5e année d’heure du conte! 

20190718_141156Lorsque j’ai reçu le courriel, j’ai bien cru que ce serait tout pour moi du côté de l’heure du conte au Parc Baldwin, à laquelle je participe depuis 2015! La ville avait décidé de retourner en appel d’offre, histoire de renouveler l’équipe et de trouver de nouveaux concepts. La première année, j’étais entrée avec un projet tournant autour des 35 ans de La Courte Échelle. Les autres années, je faisais ce que je voulais! Il me fallait une nouvelle approche… mais je ne voulais pas me cantonner à un seul genre, ou une seule maison d’Édition. Que faire?

Après grande réflexion, j’ai proposé un Juke-Box littéraire dans lequel les jeunes choisissent eux-même les albums qui seraient lus! J’arriverai en avance, avec une vingtaine d’albums sous le bras et encouragerai les jeunes à mettre celui qui les intrigue le plus dans ma boîte de lecture à voix haute. 

J’aime cette idée d’encourager les enfants à aller à la rencontre du livre plutôt que de leur imposer mes choix. Savoir se laisser tenter, c’est ce qui fera d’eux des lecteurs enthousiastes et diversifiés! De plus, la lecture étant publique, ils pourront vivre le plaisir de partager leurs suggestions avec d’autres, tel des passeurs.  Qui sait, je vais peut-être déclencher des vocations! 

L’activité a lieux à La buvette du parc Balwin, de 19h à 19h-30, et voici mes dates:  

  • jeudi 18 juillet 
  • vendredi 26 juillet 
  • mercredi 24 juillet 
  • jeudi 15 août 
  • mercredi 7 août 
  • mercredi 21 août 

Notez que l’heure du conte a lieu tous les jours, du 2 juillet au 23 août, du mardi au vendredi de 19 h à 19 h 30. Si je fais les six dates mentionnées ci-haut, d’autres conteurs prennent la relève les autres soirs!

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Dévoilement: Couverture de La Promesse du fleuve

C’est toujours excitant, recevoir une couverture de livre, et, je dois l’avouer, celle-ci est un coup de coeur absolu! L’illustration est de Annie Carbo (une québécoise elle aussi, même si l’éditeur est Français), qui avait également fait la magnifique couverture de “Comme une chaleur de feu de camps” paru chez Hurtubise en 2017.

Je ne dis rien de plus, je laisse l’image parler d’elle-même! La promesse du fleuve sort chez Castelmore à l’automne. 

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Ma nouvelle fonction préférée d’Antidote!

81GMUd4LWsL._SX425_Puisque je suis autrice chez Druide, il y a longtemps que j’avais droit à une copie de gratuite d’Antidote. Le problème? Mon ordinateur étant antédiluvien, le système d’opération (Windows 7) n’était plus supporté par le logiciel. J’ai donc continué d’utiliser Antidote 5, qui avait été un cadeau de ma maman pour ma dernière année d’université.

Mais voilà, après 10 ans de loyaux services, j’ai changé mon ordinateur! À la première occasion, j’ai donc accepté l’offre d’une formation+copie d’Antidote gratuite offerte par mon éditeur à ses auteurs. En plus, comme Druide avait publié un recueil jeunesse dans l’année, j’avais plein de copains à la formation, et on s’est bien amusés!

Alors, évidemment, Antidote 9 est pas mal plus évolué que son ancêtre numéro cinq! Mais ma plus grande joie :

IL INCLUT UN DICTIONNAIRE DE RIMES!!!!!

 Yé!!! J’adore travailler la rime, et il s’adonne que mon dernier manuscrit, soit celui de mon coureur des bois (remis vendredi dernier à un éditeur dont je vous dévoilerai le nom quand le contrat sera signé) est en rimes! Blâmez Lewis Caroll et son The hunting of the snark. J’ai donc utilisé le dictionnaire de rimes non-stop dans les deux dernières semaines.

Alors non seulement il y a un dictionnaire de rimes, mais ce dernier permet de classer par types de mots (par exemple, de ne chercher que des noms communs, des adjectifs, des verbes) et surtout: PAR FRÉQUENCE!

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 Parce, il faut l’avouer, si vous cherchez des rimes pour « facile », vous avez plus de chance de réussir votre phrase avec « ville » qu’avec « pneumobacille ».

