Tous les articles par Annie Bacon

Un nouvelle histoire du Soutermonde… dans j’aime lire! 

Comme auteur jeunesse, il y a certaines institutions de notre propre enfance qu’il nous fait particulièrement plaisir de toucher du bout du doigt, comme créateur plutôt que lecteur. Signer chez Courte Échelle en était un. Ce mois-ci j’en réalise un deuxième: publier une histoire dans j’aime lire.

Bon, c’est dans mes premiers j’aime lire, et seulement la version québécoise, mais le bonheur n’en est pas moindre! Il y a quelques mois, ils m’ont demandé une histoire du Soutermonde pour les lecteurs débutants. Elle est sortie au début du mois, dans le numéro de mai (#42, ci-contre), mais entre mon déménagement et le COVID je ne l’ai vue que cette semaine.

En voici la première page:

La ratonne, c’est Gwendolyne, un personnage connu des lecteurs du Soutermonde, lorsqu’elle était petite. Il faut l’avouer, Baptiste s’est surpassé sur cette histoire! Ses personnages sont expressifs, ses mouvements dynamiques, et ses couleurs mettent une ambiance pas possible! J’ignore si le magazine se trouve encore en kiosque, mais, pour les intéressés, vous pouvez l’acheter directement du site de Bayard Canada.

Ce n’est pas la première présence du Soutermonde dans un des magazines de Bayard! En feuilletant des vieux Débrouillards cette semaine, mon fils est tombé sur cette petite merveille d’illustration faite par Jacques Goldstyn à l’occasion du spécial lecture de l’été dernier. L’écrou sur la queue du rat n’est pas une coïncidence, ce rongeur-lecteur accompagnait la suggestion de lecture du premier Soutermonde: Sammy Sans-Def.

Soit dit en passant, mon billet de la semaine prochaine annoncera une surprise que plusieurs lecteurs espèrent depuis longtemps…  Ne manquez pas ça!

 

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Une année virtuelle?

Avec la sabbatique, je prenais congé d’animations scolaires. Même si les classes françaises avaient voulu de moi, j’étais sur un visa touristique, et n’avais donc pas vraiment le droit de travailler.

J’avais tout prévu pour mon retour! J’avais collecté les courriels des professeurs m’ayant contacté dans l’année, et planifiais leur envoyer une relance vers la fin du printemps, histoire de commencer à remplir mon calendrier pour l’année scolaire 2020-2021. J’avais tout prévu… sauf la pandémie!

Parce que ramener les enfants et les professeurs en classe est une chose… permettre à une tierce personne pas du tout essentielle à l’équation de s’y ajouter en est une autre. “Les animations scolaires reprendront-elles?” est la question que se posent bien des auteurs jeunesse en ce moment.

Et comme les auteurs sont résilients, ils se relèvent les manches et s’adaptent. Bienvenue dans une ère d’animations par vidéoconférence!

J’ai des ami(e)s qui l’offrent depuis longtemps, entre autres pour rejoindre les classes de régions éloignées. Je l’ai moi-même déjà fait pour une présentation hors province. Ça marche plutôt bien, à condition de faire équipe avec la professeur, qui doit donner les tours de paroles (parfois même passer le micro, ou relayer les réponses) et gérer la discipline, puisqu’il est difficile de le faire à travers l’écran.

Bref, il est certain que, septembre venu, je serai disponible via internet pour les classes intéressées. Il me reste à réfléchir à l’adaptation de mon animation… (plus de visuel, peut-être? Une présentation PowerPoint pour accompagner?) et à espérer que les professeurs seront enthousiastes à l’idée!

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Le grand retour! 

En septembre dernier, j’étais partie en France avec toute ma famille pour passer une sabbatique en Provence. Nous avons vendu notre maison de Montréal pour louer un meublé en pleine campagne près d’Aix-en-Provence, avons inscrit les enfants à l’école, et sommes partis pour cette aventure. 8 mois et demi plus tard, nous sommes de retour.

Je vous mets ici un bout de ce que j’ai écrit sur mon Facebook Perso, au matin du départ, et qui donne une bonne idée de mes bonheurs des huit derniers mois:

“Je laisse un petit morceau de mon coeur dans cette maison de Provence. Lorsque j’aurai besoin d’un « happy place« , je fermerai les yeux pour me retrouver dans le hamac, entourée de fleurs et de papillons. Je surveillerai du coin de l’oeil la sortie des lapins et la floraison des amandiers. J’écrirai, face à la Sainte-Victoire en observant les oiseaux entre deux chapitres. Je crapahuterai à travers les herbes, main dans la main avec ma plus jeune, à la recherche d’ insectes fabuleux. J’arpenterai le plancher froid pour ouvrir les volets, m’installerai au piano et jouerai un air d’Aznavour.” 

