Tous les articles par Annie Bacon

4 bonheurs d’être juge!

Ma carrière a beaucoup gagné en crédibilité dans les dernières années, notamment avec les nominations et prix récoltés par les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage. Un des plaisirs collatéraux de tout ça, c’est qu’on me demande de plus en plus mon opinion. Cette année, je suis donc sur le jury de trois prix différents, et je dois avouer ADORER ça! Et pour plusieurs raisons!

Bonheur #1 : Recevoir sa caisse!
Être juge littéraire, c’est avant tout recevoir des textes, ou, encore mieux, DES LIVRES!!! Chaque fois, c’est un peu Noël : l’anticipation de se demander ce que l’on recevra, l’excitation d’ouvrir la caisse, j’en prendrais toutes les semaines!

Bonheur #2 : Les lectures imposées
Bon, je dois vous l’avouer, c’est le morceau qui fait peur. On n’a pas nécessairement de bons souvenirs des lectures imposées durant notre parcours scolaire, même si certaines d’entre elles sont restées avec nous (Merci au professeur qui m’a fait lire l’écume des jours!). Mais des lectures imposées, c’est aussi sortir de sa zone de confort et élargir ses horizons. Je suis toujours contente de réaliser que je suis capable de lire n’importe quoi! Même avec un très mauvais livre, j’y trouve mon compte. Je joue les directrices littéraires, je repère les atrocités, et, à travers tout ça, je deviens une meilleure autrice.

Bonheur #3 : Discuter de ses lectures
Évidemment, on n’est jamais le seul juge d’un concours! Il faut donc qu’il y ait délibération, et là, c’est comme un club de lecture privé! On rencontre d’autres gens allumés, qui ont lu les mêmes livres que  nous, et on découvre ce qu’eux ont retiré de chaque texte, ce qu’ils ont aimé, ce qu’ils ont détesté. Ces discussions sont la cerise sur le gâteau, le grand partage par lequel tout est bonifié! La décision finale n’est jamais facile, mais la rencontre qui y mène est toujours stimulante!

Bonheur #4: Faire briller la lumière sur une oeuvre qui le mérite!
Quand j’aime un livre, j’ai envie d’en parler à tout le monde pour qu’ils le lisent à leur tour! C’est pourquoi je mets des critiques sur Goodread, et pourquoi certains ce mes billets de blogues parlent de mes lectures. Avec les prix littéraires, non seulement ça mets le livre en valeur, mais ça encourage l’auteur de continuer, d’en écrire d’autre, et ça, c’est gagnant pour tout le monde!

Bref, j’espère bien que ces trois prix pour lesquels je suis juge ne seront pas les derniers, car c’est vraiment un des beaux « bonus » de mon métier!

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Sages paroles de Neil Gaiman

Une troisième visite au ComicCon de New York cette année! Et comme chaque fois, la possibilité d’entendre, de vive voix, les meilleurs constructeurs d’histoires de la planète! Après R.L Stine et Cory Doctorow en 2014, puis Patrick Ness, Stephen Moffat et Stan Lee en 2016, voilà que j’ai eu l’incomparable plaisir de voir Neil Gaiman!

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Neil Gaiman qui répond aux questions (photo de l’écran d’agrandissement, plus efficace qu’un zoom!)

Neil Gaiman, pour moi, c’est d’abord et avant tout Sandman, une série de bandes dessinées absolument mythique que je dévore et re-dévore au moins une fois par année. Du côté des romans, c’est aussi Neverwhere, Coraline, The Graveyard book, the ocean at the end of the lane, et bien d’autres. Je n’ai pas les connaissances historiques pour dire s’il est un des fondateurs du genre de la fantaisie urbaine, mais il en est certainement une des grandes figures importantes.

J’ai donc assisté au panel sur l’adaptation en série télé de son roman Good Omens, écrit avec Terry Pratchet, pour sa part une des grandes figures de la fantaisie-tout-court (pas urbaine). Le panel était rempli de vedettes telles que David Tennant et Jon Ham, pour ne nommer que ceux-là, et l’animatrice n’était nulle autre que Whoopie Goldberg.

Je pourrais vous raconter les innombrables moments drôles et touchants de ce panel, et encore plus comment la groupie en moi tripait d’y être! Mais ceci est un blog de littérature jeunesse, alors voilà plutôt le conseil le plus intéressant que j’y ai entendu.

