Suggestions pour passer de l’album au roman

La semaine dernière, alors que je prenais un café avec deux amies, elles m’ont partagé un petit souci littéraire assez courant chez les parents de garçons de 7-9ans : la difficulté de passer au roman. J’allais lui envoyer des suggestions, mais puisque c’est une question qui revient souvent, j’ai préféré en faire un billet. Voici des suggestions de livre pour aider le passage au roman, et, comme vous verrez, ce n’est pas tellement une question d’histoire, de vocabulaire ou de thèmes, c’est plutôt une question de mise en page!

ScreenHunter_03 Sep. 21 06.56Billy Stuart (7 tomes)
J’en ai déjà parlé sur ce blogue, le chaînon manquant officiel entre l’album et le roman, c’est Géronimo Stilton. Billy Stuart est son équivalent Québécois! J’irais même jusqu’à dire qu’il est mieux, puisque, en plus de ses nombreux mots mis en couleurs et images omniprésentes, il y a aussi des pages entières faires en bande dessinée!

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9782897110703Destination Monstroville (2 tomes)
Les éditions Druide ont pris, avec leurs romans jeunesse, un pari que les parents de filles ont déjà vu avec les livres « Lili Brown », soit celui de faire un roman aussi gros qu’un « hardcover », avec une grosseur de caractères surdimensionnée. Le résultat : quelque chose qui ressemble beaucoup à un roman adulte, mais avec une mise en page qui le rend très accessible aux lecteurs intermédiaires! Une grosse fierté pour l’enfant qui a l’impression de lire un « livre de grand ». Dominique et Compagnie a également des romans qui utilisent cette astuce, et ce, même pour premiers lecteurs.

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9782747027243L’abominable Monsieur Shnock (5 tomes)
J’ai déjà parlé de ce livre pour son humour déjanté. Cette fois-ci, c’est pour sa mise en page que je veux attirer votre attention. S’il a l’air d’un roman tout ce qu’il y a de plus normal de l’extérieur, on réalise en l’ouvrant qu’il comporte en fait à peine 5-6 lignes de texte par page, en plus des nombreuses illustrations. (Notez que l’image ci-dessous est en anglais, mais que la mise en page de la version française est la même!)

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Passepeur (des centaines d’options!)
Ils se passent possiblement de présentation, et, comme les géronimo, les enfants finissent par tomber dessus de manière naturelle, mais je voulais tout de même en parler. Leur astuce : ce sont des livres-jeux, un peu comme des versions simplifiées des livres dont vous êtes le héros de notre enfance. En plus, ils sont sur un thème « frisson » d’épouvante légère, qui n’est pas pour déplaire aux garçons de l’âge visé!

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Et voilà! Mes suggestions pour petit lecteur récalcitrant! En plus, trois de ces quatre suggestions sont des livres québécois! Trouvez l’intrus!

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Bouge de là, prise 2!

Illustration de francesco_rollandin sur openclipart.orgJ’allais vous parler de ma décision d’arrêter ma sabbatique d’exercice, commence en 2010 et qui s’est finalement étirée sur quatre ans. Pour y faire référence, j’ai fait une petite recherche sur mon blogue et suis tombée sur un billet d’août 2012 qui prétendait que je recommençais à bouger en septembre. Laissez-moi vous avouer en anglais : IT DIT NOT HAPPEN!

En fait, je devrais faire l’innocente de dire que, lorsque je parlais de bouger en septembre, je n’avais pas spécifié l’année! Car c’est cette maintenant que ça se passe! Et donner un coup de pouce à ma volonté, bien plus efficace lorsqu’il s’agit d’écrire un nombre de pages X qu’exécuter un nombre de redressements assis Y, je me suis inscrite à des cours. Danse le lundi, Pilates le jeudi, à moi la sueur et les courbatures qui nous font sentir en vie.

Je me rappellerai toujours le regard que m’avait lancé un Chiropraticien lorsque je lui avais dit que j’étais auteure en répondant à son petit questionnaire. Au moins, quand on travaille dans un bureau, il y a les réunions où aller, les feuilles à chercher à l’imprimante et autres distractions du genre. Mais à écrire seul à la maison, on peut rester « le cul sur la chaise » des heures durant sans même aller aux toilettes! Nos personnages finissent par faire beaucoup plus d’exercice que nous!

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Le chemin parcouru jusqu’aux librairies

L'encyclopédie du merveilleux urbain bien confortable chez Monet!
L’encyclopédie du merveilleux urbain bien en vue chez Monet!

