Avec ou sans sérif?

ScreenHunter_01 Jan. 31 07.41Produire un livre est une aventure toujours différente, d’un éditeur à l’autre. Cette semaine, j’ai eu droit à une expérience tout ce qu’il y a de plus nouvelle, alors que mon éditeur pour Les gardiens des soirs de bridge m’a invitée à participer à la création de la maquette graphique de mon livre.

La maquette est l’ensemble des règles qui régira l’intérieur du livre : la police de caractère, les marges, l’interligne, l’emplacement des entêtes de chapitres, le positionnement des images et quelques autres codes du genre.

Au début, je me sentais presque dépassée par toutes ces questions. Mais je me suis tranquillement réchauffée à l’idée de participer à cet aspect de mon livre, et me suis mise à donner mon opinion, pointant ce que j’aimais, et ce que je trouvais moins approprié pour mon livre dans les exemples présentés par la graphiste.

Mais je me suis vraiment excitée à l’idée d’une maquette graphique lorsque mon éditrice a mis le doigt exactement sur ce que je voulais : « Tu voudrais que le côté savant fou, le côté merveilleux, ressorte? ». OUI! C’EST ÇA!!!!

Et soudainement, l’idée que des polices de caractères, des marges et des interlignes puissent diriger l’esprit du lecteur vers des concepts aussi abstraits m’a enchantée. J’ai eu l’impression que l’experte graphiste devant moi avait un pouvoir spécial : elle peut représenter l’esprit d’un livre en décidant comment placer les lettres, peu importes les mots que ceux-ci forment.

À bien y penser, dans notre décision d’achat, nous ouvrons systématiquement le livre désiré pour en regarder les pages intérieures, sans lire un seul mot, juste pour regarder comment cette fameuse maquette graphique nous interpelle. Pour voir si on s’y sentira confortable pendant notre lecture.

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Un examen nommé Victor!

examen2Drôle de découverte, cette semaine, dans une classe de 5e année. Alors que je parlais de mes livres, un des élèves se met à me poser des questions très précises :

– Est-ce qu’il est question de sa grand-mère?

– Est-ce que le père de Victor s’appelle François?

– Est-ce qu’il met un jeu vidéo sur pause en cachette quand ses parents lui demandent de le fermer?

Oui, oui, et oui. J’ai d’abord cru qu’il avait lu le livre il y a longtemps, et tentait de vérifier si c’était bien le bon. Mais les questions posées n’étaient certainement pas les choses qu’un lecteur aurait retenues du livre entier. On me demande habituellement plutôt : « c’est le livre avec le monsieur à 5 bras? »

Alors, tout sourire, l’élève a déclaré fièrement : On a fait un examen dessus!

Au tour du professeur, d’être aussi étonnée que moi! Elle a fouillé dans ses papiers, et a trouvé, comme de fait, un examen de compréhension de texte, tiré du manuel scolaire Arobas, qui portait sur le premier chapitre de l’Anomalie Maléfique, premier tome de Victor Cordi.

J’ai commencé par en être flattée : mon texte a été choisi, parmi tant d’autres, pour un manuel scolaire.

Ensuite, plutôt amusée, je me suis excusée auprès de tous les élèves qui auraient trouvé l’examen difficile.

Finalement, un peu agacée : ils ont utilisé mon texte sans me demander la permission. Il faut s’avoir que les auteurs sont possessifs. Ce sont NOS livres.

Je me suis donc renseignée sur le processus habituel en envoyant des courriels aux principaux intéressés. Il semblerait donc que :

  1. L’éditeur du manuel scolaire demande la permission de l’éditeur du livre.
  2. Selon son contrat avec l’auteur, l’éditeur du livre demande à son tour la permission à l’auteur… ou pas.
  3. La présence de compensation monétaire est ensuite une question de négociation entre l’éditeur du livre et l’éditeur du manuel scolaire.

Il semblerait donc qu’Erpi ait reçu la permission de Courte Échelle en juillet dernier, et que ce dernier n’ait juste pas pensé à m’en informer.