Durant la période de questions, une professeure de littérature a demandé à Neil quel conseil il pouvait donner à ses étudiants pour qu’ils trouvent leur propre voix. L’auteur a répondu qu’il ne fallait pas la chercher, qu’il fallait écrire, écrire et écrire encore, tout simplement et que le style émergerait de lui-même avec le temps. Il a aussi fait une comparaison avec une citation de Chuck Jones, dessinateur de Bugs Bunny, qui disait que, dans son crayon, habitaient mille mauvais dessins, et qu’il fallait les faire sortir avant d’arriver aux bons. C’est un peu pareil pour l’écriture. Il y a des milliers de phrases moyennes à coucher sur le papier avant que les bonnes puissent sortir.

Alors, voilà! De la bouche du maître lui-même! Je ne peux maintenant qu’espérer que, dans une autre vingtaine de romans, j’atteindrais peut-être le niveau de ses débuts!

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Une mise en page qui frappe!

Il y a longtemps que je m’intéresse aux différentes stratégies pour rendre les romans intermédiaires intéressants pour les lecteurs qui hésitent à passer de l’album au roman. J’en ai déjà parlé dans les billets suivants, datant respectivement de 2010 et 2014 :

Dans le gardien des soirs de bridge, les mots inventés et noms de personnages étaient écrits dans une autre typographie lors de leur première apparition, pour faciliter leur  repérage. Mon éditeur de chez Bayard a poussé plus loin l’idée d’utiliser les jeux de typos pour aider la compréhension, en offrant son propre lettrage à chaque nom propre tout au long du roman.

Ça donne ceci :

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Une fois parti, il s’est également amusé à y ajouter quelques effets en lien avec le texte…

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ou encore: ScreenHunter_04 Sep. 30 08.09

Je dois vous l’avouer, je suis hyper satisfaite du résultat! Reste à voir ce qu’en pensera le public… ce que l’on saura bientôt, puisqu’il sort cette semaine!

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Le Soutermonde en illustrations!

Soutermonde-T1-96-RGBAvec sa sortie qui approche, j’ai envie de vous présenter un peu plus mon Soutermonde. Cette semaine, donc, je dévoile les illustrations hyper dynamiques de Baptiste Cazin!

Je dois vous avouer que la réception de la première esquisse a été un choc. Pour moi, Sammy et ses compères étaient des rats… des vrais. Plus proche de Redwall que de Géronimo. Mais Baptise (sous la directive de mon éditeur) les a complètement anthropomorphisés. La vraie surprise est que j’adorais! Ça ajoutait une touche d’humour et d’humanité. Le Soutermonde avait désormais son style, que voici!

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La ville de Trou-Pourri, théâtre des dix premiers chapitres de Sammy Sans-Def.

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Sammy lui-même, dans toute sa splendeur!

ScreenHunter_08 Sep. 22 08.02 Je vous ai dit que les rats élevaient des tarentules pour leur viande?

 

ScreenHunter_10 Sep. 22 08.05Ce qui arrive quand on ose aller faire un tour à la surface!

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Sinon, rendez-vous en librairie le 1er octobre!

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C’est une euphonie! m’exclamé-je.

Dans une lecture récente, j’ai fait la rencontre d’une forme nouvelle. Lors d’un dialogue en première personne du singulier, au présent, l’auteur utilise des verbes en terminaison en “é”.

Crié-je

M’exclamé-je

Fulminé-je.

À la première rencontre, j’ai cru à une erreur. À la cinquième, j’ai bien dû accepter qu’aucun réviseur n’est assez mauvais pour en laisser passer autant, et j’ai demandé à quelques amis plus fort que moi en grammaire de m’éclairer.

Ce n’est pas une faute, c’est une euphonie, m’ont-ils expliqués, soit l’ajout de son ou de lettres pour que la juxtaposition de deux mots fonctionne mieux à l’oreille. Un exemple hyper courant: l’ajout du “t” dans “m’aime-t-il?”.

C’est une manière d’utiliser, au présent, la forme de dialogue utilisée dans la littérature au passé simple. D’autres auteurs m’ont avoué préférer la forme avec “que”.

            — Dialogue! que je lui crie.

