Des sorcières au nom vieillot

Illustration de ClipartStockPhoto prise sur Openclipart.orgIl y a deux semaines, alors que je faisais mes prévisions pour 2018, je mentionnais mon dilemme sur quoi écrire en ce début d’année. Une pige et plusieurs journées d’animation scolaire plus tard, la question est finalement réglée : j’ai commencé un roman à gros caractères pour les lecteurs de 7-8 ans!

Ce sera un roman de sorcière. Un roman d’entreprenariat, aussi, un peu. Il paraîtra probablement chez Druide, où j’ai publié ma trilogie du Gardien des soirs de bridge. Un roman prend du temps à être publié, pour ne pas manquer sa sortie, abonnez-vous à ma lettre d’envoi en entrant votre courriel ci-dessous :

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Les noms choisis!

Je voulais des noms vieillots, passés de mode, pour mes sorcières. Pour m’aider à en trouver, j’ai publié un remue-méninge sur ma page Facebook. Les réponses ont été plus qu’enthousiastes! Au moment où j’écris ces lignes, plus de 3 000 personnes sont venues commenter! Parmi les nombreuses suggestions, voici les noms qui se retrouvent dans mon roman jusqu’ici :

  • Ursule
  • Yolanda
  • Cunégonde
  • Merlande
  • Éthel
  • Edwina
  • Pétronille

J’ai voulu utiliser Elvire, mais comme c’est déjà le nom d’une sorcière très connu, j’ai changé pour Edwina.

Je changerai peut-être Pétronille, aussi. On m’a mentionné que c’est le titre d’un roman d’Amélie Nothomb, ce qui m’embête un peu. En même temps, mon lectorat est bien différent de celui de la romancière, et je suis très amourachée de ce nom! Ce serait celui de mon héroïne, une sorcière plus gentille et colorée que les autres. Je garde Pimprenelle en remplacement de secours, au cas où.

D’autres personnages, et donc, d’autres noms, s’ajouteront au fil des chapitres et des autres tomes de la série! Un grand merci à ceux qui ont participé au remue-méninge, je garde vos suggestions bien précieusement dans mes dossiers! Et pour les nouveaux venus sur cette page, qui m’ont découvert à travers le remue-méninge, je vous invite à aller faire un tour du côté de mes publications, à aimer ma page Facebook, et à revenir tous les lundis sur ce blogue pour un nouveau billet!

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Retour sur ma résolution littéraire de 2017

Afin de varier mes horizons littéraires, je prenais en janvier dernier la résolution de lire, en alternance, des romans anglophones, francophones, et québécois. Sans avoir réussi la parité parfaite, je suis tout de même satisfaite du résultat :

  • 12 romans québécois
  • 14 romans français
  • 17 romans anglophones
  • 1 roman islandais traduit en français

Pour un total de 44 romans, que voici :

Tiré de ma liste Goodreads!
Tiré de ma liste Goodreads!

Parlons d’abord de littérature générale :

La quête pour mon auteur québécois ne s’est pas résolue, mais je suis tout de même tombée sur deux coups de cœur, soit Maître Glockenspiel de Philippe Meilleur, dont je vous ai déjà parlé ici, ainsi que Griffintown de Marie-Hélène Poitras, un western dans le Montréal moderne à la fois original, divertissant, et fichtrement bien écrit, un tour du chapeau rarissime!

Du côté français, la tentative de roman adulte de Thimothée de Fombelle, mon préféré lorsqu’il écrit du jeunesse, m’a laissée de glace. J’ai bien aimé découvrir Jean-Marie Blas de Roblès et Erik Orsenna, mais mon coup de cœur officiel va à Jean Teulé et son Magasin des suicides, pour son univers gothique attachant et pour sa fin couillonnée qui nous laisse sans voix!

