La courte échelle, prise 2!

image modifiée de openclipart.orgEt voilà, il y a un peu plus d’une semaine, nous avons appris que la Courte Échelle, en faillite depuis la fin septembre, était achetée par Raymont et Mariève Talbot, le premier comme acheteur en fiducie, la deuxième comme administratrice officielle. Ne vous l’avais-je pas dit, qu’elle renaîtrait de ses cendres?

Et maintenant quoi?

La nouvelle administration a quatre de mes manuscrits dans leurs mains. Que vont-ils en faire? Pour le moment, je n’ai parlé à personne, j’imagine qu’ils sont en train de fouiller dans les livres et de monter une équipe. Le nouveau calendrier de publication viendra après!

Gumzilla1Mes albums participatifs
J’avais un album participatif, originellement prévu pour septembre dernier, puis repoussé à février avant la faillite. Les illustrations sont censées être bien avancées, mais, hors deux esquisses très préliminaires et retravaillées depuis, je n’ai rien vu. J’imagine qu’il sortira, entre autres parce que beaucoup de travail a été fait dessus, reste à savoir quand! Le deuxième devait sortir en septembre, puisqu’aucun travail n’avait été fait dessus, son avenir est un peu plus incertain.

victorpremiercycleVictor Cordi
Évicemment, le gros morceau est Victor! Le problème avec lui, c’est qu’en deux petites années de publication, il s’est tapé trois faillites! 2 faillites de distributeur, et une d’éditeur. À travers ces écueils, il est tranquillement sorti des librairies, et s’il est difficile de rester dans de telles institutions, y re-rentrer est une tâche encore plus herculéenne.

En fait, tout juste avant la faillite, je vous avais parlé d’une grosse surprise pour Victor, sans vous dire c’était quoi. Pour le 15 octobre, en plus de la sortie du Tome 6 (premier livre du deuxième cycle), il était prévu de sortir un coffret-jaquette des quatre premiers tomes, soit le premier cycle au complet, à 29,99$. Il faut l’avouer, pour Noël, ça aurait été super!

La sortie était si imminente qu’on en trouve encore le fantôme sur les sites des libraires, d’Archambault et de Renaud-Bray. Dans les trois cas, aucune idée de ce qui arrive si vous tentez de l’acheter! Le tome 6, La première attaque, s’y trouve aussi. J’ignore à ce jour s’il a été imprimé ou non.

Il faudra sans doute relancer la série d’une manière quelconque. Le tome 6 était prêt au point d’être parti chez l’imprimeur, le tome 7 est écrit et retravaillé en direction littéraire. Quoi qu’il arrive, si ces deux-là sortent, je dois au moins terminer le cycle avec un 8e tome, peut-être même un neuvième. Et si la relance marche? J’ai tout un troisième cycle en tête, histoire de se rendre à une douzaine de titres.

Longue vie à Victor Cordi? Ce sont d’abord les libraires qui en décideront en accueillant de nouveau les premiers tomes dans leurs étagères.

Share Button

Un conte pré-Noël

Tout d’abord un mini-mot sur La Courte Échelle, juste pour dire que ça y est, elle a été rachetée,  et que je suis bien contente que l’aventure puisse continuer. Je vous en reparle dès que j’en sais plus!

ScreenHunter_01 Dec. 07 08.07Et maintenant,  notre programme principal!

Vous avez des enfants? Votre maison est envahie par les jouets? Vous paniquez à l’idée que vous devrez réussir à « caser » la nouvelle cargaison qui arrive pour Noël? Ma tante Annie a une histoire pour vous!

C’est une parution de l’année dernière, mais qui est sortie si « serrée » sur Noël, qu’il était déjà un peu trop tard. Un conte pré-Noël, rendu au 23 décembre, ça ne laisse pas grand marge de manœuvre!

Le pays des Tromignons est donc un conte numérique, illustré par Yves Dumont, poétique, un peu féérique, et surtout très utile. Pourquoi? Parce qu’il encourage les enfants à donner leurs vieux jouets avant les fêtes. Une belle incitation à la générosité pour eux… et plus d’espace dans les armoires pour vous!