J’ai écrit quatre de mes cinq derniers romans à la première personne du présent, et il ne m’est jamais venu l’idée d’utiliser l’une ou l’autre de ces formes.

Curieuse, je suis allé voir le manuscrit du Soutermonde, pour voir comment je gère les dialogues du narrateur.

J’ai deux tendances :

Soit je contextualise.

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Soit j’annonce à l’avance et utilise les deux points.

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Par contre, j’utilise volontiers la forme classique lorsqu’il s’agit de tiers personnages.

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Je ne crois pas qu’il y ait une forme meilleure que l’autre. Je réalise, par contre, que c’est à travers ces milliers de petits choix linguistiques qu’un auteur se crée un style personnel.

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Jim Henson, l’exposition

Salut, vieille branche!
Salut, vieille branche!

De tous les créateurs qui ont formé mon imaginaire, il n’en est de plus important que Jim Henson. Pour les Muppets, évidemment, mais aussi pour Labyrinthe, Dark Crystal et Fraggle Rock. Y aurait-il autant de créatures étranges dans Victor Cordi sans le deuxième? Mes rats habiteraient-ils des cavernes souterraines sans le dernier? Je ne le crois pas!  Quatre œuvres différentes du même homme, qui ont tous occupé une place importante dans ma jeunesse. Certains sont de la génération Passe-Partout, je suis de la génération Jim Henson.

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Encore plus impressionnant en vrai!

Durant notre voyage de vacances d’été, à San Clemente, lorsque nous avons réalisé qu’il y avait une exposition sur lui à moins d’une demi-heure d’une de nos activités prévues, il n’était pas question de rater ça. Même si ça nous amenait à traverser Los Angèle du nord au sud en pleine heure de pointe au retour.

J’étais fébrile comme une enfant!

La première chose qui frappe, c’est l’émotion! On ne s’y attend pas, mais lorsqu’on arrive devant Kermit, en chair et en peluche, on est émus. C’est comme retrouver un vieil ami. On a envie de le saluer, de lui demander : « Comment vas-tu, vieille branche? ».

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Ma préférée de l’époque!

L’exposition n’est pas énorme, mais comporte des trésors à chaque mètre. En plus des photos de ce billet, il y avait un atelier de création de Muppet, avec nez-yeux-bouches interchangeables à velcro, la robe que Sarah porte au bal des Gobelins, plusieurs extraits de publicités et de participations télévisées de Jim Hanson.

Et si le retour nous a coincés dans un bouchon de 77 km (bienvenu à L.A.!) ça en valait largement la peine !

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Le Soutermonde s’en vient…

Soutermonde-T1-96-RGBMon prochain roman, Le Soutermonde: Sammy Sans-Def, n’a beau sortir que dans un mois, sa vie publique a commencé cette semaine, alors que je suis monté sur l’estrade le présenter devant libraires et bibliothécaires à la traditionnelle « journée Bayard » de la rentrée. Afin d’apaiser mon trac, j’avais méticuleusement préparé mon texte! J’en profite donc pour vous l’offrir ci-dessous! Ce sera comme si vous y étiez!

Ah! J’avais bien hâte de vous le présenter, celui-là!

Sammy Sans-Def est le premier livre que j’ai écrit après les Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage. Mon petit cœur avait besoins d’une pause, alors je suis revenue aux racines de ce qui m’a fait connaître au départ dans cette industrie, soit l’action et l’aventure.

Dans ce nouvel univers, les rats ont été chassés de la surface par les pigeons, et se sont réfugiés dans les tuyaux du Soutermonde. Ils y cultivent le lichen et les champignons, et élèvent d’énormes troupeaux de tarentules, un peu comme on élève les bœufs, nous les humains. Une nouvelle civilisation émerge, avec ce que ça implique de conséquences. Les bandits pullulent, et le système de justice naissant est loin d’être à la hauteur. Les bandits courent les tuyaux, et les différends finissent souvent en bagarre, ou même en duels. L’arme de prédilection des rats est l’écrou, qu’ils s’envoient par la tête en les faisant tournoyer avec leur queue à la manière d’une fronde.

