Ça y est : la France!

Depuis 2013 que j’en rêvais (preuve à l’appui), et la semaine dernière, c’est devenu réalité! J’ai reçu et signé le contrat : un de mes romans paraîtra en France, plus précisément, Terre Promise (titre de travail), paraîtra aux Éditions Castelmore à l’automne.

Je peux dire que je l’aurai travaillé fort, celui-là! En plus de l’écriture du manuscrit lui-même, qui a été un de mes projets de plus longue haleine (et la raison pour laquelle je n’ai publié qu’un seul titre en 2018), j’en ai eu pour 8 mois de démarches : réseautage, prise de contact, envois à l’aveugle, attente, relances de courriels, re-attente, etc.

Et le travail a porté fruit! 2019 commence en lion, et m’apporte ce que je répondais depuis 5 ans lorsque, à pareille date, on me demandait « qu’est-ce qu’on te souhaite pour la nouvelle année? »

Il me faudra peut-être me trouver un nouveau souhait pour le prochain jour de l’an, mais en attendant, je compte bien boire du champagne (deux fois plutôt qu’une), et savourer chaque minute de l’année qui s’en vient!

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Prévisions 2019

Lady with binoculars by liftarn de openclipart.orgFini 2018, que j’ai qualifié il y a deux semaines d’année tranquille. Comment sera 2019? Certainement plus active: je me reprend côté publications, et j’ai déjà plusieurs projets d’écriture en tête! 

Publications prévues:
Elles sont toutes pour l’autonme! C’est comme ça! Question de timing et surtout, avouons-le, de choix de mes éditeurs! Les voici dans le désordre:

  • Soutermonde T2, chez Bayard Canada
  • Pétronille (appelé ici surtout “ma petite sorcière”)
  • Terre Promise
  • Mon “magical girl” (premier jet terminé, reste à le travailler un peu!) 

Il n’y a que le premier de signé, j’ai des ententes verbales pour les trois autres, et j’attend les contrats dans les prochaines semaines! Je vous en dirai plus une fois que la paperasse aura rendu les choses officielles.

Projets d’écriture:
Il n’y en a que deux qui sont certains:

  • Un troisième Pétronille
  • Un deuxième Magical girl

Au niveau des suites, un troisième Soutermonde est bien possible, mais comme ils sont long à écrire, j’attend un peu de voir comment le premier a été reçu avant de me lancer. 

Et du côté des nouveaux univers, le thème des coureurs des bois m’obsède, mais j’hésite encore sur la forme que le tout prendra, et j’ai des embryons d’idées pour une série d’aventure fantastique à la Victor Cordi, que j’appelle intérieurement « l’abysse » pour le moment. Un album me trotte en tête, aussi, mais je me retiens fort pour ne pas l’écrire. 

Pour le moment, dès que les enfants retournent à l’école, je me remets sur mon magical girl, qui n’est pas prêt à être envoyé à l’éditeur encore. De la direction littéraire sur Soutermonde et Terre Promise devraient rentrer bientôt, aussi, mais j’ignore sur quel manuscrit je me jette une fois tout ça terminé!

Événements prévus:
Rien d’officiel.  Sûrement quelques salons du livre, mais sans plus! Un lancement, peut-être? Avec le nombre de livre que je sortirai à l’automne, ce serait amusant, surtout que le dernier avait été formidable! Si c’est le cas, je vous en reparle durant l’été!

Et pour le reste, je vous souhaite une belle et heureuse année 2019, remplie de belles lectures pour les uns,  et d’inspiration pour les autres!

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Bilan 2018 : une année tranquille!

Je m’y attendais, en fait! Après la montagne de publication de 2016, et le tourbillon de reconnaissance et de tournés qu’a été 2017, cette dernière année a été… tranquille! Tant mieux, il en faut des comme ça, histoire de se ressourcer, d’écrire au maximum, et de mieux repartir en grand pour 2019!