Sa seule faiblesse (coucou André!): il considère toutes les conjugaisons d’un verbe comme ayant la même fréquence que son verbe d’origine. Si vous cherchez une rime en « asse » en « ate » ou en « ame », vos mots fréquents se retrouvent donc noyés parmi des subjonctifs imparfaits, inutilisables en poésie jeunesse.

Sinon, c’est une merveille! Complètement, absolument, une merveille!

Autrice comblée!

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À la fin de l’envoi, je touche

Je vais souvent lire des histoires dans la classe de ma plus jeune, par pur plaisir. Trouvant la chose un peu inégale pour mon garçon, j’ai décidé d’aller dans sa classe de temps en temps, mue par la grande vague des albums pour les plus vieux. Voici donc une animation que j’ai faite sur Cyrano de Bergerac dans sa classe de 5e année. J’ai détaillé le tout autant que possible afin que les professeurs puissent s’approprier mon animation et la présenter à leur tour à leur classe.

Illustration prise dur PNGFLYDescription de l’animation :
Présentation du grand classique Cyrano de Bergerac pour des classes de 5e et 6e année à partir d’un album jeunesse, mais faisant également usage d’extraits du film avec Depardieu et de textes de la pièce originale d’Edmond Rostand. Peut être utilisée comme introduction à la poésie classique, ou pour le simple plaisir d’augmenter la culture générale des élèves.

Durée : 1 heure.

Matériel :
- Album Cyrano, écrit par Taï-Mars Le Thanh et illustré par Rébecca Dautremer.

Cyrano (1)
– TBI branché aux haut-parleurs
– Power point fait par mes soins: Animation sur Cyrano (téléchargez et modifiez à votre guise!!)