Le héros de ce premier tome s’appelle Sammy Sans-Dèf, pour « sans défense », justement parce qu’il a perdu la moitié de sa queue lors d’une rencontre malheureuse avec une vipère, à l’époque où il était chasseur de prime. Désormais incapable de se battre au lancer d’écrou, il mène une vie rangée dans la ville de Trou Pourri, où il travaille comme débardeur au port du fleuve Égoût.

L’histoire commence alors qu’il rentre de son travail et trouve la maison vide. Pénélope, sa fiancée, a disparu. Commence alors une quête homérique (c’est pas pour rien que la fiancée s’appelle Pénélope!), pour Sammy, qui le conduira à mener enquête sur un vol de troupeau de tarentules, à franchir la frontière qui sépare le Soutermonde du Territoire des pigeons, à embarquer dans le moyen de transport le moins sécuritaire depuis le Hindenburg, et finalement jusqu’à Bout-du-Monde, le repaire des brigands.

Mes rats jurent en utilisant des noms de fusils, comme « Remington » ou « Winchester »! Ils grignotent différentes sortes de racines qu’ils gardent en paquets dans la poche de leur chemise. Ils crachent, se battent, et vont même, parfois, boire un verre de Mildiou à la buvette. Bref, ils ont beau être des rongeurs, ils sont loin de Géronimo et de sa bande.

Le tout reste merveilleusement accessible aux enfants de 9 ans et plus, entre autres grâce à une mise en page très aérée et dynamique, avec les superbes illustrations de Baptiste Cazin (un nouveau venu dans le milieu, retenez son nom!) et de nombreux jeux de typographie.

Les gens présents ont eu droit à un extrait imprimé en petit feuillet afin de voir la mise en page et les illustrations en question. De mon côté, je vous les dévoile dans deux semaines! Vous verrez, c’est vite passé!

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Bilan d’été!

Cet été, je m’enlignais pour écrire durant les vacances scolaires pour la première fois depuis longtemps!

J’ai failli écrire un nouveau projet! Une opportunité qui s’ouvrait à moi, par hasard, et grâce à une copine d’université… mais les délais de démarrage avec l’éditeur m’ont fait décidé d’attaquer plutôt le prochain tome de Soutermonde!

Au total, j’ai donc écrit 13 000 mots, soit un peu plus du tiers du livre. J’en suis très satisfaite! L’année dernière, mon bilan était d’environ 1000 mots qui, en plus, n’ont jamais été publicés! Et les années précédentes… zéro, zéro, zéro!

Un succès, donc! Par contre, je dois l’avouer, ce succès est dû bien plus à ma belle-mère qui m’a pris les enfants plusieurs jours à deux reprises durant l’été qu’à mon assiduité à écrire pendant qu’ils sont dans mes pattes!

Bah! Peu importe la manière, n’est-ce pas le résultat qui compte?

Je suis surtout bien prête à reprendre le clavier de manière plus régulière alors que les enfants rentrent à l’école, et qu’il n’y a ni animations scolaires, ni salons du livre de prévus pour au moins un mois! À l’attaque!

Et pour ce qui est du projet repoussé…, je vous en reparle une fois qu’il est signé, promis! ;-)

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Que lire après les Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage?

On me pose bien souvent la question à savoir s’il y aura une suite aux Chroniques. Comme je réponds par la négative, la question qui suit est à savoir si je peux suggérer des lectures qui y ressemblent. Pour un adulte, la réponse est facile : The Road, de Cormac McCarthy. En jeunesse… c’est moins clair!

J’ai donc fait appel à des experts-conseillers!

Voici donc les suggestions de Pierre-Alexandre Bonin, collègue auteur chez Bayard (entre autre de la série chasseurs de légendes), libraire jeunesse chez Monet, critique dans plusieurs médias, et érudit de littérature jeunesse en général!

Pierre Alexandre

Seuls au monde, Emmy Laybourne 
Une trilogie dans laquelle des jeunes de 5 à 17 ans survivent à la fin du monde en se réfugiant dans un centre d’achat. C’est un peu plus violent que mes chroniques, considérez-vous avertis!

Chroniques de l’après-terre,  Jacques Lazure
Une quête initiatique dans un monde post-apocalyptique, qui fait office d’ovni dans le paysage littéraire québécois!

Surréal 3000, Suzanne Martel
Considéré comme un des incontournables jeunesse Québécois, ce livre de science-fiction se passe à Montréal, bien après la fin du monde, assez longtemps pour que les humains se soient ré-organisés en société.