Publications :
Juste une, mais non la moindre! Nouvelle série, nouvel univers, possiblement mon plus déjanté jusqu’ici! Il fait son chemin tranquillement, on l’a vu dans la Presse, dans Les Libraires et dans Les Petits Pois Mangent Tout. Reste à voir si les lecteurs suivront le pas!

Je peux pousser un peu et y inclure ma première nouvelle littéraire, sortie sur le site Opuscules, ce qui nous fera :

- Soutermonde : Sammy Sans-Def
- Le ministère des objets perdus

Écriture :
Aors là, je me reprends! C’est la première année complète pour laquelle mes enfants partent tous à l’école avant 8h, ce qui m’a donné 5 heures de plus par semaines, et ça parait! J’ai écrit pendant l’été, aussi, ce que je ne fais que rarement. Bref, une grosse année d’écriture!

Dans l’ordre :

- Pétronille (Ma petite sorcière) Tome1
– Terminé Terre Promise, qui en était au 2/3 d’un premier jet en début d’année
– Pétronille Tome 2
– Soutermonde T2
– Magical Girl (premier jet!)

Et sinon, pas grand-chose à dire sur l’année qui s’achève! Je n’ai même pas pris de résolution sur lesquelles il me faudrait revenir!

Rendez-vous après les vacances de Noël pour voir si l’année qui s’en vient sera plus mouvementée, et en attendant, de joyeuses fêtes à tous!!

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Le genre “Magical Girl”

Je vous parle aujourd’hui d’un type de récit originaire du Japon, adopté depuis par les Européens, mais à peu près inexistant au Québec: le Magical Girl!

En gros, il s’agit d’aventure d’une jeune héroïne dotée de pouvoirs magiques qui utilise ces pouvoirs pour “sauver le monde tout en cachant sa double vie à son entourage. Ça implique habituellement une transformation, un costume élaboré, une baguette, un compagnon magique plutôt mignon, des ennemis à combattre, et un tout petit peu de romance, sans que cette dernière ne puisse éclipser l’action.

Parce que oui, c’est surtout de l’action! De l’action écrite spécifiquement pour les filles!

Selon Wikipedia, le genre aurait commencé avec Mahō tsukai Sally, un manga bien connu ici sous la forme de la série télé Mini-Fée*,  mais la plus connue, celle qui a vraiment inventé et cimenté les codes du genre, c’est Saylor Moon!

Petite pause pour admirer sa légendaire transformation:

Pourtant, ma principale influence personnelle dans ce genre serait plutôt Sakura Chasseuse de Carte, dont je possède la collection entière en manga, et que je relis régulièrement.

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Sinon, du côté Européens, je suis fan de la série de bandes dessinées W.I.T.C.H. tirée des magazines de Disney. Plus actuel encore, je ne déteste pas la récente série Miraculous Ladybug qui permet à la nouvelle génération de découvrir le genre, un peu teinté de sauce superhéros.

Tout ça pour dire que je suis présentement en train d’écrire un roman de type Magical Girl! Je vous en parle un peu plus en temps et lieux!

*Pour Mini-Fée, avouez-le, vous avez désormais la chanson thème en tête pour le reste de la journée!!

 

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Sauvée par les… photocopies!

Photcopier by oksmith pris sur openclipart.orgOn le sait, le métier d’auteur en est un à revenu variable! Il y a des mois fastes, et d’autres moins, selon les droits d’auteurs qui rentrent et les journées d’animations scolaires qui se réservent.

D’habitude, je compense les manques avec un peu de pige. Je cours rarement après, d’habitude, elle tombe un peu du ciel. Mais voilà, cette année, c’est la sécheresse! Je n’ai pas fait de pige de l’année, ou à peu près. Je n’ai pas eu à m’en plaindre! J’ai eu plus d’animations que d’habitude au printemps, et de bonnes ventes de livres pour compenser. Je m’en tire plutôt bien.

Mais voilà que cet automne, une poursuite de parents dans une commission scolaire est venue retarder les réservations d’animations scolaires, le temps que tous les niveaux hiérarchiques s’adaptent à la nouvelle réalité. D’habitude, les animations reprennent dès octobre, alors que cette année, à une exception près, je n’en ai pas eu avant la mi-novembre.