Mes lectures anglophones entrent un peu plus dans la catégorie des « page-turners »! J’ai continué mes séries entamées (Dark Tower, Sin du Jour, et n’importe quoi qu’écrit Robin Hobb), et en ai découvert une nouvelle, soit The Chronicles of St-Mary’s, dans laquelle une héroïne merveilleusement imparfaite organise des missions dans le temps (Merci Fanny!). Je dirais que mon coup de cœur de ce côté irait à The library at Mount char de Scott Hawkins qui, bien qu’un peu glauque par moment, m’a tenu en haleine jusqu’au bout. Je le recommande particulièrement à ceux qui m’ont poussé à lire The Dark Tower (Gen, P-A, ça serait vous deux!).

Au niveau de la littérature jeunesse…

J’ai aimé Pax et Wonder, comme tout le monde, mais n’ai pas été convaincue par A Wrinkle in Time. Le film sera peut-être mieux! Rooftoppers de Katherine Rundell était une belle découverte (Merci Sophielit!), et ce retour me rappelle que je devrais investiguer ses autres titres. Mais la plus belle réussite reste Songe à la douceur, qui est bien plus qu’un simple bon roman, c’est un tour de force! Rien de moins!

 

Je continuerai probablement avec cette résolution, mais sa retombée parfaite l’a rendue moins nécessaire. Je réalise que j’ai désormais, dans ma pile à lire, des livres des trois origines, sans distinction!

Et de votre côté, des découvertes extraordinaires que je devrais lire en 2018?

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Prévisions 2018

C’est la coutume, après le bilan de l’année terminée viennent les prédictions sur l’année qui commence! Malheureusement, cette année, je n’ai pas grand-chose de certains sur l’année qui s’en vient. En fait, j’en ai exactement deux :

  • Publication de mes rats chez Bayard à l’automne
  • Fin d’écriture de Terre Promise quelque part au printemps

C’est tout! C’est peu!

Il faut dire que, n’ayant pas encore envoyé Terre Promise à des éditeurs, il est trop tard pour espérer une sortie en 2018, et n’ayant plus de séries en cours, je suis libre d’écrire ce que je veux.

J’ai bien une petite série en tête d’ailleurs, quelque chose de court, pour les plus jeunes. Une histoire de sorcière que je verrais bien dans le format du Zoélie de Marie Potvin. Si je m’y mets tout de suite, j’ai peut-être, avec un peu de chance, le temps de le terminer et de le placer chez un éditeur pour septembre. Il faudrait pour ça, évidemment, mettre Terre Promise sur la glace.

Je commence l’année avec une pédagogique, de la pige pour deux jours, et une journée d’animation. Je me remets donc à l’écriture vendredi… j’ai jusque-là pour me décider!

Je ne peux même pas prédire mon prochain vendredi, alors pour l’année, on repassera!

Vas-y, 2018, surprend moi!

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2017 : une année généreuse!

Dernier billet avant les vacances de Noël, heure des bilans, donc! Il faut l’avouer, 2017 a été une foutue de belle année au niveau professionnel!

Généreuse en visibilité, avec :

  • Des entrevues et des approfondissements de mes chroniques dans les libraires et le Lurelu
  • Un grand article spécial dans La Presse
  • Mes premières visibilités aux grandes émissions de radio littéraire

Généreuse en reconnaissance avec :

  • Des nominations au prix des libraires, au GG, au grand prix des bibliothèques de Montréal, au prix ado-lecteur et au prix Tamarac pour Les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage
  • Mon premier prix gagné avec celui APQF-ANEL, toujours pour les chroniques
  • Une nomination au prix Hackmatack pour Le gardien des soirs de bridge T1 : sous le divan.

10ans après ma première publication, j’ai eu l’impression, en 2017, d’avoir monté une certaine marche! Un espoir se pointe : ma carrière avance, les efforts fournis ne sont pas vains! (Quoi qu’en pense mon comptable!)

