Illustratrice : Maira Chiodi

Je vous ai parlé cet été que je publierais bientôt un album participatif. « Bientôt » étant un terme bien relatif dans le monde de l’édition, il a été repoussé d’octobre à février. Je ne vous montrerai donc rien du projet lui-même avant encore plusieurs mois, mais pour vous faire patienter, j’ai décidé de…

… vous en présenter l’illustratrice!

Elle s’appelle Maira Chiodi, et partage son temps entre Montréal et le Brésil, son pays natal. Elle est illustratrice, mais également « pattern designer », que j’ai décidé de traduire par « spécialiste en motifs ». Évidemment, pour les illustrateurs, une image vaut mille mots, voici donc une sélection de ses œuvres, tiré de son porte-folio en ligne.


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Quand le modèle penche      

bookstack par J_Alves sur openclipart.orgCette semaine, Sébastien Provencher (mon conjoint!),  blogueur pour le Journal de Montréal, a parlé de ce qu’il appelle le « Malaise Spotify ». Spotify est un de ces services radio qui permet aux auditeurs d’écouter tout ce qu’ils veulent, quand ils veulent pour un prix d’abonnement plus qu’avantageux. Full Discloser : je suis moi-même abonnée à un de ces services, Deezer, que j’aime profondément comme consommateur.

Le problème, c’est que ces services, aussi merveilleux soit-il pour les consommateurs, paient très peu les créateurs. On parle de 10 sous à chaque fois qu’une chanson est jouée 1000 fois! Bien en dessous de ce que les créateurs reçoivent pour une vente d’album, ou même une vente de chanson numérique.

Le numérique promettait de réduire les intermédiaires pour favoriser les deux maillons indispensables de la chaîne : les créateurs et les consommateurs. Avec ces services d’abonnement, le modèle ne penche que d’un côté.

Pourquoi je vous parle de tout ça sur un blogue de littérature jeunesse? C’est que ce genre de service existe également pour les livres (Kindle Unlimited, Oyster, Scribd) et que leur popularité ne fait que commencer.

S’il est possible de savoir combien les auteurs autopubliés sont payés pour ces services, il est plus difficile de trouver des chiffres pour les auteurs dont les éditeurs acceptent de rendre leur catalogue accessible via ces services. La bonne nouvelle est que les conditions semblent, à première vue, bien meilleures que pour l’industrie de la musique. Par contre, la vigilance sera de mise, tant pour les auteurs qui verront bientôt ces causes apparaître dans leurs contrats que pour les consommateurs qui sont tentés mais ne désirent pas voir leurs auteurs favoris arrêter leur métier.

Parce que cette semaine, un de mes groupes préférés a décidé de prendre une pause. J’ai écouté leur dernier album sur Deezer plutôt que de l’acheter, et je me dis que leur pause est peut-être un petit peu de ma faute.

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Merveilleux urbain : Gnomes de boîtes à fleurs

Voici le temps venu de vous dévoiler une dernière créature du merveilleux urbain, et ça tombe bien, puisque cette semaine fut forte en nouvelles de ce côté-là! Premièrement, j’ai reçu ma caisse de livre, ce qui veut dire qu’il existe désormais pour de vrai dans notre monde physique! En plus, il est absolument magnifique!

Deuxièmement, j’ai une date!!!

L’encyclopédie du merveilleux urbain sera en librairie le 24 septembre!  

En ce mois d’août, je vous présente un peuple tout à fait de circonstance alors que les balcons fleurissent : les Gnomes de boîte à fleurs! Visuellement, ils sont probablement ceux que je préfère, avec les Trolls de Viaducs. Anouk Lacasse a vraiment réussi un tour de force en leur donnant un air classique, presque pastoral, digne de Marcel Marlier (Martine).

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Merveilleux urbain gnomesVoyez les autres peuples du merveilleux urbain :

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Du 12 août et de la pertinence du Label de livre québécois

ScreenHunter_01 Aug. 10 07.56Cette semaine, comme vous devez commencer à le savoir si tout va bien, il y a une journée
spéciale pour acheter un livre. En effet, le 12 août, tout le monde est invité à se rendre chez son libraire (en vrai où en virtuel)  et à y acheter un roman québécois. Tous les détails se trouvent sur la page Facebook de l’événement. Je vous invite à vous y inscrire, et surtout, à la partager avec vos amis!