Voici celles de Sophielit! Grande prêtresse de la littérature 12 ans et plus, et plus récemment même de celle pour le 6-12 avec son nouveau site Les Petits Pois Lisent Tout (LPPLT pour les intimes!)! Vous pouvez cliquer sur les titres pour voir directement les critiques que Sophielit en a fait sur son site.

 sophielit

POD, Stephen Wallenfels
La fin du monde arrive par des extra-terrestres, mais la solitude, les besoins de survie et la débrouillardise sont bien les mêmes que dans mon livre à moi!

 Automne, Jan Henrik Nielsen
Juste pour la couverture, il est déjà tentant! Cette fois-ci, ce sont deux sœurs qui affrontent un monde post-apocalyptiques, dans un roman plus contemplatif.

Le Jardin des épitaphes, Taï-Marc Le Thanh
Ce n’est pas la première fois que Sophielit me conseille ce livre! Je vais bien devoir pas finir par m’y mettre! On y trouverait une plume magnifique et un monde original et bien monté!

Maintenant, les suggestions de Catherine Chiasson, Libraire extraordinaire à la passion contagieuse chez Bric-à-Brac Livre, une librairie de Montréal spécialisée en littérature jeunesse, critique, et juge sur divers prix littéraire!

Catherine Chiasson

Le deuxième étage de l’océan, Carle Coppens
Suggestion très accessible, puisqu’il est classé 8 ans et plus. Je dois surtout vous avouer que, depuis que j’en ai lu la description sur les Libraires, je n’ai qu’une envie : le lire moi-même!

Nous autres simples mortels, Patrick Ness
Je suis contente de retrouver du Patrick Ness ici, puisque c’est un auteur que j’aime bien moi-même. Son héros, ici, reste extérieur à la grande catastrophe qui ravage la terre, un peu comme mon Astride, cachée dans sa bibliothèque.

Les voleurs d’espoir, André Marois
Je vous parlais justement d’André Marois récemment dans un billet sur les nouvelles littéraires! Ce livre-ci est le premier d’une trilogie de science-fiction qui en vaut le détour!

J’y ajoute quelques suggestions de mon cru, qui, sans aborder exactement les mêmes thèmes que les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage, leur ressemblent chacun à leur manière.

 Annie Bacon

La Cache, Sandra Dussault
Des adolescents se retrouvent pris sous l’école après une énorme catastrophe. Ça me semblait juste assez proche de mes thèmes pour faire une bonne lecture! En plus, il y a deux tomes!

L’importance de Mathilde Poisson, Véronique Drouin
Si les chroniques post-apocalyptiques ont étés nominés pour le prix du gouverneur, c’est L’importance de Mathilde Poisson qui a gagné! Avec sa jeune héroïne en proie à de nombreuses émotions et son côté discrètement fantastique, ils font tous deux d’excellents compagnons de lecture!

Le coup de la girafe, Camille Bouchard
Je dois l’avouer, c’est la seule de mes trois suggestions que j’ai lue moi-même! Et je le mets ici pour son émotion discrète, retenue, et pourtant absolument coup de poing!

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Le ministère des objets perdus

Il y a quelques semaines, je partageais avec vous mes difficultés dans l’écriture d’une nouvelle, genre littéraire que j’ai très peu pratiqué comme autrice. Voici donc le temps de vous partager le résultat! La nouvelle en question, intitulé « Le ministère des objets perdus » a été publié au début du mois, sur la page web d’Opuscules, un webzine de littérature québécoise.

Je vous en donne même les premières phrases, en aperçu :

Il s’agissait d’un des groupes les plus divers que Sasha ait jamais vus. Elle travaillait comme guide au Ministère des objets perdus depuis assez longtemps pour savoir que les gens qu’on lui confiait variaient d’une saison à l’autre. Invasion d’étudiants durant les semaines d’examens, alors que le stress les rendait distraits et prompts à l’oubli. Afflux de mères de famille à l’approche des fêtes d’hiver, submergées par le tourbillon des achats de cadeaux, la pose des décorations et les desserts à préparer d’avance. 

Pour lire la suite, rendez-vous sur le site Opuscules.ca! Bonne lecture!

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