5710750_orig

Il est disponible en différents formats directement sur les magasins Ipad et Kobo (recherchez « tromignons »), sur Leslibraires.ca, ou même directement sur le site de l’Éditeur.

Bonne lecture, et joyeux pré-Noël!

Share Button

10 faits du merveilleux urbain

merveilleux urbainDurant le récent Salon du livre de Montréal, j’ai partagé, sur ma page Facebook, quelques-uns de mes petits plaisirs de Salon. Je gardais le plus important pour mon blogue, soit le plaisir de voir les yeux des enfants s’écarquiller au fur et à mesure que je leur explique mes livres.

Avec l’Encyclopédie du merveilleux urbain, ce phénomène s’étend même jusqu’aux adultes accompagnateurs, qui s’étonnent, avec leur progéniture, de tout ce que l’on y retrouve comme trésors!

Voici donc, en rafale, dix choses que l’encyclopédie vous permettra d’apprendre, et autant de bonnes raisons de l’offrir en cadeau pour Noël!

  • Les ondines (fées des eaux) utilisent les gouttières comme glissades d’eau.
  • Picture1Les gnomes jardinent dans nos boîtes à fleurs et s’y enfouissent dès qu’un humain est à portée de vue.
  • Les trolls habitent sous les viaducs et percent les carlingues de voiture avec leurs longues griffes pour voler les vestes de laines et lecteurs MP3 qui traînent sur le plancher.
  • Les sirènes filtrent les eaux usées avec leurs longs cheveux dans les usines d’épuration des eaux. C’est à cause d’elles que les employés doivent porter des protège-oreilles antibruit.
  • Les gobelins ont élu domicile dans les égouts. En observant les formes et motifs des bouches d’égout, il est possible d’apprendre quel type de tribu habite les sous-sols de votre quartier.

ScreenHunter_01 Nov. 30 07.25

  • Les Leprechauns détournent les piécettes des parcomètres, et sont bien embêtés par la montée d’utilisation de cartes de crédit.
  • Picture2Les sylphes (fées des airs) sont de plus en plus incompréhensibles, et certains scientifiques croient que les ondes Wi-Fi leur ont fait perdre la raison.
  • Les farfadets sont responsables des jouets perdus dans les ruelles et des tomates grignotées dans les jardins de ville.
  • Les dryades (esprits des arbres) sont de grandes lectrices. Ce sont elles qui allument les lampadaires dès qu’elles ne peuvent plus distinguer les « p » des « g » dans leurs livres de poche.
  • Les fées se cachent dans les abris d’autobus et tombent parfois amoureuses des chauffeurs de passage.

Pour les curieux, vous pouvez aussi consulter les pages complètes ci-dessous, ainsi que  l’acheter sur Leslibraires.ca (ou toute autre bonne librairie!).

01-Fées d'abris-bus10x10 - Copy
03-Trolls de viaducs10x10 - Copy

12-gnomes-de-boite-a-fleur

 

Share Button

Publier en anglais en trois étapes

Screen-shot-2011-04-18-at-10.45.17-PMQue tous les abonnés de Disney Junior chantent avec moi : trois p’tites étapes, ça doit suffire, trois p’tites étapes, pour réussir…

Récemment, je vous disais que j’explorais le côté anglophone de la force. Pour être publiée, je dois franchir trois étapes, présentées ci-dessous. La bonne nouvelle? C’est que j’ai déjà franchi la première, ce qui me donne un certain espoir d’avoir une chance.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la plus grande différence entre les milieux anglophones et francophones en littérature est la présence des agents, qui prennent les carrières des auteurs en main et les aident à être publiés (en échange d’une part de leurs droits d’auteurs). S’il est possible d’être publiés sans agents, les portes de certaines maisons d’édition, souvent les plus importantes, vous seront fermées.