Il m’est difficile de dire ce que j’en retire. Pas encore assez de recul. Je devrais peut-être lire le livre de Marie-Julie Gagnon pour m’aider! Il faudra attendre aussi pour voir ce que ce séjour m’aura inspiré côté écriture! Je ne suis pas de ces auteurs qui écrivent leur vie au présent. Mes idées ont besoin de temps pour percoler. Chose certaine, j’ai écrit: un manuscrit de 40 000 mots avec lequel je ne sais pas trop ce qui arrivera, un troisième Pétronille, et le début d’un livre important dont je ne veux pas vous parler tout de suite. 

Je rentre reposée et prête à me plonger dans le tourbillon des Salons du livre et des animations scolaires… si jamais ceux-ci finissent par reprendre. 

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Et comment on écrit le présent, maintenant?

Dans les dernières semaines, mon amie et collègue Valérie Fontaine a posé une question très intéressante sur un groupe de discussion d’auteurs: le traitement que l’ont doit réserver à la réalité actuelle dans nos écrits? Plus précisément, si on écrit un roman dit « miroir », doit-on faire fi de la crise actuelle et de ses répercussions ou, au contraire, les intégrer au roman?

Voyons chacune des trois options de plus près.

Situer le roman AVANT la crise:
On écrit comme si rien ne s’était passé, comme si tout avait lieu dans l’année qui précède, ou encore dans une réalité alternative où ce satané virus ne s’est jamais pointé le bout du nez. Le problème? C’est que, tout le monde en est conscient, la crise changera des choses au niveau social, et ne pas tenir compte de ces changements risque de dater le roman! Une simple bise de bonjour, une boum entre amis, un concert dans une salle fermée et la temporalité du roman passe de « présent » à « passé »…  pour ne pas dire « dépassé! ».

Le situer PENDANT la crise:
Je crois que celui-ci est un piège! Tous les éditeurs craignent d’être inondés de « Journaux de confinement » dans les prochains mois. La vérité est que, juste après la crise, il y a de fortes chances pour que les lecteurs n’aient pas envie d’en entendre parler! Trop tôt! Pas assez de recul! Un peu comme une chanson de Noël au mois de février (ou de la neige au mois de mai, exemple tout à fait hypothétique) !

Le situer APRÈS la crise:
Évidemment, puisqu’il faut en moyenne une année (je dis moyenne, parce que ça peut être plus court comme ça peut être plus long) entre l’écriture d’un roman et sa sortie en librairie, on ose espérer que nous serons rendus à l’après. La meilleure manière de rester « actuel » est donc de tenter de prévoir les changements… mais comment? À moins d’avoir une machine à voyager dans le temps, des dons de voyance, ou un futurologue miraculeusement talentueux à portée de main, les chances de se tromper sont plus grandes que celles d’être justes! Porterons-nous des masques? Toujours? Seulement lorsque nous sommes malades? Juste dans les transports en commun? La forme des files d’attente sera-t-elle changée à jamais? Le télétravail deviendra-t-il la norme, créant ainsi un nouvel exode vers les campagnes?  QUI SAIT!!??

Bref, il y a zéro bonne solution!

Je me demande bien si les auteurs se sont posé la question lors de la Révolution française!

J’ai aussi bien hâte de voir, dans un an, les solutions qu’auront choisies mes collègues!

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L’ inquiétude

Vous vous demandez ce que je fais (à part des casse-têtes) pendant ce temps de confinement? Et bien, comme tout le monde: je m’inquiète.

Je m’inquiète pour mes enfants et le genre d’enfance que je leur offre, pour les aînés qui doivent choisir entre risquer de mourir et risquer de ne vivre qu’à moitié, pour la situation dans les CHSLD qui me laisse sans mots, pour les entrepreneurs qui devront fermer boutique, pour les soignants au bout du rouleau et pour bien d’autres choses encore.

Aussi, je m’inquiète pour mon industrie.

Je pense à mes amis auteurs, particulièrement ceux qui comptent sur les animations scolaires pour y arriver. Je pense aux librairies vides qui font bien ce qu’elles peuvent avec la livraison, aux éditeurs qui étaient déjà à bout de souffle avant tout ce bordel.

Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle « la chaîne du livre ». La littérature est une industrie aux multiples maillons, dont la survie de chacun est tributaire de la survie des autres. Il s’adonne que cette chaîne n’est pas solide-solide, et ce, depuis longtemps.