Incidemment, c’est cette même semaine que mon document de présentation du Label québécois sera prêt. Eh oui! Ce projet de l’AEQJ est toujours en vie! J’aurais aimé qu’il avance plus vite, mais entre les animations du printemps, le manuscrit à rendre en juin, et les vacances scolaires des enfants, j’avance à pas de tortue! La bonne nouvelle, c’est que le document de présentation devrait partir cette semaine vers les différentes associations touchant la littérature pour tenter d’obtenir leur appui. L’étape suivante sera de tenter d’obtenir une bourse du CALC pour réaliser une étude de faisabilité, qui nous permettra de frapper à la porte du ministère avec une proposition sérieuse. Fiouf! C’est compliqué! Mais ça avance!

Pourquoi les deux événements sont-ils liés? Premièrement, l’engouement nous prouve bien de l’intérêt du public pour la littérature québécoise! La demande est là!

Deuxièmement, parce qu’à travers l’engouement, on retrouve également plusieurs cris d’aide. « Avez-vous des suggestions? » « Je ne sais pas quoi acheter de Québécois » et autre! Les gens ne connaissent pas les auteurs québécois, et le peu de place que leur font les médias n’aide pas les choses. Le label permettra aux lecteurs (et aux commis-de-planchers-qui-n’y-connaissent-rien) d’identifier plus facilement nos livres sans avoir à « Googler » chaque auteur sur leur téléphone.

Le projet de label est plus pertinent que jamais, j’espère bien qu’il prendra son envol aussi efficacement que le projet de Patrice Cazeault (blé, Avéria) et d’Amélie Dubé (Sur les terres de Kianah).

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Les vacances de l’écrivain

illustration de gnokii prise sue openclipart.orgIl faut l’avouer, durant l’été, j’ai très peu de temps pour écrire. Celui-ci devient alors précieux, finement planifié d’avance. Lundi dernier, je me suis trouvée dans une situation particulière. J’avais un bout d’après-midi de libre, et j’avais prévu commencer à entrer les corrections de direction littéraire de Victor Cordi T7. Mais lorsque ma période d’écriture a commencé, je ne les avais toujours pas reçues. S’en est suivi un grand dilemme : est-ce que travaille sur quelque chose d’autre, ou est-ce que je prends congé?

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’été est une période particulière. En choisissant d’être auteure à temps plein, j’ai aussi choisi de mettre les enfants en priorité. Durant leurs grandes vacances, j’ai donc assez peu de temps à moi, que ce soit pour écrire ou pour me la couler douce. Résultat : mes projets d’écriture stagnent et je réussis tout juste à réviser les projets en cours selon les demandes de mes éditrices.

J’essaie donc d’avoir des semaines durant lesquelles les rares temps libres sont accordés à l’écriture, et d’autre de vacances complètes. Et comme cette semaine-là avait été déclarée « écriture », plutôt que de m’installer dans le hamac avec mon magazine Spirou, j’ai rouvert mon dossier du CALQ pour me plonger dans le Gardien des soirs de bridge.

Lorsqu’on me demande ce que je trouve le plus difficile dans l’écriture, je réponds souvent : « la discipline ». Le fait qu’avec une heure ou deux de libre devant soit, il faut s’asseoir et écrire plutôt que de s’écraser dans le divan pour lire une bonne bande dessinée.

Le choix n’est pas toujours facile, mais après coup, la satisfaction est souvent au rendez-vous!

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Merveilleux urbain : activité familiale

kobold d'immondice - merveilleux urbain
Kobolds d’immondice (Anouk Lacasse)

Ce mois-ci, en l’honneur des vacances et des nombreux jeunes désœuvrés qui harcèlent leurs parents du sempiternel : « qu’est-ce que je pourrais faire? », plutôt que de vous dévoiler un nouveau peuple du merveilleux urbain, je vous donne une activité tirée de l’encyclopédie du même nom.