La deuxième chose à savoir, c’est que dans le milieu anglophone, on envoie rarement un manuscrit complet dès le départ. Ce qui nous amène à l’étape 1 :

Étape 1 : La « query letter »

La première chose à faire est d’envoyer une lettre (plus souvent un courriel) pour demander la permission d’envoyer un manuscrit. Cette lettre, appelée « Query letter » doit contenir une courte présentation de soi et de l’œuvre que l’on désire présentée, ainsi que les 5 premières pages du manuscrit, mises directement dans le courriel plutôt qu’en attachement. On envoie le tout à des agents ciblés selon le type d’œuvre (du jeunesse, middle-grade pour ma part) et on attend qu’ils vous demandent d’envoyer le manuscrit complet. Si vous désirez publier sans agent, le processus reste le même, puisque la plupart des éditeurs demandent également que l’on passe par cette étape avant de leur envoyer le manuscrit complet.

Étape 2 : Trouver un agent

Si vous avez décidé de publier sans agent, passez directement à l’étape trois.

Une fois la permission reçue, on envoie le manuscrit complet à l’agent, selon les modalités qu’il a exprimées dans son courriel de réponse. Une deuxième attente s’ensuit, puisqu’il doit décider, après lecture, s’il désire vous représenter ou non. Réussir cette étape ne garantit pas une publication, puisqu’il en reste une troisième à franchir.

Étape 3 : Intéresser un éditeur

On atteint finalement la seule étape vraiment nécessaire dans le milieu francophone : l’envoi de manuscrit à l’éditeur. Cette étape sera réalisée par l’agent lui-même si vous en avez un. Il s’occupera également de cibler les maisons les plus pertinentes pour votre manuscrit, et négociera les clauses du contrat en votre faveur.

 

Je me situe en ce moment entre l’étape 1 et l’étape 2, puisqu’un agent a répondu de manière positive à ma demande de permission, mais que mon manuscrit n’est pas encore prêt à être envoyé. Si tout va bien, il devrait l’être d’ici une semaine ou deux.

Share Button

Salon du livre de Montréal

ScreenHunter_01 Nov. 15 08.27Toujours excitant! C’est la semaine du Salon du livre de Montréal! Et j’avais trop de choses à vous dire pour ne pas en faire un billet

D’abord, Je serai sur scène jeudi matin à 11 pour présenter les peuples du merveilleux urbain à la Place Confort TD. C’est une toute nouvelle animation, d’une vingtaine de minutes, pour laquelle j’ai préparé un PowerPoint présentant six des différentes races féériques du livre, et durant laquelle, si tout va bien, je ferai mimer des scènes à quelques volontaires, et je jouerai, en grande primeur, la chanson des sirènes d’épurations à la guitare. Un gros plus, pendant que je ferai le clown sur la scène, Anouk Lacasse fera de l’art en direct à mes côtés! Ne manquez pas ça!

Je serai également en signature dans le kiosque des Éditions Boomerang (#346) pour l’Encyclopédie du merveilleux urbain. Voici mon horaire ci-dessous, et Anouk Lacasse y sera elle aussi (sauf dimanche), pour ceux qui voudraient un dessin exclusif dans leur livre!

Jeudi 20 novembre
de 12h à 13h30

Vendredi 21 novembre
de 19h à 20h30

Samedi 22 novembre
de 12h30 à 14h

Dimanche 23 novembre
de 14h à 15h30

Grosse surprise, voire coup de théâtre, les Éditions Courte Échelle auront un stand (#279), notez bien le chiffre, ça semble être caché dans un coin!)! Une collaboration entre le distributeur (Hachette) et l’Union des Écrivains du Québec (UNEQ) a rendu possible cette présence, et ils assurent que les auteurs seront payés sur toutes les ventes faites au salon.

Mes Victor seront donc disponibles, et j’y serai moi-même pour faire des signatures…

Jeudi 20 novembre
de 9h à 10h.

 Du côté de l’AEQJ, il y aura la remise du prix Cécile-Gagnon, remis pour un premier roman, qui aura lieu à l’Agora du salon mercredi le 19 novembre à 12:45. Les finalistes sont Laurence Ardouin, pour son roman Les mondes de Noum : Le cristal source publié chez Bayard Canada, Annie Dubreuil, pour son roman Les tranches de vie de Félix ( Tome 1) publié aux éditions Vents d’Ouest et Édith Girard, pour son roman Miss Solitude publié chez Soulières éditeur.