Des articles sortent, des études aussi. Sur les conséquences du confinement pour les libraires, les auteurs, les éditeurs. C’est à peine si j’ose les lire. Je me sens comme les petits singes proverbiaux : une grande envie de me boucher les yeux et les oreilles, comme si mon ignorance allait faire que le problème n’existera plus.

Lorsque j’en parle à mon entrepreneur de mari, il y voit des opportunités de réinvention. « Les éditeurs pourraient ceci… » « les librairies devraient cela… », « les auteurs… ». Il rêve la transformation de mon industrie pendant que moi-même j’en cauchemarde les séquelles. Parce que s’il y a une transformation, il y aura des laissés pour compte.

Je sais, mon industrie n’est pas la seule à souffrir. Elle n’est possiblement même pas la plus touchée ou la plus fragile. Mais, que voulez-vous, c’est celle qui est la plus proche de moi. Alors c’est plus fort que moi : je m’inquiète.

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Les chroniques se dirigent… vers vos écrans!

Ça fait des mois que ça se trame et que je ne dis rien. Un producteur est tombé sur mes chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage et a décidé d’en faire une websérie. Il s’est entouré d’une équipe de feu, a embarqué Bayard, a trouvé un diffuseur potentiel.

Un casting a même été fait!

Tout cela restait tout de même théorique…  mais cette semaine, le Fond indépendant de production (FIP) et le Fond des médias canadiens (FMC) ont annoncé leur décision de financement du programme de développement de séries de fiction de format court, et dans la liste, il y avait ceci :

Et soudain, le projet prend une nouvelle couche de réalité! Il sort du rêve et entre dans une première étape de conception, soit l’écriture du scénario de quelques épisodes, et, si tout va bien, le tournage d’un pilote (confinement permettant).

Après? Ce ne sera pas encore gagné! Il y aura d’autres étapes, d’autres financements à espérer, d’autres doigts à croiser. Mais maintenant que le projet n’est plus secret, je voulais partager avec vous mon excitation à l’idée de voir mon histoire se transposer dans un autre médium, et de voir mes personnages prendre vie, incarnés à travers le talent des acteurs.

Vous croiserez les doigts avec moi?

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Mon casse-tête est plus beau que le tien!

En ces temps de confinements, les casse-têtes sont devenus très populaires. À quel point? Au point que lorsque j’ai voulu en commander un sur un site spécialisé, j’ai eu droit à un message d’erreur me disant que la poste les limitait à 800 colis par jour et que le nombre était déjà atteint.

Chacun à sa préférence lorsque vient le temps de faire un casse-tête : paysage, peinture, humour, etc. J’ai pensé profiter de l’occasion pour vous présenter un de mes univers graphiques préférés : Zozoville.

Il s’agit des œuvres de deux artistes allemands, Johan Potma et Mateo Dineen, qui se sont regroupés sous ce nom farfelu. Ils ont même leur propre galerie à Berlin, que je me promets bien de visiter un jour!

Je les ai découverts en casse-tête, au magasin de jouets de mon quartier. J’en ai déjà cinq, dont voici deux exemples:

Leurs œuvres trônent également en fond d’écran de mon téléphone et de toutes mes tablettes depuis longtemps!! J’ai bien l’intention, un jour, de me payer un original! En attendant, je reconstruis l’image, un morceau à la fois.

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Les trois ingrédients de la productivité

La plupart des auteurs (et des artistes en général), dans mon réseau, ont de la difficulté à être productifs depuis le début du confinement. Comme je suis pas mal dans le même bateau, je me suis penchée sur la question : qu’est-ce qui me rend productive d’habitude? Quelle est la recette secrète?

J’en suis arrivée à trois ingrédients tout à fait indépendants les uns des autres. En fait, personnellement, n’importe lequel des trois, à lui tout seul, suffit à me rendre productive! Évidemment, l’accumulation permet une efficacité accrue!

La motivation : Ou si vous préférez, l’envie d’écrire! À quel point l’histoire qui m’habite m’emballe, à quel point les idées affluent, à quel point les doigts me démangent de toucher le clavier! J’imagine qu’on pourrait appeler ça « l’inspiration », aussi.

Le temps : Avec suffisamment de temps pour se mettre à la tâche, l’auteur finit par être capable de trouver sa zone et écrire quelques pages. Elles ne seront pas nécessairement bonnes, mais de l’encre sera couchée sur le papier, c’est déjà ça!

Une date de tombée : C’est la résultante du « pas le choix! ». Si un manuscrit est dû, quelles que soient les conditions de travail, l’auteur trouvera un moyen d’avancer. Ça ne veut pas dire qu’il ne sera pas obligé de repousser l’échéance, mais il avancera au meilleur de ses capacités!