Ondine de gouttière (Anouk Lacasse)
Ondine de gouttière (Anouk Lacasse)

Le Fichier PDF ci-dessous contient un tableau d’observation qui permet de repérer les signes laissés par les peuples du merveilleux urbain dans les rues et ruelles de nos villes. Transformez la prochaine balade urbaine en chasse-au-trésor en mettant vos enfants au défi d’en trouver 3, 4, 5, ou même tous les 9, selon leur ténacité. Si vous le désirez, vous pouvez publier le résultat de vos recherches sur ma page Facebook, il y aura peut-être un petit tirage à la clé…

Bonne chasse!

Fiche du merveilleux urbain (PDF)

Pour en savoir plus sur l’Encyclopédie du merveilleux urbain, qui sortira en librairie à l’automne chez Boomerang :

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Bourse de création du CALQ

Illustration de Merlin2525 prise sur openclipart.orgGrande nouvelle cette semaine! En mars, j’avais effectué deux demandes de bourses, soit une au conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), et une deuxième au conseil des arts du Canada (CAC).

J’ai eu ma réponse pour la première, et, devinez quoi, elle est positive!!!

Elle portait sur une le premier tome d’une série pour 7-8 ans intitulée « Le Gardien des soirs de Bridge » dans lequel un frère et une sœur se font garder tous les mercredis soirs par un professeur spécialisé dans les Pestilus, sortes de bestioles parasitant nos maisons à notre insu.

Pour ceux qui désirent en savoir plus, vous trouverez la description de projet qui faisait partie de mon dossier de bourse en cliquant ci-dessous:

 Dossier Gardien

Il s’agissait de ma deuxième demande de bourse au CALQ, et quelqu’un m’avait donné un excellent conseil,  celui d’appeler au Conseil des arts pour avoir accès aux commentaires de juges sur mon dossier refusé. Ainsi, j’ai pu non seulement améliorer le dossier en question (que j’ai envoyé cette fois-ci au CAC), mais également éviter de faire les mêmes erreurs pour mon dossier de cette année.

Il semblerait que ça ait porté ses fruits!

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L’univers des livres participatifs

Comme vous le savez peut-être tous, je viens du monde de l’interactif. Site web, jeux vidéo, applications, j’ai touché à peu près à tout! Je suis donc toujours un peu fascinée lorsque les autres médiums, dits « passifs », décident de faire participer les spectateurs à leur tour.

L’exemple que tout le monde connait, c’est l’émission de télévision Dora. Plusieurs fois par épisodes, la petite exploratrice se tourne vers la caméra et passe une commande telle que « Lève les bras dans les airs », « Souffle sur les nuages » ou le classique « dit : « Chipper, arrête de Chipper »! ». Ceux de ma génération savent que le principe n’est pas nouveau, les Oraliens et les 100 tours de Centour nous faisaient déjà répéter des formules à l’époque!

Contrairement à l’ordinateur, la télévision n’a aucun  moyen de savoir si l’enfant s’est exécuté, je refuse d’appeler ces épisodes « interactifs », puisque l’interaction, par définition, doit être réciproque. Je préfère donc le terme « participatif »

Évidemment, les livres ne sont pas en reste! Le premier véritable livre participatif sur lequel je suis tombée est Un livre de Hervé Thullet, maître du genre. En voici la première page :

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Sur la page suivante, le point aura changé de couleur. Au fil des pages, le livre nous demandera d’appuyer, brasser, souffler, et plusieurs autres actions encore. Les points dans le livre réagissent d’une page à l’autre selon l’action exécutée. Une petite merveille! Vous pouvez voir la bande-annonce anglophone du livre sur YouTube, ça vaut le détour!

Lorsque j’ai fait part de mon intérêt pour ce genre à mon éditrice de La Courte Échelle, elle m’en a fait découvrir plusieurs autres :

ScreenHunter_02 Jul. 05 07.40Il y a des chats dans ce livre, de Viviane Shwartz

Que vous pouvez voir en anglais au complet par ici, et qui a été une véritable obsession de ma plus jeune pendant des mois! Les trois chats sont très sympathique, et les participations sont variés et bien intégrées.