Finalement, le recueil de l’AEQJ, Malédiction au Manoir sera disponible au kiosque de Dominique et compagnie (#11). Si je ne le signe pas moi-même, puisque j’en ai été coordonnatrice et non auteure, plusieurs des auteurs impliqués signeront! Voici leur horaire :

Pascal Henrard
Lundi 24 novembre
de 9h30 à 11h30

Laurence Aurélie
Lundi 24 novembre
de 9h30 à 11h30

Manon Plouffe
Dimanche 23 novembre
de 15h30 à 17h

Étienne Poirier
Samedi 22 novembre
de 18h à 19h30

Sophie Rondeau
Samedi 22 novembre
de 9h à 10h

Julie Royer
Lundi 24 novembre
de 9h30 à 11h30

Bref, ne manquez pas cette grande fête, et au plaisir de vous y voir!

 

 

Share Button

La nouvelle avenue en question…

merriam-webster-dictionaryJe disais dernièrement que la faillite de Courte Échelle me poussait à explorer de nouvelles avenues. Certains auront lu dans cette phrase que j’allais m’attaquer au numérique, à l’auto-publication, ou encore effectuer un retour vers l’interactif… la réponse est plus simple.

Je fais une tentative du côté anglophone

Il s’adonne que je suis parfaitement bilingue, du moins à l’écrit (mon anglais parlé pouvait parfois être plus hésitant). Avant d’écrire mon premier roman, la question de la langue s’était posée. J’avais choisi le français, non pas par élan patriotique, mais bien parce que je maîtrise tout de même mieux ma langue maternelle.

Aujourd’hui, je réalise que je ne suis peut-être pas obligée de faire un choix! Élise Gravel travaille dans les deux langues depuis longtemps, et son billet sur la chose  m’a bien inspirée. Clémentine Beauvais, de l’autre côté de l’Atlantique, fait de même.

Alors pourquoi pas moi?

Ce n’est non pas un abandon de mon écriture en français, loin de là, seulement une tentative de diversification.

Share Button

Ma Bibliothèque

Après deux billets un peu lourds, en voici un tout léger pour équilibrer! Trois des murs de mon bureau sont occupés par des bibliothèques. Le premier contient deux « Billy » remplis de bandes dessinées, le deuxième plus d’une centaine de reliures Spirou des années soixante-quelque à quatre-vingt-dix, et finalement, il y a ce joyeux bordel :

bibliothèque

Elle comprend (du haut vers le bas)…

  • Des boites de mes livres envoyés par les éditeurs (15 ou 25 exemplaires, selon l’éditeur)
  • Une marionnette de Fraggle Rock, qui a fortement marqué mon imaginaire enfant
  • Une plante verte choisit pour sa capacité à survivre sans lumière du soleil. Ma voisine m’a convaincue de la sortir dehors pour l’été… et elle se meurt depuis.
  • Une baguette magique officielle de Hermione (Harry Potter)
  • Un Kokopelli, censé amener l’inspiration
  • Une partie de la collection de Bandes dessinées héritée de mon père, dont la moitié ne m’intéresse pas, sans que je sois capable de m’en débarrasser non plus.
  • Dans une enveloppe, une histoire écrite juste pour moi par le « Roving Typist » de New York.
  • Des romans dont le nombre est épuré de manière régulière pour ne garder que l’essentiel, ceux que je ne peux pas jeter. Entre autres, tout de mes auteurs préférés : Guy Gavriel Kay, Robin Hobbs, Gregory Maguire, C.S Lewis.  Le nombre augmente d’ailleurs beaucoup moins vite depuis que mon mari et moi sommes passés au numérique.
  • Quelques dictionnaires papier que je ne consulte JAMAIS, puisque j’ai Antidote (sauf le Visuel, que j’aime beaucoup)!
  • La série complète des scénarios de première saison de Buffy the Vampire Slayer et de Dr Who, datant d’une époque où je croyais devenir scénariste.
  • Quelques livres « business » à mon mari, puisque nous faisons bibliothèque commune.