L’état actuel des choses fait que la motivation est difficile à trouver, la situation était assez préoccupante pour laisser très peu de place aux muses. On pourrait penser que le confinement permettrait aux artistes de se consacrer entièrement à leur art, mais en fait, la présence des enfants réduit chez plusieurs la possibilité de s’attabler à la tâche pour plus de 20 minutes (des fois plus, des fois moins, selon l’âge des enfants!). Finalement, s’il s’adonne, comme c’est mon cas, que vous n’avez pas de manuscrit à remettre avant-hier-dernier-délai, qu’est-ce qui reste comme productivité?

Rien! Il ne reste rien!

Alors, ne vous en faites pas, chers amis auteurs, si vous n’écrivez pas ces temps-ci. Vous n’êtes pas les seuls!

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Les auteurs et Google Maps!

J’écris rarement des histoires qui se passent dans un lieu précis, mais lorsque ça m’arrive, Google Maps devient un allier inattendu!  Il me permet de vérifier moult détails sans sortir de chez moi, chose d’autant plus pratique en ces temps de confinement. En fait, à bien y penser, il m’arrive même de l’utiliser lorsque mes aventures se passent en pays imaginaire, puisque qu’il me permet de jauger les distances, et d’éviter ainsi que mes continents se retrouvent à être de la taille de Boucherville (comme dans un certain livre que je ne nommerai pas, mais dans lequel le héros traverse 3 pays à cheval en une seule journée, sans se presser.)

Voici donc quelques problèmes épineux que Google Maps m’a déjà aidé à résoudre :

  • Combien de temps ça prend pour faire Mont-Tremblant/Montréal à vélo?
  • Est-ce qu’une fenêtre de la bibliothèque du Plateau donne sur le Jean-Coutu?
  • Quels sont les restaurants de quartiers dans les environs de l’école Jeanne-Mance?
  • Jusqu’où peut aller un train en une heure?
  • Quelle station-service peut-on trouver à une sortie spécifique de l’autoroute 15?
  • Y a-t-il des maisons avec des panneaux solaires dans le Mile-End?

Il n’y a, en fait, que la dernière question à laquelle je n’ai pas trouvé de réponse.

Et quand on regarde mes questions, on réalise que je reste très limitée dans mes besoins!  Imaginez ceux qui écrivent des récits de voyage, ou tout simplement des aventures se passant dans d’autres pays! Google Map (et sa fonction Google Street View) permet d’observer l’architecture, les couleurs des réverbères, et même les sortes de voitures stationnées le long des trottoirs.

On s’entend, ça ne remplacera jamais l’inspiration que l’on pourrait trouver sur place, mais faute de mieux, ça évite tout de même le genre d’erreur de documentation qui pourrait faire décrocher un lecteur connaissant déjà l’endroit!

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Ceux qui lisent contre… et ceux qui lisent avec

Dans les premières semaines de l’épidémie, j’ai vu passer sur mon fil Facebook que mon collègue Marc-André Pilon sortait bientôt le deuxième tome de sa série au titre très d’actualité : Infecté. Une histoire de zombie, mais aussi d’épidémie, de contamination, de vaccin.

La grande question est : est-ce que vous auriez PLUS envie ou MOINS envie de le lire à cause de la situation actuelle?

Personnellement, je n’ai plus envie de tout ce qui est sombre et apocalyptique en ce moment. Je ne suis même plus capable de toucher à mon propre manuscrit en cours, qui jouait dans ces eaux-là. J’ai envie de lumière, d’évasion, de voyages. Je suis quelqu’un qui « lit contre ». Ma lecture est le yang du ying de ma vie. Du tragique en temps de bonheur, du lumineux en temps sombre.

Mais ce n’est pas le cas de tous les lecteurs, bien au contraire!! Non seulement les ventes de « La Peste » de Camus ont été phénoménales dans les derniers temps, mais j’ai vu passer plusieurs demandes de suggestions de lectures thématiques confinement/pandémie!

Je ne les blâme pas; ils ont en partie raison! Une de mes plus belles expériences de lecture a été de lire un livre de pirates sur un bateau de croisière (Liveship Traders, Robin Hobbs, pour ceux que ça intéresse)!

Alors voici donc quelques suggestions jeunesse pour ceux qui veulent « lire avec » :

Et pour ceux qui veulent lire contre? Plongez-vous dans Le secret d’Orbae, de François place, évasion garantie!

P.S. Suggestion bonus pour l’évasion : je suis en train de jouer Ni No Kuni sur la Switch, et c’est fabuleux!


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