Dossier clos, qui me permet de revenir aux deux premiers sentiments : soit d’être plutôt flattée que mon texte ait été choisi, et d’autant plus amusée que la professeure a eu la gentillesse de me faire des photocopies qui m’ont permis de voir les questions posées sur mon texte!

Je pense que j’aurais eu tout bon!

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Le retour de… la pige

Je n’en avais pas fait depuis trois ans. Avec la faillite de Courte Échelle, je m’étais demandé si je ne devrais pas relancer quelques-uns de mes anciens clients, histoire de palier la perte de revenu. Puis, avec l’achat de Courte Échelle et la promesse de nos droits d’auteurs, le besoin s’est fait moins pressant, et je n’ai pas bougé. J’ai plutôt pris la fin de l’automne pour débuter deux nouveaux projets, presque trois, même.

Puis un contrat est tombé du ciel.

 Il a eu un peu d’aide, c’est une amie auteure qui leur a donné mon nom. Un contrat d’écriture plutôt que de Game Design, ce qui fait bien mon affaire. Un gros contrat, aussi, qui risque de m’occuper tout le printemps.

Le timing ne pourrait pas être meilleur:

  • Tant que je n’ai pas de nouvelles de Courte Échelle, je n’ai pas de « deadlines » pour un nouveau Victor Cordi, et suis donc libre de mon temps.
  • J’ai déjà suffisamment de projets dans les airs pour ne pas craindre de manquer de publications à moyen terme.
  • Même si nos droits d’auteurs de 2013 seront payés, la faillite de Courte Échelle m’a également privée de deux publications dans la dernière année, et celle de Benjamin a mis un sérieux frein dans les ventes des livres déjà publiés. J’ai une importante perte de revenus à compenser.
  • Après trois ans à ne vivre que de l’écriture (droits d’auteurs et animations scolaire), le coussin financier laissé en héritage par  mon père commence à baisser.

Il faut l’avouer, pour un auteur aux revenus précaires (pléonasme!), avoir un coussin est toujours une bonne idée! Me faire mercenaire pour les prochains mois me permettra de renflouer le mien.

Je suis chanceuse en plus: l’équipe est sympathique, le projet est créatif, et les demandes en temps sont moins grandes en février, ce qui devrait me laisser juste le temps de terminer le Bestiaire du merveilleux urbain commencé en décembre, et la direction littéraire prévue sur le Gardien des soirs de bridge.

Des mois occupés en perspective!

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Coups de cœur en roman jeunesse 2014

Comme vous savez, mon blogue n’est pas un site de critiques, mais j’aime bien propager la bonne nouvelle quand je tombe sur quelque chose de bon! En plus, SophieLit m’a demandé un coup de cœur pour un de ses projets, et comme il a été difficile d’en choisir un seul, j’ai pensé parler des autres ici! Comme ça pas de jaloux! Ce sont tous des livres que j’ai lu en 2014, quelle que soit leur date de sortie, et, pour bien équilibrer, il y en a un français, un anglais, et un québécois! Vive la littérature jeunesse… de partout!

Ah, oui, et pour ceux qui pensent que mes suggestions ne sont que pour les enfants, sachez qu’on n’est jamais trop vieux pour un bon livre!!!

Coup de cœur français : La série Mathieu Hidalf, de Christophe Mauri

mathieu hidalf 1 a 5

J’ai déjà mentionné la série sur ce blogue une ou deux fois, mais je voulais lui lancer des fleurs plus officielles. Le premier m’avait charmée par la personnalité de son héros et le détail de son monde inventé. D’un tome à l’autre, plutôt que de s’essouffler, il gagne en profondeur est en train de se tailler une place parmi mes séries jeunesses préférées à vie, pas juste de 2015! J’attends chaque livre avec impatience, et les dévorent dès leur sortie, un honneur jusqu’ici réservé à Robin Hobbs et Timothée de Fombelle.