Livres publiés :
Deux livres publiés cette année, puisque celui qui devait être le troisième, soit le dernier Victor Cordi, est sorti en 2016, avec quelques mois d’avance sur sa date prévue. 

  • Simon et la galette d’intelligence
  • Le gardien des soirs de bridge TIII : Derrière les rideaux 

Livres écrits :
La liste est également courte, puisque les manuscrits s’allongent! La prochaine année n’en sera pas une de publication massive! 

  • Terminé mes rats (toujours en attende de leur nom officiel) commencés en 2016
  • Commencé Terre Promise, qui en est quelque part entre la moitié et les deux tiers. 

Meilleur moment professionnel :
La nomination pour le GG m’a particulièrement touchée! C’est une grande distinction, mais surtout, celle que j’ai toujours utilisée, en blague, pour préciser l’ampleur de mes ambitions. Y être nominée pour vrai m’a fait flotter sur un petit nuage un bon bout de temps! 

Et plus grande désillusion :
Pour la distribution en librairie, à plusieurs niveaux ! D’abord parce que Renaud-Bray n’a pris aucune copie (je dis bien aucune!) du troisième tome du gardien des soirs de bridge, et ensuite parce qu’ils n’ont jamais re-commandé des Chroniques post-apocalyptiques, malgré toute la visibilité et reconnaissance mentionnées plus haut. Même dans le réseau indépendant, les chroniques n’y sont plus que dans une quinzaine de librairies, alors que je suis présentement en liste pour leur propre prix!!!

Malgré cela,  une magnifique année, donc, qui ne risque pas d’être dépassée avant quelque temps!  Dans cette industrie capricieuse, croyez-moi, on le prend quand ça passe!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Des coups de cœur pour vos dessous de sapin

 Voilà, décembre est arrivé, et entre mes contrats de pige pour le Père-Noël et mes enfants qui hurlent pour ouvrir le calendrier de l’avent dès le réveil, je ne peux me cacher le fait que Noël arrive! Êtes-vous prêts? Moi non plus!

Pour vous aider dans vos listes de cadeaux, voici quelques-uns de mes coups de cœur de l’année! Il y en a pour tous les âges, et n’hésitez pas à les acheter aux professeurs de vos enfants pour leurs bibliothèques de classe. Vous pouvez également, bien entendu, faire un tour du côté de ma page Publications, où mes propres livres sont classés avec âge approprié à la clé! Toujours pas trouvé?  La Fabrique Culturelle a fait un quizz Facebook pour les jeunes! Ils n’ont qu’à choisir leurs images préférées dans un choix de quatre pour se faire proposer des livres. Comme un quizz « quel animal totem avez-vous », en plus utile!

9782924332146_largeLe loup dans le livre (2-4 ans, ou 6-7 ans!)
J’ai offert ce livre à ma fille après le Salon du livre de Montréal. Étant en première année, elle commence tout juste à lire… et Le loup dans le livre est devenu le premier qu’elle a lu toute seule. Il faut dire que le texte est très simple, avec juste ce qu’il faut de répétitions pour faciliter la lecture et la compréhension. La chute est rigolote et satisfaisante. Fait un très beau cadeau pour un professeur de première année, aussi! Dans le même genre de « je lis tout seul », la même maison d’édition a également Toto dans la pomme.

9782924645154_largeMon étrange famille (3+, pour futurs fans de Tim Burton)
Il y a des livres qui sont confortables, et il y a ceux qui élargissent l’esprit! Mon étrange famille est de ces derniers. Poétique, artistique, quasi-gothique, il ouvre des portes dans le cerveau des petits lecteurs. C’est un livre catalogue qui liste des personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Les rimes sont agréables lorsqu’on tombe dessus, sans alourdir le texte, et les illustrations de Marion Arbona regorgent de petits détails sur lesquels s’attarder avec les enfants. Un de ces livres que j’aurais aimé écrire.