Je me suis donc retrouvée avec un trou dans mes finances. Pas un bien grand trou, mais assez pour que j’en sois rendue à considérer sortir des REER….

Et puis Copiebec est entré!

Pour ceux qui ne connaissent pas, Copiebec est l’organisme qui compense les auteurs et les éditeurs pour les photocopies effectuées et utilisées en milieu scolaire. J’en reçois à l’occasion, mais habituellement à peine de quoi faire une épicerie. Mais cette année, l’organisme a recensé  près de 8000 photocopies de mes livres, dont 6800 pour les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage.

Alors, je voulais dire un gros merci à tous les professeurs qui prennent la peine d’enregistrer les photocopies qu’ils ou elles font des œuvres utilisées en classe! Pour vous, c’est peut-être une tâche administrative de plus sur votre fardeau, mais pour les auteurs, ça peut faire la différente entre vivre de l’écriture… ou non!

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3 ovnis ramenés de NY

Je vous ai parlé, il y a quelques semaines, de ma visite au ComicCon de New York. J’en ai aussi ramené trois livres, tous aussi étrange les uns des autres. Le premier a été pris dans le hall d’exposition de l’événement lui-même, alors que j’ai trouvé les deux autres dans une librairie très sympathique, minuscule, à l’inventaire choisi avec soin : 192 books. http://www.192books.com/

1608868338Ovni #1 : Cursed Pirate Girl, Jeremy Bastian

Je me suis arrêté au kiosque de Jeremy Bastian pour admirer une de ses affiches du film Labyrinthe, si détaillée qu’elle m’a fait penser au Don Quichotte de Gustave Doré qui a orné mes murs pendant la majeure partie de ma vingtaine. Quand j’ai vu qu’il avait une bande dessinée de fille pirate dans le même style, j’ai sauté sur l’occasion, et je n’ai pas été déçue! C’est très « indie », avec un trait de crayon qui n’est pas toujours parfait, mais dont le degré de détail et d’inventivité compense aisément! On y plonge dans une aventure mi-fantastique, mi-fabuleuse comme je les aime, bref, une découverte qui m’a ravi!

 

81OGJd14zmLOvni #2 : The Milk of dreams, Leonora Carrington

Acheté de manière entièrement compulsive, il s’agit d’un livre de poésie jeunesse d’une artiste anglaise habitant Mexico. Je l’ai pris par envie de découvrir quelque chose de différent, de me secouer les conventions… et là, j’ai été servie! Le livre n’est pas juste étrange, il est franchement bizarre, tant dans son choix esthétique que dans ses sujets. On y retrouve des enfants qui courent après leur tête et se la font recoller sur les fesses, un vautour qui se retrouve prisonnier d’un plat de Jello, une petite fille qui mange des araignées… etc.

J’en suis sortie, disons, perplexe. Moi qui aime tant l’imaginaire, c’était un peu trop décousu à mon goût. Je passe.

 

41WRyVuA3AL._SX318_BO1,204,203,200_Ovni #2 : The hunting of the snak

Celui-là, c’est plus un trésor qu’un ovni! Un poème épique de Lewis Carrol, illustré par le créateur des Moomins. Je n’avais jamais lu le texte auparavant! Il est beau, drole, captivant… et inspirant! Trop, peut-être! Je me suis retrouvée emballée par cette idée d’utiliser les vers non pour parler d’émotion, mais bien pour suivre une aventure! U poème dans la lignée des chansons de geste médiévales.

Si jamais j’écris quelque chose du genre un jour, ce livre sera le coupable officiel!

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Réinventer les collections

Le Salon du livre est également le temps de réfléchir sur mon industrie, au fil des découvertes et des conversations. Mon illumination cette année s’est fait sur ce que les éditeurs appellent les « collections ».

Commençons par les définir : une collection est une bannière sous laquelle un éditeur regroupe différents manuscrits d’auteurs différents. Contrairement à des séries, les collections présentes des univers différents. La plupart des éditeurs de longue date (Soulière, Tisseyre, Boréal, Bayard, etc.) ont de telles collections qui classent leurs livres par groupe d’âge.

