autres prétendent qu’il est simplement tombé dans l’oubli par lui-même, faute d’usage. Parce que, comme on me l’a si bien rappelé dans les commentaires de mon dernier billet (dans lequel j’avais utilisé le terme), c’est l’usage qui décide de la langue.

Côté usage, on m’a aussi fait remarquer, dans les commentaires du même billet précédent, que le Québec a décidé d’utiliser la forme féminine « auteure ». Moi-même, j’utilise cette forme depuis des années. Mais à la lumière des lectures faites plus haut, il me vient à l’esprit que le Québec a sans doute choisi cette féminisation pour ne pas trop déranger. On n’entend pas la différence, alors ça évite la controverse.

Mais la controverse, parfois, c’est utile, surtout pour obtenir le respect. Tant qu’on voit encore passer des articles qui expliquent que prendre un nom de plume masculin peut augmenter ses droits d’auteurs (Want to earn more as a book author? A male name will help, article basé sur une grande étude effectuée sur plus de 2 millions de livres publiés en Amérique du Nord), on ne peut pas dire que le combat n’en vaut pas la peine!

Et si c’est l’usage qui décide, si on veut réhabiliter le vrai terme, celui qui dérange un peu plus, la seule chose à faire, c’est de l’utiliser!

Bref, tout ça pour dire que j’ai décidé d’essayer le mot « autrice » pour quelque temps. Je ferai les changements dans mes divers médias sociaux dans les prochains jours. Je ne le fais pas en montrant le poing avec la certitude d’avoir raison. Je l’essaie, voir s’il arrête de m’écorcher les oreilles avec l’usage, voir si je me sentirais bien dans la peau de ce nouveau titre.

« Trying it on for size », diraient les anglophones.
(Oui, j’ose terminer sur un billet qui parle de pureté de langue sur une expression anglaise! C’est comme ça!)

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Autrice, pas journaliste!

jpointu1982_2291Dans mes nombreux désirs de choix de carrière (je vous parlais récemment de celui d’être créatrice de manèges!), il y a longtemps eu le journalisme. Découvert au cégep, alors que je fréquentais la gang du journal étudiant Le MotDit, et qu’ils ont fini par me convaincre de prendre la plume, j’ai continué à l’université de Sherbrooke au journal Le Collectif, duquel j’ai fait partie une année durant.

Lors de mon entrée en communications, j’ai hésité: journalisme ou multimédia? « Je prendrai la première lettre d’acceptation qui rentre », m’étais-je dit. Les deux lettres sont arrivées dans la même enveloppe. Un spectacle vu à La Ronde a fait pencher la balance vers l’interactif, et je n’ai plus fait de journalisme, si ce n’est 2-3 chroniques pour le site Babble.com.

Il y a deux semaines, le magazine Lurelu m’ont demandé si je pouvais leur écrire un article sur un sujet en particulier. J’ai sauté sur l’occasion, y voyant une bienvenue nouvelle avenue de pige. J’ai pensé que mon amour des mots et mes anciennes armes de journaliste étudiant suffiraient.

Quelle erreur!

Le sujet était poussé, et nécessitait beaucoup de recherche… et pas de celles qu’on peut faire tranquillement dans les livres. Le journalisme d’enquête ne m’est pas naturel! J’ai toujours préféré faire ma recherche à la bibliothèque des cigales, à la manière de Daudet. C’est pas pour rien que j’écris principalement du fantastique!

Bref, après quelques courriels qui m’ont demandé un effort colossal, et qui ne couvraient pas la moitié du travail nécessaire pour rendre un article décent, je me suis avouée vaincue. Je me suis désistée, en envoyant tout de même le résultat de mes efforts à l’éditeur du magazine, histoire de me faire pardonner de lui avoir fait perdre du temps en me pensant capable de m’improviser journaliste.

La vérité, c’est que je n’aime du journalisme que la chronique et la critique, un peu comme je fais dans ce blogue!

Le tout n’a fait qu’augmenter mon respect pour tout ceux qui pratiquent cette profession! Chapeau à tous! Je lirai l’article de mon remplaçant dans Lurelu avec le plus grand plaisir!

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Changer de bibliothèque…

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Magnifique Bibliothèque de Maisonneuve

Est-ce que vous seriez véritablement surpris d’apprendre que, depuis près de 25 ans, ma bibliothèque principale est celle du Plateau Mont-Royal. Le problème avec une telle fidélité, c’est qu’on finit par avoir un peu fait le tour des collections. D’ailleurs, systématiquement, le premier endroit que je regarde, à mon arrivée, est l’étagère des nouveautés!

Dans la dernière année, j’ai fait beaucoup d’animations en bibliothèques, un peu partout. Chaque fois, j’ai les yeux qui s’égarent sur les étagères! Que de découvertes! Changer de bibliothèque, c’est comme aller chez un ami pour la première fois lorsqu’on est jeunes, et ouvrir son armoire de jouets!

Avec le nombre de livres qui paraissent chaque année, aucune bibliothèque ne peut les posséder tous, mais lorsqu’on met dans le panier toutes les bibliothèques de l’énorme réseau de Montréal, on a soudain accès à l’équivalent de la bibliothèque d’Alexandrie!

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Je suis une piètre photographe!

Et comme toutes les bibliothèques de Montréal sont reliées les unes aux autres, j’ai pris la nouvelle habitude, lorsque je fais une animation à l’intérieur de ce grand réseau, d’amener les livres de bibliothèque que toute la famille avons terminé, et les changer pour d’autres pendant que j’attends le groupe scolaire qui est venu me voir! Utile + agréable, officiellement liés!