Ça y est! L’encyclopédie du merveilleux urbain est en librairie. Arrivé en trombe en plus, à en juger par les chiffres très encourageants de disponibilité en librairie sur les sites d’Archambault et de Renaud-Bray. Je dois avouer pousser un long soupir de satisfaction : il fut des instants où j’ai bien pensé qu’il n’y arriverait jamais!

En 2008, je n’ai qu’un seul roman publié, et je fais de la pige en jeux vidéo et autres industries interactives. J’attrape un contrat pour les Éditions Milles-Pattes, toute nouvelle maison qui désire vendre exclusivement des livres personnalisés sur Internet sous le nom jesuislehéros.com. Je suis contente, c’est mon premier contrat d’écriture plutôt que de Game Design, et je commence à bien me douter que c’est ce que j’aime faire dans la vie. Milles-Pattes désire 6 histoires, et, comme je l’ai toujours fait pour les projets interactifs, je leur donne 2-3 idées de concept pour chacune.

Parmi ces idées : les fées urbaines, une histoire qui utilise l’univers du merveilleux urbain qui me trotte en tête depuis un moment déjà.

L’idée est retenue, mais trois autres sont développées avant elle, voir ci-dessous.

JesuisleherosCeux ayant l’œil perspicace pourront reconnaître que deux d’entre eux ont été illustrés par Anouk Lacasse, illustratrice de l’Encyclopédie du merveilleux urbain, qui travaillait à l’époque dans le studio d’illustration des éditions Milles-Pattes.

En 2009, l’idée du merveilleux urbain me travaille toujours, mais le concept appartient désormais aux Éditions Mille-Pattes. Comme il est de plus en plus évident qu’ils ne développeront pas les autres histoires personnalisées qui leur appartiennent, je propose d’en faire un roman plus traditionnel, de l’offrir à des éditeurs papier, et de partager les revenus. La forme du roman ne les intéresse pas, puisqu’ils sont plutôt un studio d’illustrations… l’idée de l’encyclopédie nait.

J’écris les textes de trois peuples : les fées d’abribus, les trolls de viaducs et les dryades de réverbère. Anouk Lacasse est assignée au projet et réalise le premier peuple, de manière magistrale. Le projet devient concret…

… puis, les choses se gâtent avec les éditions Milles-Pattes.

Pendant de long mois, je pense devoir faire mon deuil de l’encyclopédie, puis, en 2010, j’entrevois une porte de sortie. J’abandonne mes droits sur les trois premières histoires en échange de tous mes droits sur celles qui ne se sont pas rendues jusqu’à la publication. Une décision financière discutable, mais qui m’a acheté une grande tranquillité d’esprit en plus de la liberté de développer le projet qui me tenait à cœur. Je négocie pour qu’Anouk garde les droits sur les images déjà réalisées, et nous libres de le développer l’encyclopédie en paix!

Ceux qui suivent mon blogue depuis ses débuts connaissent un peu le reste :

Puis, des délais, des délais, et encore des délais.

Le premier parce qu’une impression en chine est prévue, et qu’elle doit prendre six mois (il sera finalement imprimé au Québec!). Le deuxième parce que les vendeurs désirent que l’encyclopédie sorte en septembre plutôt qu’au printemps, et le troisième parce que la faillite de leur distributeur oblige Boomerang à repousser plusieurs de leurs titres.

De 2008 à 2014! Et le voilà en Librairie. Vous ne pouvez imaginer ma joie!

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Illustratrice : Maira Chiodi

Je vous ai parlé cet été que je publierais bientôt un album participatif. « Bientôt » étant un terme bien relatif dans le monde de l’édition, il a été repoussé d’octobre à février. Je ne vous montrerai donc rien du projet lui-même avant encore plusieurs mois, mais pour vous faire patienter, j’ai décidé de…

… vous en présenter l’illustratrice!

Elle s’appelle Maira Chiodi, et partage son temps entre Montréal et le Brésil, son pays natal. Elle est illustratrice, mais également « pattern designer », que j’ai décidé de traduire par « spécialiste en motifs ». Évidemment, pour les illustrateurs, une image vaut mille mots, voici donc une sélection de ses œuvres, tiré de son porte-folio en ligne.


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Vous aimez? Je vous invite à aimer également sa page Facebook. 

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Quand le modèle penche      

bookstack par J_Alves sur openclipart.orgCette semaine, Sébastien Provencher (mon conjoint!),  blogueur pour le Journal de Montréal, a parlé de ce qu’il appelle le « Malaise Spotify ». Spotify est un de ces services radio qui permet aux auditeurs d’écouter tout ce qu’ils veulent, quand ils veulent pour un prix d’abonnement plus qu’avantageux. Full Discloser : je suis moi-même abonnée à un de ces services, Deezer, que j’aime profondément comme consommateur.