 

coup de la girafeCoup de cœur québécois : le Coup de la girafe de Camille Bouchard

Ce n’est pas un livre parfait. J’ai un ou deux problèmes avec, le genre de questionnement pour lequel j’adorerais avoir un club de lecture! Mais un de ses chapitres, lui, est ABSOLUMENT PARFAIT. Le genre de chapitre miracle dans lequel le moindre mot est juste, tous les indices ramassés en cours de route prennent leur sens, et où l’émotion nous surprend par sa force. J’ai pleuré sur ce chapitre, comme une madeleine, oui. Mais Camille Bouchard réussit, dans ces paragraphes miraculeux, à infuser cette tristesse d’amour, d’espoir et d’humanité. Une grande réussite.

 

leviathanCoup de cœur Anglais : Trilogie Léviathan, Béhémoth, Goliath de Scott Westerfeld

J’ai adoré cette rencontre de trois univers : la première guerre mondiale, le steampunk mécanique classique, et un steampunk organique de manipulation génétique. Mais surtout, je me suis attachée aux deux jeunes héros au point d’être prête à les suivre n’importe où! J’ai d’ailleurs lu les trois briques coup sur coup, sans même reprendre mon souffle, incapable de m’arrêter! On me recommande d’ailleurs chaudement la précédente série de ce même auteur, soit Uglies, que j’ai mis dans ma pile « à lire » pour 2015!

 

Et vous, des recommandations pour moi?

 

 

 

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Prédictions 2015

illustration de artmaker prise sur openclipart.ord Ouch! Celle-là, elle ne sera pas facile! Comme je disais dans mon billet de fin 2014, l’année 2015 s’annonce sous le signe de l’incertitude! Les prédictions suivantes sont donc particulièrement sujettes aux aléas du destin!

Publications :

Une seule publication est réellement prévue, je l’ai mis en haut de la liste. Les trois autres sont les plus probables, mais dépendent tous trois de la volonté de la nouvelle équipe de Courte Échelle.

  • Le gardien des soirs de bridge T1 (Éditeur secret, septembre)
  • Victor Cordi cycle 2, live 1 (Courte Échelle, printemps)
  • Victor Cordi cycle 2, tome 2 (Courte Échelle, automne)
  • Album participatif (Courte Échelle, aucune idée quand!)

J’espère surtout cette année atteindre, voire dépasser, les 3 publications. À force d’avoir des livres de retardés année après année, il me semble que je devrais être due pour un peu de rattrapage!

 

Écriture :

Ce volet est tout aussi incertain que l’autre! Si je sais à quoi je m’attaque au mois de janvier, le reste n’est que pure spéculation. Plus le livre est incertain, plus j’ai mis de points d’interrogation!

  • Terminer le bestiaire du merveilleux urbain
  • Un tome 2 pour le gardien des soirs de bridge?
  • Victor Cordi cycle 2, tome 3?
  • Victor Cordi cycle 2, tome 4 ??
  • Les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage???

En fait, j’ai habituellement le temps d’écrire trois romans par année, avec ajout d’un album ou deux selon inspiration. Je sais donc d’avance que cette liste est vouée à être coupée!

 

Développement des affaires :

Ma priorité, de ce côté, sera sans doute mon manuscrit en anglais. Si je n’ai pas de nouvelles de l’agent anglophone qui m’a demandé le manuscrit complet à la fin janvier, j’entrerai à nouveau en mode « envois ».

En deuxième sera le bestiaire du merveilleux urbain, qui se cherchera un éditeur dès que le manuscrit sera terminé. Avis aux intéressés!

Et finalement, il reste mon petit texte écrit pour la collection Clin d’œil d’Isatis, mais, très honnêtement, il est probablement trop spécifique pour être placé ailleurs. Je n’aurai donc rien d’autre à faire que d’attendre de leurs nouvelles, et le placer sur une tablette en cas de refus.

 

Je me souhaite donc à moi-même une année excitante, remplie de bonnes nouvelles!

Et vous, qu’est-ce qu’on vous souhaite?

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Bilan de 2014

modification d'une image de tzunghaor prise sur openclipart.orgIl faut l’avouer, ce fut année de grandes réussites (Bourse du CALQ) et de grandes difficultés (Faillite de Courte Échelle). Pour voir comment l’année 2014 réelle se compare avec l’année que j’avais prévu, j’ai repris mes listes dressées en janvier, puis les ai colorié de vert et de rouge selon le succès de la chose. Rouge pour l’échec, vert pour le succès, ça fait Noël!