On découvre ainsi des merveilles! Mon garçon s’attaque aux livres de défis Scratch, ma grande varie ses sélections de mangas, ma plus jeune déchiffre les mini-livres de chez Fonfon et mon mari “binge-read” des Théodore Poussin. De mon côté, j’ai mis la main sur de nouveaux albums pour l’heure du conte (Le loup le canard et la souris, Adrien ne fait rien, C’est un livre) et sur le dernier Flore Vesco!

Bref, je suis désormais une usagère infidèle, et tout le monde est ravi!

 

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Ces livres qui vous rendent meilleurs

ScreenHunter_01 Apr. 23 08.53Je lisais un article ce matin, qui mentionnait qu’une des influences importantes de la littérature sur ceux qui la consomment est une empathie accrue. Lire un livre, c’est marcher, quelques heures durant, dans les souliers d’un autre, et si cet autre est différent de nous, on apprend à la comprendre.

Je viens de lire un livre qui a fait de moi une meilleure personne.

C’est ma fille qui m’a mis Le Silence de Mélodie, de Sharon Draper dans les mains, elle qui me fournit pourtant principalement en mangas d’habitude. Le roman est raconté à la première personne, dans la peau d’une jeune fille lourdement handicapée physiquement. Non seulement elle se déplace en fauteuil roulant, mais elle est incapable de parler, de manger seule, ou de contrôler les mouvements de ses bras et de ses jambes, qui s’emballent tout seuls. Elle bave, aussi, parfois.

Une handicapée comme on en a tous déjà croisé.

Handicapée physique, donc, mais pas mentale! Son esprit est aiguisé, sa mémoire quasi photographique. Elle n’en est que plus consciente d’être traitée comme une moins que rien par les autres élèves, parfois même par certains professeurs. Au fil des pages, on comprend l’ampleur des difficultés qu’elle rencontre, physiquement comme socialement. Un peu comme le livre Wonder, mais en un peu moins Walt-Disney-rose-bonbon. Le tout n’est même pas lourd à lire, en plus, la plume est légère et divertissante, comme tout bon journal de jeune fille.

Chose certaine, après l’avoir lu, notre propre manière de réagir face à un.e handicapé.e comme Mélodie est changée à jamais… pour le mieux.

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Le mois de la visibilité!

Les Libraires Avril 2018, p.50
Les Libraires Avril 2018, p.50

Il y a des mois tranquilles, et d’autres pour lesquels tout s’aligne en même temps! Avril est pour moi cette année un mois de grande visibilité! Voici donc où vous pouvez me trouver ces temps-ci!

En très bonne compagnie dans le magazine Les Libraires
Le magazine d’avril
comporte un gros dossier sur la littérature pour adolescents. Entre l’historique de la littérature jeunesse au Québec, les lectures adolescentes de quelques auteurs connus et un projecteur sur l’organisme Communication-Jeunesse, on y retrouve une liste d’auteurs qui écrivent pour cette catégorie d’âge. Vous trouverez en exergue ce qu’ils ont dit de moi, mais je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil à l’article complet, j’y ai trouvé (et noté!!) de nouveaux noms qui orneront ma pile à lire dans les prochains mois!

ScreenHunter_02 Apr. 15 13.22En grande entrevue dans le Lurelu
L’année dernière, j’avais rempli une fiche signalétique d’auteur, cette année, j’ai droit au traitement complet: rencontre avec une journaliste (très sympathique, d’ailleurs!), article de plusieurs pages, et même ma face sur la couverture! Je n’ai pas encore mis la main sur le magazine, qui devrait arriver en kiosque sous peu, mais si tout va bien, vous pourrez y découvrir les premières esquisses de mon prochain projet, soit Soutermonde: Sammy Sans-Dèf, mieux connu sous le nom de “mes rats” sur ce blogue. Une petite souris m’a dit qu’il y aurait aussi une critique du Gardien des soirs de bridge T3: Derrière les rideaux!

En vidéo sur le blogue du réseau Communication-Jeunesse
Le réseau Communication-Jeunesse font des capsules vidéos de questions-réponses avec des auteurs jeunesse! Il y a eu Simon Boulerice et André Marois, et j’ai l’honneur d’être la troisième! Le tout n’était dévoilé que ce matin, ce qui explique la mise en ligne tardive de mon billet de blogue hebdomadaire. Je vous invite à aimer leur page Facebook pour ne rien manquer!

Comme personnalité du mois de Lis avec Moi
Il faut un peu se battre avec la barre de défilement pour réussir à lire l’entrevue (du moins, sur mon ordi à moi), mais ça en vaut la peine, parce que les questions posées étaient vraiment excellentes! La journaliste qui me les a envoyées a vraiment pris le temps de lire mes livres et de trouver des questions à la fois originales et pertinentes. Ce fut un plaisir à répondre! Retrouvez l’entrevue ici! 

En personne à l’Avenue Littéraire le 21 avril!
Ils m’avaient invité l’année dernière, mais un conflit d’horaire m’avait empêché de répondre à l’appel. C’est donc avec grand plaisir que je me reprends cette année en participant à cette activité pour le moins originale: nous serons six auteurs à nous promener sur l’avenue Fleury en s’arrêtant dans divers commerces pour lire des passages de nos romans à haute voix, pendant qu’un illustrateur (Julien Castanié) exécutera une oeuvre en direct à la Librairie Fleury! Nous l’y retrouverons d’ailleurs à la fin de l’activité pour une séance de dédicace. Tous les détails sur leur événement Facebook.

ScreenHunter_03 Apr. 15 13.27

Beaucoup de plaisir en vue!

Fiouf!

Et si vous n’êtes toujours pas tannés de me voir après tout ça, rendez-vous la semaine prochaine pour un autre billet de blogue ;-)

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