Comment procéder

  • Introduction sur le thème de « pourquoi apprendre les classiques ». J’ai insisté sur deux points : le fait que les classiques, s’ils racontaient des histoires banales, ne seraient pas devenus des classiques, et celui du plaisir de la culture générale (répondre à des questions de jeux télévisés, comprendre des blagues-références, partager des conversations avec les gens ayant cette même connaissance).
  • Lecture des 6 premières pages de l’album, jusqu’à « Cyrano lui tapait alors sur la tête pour bien lui faire comprendre ses paroles ». Notez que, tout le long de la lecture, je suis passée par-dessus les notes de bas de page de l’album qui, quoique sympathiques, n’amenaient rien à l’animation.
  • Avertissement que l’on va passer à une séquence vidéo qui permet de mieux comprendre l’ampleur du personnage, mais que pour bien la comprendre, on a besoins d’un peu de vocabulaire (PowerPoint, diapositives #2). Demander aux élèves s’ils reconnaissent des mots, puis leur montrer les définitions (PowerPoint, diapositives #3)Slide3
  • Faire jouer la séquence vidéo ci-dessous soit la Tirade du nez, à partir de la 5e Le lien est cliquable directement dans le PowerPoint (diapo#4)
  • Passer à la diapo#5 qui présente un extrait. Demander ce qu’ils remarquent. On cherche comme réponse : c’est de la poésie, ça rime, et le nombre de syllabes est le même d’une phrase à l’autre (s’ils ont besoins d’un indice pour le dernier, passer à la diapo#6 tout de suite, juste le visuel devrait les mettre sur la piste). Slide6
  • On revient à la diapositive #5, et on leur demande de compter les syllabes. Ils devraient arriver à 13. Pourtant, en poésie, on compte ici 12 pieds (c’est donc un alexandrin, comme la presque totalité de la pièce de Rostand). Introduire la règle des syllabes avec « e » muet en poésie, soit le fait que ces syllabes ne sont comptées que lorsqu’elles sont suivies d’un mot commençant par une consonne (exemple : « rouge » dans le premier vers). Elles ne sont pas comptées lorsqu’elles sont suivies d’un mot commençant avec une voyelle (exemple : « quelle » dans le deuxième vers) ni en fin de phrase (exemple « saigne » dans le premier vers, et « enseigne » dans le deuxième).
  • Diapo #7 : tenter de leur faire décoder cette phrase : qu’est-ce qu’elle veut dire? Un indice : L’Hippocampéléphantocamélos est un animal que l’on connait bien… mais sous un autre nom. La réponse que l’on cherche : « un nez aussi long que la trompe d’un éléphant ». Pas facile. S’ils demandent pourquoi un tel nom, expliquer qu’Aristophane était un grec vivant au 5e siècle avant Jesus Christ, et que les éléphants n’étaient alors pas super connus.Slide7
  • Diapo #8 : demander aux élèves ce que ces quatre vers veulent dire. On cherche comme réponse : qu’il a frappé quelqu’un avec son gant. Parler de la signification d’un tel geste à l’époque : une provocation en duel. Slide8Ce qui nous amène à…
  • La scène du Duel! Comme pour la tirade du nez, on commence par un peu de vocabulaire  (diapo#9). D’abord demandé s’il y a des mots qu’ils connaissent, puis j’y suis allé à l’envers. J’ai commencé par la définition de « larder » et leur ai demandé c’était quel mot (indice, c’est le seul verbe). Puis, la définition de Maheutre pour qu’il le trouve. J’ai conclu en disant que les 4 autres étaient des insultes, puis suis passée à la Diapo #10 pour leur en montrer la définition.Slide10
  • Séquence vidéo ci-dessous (diapo #11). Personnellement, j’ai arrêté la vidéo à la minute 2:55, pour éviter que les élèves voient que le duel se termine par une mort.
  • Diapo #12, juste pour montrer que les 12 pieds de l’Alexandrin peuvent être dits par plusieurs personnages pour arriver au bon total.Slide12
  • Diapos #13 et #14 pour leur faire réaliser que l’on peut changer le nombre de pied. Lorsque Cyrano compose une ballade, il utilise des vers de 8 pieds (leur faire compter pour qu’ils trouvent eux-mêmes le chiffre)Slide14
  • Retour à l’album! Lire 10 autres pages, et s’arrêter à la scène du Balcon. J’ai arrêté après « en prenant son air le plus inspiré », pour leur décrire la scène dans mes mots et qu’ils comprennent bien ce qui se passe : Roxane au balcon, Cyrano dans l’ombre, Christian dans la lumière. C’est Cyrano qui parle, mais Roxane ne le sait pas. Elle pense que c’est Christian.
  • Introduire la diapo#15 en disant que Christian voudrait embrasser Roxane, et que Cyrano, par sa poésie, va essayer de la convaincre. Après la lecture du texte, expliquer que Roxane est complètement sous le charme, et qu’elle accepte le baiser… demander aux élèves QUI va monter au balcon pour embrasser Roxane. (réponse cherchée : Christian!)Slide15
  • Reprendre la lecture de l’album à l’endroit où on l’avait laissé (Roxane trouva Christian formidable…) puis continuer avec la guerre pour 7 autres pages, jusqu’à « en venant le retrouver à la guerre ». Demander aux élèves comment ils pensent que ça va se terminer tout ça (facultatif).
  • Diapo #16, autre scène directement tirée du texte original. Expliquer que c’est ce qui sera dit lorsque Roxane retrouve Christian. Lire soi-même le texte de Roxane, demander aux élèves de faire Christian à l’unisson. Demander ce que tout ça veut dire pour notre trio. Demander, pour les trois passages, ce qu’elle vraiment au début (la beauté), par la suite (la beauté Et l’âme), et maintenant (l’âme uniquement). Demander finalement : qui aime-t-elle vraiment? Réponse cherchée : Cyrano! Préciser qu’elle ne sait toujours pas que c’est Cyrano qui lui a écrit des lettres et qui lui a parlé sous le balcon. Demander, finalement, comment ils pensent que Christian se sentir en entendant ça!Slide16
  • Pour la fin de cette scène, j’ai personnellement préféré raconter dans mes propres mots. En gros : Christian va voir Cyrano pour lui demander de tout avouer à Roxane, puis sort dehors rejoindre les autres soldats. Cyrano fait avouer à Roxane qu’elle aimerait désormais Christian même s’il était laid, défiguré. Mais avant que Cyrano ait pu tout lui expliquer, l’ennemi arrive et tue Christian. « C’est fini, jamais plus je ne pourrai le dire » se dit Cyrano. Si les élèves demandent pourquoi il ne peut plus le dire à Roxane, expliquer que, sans la présence de Christian pour confirmer la supercherie, Roxane ne le croira pas. Pire, il aura l’air d’un opportuniste qui tente de s’approprier la gloire d’un mort.
  • Annoncer en grandes pompes : « 15 ans plus tard… », et reprendre la lecture de l’album à la page suivante (« Alors, Cyrano devint vieux… » ) jusqu’à la fin. En cours de route, demander ce que la robe noire de Roxane veut dire (elle porte le deuil et pleure encore Christian). Et à la mort de Cyrano, rappeler le coup sur la tête.
  • En conclusion, demander si c’est une histoire qui se termine bien (non)… puis, si c’est une histoire qui se termine complètement mal (non plus). Parler des fins d’histoire, et de comment elles ne sont pas obligées de se terminer bien.
  • Épilogue, au goût, à la diapo#17, leur faire deviner ce qui est vrai de ce qui est faux! Les réponses ci-dessous :Slide17
  1. Cyrano : réel. Il est inspiré d’une vraie personne : Savinien de Cyrano de Bergerac, qui était vraiment poète, bagarreur, et avait un gros nez.
  2. Roxanne : réelle. Inspirée d’une vraie femme, dont le mari (Christophe plutôt que Christian) est mort à la guerre, et qui aurait fini sa vie au couvent. Par contre, elle a vécu avec son mari 6 ans avant qu’il ne meure.
  3. Christiant : entre les deux, considérant le nom du mari de Roxane.
  4. De Guiche : Fictif, inventé pour les besoins de l’histoire
  5. La guerre : Réelle! C’est la guerre de 30 ans en Europe.
  6. L’amour : Fictif! Roxanne avant en fait 9 ans de plus que Cyrano, et il n’en aurait jamais été amoureux.