9781443145398_largeAmulet et autres romans graphiques (8+)
Je connais Amulet depuis longtemps, ayant même rigolé de la similitude avec la page couverture du premier Victor Cordi dans un billet de 2012! Mais il aura fallu ma tournée au Nouveau-Brunswick pour que je m’y plonge enfin! Et quelle plongée! Cette série de romans graphiques m’a tenu en haleine tout le long! C’est de la bonne aventure, originale et enlevante. J’attends la suite avec impatience, comme tous les autres lecteurs. Dans le même genre, la série Bones est un must, et pour les romans graphiques, si votre pré-ado est plus du genre « vie quotidienne » qu’aventure fantastique, tout ce que fait Raina Telgemeier est de haute qualité.

9782075075398_largeRobot Sauvage (8+)
C’est mon coup de cœur de l’année en roman jeunesse. Dans le même genre, la plupart des critiques lui ont préféré Pax, mais moi, le quotidien pastoral de ce robot perdu en pleine forêt est sans égal. Les aventures vécues y sont toutes simples, on se croirait presque dans le vent dans les saules, mais le Robot Sauvage est attachant et offre une vision toute nouvelle du principe de l’étranger en terre inconnue. Se lit probablement très bien à haute vois à un lecteur récalcitrant… je me demande si je n’en commencerai pas moi-même la lecture à mes deux plus jeunes.

9782760942257_largeLui/Nous/eux (12+ et adultes)
Je dois l’avouer, je n’ai lu que « Nous », mais quel livre! Patrick Isabelle attaque un sujet très difficile avec un doigté hors pair. La trilogie suit un jeune délinquant avant (eux), pendant (nous), et après (lui) son incarcération. Ce sont des livres qui pognent aux tripes, qui font réfléchir, qui amènent une empathie nouvelle. À lire soi-même et à faire lire à ses ados pour pouvoir en discuter ensuite.

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Trois questions sur les Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage

Chroniques Post-Apocalyptiques_300Dans le dernier mois, j’ai fait plusieurs animations scolaires avec des jeunes qui avaient tous lu mon livre Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage en classe. Si mon animation se fait facilement devant des jeunes qui ne savent rien de moi, il y a deux gros avantages à ce qu’ils aient lu un de mes livres. Premièrement, ça rend la rencontre plus personnelle, puisqu’ils savent qui je suis, et deuxièmement, ça leur permet de poser des questions plus précises! Voici donc trois questions auxquelles j’ai eu droit, ainsi que les réponses que j’ai données :

9782070626137_mediumQuestion 1 : Est-ce qu’Astride est basée sur quelqu’un que tu connais?
Je ne base que très rarement des personnages sur des gens qui existent, par contre, les autres fictions nourrissent mon imaginaire. L’inspiration pour Astride m’est venue à la lecture du livre Little Princess de Frances Hodgson Burnett. J’en avais même parlé sur mon blogue à l’époque, dans un billet intitulé « la disparition de l’enfant obéissant », que je vous invite à relire, puisqu’il est toujours aussi pertinent!

Question 2 : Comment as-tu choisi ta fin du monde?
C’est le problème numéro 1 des livres post-apocalyptique! Décider de ce qui a éradiqué la civilisation telle qu’on la connait! De nos jours, le réchauffement climatique a la cote, mais il me fallait quelque chose de plus expéditif, plus instantané! Ne voulant pas tomber dans la guerre nucléaire qui aurait laissé des mutants partout, je me suis demandé ce qui était la fine pointe en recherche, ce qui remplaçait l’étude nucléaire. C’est ainsi que je suis tombée sur la neutronique, étude de l’intérieur du  neutron. À partir de là, j’ai décrit l’onde de choc en restant juste assez vague pour être crédible!