Publication :

  • Victor Cordi hors série (T5) au printemps chez Courte Échelle
  • Victor Cordi Cycle 2, livre 1 (T6) à l’automne chez Courte Échelle
  • Encyclopédie du merveilleux Urbain à l’automne chez Boomerang
  • Le Gumzilla, album illustré précédemment appelé « les Farfous », à l’automne chez Courte Échelle

Il faut l’avouer, c’est l’hécatombe! Moi qui planifiait publier au moins trois livres par année, voilà deux ans de suite que je n’y arrive pas vraiment! Je vais finir par penser que, pour en publier trois, je dois en prévoir 5, préférablement chez trois maisons d’éditions différentes!

La seule belle surprise dans tout ça, c’est l’accueil que les jeunes (et même leurs parents), font à l’encyclopédie du merveilleux urbain dans les salon du livre quand je le présente. Beaucoup d’enthousiaste, autant chez les petits de 6-8 ans que chez les plus vieux de 9 à 14!

Plan d’écriture :

  • Victor Cordi Cycle 2, livre 2 (T7) à écrire au printemps
  • Victor Cordi Cycle 2, livre  3 (T8) à écrire à l’automne
  • Ré-écriture du Gumzilla pour le transformer en album
  • Le gardien des soirs de bridge.

L’avantage (le seul!) des retards de publication de Victor Cordi causés par la faillite de Courte Échelle, c’est que j’ai pu laisser tomber l’écriture du tome 8 à l’automne, ce qui m’a libéré pour écrire les autres projets prévus, et même plus! Aux projets en vert ci-dessus se sont ajoutés les projets suivants :

  • Une suite au Gumzilla, écrite alors que je pensais encore que ce projet sortirait à l’automne.
  • Un projet de livre 8-9 ans en anglais
  • Un mini-manuscrit d’album écrit spécifiquement pour une collection en particulier. Je vous en reparle si jamais c’est accepté.
  • Un premier tier du Bestiaire du merveilleux urbain, dans le même genre que l’encyclopédie du même nom, mais qui devra se trouver un autre éditeur puisque Boomerang n’est pas intéressé à continuer l’avanture.

Je commencerai donc 2015 avec beaucoup de projets, mais très peu de certitude! Des 8 livres mentionnés, le seul véritablement prévu dans un calendrier de publication est le Gardien des soirs de bridge, et encore, il n’est pas signé (mais c’est tout comme, hâte de vous dire avec qui)!

 

Toutes les cartes sont dans les airs, reste à voir où elles retomberont!

 

En attendant, joyeuses fêtes, et bonne lecture!

 

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La courte échelle, prise 2!

image modifiée de openclipart.orgEt voilà, il y a un peu plus d’une semaine, nous avons appris que la Courte Échelle, en faillite depuis la fin septembre, était achetée par Raymont et Mariève Talbot, le premier comme acheteur en fiducie, la deuxième comme administratrice officielle. Ne vous l’avais-je pas dit, qu’elle renaîtrait de ses cendres?

Et maintenant quoi?

La nouvelle administration a quatre de mes manuscrits dans leurs mains. Que vont-ils en faire? Pour le moment, je n’ai parlé à personne, j’imagine qu’ils sont en train de fouiller dans les livres et de monter une équipe. Le nouveau calendrier de publication viendra après!

Gumzilla1Mes albums participatifs
J’avais un album participatif, originellement prévu pour septembre dernier, puis repoussé à février avant la faillite. Les illustrations sont censées être bien avancées, mais, hors deux esquisses très préliminaires et retravaillées depuis, je n’ai rien vu. J’imagine qu’il sortira, entre autres parce que beaucoup de travail a été fait dessus, reste à savoir quand! Le deuxième devait sortir en septembre, puisqu’aucun travail n’avait été fait dessus, son avenir est un peu plus incertain.

victorpremiercycleVictor Cordi
Évicemment, le gros morceau est Victor! Le problème avec lui, c’est qu’en deux petites années de publication, il s’est tapé trois faillites! 2 faillites de distributeur, et une d’éditeur. À travers ces écueils, il est tranquillement sorti des librairies, et s’il est difficile de rester dans de telles institutions, y re-rentrer est une tâche encore plus herculéenne.