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Premières images de Pétronille Inc.

Voilà près d’un an que je vous parle de ma petite sorcière, dont l’aventure a commencé par un billet viral sur Facebook pour demander des noms vieillots.

Elle a désormais un visage, un look, et beaucoup de personnalité! La voici donc, superbement illustrée par Boum!

Petronille 1

Et la voici en pleine action!

Petronille 2

Le premier tome, intitulé « Bave de crapaud bio », sortira à l’automne, en format roman à gros caractère pour les 7 ans et plus!

La couverture et quelques extraits seront dévoilés au courant de l’été!

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Projets en cours!

Quel printemps j’ai passé! Entre trois contrats de piges, deux livres en retour de direction littéraire (dont un deux fois plutôt qu’une!) et de multiples animations scolaires, je n’ai pas eu le temps d’ouvrir mon manuscrit en cours une seule fois depuis trois mois!

Je parlais de mes projets à mon mari au souper hier, et il m’a avoué qu’il aurait besoins d’une feuille de pointage pour s’y retrouver! Comme moi-même, je m’y perds, voici pour son bénéfice, le mien et le votre, un résumé de ce qui se passe dans mes dossiers.

Publications de l’automne 2019
J’ai trois livres qui seront publiés cet automne, chez trois éditeurs différents, et sur deux continents! En voici la liste, en ordre d’âge du public cible :

  • Pétronille Inc. T1 : Bave de crapaud bio, gros caractères (7 +), éditions Druide
  • Soutermonde T2 : Pénélope Justice, 9+, éditions Bayard Canada
  • La Promesse du fleuve : 10 +, éditions Castelmore.

Ils en sont environ au même point : les couvertures se finalisent, les réviseurs ramassent les dernières coquilles, et les illustrateurs sont en plein travail. Je devrais pouvoir commencer à laisser s’échapper plus de détail sur chacun dans les prochaines semaines.

Romans futurs
Là, il fallait s’y attendre, j’ai des projets dans à peu près tous les stades possibles de développement! J’aimerais bien vous dire qu’ils seront pour 2020, mais ce serait bien optimiste. Voici donc les gros projets qui m’occupent (et me préoccupent, c’est selon), en ordre de degré de complétion.

  • Pétronille Inc. T2 : Chauves-souris locales, TERMINÉ, éditions Druide, date de sortie inconnue.
  • Mon magical girl : TERMINÉ, mais n’a pas encore d’éditeur.
  • Les Abysses : C’est le fameux « manuscrit en cours ». Une nouvelle série, donc, qui n’en est qu’au quart du premier tome, et que j’aimerais bien terminer d’écrire d’ici la fin de l’année.
  • Soutermonde : Pas un seul mot d’écrit sur d’éventuelles suites, mais je peux vous confirmer que suite, il y aura! (multiples projets dans l’air!)