Question 3 : Est-ce qu’il va y avoir une suite?
C’est la question systématique, celle à laquelle j’ai eu droit à chaque rencontre. La réponse simple est « non », je n’ai aucune intention de continuer l’histoire d’Astride. La réponse plus complexe pourrait être « peut-être », mais pas dans le sens classique d’une suite. J’aurais plutôt tendance soit à raconter la survie d’une autre personne, dans un autre lieu, ou peut-être même de simplement reprendre les thèmes de survie et de solitude et de les adapter à un tout autre contexte, pour faire une sorte de « diptyque des filles perdues ». Rien de concret pour le moment, par contre. Peut-être jamais non plus.

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Mourlevat et Meilleur, analyse de deux imaginaires

Ce ne sera une surprise pour personne, j’aime les imaginaires qui sortent de l’ordinaire. J’ai fini par me tanner du fantastique classique à la Tolkien et recherche désormais l’originalité au dessus du reste. Dans la dernière année, deux livres ont retenu mon attention : La rivière à l’envers de Jean-Claude Mourlevat, et Maître Glokenspiel de Philippe Meilleur.

919YlvwXwzLLa rivière à l’envers
Ce livre est plus proche du conte ou de la fable que du roman. On y retrouve une forêt qui nous fait oublier du reste du monde le temps qu’on la traverse, un sommeil dont on ne peut s’extirper qu’en entendant des mots précis, différents pour chaque personne, et, évidemment, la fameuse rivière du titre, celle qui coule du bas vers le haut. Chaque nouvelle scène nous transporte dans un univers lyrique enchanteur. Je viens de commencer le deuxième, il est, jusqu’à date, tout aussi savoureux. J’aimais déjà Mourlevat pour Terrienne et le Chagrin du roi mort, mais là, il frappe exactement dans mes goûts!

mo_9782896497492Maître Glockenspiel
Complètement différent! On y retrouve un dictateur amoureux de sa collection de bombes qui règne comme un imbécile sur un royaume où les employés de font écraser dans des presses hydrauliques pour que leur sueur soit récoltée et transformée en blocs de richesse. On peut aussi y acheter de nouvelles personnalités, et les décisions politiques sont prises par match de luttes… scriptés d’avance, évidemment! Un charme fou! Surtout que l’intrigue y est très bien tissée!

 

La différence entre les deux? Le premier utilise l’imaginaire pour émerveiller, et l’autre l’utilise comme satire sociale. Grosse différence, qui dicte la direction de l’imaginaire de chacun des deux auteurs.

Je dois vous avouer que, pour Terre Promise, mon manuscrit en cours, je passe un peu de l’un à l’autre pour le moment. Est-ce que je finirai par choisir mon camp, ou est-ce que je réaliserai qu’ils peuvent coexister harmonieusement? Ça reste à voir!

 

 

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Salon de Montréal 2017

Enfin de retour à mon ordi après six jours intenses au Salon du livre de Montréal! Il faut dire que, puisque je ne ferai pas beaucoup de salon de région cette année, j’ai décidé de me donner à fond pour celui de ma ville! J’ai donc fait onze plages horaires chez trois éditeurs différents, deux cérémonies de prix, deux entrevues vidéo et j’ai même trouvé le temps d’ajouter un peu de bénévolat par-dessus le marché! Retour, donc, sur une semaine bien remplie!

Les prix!
Plusieurs organismes profitent du Salon pour annoncer des finalistes et remettre des prix! Les chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage ont étés annoncés comme finalistes pour le prix des libraires (ils faisaient partie de la sélection préliminaire), et comme lauréat au prix APQF-ANEL, choisi par les professeurs de français du Québec! C’est la première fois que je gagner un prix! Je dois avouer en avoir été bien excitée!!!

Remise du prix AQPF-ANEL, photo prise sur la page Facebook du Salon
Remise du prix AQPF-ANEL, photo prise sur la page Facebook du Salon

 

Au kiosque de Bayard, photo prise sur leur page Facebook
Au kiosque de Bayard, photo prise sur leur page Facebook

Les signatures
Je me suis promenée entre Bayard, Druide et Courte Échelle pour les signatures. J’ai signé des livres et des signets (ça va de soi!), et parfois simplement reçu les compliments de lecteurs déjà acquis et conquis! Il faut l’avouer, ce sont ces derniers qui nous donnent l’énergie nécessaire à ce marathon de presque une semaine!