Le problème, c’est que ces services, aussi merveilleux soit-il pour les consommateurs, paient très peu les créateurs. On parle de 10 sous à chaque fois qu’une chanson est jouée 1000 fois! Bien en dessous de ce que les créateurs reçoivent pour une vente d’album, ou même une vente de chanson numérique.

Le numérique promettait de réduire les intermédiaires pour favoriser les deux maillons indispensables de la chaîne : les créateurs et les consommateurs. Avec ces services d’abonnement, le modèle ne penche que d’un côté.

Pourquoi je vous parle de tout ça sur un blogue de littérature jeunesse? C’est que ce genre de service existe également pour les livres (Kindle Unlimited, Oyster, Scribd) et que leur popularité ne fait que commencer.

S’il est possible de savoir combien les auteurs autopubliés sont payés pour ces services, il est plus difficile de trouver des chiffres pour les auteurs dont les éditeurs acceptent de rendre leur catalogue accessible via ces services. La bonne nouvelle est que les conditions semblent, à première vue, bien meilleures que pour l’industrie de la musique. Par contre, la vigilance sera de mise, tant pour les auteurs qui verront bientôt ces causes apparaître dans leurs contrats que pour les consommateurs qui sont tentés mais ne désirent pas voir leurs auteurs favoris arrêter leur métier.

Parce que cette semaine, un de mes groupes préférés a décidé de prendre une pause. J’ai écouté leur dernier album sur Deezer plutôt que de l’acheter, et je me dis que leur pause est peut-être un petit peu de ma faute.

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Merveilleux urbain : Gnomes de boîtes à fleurs

Voici le temps venu de vous dévoiler une dernière créature du merveilleux urbain, et ça tombe bien, puisque cette semaine fut forte en nouvelles de ce côté-là! Premièrement, j’ai reçu ma caisse de livre, ce qui veut dire qu’il existe désormais pour de vrai dans notre monde physique! En plus, il est absolument magnifique!

Deuxièmement, j’ai une date!!!

L’encyclopédie du merveilleux urbain sera en librairie le 24 septembre!  

En ce mois d’août, je vous présente un peuple tout à fait de circonstance alors que les balcons fleurissent : les Gnomes de boîte à fleurs! Visuellement, ils sont probablement ceux que je préfère, avec les Trolls de Viaducs. Anouk Lacasse a vraiment réussi un tour de force en leur donnant un air classique, presque pastoral, digne de Marcel Marlier (Martine).

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Merveilleux urbain gnomesVoyez les autres peuples du merveilleux urbain :

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Du 12 août et de la pertinence du Label de livre québécois

ScreenHunter_01 Aug. 10 07.56Cette semaine, comme vous devez commencer à le savoir si tout va bien, il y a une journée
spéciale pour acheter un livre. En effet, le 12 août, tout le monde est invité à se rendre chez son libraire (en vrai où en virtuel)  et à y acheter un roman québécois. Tous les détails se trouvent sur la page Facebook de l’événement. Je vous invite à vous y inscrire, et surtout, à la partager avec vos amis!

Incidemment, c’est cette même semaine que mon document de présentation du Label québécois sera prêt. Eh oui! Ce projet de l’AEQJ est toujours en vie! J’aurais aimé qu’il avance plus vite, mais entre les animations du printemps, le manuscrit à rendre en juin, et les vacances scolaires des enfants, j’avance à pas de tortue! La bonne nouvelle, c’est que le document de présentation devrait partir cette semaine vers les différentes associations touchant la littérature pour tenter d’obtenir leur appui. L’étape suivante sera de tenter d’obtenir une bourse du CALC pour réaliser une étude de faisabilité, qui nous permettra de frapper à la porte du ministère avec une proposition sérieuse. Fiouf! C’est compliqué! Mais ça avance!

Pourquoi les deux événements sont-ils liés? Premièrement, l’engouement nous prouve bien de l’intérêt du public pour la littérature québécoise! La demande est là!

Deuxièmement, parce qu’à travers l’engouement, on retrouve également plusieurs cris d’aide. « Avez-vous des suggestions? » « Je ne sais pas quoi acheter de Québécois » et autre! Les gens ne connaissent pas les auteurs québécois, et le peu de place que leur font les médias n’aide pas les choses. Le label permettra aux lecteurs (et aux commis-de-planchers-qui-n’y-connaissent-rien) d’identifier plus facilement nos livres sans avoir à « Googler » chaque auteur sur leur téléphone.