 

 

Share Button

Pas le bilan prévu…

Photo de Steve Whilelm sur FlickrDepuis le tout début de ce blogue, l’objectif était clair : vivre de l’écriture à mes 40 ans.

L’idée venait d’une phrase que j’aime beaucoup, et qui dit que les projets sont des rêves avec des « deadlines ». Quand, en 2009, j’ai décidé de prendre l’écriture au sérieux, ce délai me semblait raisonnable.

J’ai donc tranquillement tenté de monter quelque chose qui ressemble à une carrière. L’année dernière, je suis passée tout juste en dessous de mon objectif monétaire, mon carnet de publication était bien plein, tous les espoirs m’étaient permis.  Depuis des mois déjà, je composais en tête le billet de blogue victorieux que je pourrais écrire le jour de mes 40 ans.

Puis Courte Échelle a fait faillite.

J’aurai 40 ans ce mercredi.

La grande question est : est-ce que le faillite de Courte Échelle change mon bilan? C’est certain que, à court (et même moyen!) terme, mon indépendance financière est compromise. Je ne remplirai pas non plus mon contrat-avec-moi-même de publier trois livres par année, à moins d’un rachat vraiment, vraiment rapide de la part d’un éditeur vraiment, vraiment motivé.

Mais est-ce un échec?

Non, c’est un cahot dans la route. Rien de plus.

Les maisons d’édition partent, les accomplissements restent. Même si Courte Échelle disparaissait en emportant mes livres avec elle, ça ne changerait rien au fait que j’ai bel et bien réussi à me bâtir, au fil des années, un nom, une réputation, une carrière dans cette foutue industrie qu’est la littérature jeunesse.

Plutôt que de me faire baisser les bras, les difficultés actuelles me poussent à explorer de nouvelles avenues, rencontrer de nouveaux éditeurs, écrire de nouvelles séries.

Comme disait mon grand-père paternel (merci Michel pour celle-là) : un pas en arrière… pour mieux sauter!

 

Share Button

Moi, mes œufs, et la Courte Échelle

logoJ’ai toujours dit que, de toutes les lettres de refus que je recevais comme auteur, celles de Courte Échelle faisaient le plus mal. C’est la maison d’édition de notre enfance, et environ la seule en jeunesse que tu peux nommer et voir les adultes hors industrie hocher la tête en sachant de quoi tu parles.

Quand j’ai signé avec eux, je me voyais déjà y faire toute ma carrière, comme dans l’ancien temps où les auteurs n’appartenaient qu’à une seule maison d’édition. Ainsi, j’ai publié mes cinq derniers livres avec eux, et les quatre prochains (2 Victor Cordi et 2 albums participatifs) y attendaient leur tour au moment de la faillite.

Presque tous mes œufs, dans un panier qui s’écroule. Je ne vous cacherai pas que la première semaine après l’annonce fut rude.

Puis il y a eu la rencontre avec le Syndic organisée par l’Uneq mercredi dernier, et je me suis remise à dormir en paix. Premièrement parce qu’être informé vaut toujours mieux que de nager dans l’incertitude, même lorsque les nouvelles ne sont pas bonnes. Deuxièmement, parce que j’en suis sortie convaincue d’une chose :

La Courte Échelle survivra*!

La job du syndic est de vendre tout ce qui a de la valeur pour tenter de rembourser une partie des sommes dues au créancier et les trois choses qui ont le plus de valeur chez Courte Échelle sont : son nom, son catalogue, et ses contrats avec les auteurs pour les titres futurs. Et comme l’acheteur potentiel n’est pas tenu de payer la dette, les chances qu’aucun acheteur ne se pointe au kiosque me semblent minuscules.