Comment ça des albums?
Oui, je sais, j’avais promis de ne plus m’y laisser prendre! Mais n’ayant pas le temps de me plonger dans un gros projet pendant mon printemps de rush, j’ai deux textes d’album qui sont un peu sortis tout seul, sans que je puisse les retenir. Les voici donc :

  • Mon coureurs des bois :  Éditeur trouvé, mais encore beaucoup de pain sur la planche.
  • Texte plus sérieux : TERMINÉ! En recherche d’éditeur.

Ce qui fait à peu près le tour! Je n’ai plus d’animations d’ici la fin de l’année scolaire, et il ne me reste que trois jours à faire pour terminer mon contrat de pige restant. Ce qui veut dire qu’à partir de jeudi, je serai à nouveau libre de travailler sur mes projets! En tête de liste, j’ai du travail à faire sur mon album de coureur des bois. Suivra un été dans le Soutermonde, puis la reprise des Abysses de septembre à décembre.

Du moins, c’est le plan!! On verra comment ça s’est passé au traditionnel bilan de fin décembre!

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Ne l’appelez plus Terre Promise!

Petites nouvelles de Terre Promise! D’abord pour dire que ça avance! J’ai rendu une deuxième version étoffée à la fin mars, et je m’apprête à remettre une troisième version, suite à leurs commentaires de direction littéraire cette semaine! Autant cette partie est demandante, autant j’adore voir mon manuscrit s’améliorer d’une version à l’autre. Ce sera certainement un livre dont je serai fière!

Aussi, pour vous dire qu’il change de nom! Il faut dire que, lorsqu’on fait une recherche pour « Terre Promise » sur le site de la Fnac, on trouve des livres bibliques, ainsi que ceci :

la-terre-promise_cover

Il y a également un roman adulte paru dans la dernière année qui porte le même titre, mais au pluriel. Sans compter les québécois qui m’ont pointé vers cette chanson d’Éric Lapointe.

Bref, Terre Pomise change de nom! J’ai reçu la proposition de l’éditrice la semaine dernière (que j’ai tout de suite acceptée). Voici son nouveau nom :

La promesse du fleuve

L’illustratrice de la page couverture a été choisie, l’argumentaire de vente avance à grands pas, et il a une date de sortie en France, soit le 19 septembre! Il reste à voir si la date sera la même au Québec! J’ai hâte!

 

 

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Top 10 scolaire: comment se concentrer alors que…

On parle souvent des difficultés des professeurs à gérer des enfants de moins en moins attentifs, de se taper des parents qui vénèrent leur progéniture, d’enseigner dans des établissements vétustes et trop remplis, etc.

Aujourd’hui, après 35 journées d’animation scolaire depuis septembre (je les ai comptés! Je crois que c’est mon record personnel), j’aimerais saluer leur capacité à parler devant une classe. Ça semble facile, mais contrairement aux gens du spectacle aveuglés par les projecteurs, les professeurs voient parfaitement leur auditoire… et les spectateurs ne sont pas des plus statiques.

Voici donc, dans le désordre, mon « top 10 » des choses qui ont rendu ma concentration difficile devant des classes cette année!

  • Trois filles assises par terre qui découvrent que leurs rotules sont mobiles lorsque leurs jambes sont étendues.
  • Des fourmis. Et pas de celles qui sont dans des fourmilières montées en projet scolaire. Du genre qui se promène librement sur le plancher de la bibliothèque.
  • Un élève qui tentait de voir jusqu’où un baume à lèvre pouvait rentrer dans son nez. (Pas mal au top de ce palmarès!)
  • Une élève qui portait un bandeau à cheveux orné d’une corne blanche à paillette. Chaque fois que mon regard passait dans son coin, mon cerveau me hurlait « il y a une licorne dans la classe! »

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  • Les éternels messages à l’interphone… et l’éventuel deuxième message parce qu’une information a été oubliée.
  • Une fille qui se fait tirer la tresse par un voisin, m’amenant en mémoire une scène classique d’Anne la maison aux pignons verts. La glorieuse réaction d’Anne :

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  • Les enfants charismatiques. C’est bête, mais vrai! Des yeux qui brillent, un sourire éclatant…  certains élèves vous donnent envie d’arrêter votre conférence pour vous adresser seulement à eux.
  • Un élève qui caressait son bureau en larges cercles concentriques.