Le projet de label est plus pertinent que jamais, j’espère bien qu’il prendra son envol aussi efficacement que le projet de Patrice Cazeault (blé, Avéria) et d’Amélie Dubé (Sur les terres de Kianah).

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Les vacances de l’écrivain

illustration de gnokii prise sue openclipart.orgIl faut l’avouer, durant l’été, j’ai très peu de temps pour écrire. Celui-ci devient alors précieux, finement planifié d’avance. Lundi dernier, je me suis trouvée dans une situation particulière. J’avais un bout d’après-midi de libre, et j’avais prévu commencer à entrer les corrections de direction littéraire de Victor Cordi T7. Mais lorsque ma période d’écriture a commencé, je ne les avais toujours pas reçues. S’en est suivi un grand dilemme : est-ce que travaille sur quelque chose d’autre, ou est-ce que je prends congé?

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’été est une période particulière. En choisissant d’être auteure à temps plein, j’ai aussi choisi de mettre les enfants en priorité. Durant leurs grandes vacances, j’ai donc assez peu de temps à moi, que ce soit pour écrire ou pour me la couler douce. Résultat : mes projets d’écriture stagnent et je réussis tout juste à réviser les projets en cours selon les demandes de mes éditrices.

J’essaie donc d’avoir des semaines durant lesquelles les rares temps libres sont accordés à l’écriture, et d’autre de vacances complètes. Et comme cette semaine-là avait été déclarée « écriture », plutôt que de m’installer dans le hamac avec mon magazine Spirou, j’ai rouvert mon dossier du CALQ pour me plonger dans le Gardien des soirs de bridge.

Lorsqu’on me demande ce que je trouve le plus difficile dans l’écriture, je réponds souvent : « la discipline ». Le fait qu’avec une heure ou deux de libre devant soit, il faut s’asseoir et écrire plutôt que de s’écraser dans le divan pour lire une bonne bande dessinée.

Le choix n’est pas toujours facile, mais après coup, la satisfaction est souvent au rendez-vous!

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Merveilleux urbain : activité familiale

kobold d'immondice - merveilleux urbain
Kobolds d’immondice (Anouk Lacasse)

Ce mois-ci, en l’honneur des vacances et des nombreux jeunes désœuvrés qui harcèlent leurs parents du sempiternel : « qu’est-ce que je pourrais faire? », plutôt que de vous dévoiler un nouveau peuple du merveilleux urbain, je vous donne une activité tirée de l’encyclopédie du même nom.

Ondine de gouttière (Anouk Lacasse)
Ondine de gouttière (Anouk Lacasse)

Le Fichier PDF ci-dessous contient un tableau d’observation qui permet de repérer les signes laissés par les peuples du merveilleux urbain dans les rues et ruelles de nos villes. Transformez la prochaine balade urbaine en chasse-au-trésor en mettant vos enfants au défi d’en trouver 3, 4, 5, ou même tous les 9, selon leur ténacité. Si vous le désirez, vous pouvez publier le résultat de vos recherches sur ma page Facebook, il y aura peut-être un petit tirage à la clé…

Bonne chasse!

Fiche du merveilleux urbain (PDF)

Pour en savoir plus sur l’Encyclopédie du merveilleux urbain, qui sortira en librairie à l’automne chez Boomerang :

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Bourse de création du CALQ

Illustration de Merlin2525 prise sur openclipart.orgGrande nouvelle cette semaine! En mars, j’avais effectué deux demandes de bourses, soit une au conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), et une deuxième au conseil des arts du Canada (CAC).

J’ai eu ma réponse pour la première, et, devinez quoi, elle est positive!!!

Elle portait sur une le premier tome d’une série pour 7-8 ans intitulée « Le Gardien des soirs de Bridge » dans lequel un frère et une sœur se font garder tous les mercredis soirs par un professeur spécialisé dans les Pestilus, sortes de bestioles parasitant nos maisons à notre insu.

Pour ceux qui désirent en savoir plus, vous trouverez la description de projet qui faisait partie de mon dossier de bourse en cliquant ci-dessous:

 Dossier Gardien

Il s’agissait de ma deuxième demande de bourse au CALQ, et quelqu’un m’avait donné un excellent conseil,  celui d’appeler au Conseil des arts pour avoir accès aux commentaires de juges sur mon dossier refusé. Ainsi, j’ai pu non seulement améliorer le dossier en question (que j’ai envoyé cette fois-ci au CAC), mais également éviter de faire les mêmes erreurs pour mon dossier de cette année.

Il semblerait que ça ait porté ses fruits!

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