Quelques rencontres notables :

  • Un garçon qui avait déjà les 8 Victors Cordi à la maison, et qui s’est simplement arrêté pour jaser avec moi!
  • Un groupe d’adultes en apprentissage du français qui s’étaient fait conseiller de prendre des livres jeunesse pour pratiquer leur lecture!
  • Une fillette qui m’a demandé de signer son livre pour elle… et son hamster! Je salue donc chaleureusement Kocotte en passant!

 

Les entrevues
La première a été réalisée par Sophielit pour le compte de SLM Ado, le volet du salon qui s’adresse aux adolescents. Comme c’était une entrevue « fin du monde », on l’a filmé dans le garde-robe du kiosque de Bayard, terrées entre les boites de carton et les toutous de Beppo! La deuxième a été dirigée par Amélie Boivin Handfield pour Campagne pour la lecture et Samedi de Lire.

entrevue avec Amélie Boivin Handfield dans le kiosque des éditions Druide

Je vous redonne des nouvelles des deux entrevues sur ma page Facebook lorsqu’elles sortiront!

Le bénévolat
Et finalement, j’ai offert deux heures de mon temps au kiosque de Communication-Jeunesse, et une heure à celui de SML Ado. J’y ai gagné un respect encore grandi (un peu plus chaque année!) pour tous les employés du salon qui passent ces six jours debout plutôt que tranquillement assis derrière des tables de signatures. Vous avez toute mon admiration!

 

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Une semaine au secondaire

illustration de snoopingasusual prise sur openclipart.orgJ’ai toujours bien aimé blaguer sur ma crainte des élèves du secondaire, disant même que les 6e années du primaire sont “limites” lorsque vient le mois de juin. Il faut dire qu’en 10 ans d’animations scolaires, je suis toujours restée au primaire, sauf une fois (pas au chalet).

Lorsque le Collège Durocher m’ont appelé pour me dire que tous leurs élèves (15 classes!!!) étudiaient mes Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage cette année, je me suis dit qu’il était temps pour moi de graduer! J’ai accepté trois jours d’animations.

J’ai dit en blague que j’étais terrorrisée, mais avec un fond de vérité derrière. On garde de notre propre secondaire plusieurs souvenirs de coups pendables exécutés envers les professeurs, et un certain mythe persiste, aussi, sur le désintéressement des ados.

Pour calmer mes angoisses, je me suis hyper-préparée! J’ai revu mon animation au complet pour l’adapter à ce nouveau public en approfondissant les explications et en retirant le segment “marionnettes”. J’ai monté un PowerPoint, aussi.

Et j’ai passé une semaine extraordinaire!

Ils sont fantastiques, ces jeunes: allumés, créatifs, et drôles, aussi! On a bien rigolé! Bon, je ne vous ferai pas croire que 100% d’entre eux semblaient emballés dès le début, mais avec des groupes de 70 (deux classes), il s’en trouvait bien toujours quelques-uns pour répondre aux questions du début, le temps que je réussisse à aller en chercher quelques autres.

Il y a bien un groupe qui a eu envie d’être baveux… mais ça leur a passé. Un autre qui participait peu… mais j’ai sélectionné au hasard des élèves pour répondre plutôt que d’attendre que des mains se lèvent, et ça a fini par les décoincer.

Bref, rien de pire qu’au primaire! Des bons groupes, des moins bons, mais rien de bien catastrophique! Avec un des groupes, j’ai même tellement eut de plaisir à monter une histoire en groupe (quelque chose de pas possible avec un espion d’un ghetto français au coeur de Moscou, qui s’est terminé en course-poursuite d’un biplan à bicyclette!) que je n’ai pas vu l’heure passer!