Mon impression (qui est peut-être fausse, mes amis libraires me le diront!) est que ces collections fonctionnent toujours en milieu scolaire, mais sont sur le déclin auprès du grand public. Ces livres disparates se perdent dans l’immensité de la production jeunesse québécoise.

Collection Zèbre chez Bayard Canada
Collection Zèbre chez Bayard Canada

Il est temps de repenser la collection! Je me suis donc penchée sur trois d’entre elles qui remportent un certain succès, soit Tabou (de Mortagne), Zèbre (Bayard Canada) et Noir (Courte Échelle), afin de tenter d’identifier les critères nécessaires pour qu’une collection se démarque aujourd’hui.

#1 : Un look graphique unifié
Dans les trois cas, on peut reconnaître un livre de la collection d’un coup d’œil. Plutôt que de se contenter d’un petit logo, ou d’un indice sur la tranche, ils ont fait des choix de couleur et de style et l’ont appliqué à l’ensemble des couvertures. Il faut dire que les jeunes qui se cherchent un livre ne regardent que rarement le nom de l’auteur. Ils vont plutôt vers quelque chose qui ressemble au dernier livre qu’ils ont aimé! En terme marketing, ça répond au principe que, devant une trop grande sélection, le consommateur se replie vers ce qu’il connait. Le look graphique unifié est donc la meilleure manière d’encourager le lecteur à lire plusieurs livres d’une même collection. Le fidéliser, en somme.

Collection Noire chez Courte Échelle
Collection Noire chez Courte Échelle

#2 : Un genre niche
Encore ici, c’est un principe de marketing pour se démarquer dans un trop vaste bassin de choix. Si tu ne peux être les grands best-sellers, tu peux te tailler une place en devenant LA référence dans un genre plus précis. C’est le cas de la collection Tabou dont chaque livre est du type « témoignage de problème social choc », et de la collection Noire, qui offre des livres d’épouvante. Il ne faut pas tomber dans le piège de copier ces genres en pensant reproduire leur succès! Ces niches sont prises, mais plusieurs autres restent inoccupées! Juste comme ça, je liste la science-fiction, le surnaturelle, l’historique, l’imaginaire, l’humour, la romance, l’aventure, et le polar. Parlant de ce dernier, le succès du recueil Mystère à l’école chez Druide a justement prouvé la soif du marché pour ce genre… une occasion à saisir?

Collection Tabou chez De Mortagne
Collection Tabou chez De Mortagne

#3 : Un bon départ!
Les premiers livres de la série donneront le ton. S’ils sont ordinaires, les lecteurs bouderont le reste de la série. Le problème, c’est qu’en ne cherchant des livres dans un style spécifique, on réduit de beaucoup le nombre de manuscrits parmi lesquels faire son choix. Je crois que la meilleure manière de débuter une collection pour un éditeur est de demander d’avance des titres à des auteurs dont ils apprécient la plume, quitte à leur offrir des conditions de contrat plus alléchantes pour les attirer. Quelques gros noms au lancement donneront de meilleures chances à la collection de faire parler d’elle. Si les jeunes lecteurs se soucient peu du nom de l’auteur, ce n’est pas le cas des passeurs de livres et des médias! Une fois une certaine notoriété établie, les manuscrits et les lecteurs suivront le mouvement, tout simplement.

Alors, voilà, le fruit de ma réflexion de Salon! Qu’en pensez-vous?

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Salon vs Librairies

Crédit: Jean-Guy ThibodeauUn soir, en revenant du Salon du livre Montréal, je suis passé par une de mes librairies de quartier. De fil en aiguille, la conversation est venue sur le Salon lui-même, et le libraire m’avouait ne pas être trop fan de l’événement. Je le comprends, pour lui, le Salon du livre, c’est un gros compétiteur, et le moment de l’année où se tient celui de Montréal rend la pilule encore plus difficile à avaler pour les libraires, puisque plusieurs personnes y commencent leurs achats de Noël.