En fait, tout juste avant la faillite, je vous avais parlé d’une grosse surprise pour Victor, sans vous dire c’était quoi. Pour le 15 octobre, en plus de la sortie du Tome 6 (premier livre du deuxième cycle), il était prévu de sortir un coffret-jaquette des quatre premiers tomes, soit le premier cycle au complet, à 29,99$. Il faut l’avouer, pour Noël, ça aurait été super!

La sortie était si imminente qu’on en trouve encore le fantôme sur les sites des libraires, d’Archambault et de Renaud-Bray. Dans les trois cas, aucune idée de ce qui arrive si vous tentez de l’acheter! Le tome 6, La première attaque, s’y trouve aussi. J’ignore à ce jour s’il a été imprimé ou non.

Il faudra sans doute relancer la série d’une manière quelconque. Le tome 6 était prêt au point d’être parti chez l’imprimeur, le tome 7 est écrit et retravaillé en direction littéraire. Quoi qu’il arrive, si ces deux-là sortent, je dois au moins terminer le cycle avec un 8e tome, peut-être même un neuvième. Et si la relance marche? J’ai tout un troisième cycle en tête, histoire de se rendre à une douzaine de titres.

Longue vie à Victor Cordi? Ce sont d’abord les libraires qui en décideront en accueillant de nouveau les premiers tomes dans leurs étagères.

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Un conte pré-Noël

Tout d’abord un mini-mot sur La Courte Échelle, juste pour dire que ça y est, elle a été rachetée,  et que je suis bien contente que l’aventure puisse continuer. Je vous en reparle dès que j’en sais plus!

ScreenHunter_01 Dec. 07 08.07Et maintenant,  notre programme principal!

Vous avez des enfants? Votre maison est envahie par les jouets? Vous paniquez à l’idée que vous devrez réussir à « caser » la nouvelle cargaison qui arrive pour Noël? Ma tante Annie a une histoire pour vous!

C’est une parution de l’année dernière, mais qui est sortie si « serrée » sur Noël, qu’il était déjà un peu trop tard. Un conte pré-Noël, rendu au 23 décembre, ça ne laisse pas grand marge de manœuvre!

Le pays des Tromignons est donc un conte numérique, illustré par Yves Dumont, poétique, un peu féérique, et surtout très utile. Pourquoi? Parce qu’il encourage les enfants à donner leurs vieux jouets avant les fêtes. Une belle incitation à la générosité pour eux… et plus d’espace dans les armoires pour vous!

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Il est disponible en différents formats directement sur les magasins Ipad et Kobo (recherchez « tromignons »), sur Leslibraires.ca, ou même directement sur le site de l’Éditeur.

Bonne lecture, et joyeux pré-Noël!

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10 faits du merveilleux urbain

merveilleux urbainDurant le récent Salon du livre de Montréal, j’ai partagé, sur ma page Facebook, quelques-uns de mes petits plaisirs de Salon. Je gardais le plus important pour mon blogue, soit le plaisir de voir les yeux des enfants s’écarquiller au fur et à mesure que je leur explique mes livres.

Avec l’Encyclopédie du merveilleux urbain, ce phénomène s’étend même jusqu’aux adultes accompagnateurs, qui s’étonnent, avec leur progéniture, de tout ce que l’on y retrouve comme trésors!

Voici donc, en rafale, dix choses que l’encyclopédie vous permettra d’apprendre, et autant de bonnes raisons de l’offrir en cadeau pour Noël!

  • Les ondines (fées des eaux) utilisent les gouttières comme glissades d’eau.
  • Picture1Les gnomes jardinent dans nos boîtes à fleurs et s’y enfouissent dès qu’un humain est à portée de vue.
  • Les trolls habitent sous les viaducs et percent les carlingues de voiture avec leurs longues griffes pour voler les vestes de laines et lecteurs MP3 qui traînent sur le plancher.
  • Les sirènes filtrent les eaux usées avec leurs longs cheveux dans les usines d’épuration des eaux. C’est à cause d’elles que les employés doivent porter des protège-oreilles antibruit.
  • Les gobelins ont élu domicile dans les égouts. En observant les formes et motifs des bouches d’égout, il est possible d’apprendre quel type de tribu habite les sous-sols de votre quartier.