En gros bonus, des bibliothécaires et professeurs hyper sympathiques et motivées, et surtout, la rencontre des élèves d’une activité de blogue littéraire, avec qui j’ai pu discuter de littérature jeunesse en général! Visitez leur site, il en vaut le détour!

Une amie, sur Facebook, me disait que ses préférés étaient les secondaires 3! Après cette semaine, je me dis: pourquoi pas!?

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Démystifier le GG!

mathilde poissonVoilà, les gagnants des prix du Gouverneur Général ont été annoncés, et c’est à Véronique Drouin et son L’importance de Mathilde Poisson qu’est revenu l’honneur du prix Jeunesse-Texte. Ne vous inquiétez pas pour moi, avec la pile de nomination à laquelle j’ai droit cet automne, je ne suis aucunement contrite que le grand prix m’ait échappé! Au contraire, juste la nomination, c’était déjà extraordinaire! J’en profite donc pour vous partager quelques apprentissages sur ce prix prestigieux!

On ne sait pas d’avance si on est finaliste…
Pour la plupart des prix, l’auteur et son éditeur sont avertis d’avance de la nomination qui s’en vient. Parfois, même, plusieurs mois d’avance. On fête donc en catimini avec ses proches, puis on attend l’annonce publique pour pouvoir s’exciter avec les autres. Pour le GG, j’ai appris ma nomination en même temps que tout le monde! Je dois l’avouer, c’est beaucoup plus excitant.

… mais on sait rapidement si on gagne!
Les finalistes sont avertis que, s’ils sont lauréats, ils recevront un coup de fil une semaine après l’annonce publique des nominations. On ne passe donc que quelques petits jours dans l’incertitude, puis on attend l’annonce officielle pour re-fêter avec les autres.

Le seul rôle du gouverneur est cérémonial
Bon, c’est peut-être moi qui suis naïve, mais je pensais que la Gouverneur Général avait son mot à dire sur les lauréats. J’imaginais qu’un comité choisissait les finalistes, et que c’est le (ou la!) Gouverneur en poste qui choisissait parmi ceux-ci. J’ai réalisé après coup l’impossibilité de la chose! Avec les volets anglophones et francophones, ça fait quand même 70 livres à lire, ce qui n’est pas à la portée de tous! (Bravo, donc, à tous les comités de sélection de tous les prix du monde, qui en lisent bien plus que ça!)

Et côté cérémonie, seuls les Lauréats sont invités à Ottawa. Les autres recoivent leur récompense par la poste.

Le relationniste de presse est fourni!
Comme finalistes, on se fait demander nos disponibilités pour le relationniste de Presse responsable du prix. Il faut l’avouer, c’est une belle touche, après tout, l’idée d’un prix est de mettre le “spotlight” sur quelques titres! J’ai envoyé les miennes avec le sarcasme de penser que seuls les finalistes des prix adultes seraient contactés, et j’ai rapidement été démentie avec une demande de réponses-courriels de la part du magazine l’Actualité. Bravo à eux de s’intéresser à nous!

Les prix littéraires sont exemptés d’impôts
Ça, je dois l’avouer, c’est une jolie surprise! C’était inclus dans la lettre finale reçue du Conseil des arts! Bon, ils protégeaient leurs fesses en disant bien que l’avis de leurs conseillers fiscaux ne constituait pas un conseil fiscal (??!!??), mais l’extrait de texte de loi rendait la chose assez claire, du moins au niveau fédéral. Il faudra creuser au niveau provincial au printemps!

Bref, une très belle aventure que tout ça! Ma seule déception? Ne pas avoir rencontré Julie Payette! N’importe quel autre Gouverneur Général m’aurait laissé de glace, mais, pour toutes les femmes québécoises de ma génération, son entrée à la NASA constituait la première véritable preuve tangible que tout nous était possible.

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