Il y aura une pancarte « nouvelle administration » sur la porte, une partie des titres du catalogue auront été tablettés, la confiance avec les auteurs sera à rebâtir, mais la machine repartira, pour le meilleur ou pour le pire.

ScreenHunter_01 Oct. 19 07.24

*Notez que cette affirmation n’est que spéculative, basée sur les principes de vente de faillite, et mon propre optimisme naturel. Je n’ai aucune information particulière qui confirmerait le tout pour le moment.

 

Share Button

3 Conseils littéraires du Comic Con

Tout d’abord un petit mot sur ce dont ne parlera pas ce billet, soit la faillite de Courte Échelle. J’ai sur le sujet plus de questions que de réponses pour l’instant, je me reprendrai la semaine prochaine, quand le tout aura été mieux digéré.

Mais maintenant, place au…

New_York_Comic_Con_logo.svg_La semaine dernière, mon mari m’a surprise avec des billets pour le Comic Con de New York en l’honneur de nos 15 ans ensemble, et de ma quarantaine qui approche. Il y a bien longtemps que ce salon de la bande dessinée américaine s’est élargi pour inclure la totalité de la culture geek, et j’ai eu le plaisir d’y entendre trois grands créateurs que j’admire beaucoup, soit R.L. Stine (romans jeunesse Goosebumps), Dan Harmon (série télé Community) et Cory Doctorow (Romans jeunesse et adulte : Little Brother, Pirate Cinema, Makers). Voici la leçon principale que j’ai retenue de chaque panel.

 

rl-stine-1R.L.Stine
Cet auteur est une légende, pour avoir créé la série « Goosebumps », connue sous le nom « Chair de Poule » en français. Son âge avancé et sa grande renommée lui permettent de n’avoir plus rien à prouver. Il se permet donc d’être baveux avec l’animateur, et de ne répondre aux questions que s’il en a envie. À un membre de l’assistance qui lui demande d’improviser un cadavre exquis avec les autres panélistes, il répond simplement : « Not gonna happen » et passe à une autre question. Moi qui suis incapable de faire autrement que d’être gentille, je ne peux qu’admirer!

 

Le panel parlait de la création de monstres dans les romans jeunesses/jeunes adultes, et R.L.Stine y a dit cette chose magistrale :

« Les enfants s’identifient bien plus aux monstres qu’aux personnages humains de mes histoires ».

Ça m’a rappelé Max et les Maximonstres, et comment les émotions négatives sont quelques choses à explorer et à accepter en littérature jeunesse.

 

ScreenHunter_01 Oct. 13 06.36Dan Harmon
Un autre personnage que ce scénariste surtout connu pour la série Community. Mal dégrossi serait probablement la meilleure manière de le décrire.  Ce qui m’a rejointe le plus est sa théorie sur la procrastination, ou pourquoi est-ce qu’on attend à la dernière minute pour n’écrire que lorsqu’on commence à paniquer, une tendance contre laquelle je me bats tous les jours! En gros :

« La dernière minute nous donne la permission d’écrire même s’il y a des chances que ça soit mauvais ».

Il expliquait être un perfectionniste, et qu’avoir tout le temps du monde pour écrire le paralyse avec la pression de n’avoir pas d’excuse pour que ce ne soit pas la meilleure chose du monde.

 

Cory-DoctorowCory Doctorow
J’ai adoré l’écouter parler, c’est un homme d’une grande intelligence. Pourtant, ce que j’en retiens est presque trivial.

« Apprenez à écrire dans n’importe quelle situation ».

On parle parfois des rituels des auteurs, de leur bureau, leur crayon, la musique qu’ils écoutent, l’état d’esprit dont ils ont besoins. Mais il y a des jours où ces choses ne sont pas atteignables et il faut écrire quand même! Comme il disait, il y a des jours ou les mots sortent tout seul, et d’autre où ils ne s’arrachent qu’avec difficulté… mais en rétrospective, lorsqu’on se relit, on est rarement capable de différencier les jours A des jours B tant la qualité du résultat est la même. Si on apprend à écrire dans les pires jours comme dans les meilleurs, on ne sera jamais bloqués.

Share Button