 

 Chuuuuut, de Sally Grindley

Cette fois-ci, c’est l’ambiance qui est bien réussie! D’une page à l’autre, on se promène dans le château de l’Ogre, accompagnés par la peur de le réveiller! Pour enfants courageux seulement!

 

Turlututu,histoires magiquesEt un recueil comprenant plusieurs histoires de Turlututu, du même Hervé Thullet mentionné plus haut

Chaque histoire est très très courte, moins d’une dizaine de pages, mais l’univers visuel est éclaté, et les enfants sont toujours content de participer. Inégal.

Vous vous en doutez, c’est un genre auquel je me suis essayée… mais ça, c’est une histoire pour une autre semaine (et qui paraîtra en octobre)!

 

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Débranchée pour la semaine…

liftarn_Plug_and_outlet par liftarn sur openclipart.orgDe retour lundi prochain!

 

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C’est difficile à ce point…

sisyphusLorsque j’ai publié mon deuxième roman, Pirates à bâbord! aux éditions du Phoenix, les libraires, ou du moins ceux dont je pouvais « monitorer » les inventaires en ligne, n’ont pas recommandé le premier tome. J’y ai compris qu’une série doit faire ses preuves pour rester sur les tablettes. Ce fut ma première désillusion d’auteur, la première réalisation que ce serait plus difficile que prévu

Défi accepté, me suis-je dit.

J’ai donc signé ma deuxième série, Victor Cordi chez un plus gros éditeur, il est sorti avec prix de lancement, et il s’est mis à faire ses preuves.

Dans sa première année, trois tomes sont sortis, et la série a commencé à faire ses preuves…

  • Preuves critiques : nomination prix des libraires
  • Preuves média : présence dans le journal de Montréal, La presse et les Débrouillards)
  • Preuve de reconnaissance : sélection communication jeunesse

Au 11 juillet 2012, soit 10 mois après sa sortie, et 1 après l’annonce des prix des libraires, seule la moitié des succursales Renaud-Bray tenaient encore le premier tome sur ses tablettes, à un seul exemplaire chacun. Remarquez, je m’en tirais bien, car aucun de mes co-listés pour le prix n’avaient plus de 2 exemplaires présents dans tous les réseaux de cette chaîne.

À l’automne, le tome 4 est sorti, et là, miracle, cinq succursales Renaud-Bray et toutes celles de Archambault ont recommandé du premier tome. Ça y est, me suis-je dit, c’est reparti! Mais les autres Renaud-Bray n’ont pas suivi, et lorsque celles qui en avait repris ont tout vendu durant le temps des fêtes, elles n’en ont plus repris.

Pourtant, pendant ce temps-là, les preuves continuaient à s’accumuler :

  • Preuves « choix des jeunes » : 3 victoires au Concours É-lisez moi
  • Preuves des chiffres : atteinte du 10 000 copies vendues
  • Preuve des ventes : meilleur vendeur jeunesse 2012 chez Monet

Et toujours, les chiffres qui déclinent chez Renaud-Bray.

En février, les chiffres d’inventaires étant toujours très beau chez Archambault, j’ai pensé à  une erreur du côté de son concurrent. J’ai donc fait la seule chose qui est à la portée de l’auteur dans une telle situation : j’ai contacté mon éditrice. Réponse: « Renaud-Bray devrait en reprendre à la sortie du tome 5… ».

J’ai attendu, rien.
J’ai ré-écrit.

« Ton tome 1 est en ré-impression (yé!), ils reviendront sans doute sur les tablettes après… ».

Attente, néant, re-courriel.

Et finalement la vérité toute crue : « les représentants ont fait plusieurs tentatives de convaincre Renaud-Bray de le reprendre, mais sans succès.

Au moment où j’écris ces lignes, il ne reste que 6 exemplaires du tome 1 dans tous le réseau de Renaud-Bray, alors les trois tomes suivants affichent « non-disponible en succursales ».

Voilà!
Pas de plainte, pas d’accusation, pas même de découragement, juste une constatation : percer, c’est difficile à ce point.

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