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  • Une élève qui massacrait un bout de pâte à modeler antistress en se servant d’un crayon-feutre comme d’un marteau piqueur.
  • Une élève qui s’appliquait à faire un nœud avec ses longs cheveux sous son menton pour se faite une sorte de collier de barbe.

Je lève donc mon chapeau aux professeurs, et vous laisse surtout deviner sur lesquels des 10 je suis intervenue!!

N’hésitez pas à partager vos propres perles en commentaires!

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Au diable Harry Potter, vive Morrigan Crow!

9782266280761_largeJ’avais vu la couverture, j’avais lu le résumé, je l’ai ajouté dans mes « à lire » sur Goodreads, puis je suis passée à autre chose.

C’est Sophielit qui a insisté.
« Lis-le, tu va adorer. »
(j’en profite pour mettre sa critique ici!)

Adorer? C’est l’euphémisme de l’année! Je viens de dévorer le deuxième tome et je suis complètement obsédée! Je veux un chandail de Nevermoor, des affiches de Nevermoor, une série télé de Nevermoor, un film de Nevermoor et un parc d’attractions de Nevermoor!

Jamais un monde ne m’a autant enchantée. Moi qui aime l’émerveillement, je suis servie! Mieux encore, l’émerveillement n’est que le crémage sur un gâteau déjà exceptionnel en lui-même. On s’attache aux personnages, on s’implique dans leurs tribulations, on se surprend des chemins empruntés par l’autrice. Dans plusieurs chapitres du deuxième tome, j’en arrêtais de respirer, tellement j’étais captivée, et me suis retrouvée le souffle court à contempler le chiffre annonçant le chapitre suivant.

Ma seule critique : les grandes lignes ressemblent peut-être un peu trop à Harry Potter. Je serais capable de vous résumer les deux premiers livres en une phrase qui le rendrait impossible à discerner du célèbre sorcier à la cicatrice. Ne pas les comparer à cette bible du genre est difficile, mais en vérité, j’oserai le dire : c’est mieux! Mieux écrit, avec un monde plus original et une héroïne plus attachante. Du moins, pour moi!

Si j’avais le choix, je n’irais plus vivre à Hogwarts, mais bien à Nevermoor!!!

L’attente pour le tome trois sera longue et insupportable!

NB : On m’apprend que le second n’est pas encore disponible en français. Il s’en vient, soyez patient!

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Se sentir appartenir

« Il était une fois des gens qui aimaient les histoires bizarres»

C’est cette phrase, prononcée par Eric Gauthier, qui a marqué le début de mon premier congrès Boréal. Une phrase qui m’a frappée en plein cœur. « Wow, tu es à ta place » m’a sifflé cette part de mon cerveau qui ne se sent habituellement chez lui nulle part.

Affiche officielle du Congrès Boréal 2019
Affiche officielle du Congrès Boréal 2019

Et le sentiment a continué toute la fin de semaine. En entendant Véronique Drouin expliquer qu’adolescente, elle cherchait les dos mauves des livres de la collection, j’ai lu à la bibliothèque (COMME MOI!). En rigolant avec Ariane Gelinas sur notre incapacité à nous intéresser à « Le rouge et le noir » de Stendhal. En voyant Elizabeth Vonarburg hocher de la tête lorsque j’énumérais les lectures importantes de mon adolescence, parce qu’elle en reconnaissait tous les noms. Même en écoutant une théoricienne parler avec passion de la présence des mouches et des fourmis dans la littérature fantastique… parce que c’est le genre de truc que je trouve intéressant, moi aussi!

Je comprends désormais pourquoi les fans de ce Congrès y retournent année après année, et alterne entre un statut de conférencier, participant, organisateur ou spectateur selon les années (ou les heures). Ce n’est pas une simple conférence, c’est un groupe de pairs, une tribu, une famille.

Je me suis longtemps considérée comme une autrice jeunesse… point à la ligne. J’ai réalisé en fin de semaine que je suis aussi une autrice des littératures de l’imaginaire. Plus, peut-être, même.

Je fais partie, moi aussi, de cette tribu. Fièrement.

J’y retournerai.

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