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  • Les Leprechauns détournent les piécettes des parcomètres, et sont bien embêtés par la montée d’utilisation de cartes de crédit.
  • Picture2Les sylphes (fées des airs) sont de plus en plus incompréhensibles, et certains scientifiques croient que les ondes Wi-Fi leur ont fait perdre la raison.
  • Les farfadets sont responsables des jouets perdus dans les ruelles et des tomates grignotées dans les jardins de ville.
  • Les dryades (esprits des arbres) sont de grandes lectrices. Ce sont elles qui allument les lampadaires dès qu’elles ne peuvent plus distinguer les « p » des « g » dans leurs livres de poche.
  • Les fées se cachent dans les abris d’autobus et tombent parfois amoureuses des chauffeurs de passage.

Pour les curieux, vous pouvez aussi consulter les pages complètes ci-dessous, ainsi que  l’acheter sur Leslibraires.ca (ou toute autre bonne librairie!).

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Publier en anglais en trois étapes

Screen-shot-2011-04-18-at-10.45.17-PMQue tous les abonnés de Disney Junior chantent avec moi : trois p’tites étapes, ça doit suffire, trois p’tites étapes, pour réussir…

Récemment, je vous disais que j’explorais le côté anglophone de la force. Pour être publiée, je dois franchir trois étapes, présentées ci-dessous. La bonne nouvelle? C’est que j’ai déjà franchi la première, ce qui me donne un certain espoir d’avoir une chance.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la plus grande différence entre les milieux anglophones et francophones en littérature est la présence des agents, qui prennent les carrières des auteurs en main et les aident à être publiés (en échange d’une part de leurs droits d’auteurs). S’il est possible d’être publiés sans agents, les portes de certaines maisons d’édition, souvent les plus importantes, vous seront fermées.

La deuxième chose à savoir, c’est que dans le milieu anglophone, on envoie rarement un manuscrit complet dès le départ. Ce qui nous amène à l’étape 1 :

Étape 1 : La « query letter »

La première chose à faire est d’envoyer une lettre (plus souvent un courriel) pour demander la permission d’envoyer un manuscrit. Cette lettre, appelée « Query letter » doit contenir une courte présentation de soi et de l’œuvre que l’on désire présentée, ainsi que les 5 premières pages du manuscrit, mises directement dans le courriel plutôt qu’en attachement. On envoie le tout à des agents ciblés selon le type d’œuvre (du jeunesse, middle-grade pour ma part) et on attend qu’ils vous demandent d’envoyer le manuscrit complet. Si vous désirez publier sans agent, le processus reste le même, puisque la plupart des éditeurs demandent également que l’on passe par cette étape avant de leur envoyer le manuscrit complet.

Étape 2 : Trouver un agent

Si vous avez décidé de publier sans agent, passez directement à l’étape trois.

Une fois la permission reçue, on envoie le manuscrit complet à l’agent, selon les modalités qu’il a exprimées dans son courriel de réponse. Une deuxième attente s’ensuit, puisqu’il doit décider, après lecture, s’il désire vous représenter ou non. Réussir cette étape ne garantit pas une publication, puisqu’il en reste une troisième à franchir.

Étape 3 : Intéresser un éditeur

On atteint finalement la seule étape vraiment nécessaire dans le milieu francophone : l’envoi de manuscrit à l’éditeur. Cette étape sera réalisée par l’agent lui-même si vous en avez un. Il s’occupera également de cibler les maisons les plus pertinentes pour votre manuscrit, et négociera les clauses du contrat en votre faveur.

 

Je me situe en ce moment entre l’étape 1 et l’étape 2, puisqu’un agent a répondu de manière positive à ma demande de permission, mais que mon manuscrit n’est pas encore prêt à être envoyé. Si tout va bien, il devrait l’être d’ici une semaine ou deux.

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