Et moi qui aie souvent eu une relation amour-haine avec les salons en général (selon les années!), je me suis prise à défendre celui de Montréal.

J’ai expliqué à quel point, durant la semaine du Salon, le livre devenait un acteur important, festif, actuel. Durant cette partie de novembre, tous les médias parlent « livres » et « littérature ». Chaque achat partagé sur les médias sociaux est un grand cri qui annonce : « moi, je lis, et vous? ». L’affluence à elle-même est une grande campagne publicitaire sur le fait que le livre n’est pas mort!

Et ça, c’est bon pour toute l’industrie, libraires y compris.

Je dis souvent aux auteurs jeunesse que nous ne sommes bien plus en compétition contre les séries Netflix et les jeux vidéo que les uns contre les autres. Cet adage vaut peut-être pour notre industrie au grand complet…

… incluant Amazon? Une question pour un autre jour, sans doute.

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Molécule et le fil des événements

Mini-parenthèse pour commencer :
je serai au salon du livre de Montréal, voyez mon horaire ici!

9782896073986_largeÇa y est, j’ai trouvé mon livre jeunesse québécois préféré! C’était mon Douzou, et maintenant que je l’ai terminé, il faut absolument que j’en parle à toute la planète! Molécule et le fil des événements est une œuvre grandiose, tout simplement!

Robert Davidts n’a pas seulement inventé un monde. Il a inventé des mots, des concepts, des détours d’esprit inattendus. Digne pendant québécois de Lewis Carol, il fait honneur au fabuleux, un genre dans lequel peu se risquent, et qu’encore moins réussissent à aussi bien encapsuler.

Il y a des romans dont la force est l’émotion, l’action, ou les thèmes percutants, mais si, comme moi, c’est l’imaginaire pur vous recherchez, faites un détour du côté des éditions Soulières au Salon du livre de Montréal pour mettre la main sur cette délicieuse brique! Laissez-vous chatouiller l’esprit par ses jeux littéraires, laissez-vous emporter dans son monde d’une originalité sans égale, et, une fois que vous l’aurez terminé, faites un tour du côté du blogue de la maison d’édition pour admirer les magnifiques esquisses de Francis Black qui auraient dû l’accompagner.

Un petit mea culpa pour terminer : je m’étais plaint du prix, et bien j’ai eu tort! Il vaut chaque dollar! Ça m’apprendra à être chiche, certains plaisirs n’ont pas de prix!

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Un sursis pour l’angoisse

À la fin mai, je vous disais envoyer le manuscrit de Terre Promise en France. Il a fallu un mois de plus pour que tous les manuscrits soient envoyés, et un deuxième pour que certains arrivent, puisque quelques-uns ont dû partir par bateau.

Si je calcule 4 à 6 mois pour avoir des nouvelles, celles-ci devraient arriver pas mal maintenant… ou pas du tout.

À l’envoi, je m’étais donnée jusqu’à ma fête (la semaine dernière) pour recevoir des réponses. J’ai reçu une première lettre de refus à la mi-octobre, signe que les décisions commencent à se prendre. J’ai décidé de m’accorder un mois de plus, donc jusqu’à la fin novembre.

Et en attendant, j’angoisse, je doute, et je sursaute à chaque sonnerie de téléphone.

La non-acceptation de ce manuscrit ne serait pas une catastrophe. J’ai bon espoir de pouvoir le placer au Québec, il aura simplement pris un peu de retard. L’impact global sur ma carrière sera à peu près nul, mais ce serait quand même une déception, voire un échec. Un de plus dans la pile des désillusions de mon métier-pas-facile.

Parce qu’il est comme ça, mon métier : une suite de succès et d’échecs. Pour chaque série qui marche, une qui marche moins, pour chaque « oui », un « non », pour chaque arrivée en librairie, une disparition des tablettes.

Parfois, une fatigue s’installe…  pour disparaître à la prochaine bonne nouvelle.

PS : De manière amusante, un second refus est entré au moment même où j’écrivais ce billet. L’attente continue.

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