Le mois de la visibilité!

Les Libraires Avril 2018, p.50
Les Libraires Avril 2018, p.50

Il y a des mois tranquilles, et d’autres pour lesquels tout s’aligne en même temps! Avril est pour moi cette année un mois de grande visibilité! Voici donc où vous pouvez me trouver ces temps-ci!

En très bonne compagnie dans le magazine Les Libraires
Le magazine d’avril
comporte un gros dossier sur la littérature pour adolescents. Entre l’historique de la littérature jeunesse au Québec, les lectures adolescentes de quelques auteurs connus et un projecteur sur l’organisme Communication-Jeunesse, on y retrouve une liste d’auteurs qui écrivent pour cette catégorie d’âge. Vous trouverez en exergue ce qu’ils ont dit de moi, mais je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil à l’article complet, j’y ai trouvé (et noté!!) de nouveaux noms qui orneront ma pile à lire dans les prochains mois!

ScreenHunter_02 Apr. 15 13.22En grande entrevue dans le Lurelu
L’année dernière, j’avais rempli une fiche signalétique d’auteur, cette année, j’ai droit au traitement complet: rencontre avec une journaliste (très sympathique, d’ailleurs!), article de plusieurs pages, et même ma face sur la couverture! Je n’ai pas encore mis la main sur le magazine, qui devrait arriver en kiosque sous peu, mais si tout va bien, vous pourrez y découvrir les premières esquisses de mon prochain projet, soit Soutermonde: Sammy Sans-Dèf, mieux connu sous le nom de “mes rats” sur ce blogue. Une petite souris m’a dit qu’il y aurait aussi une critique du Gardien des soirs de bridge T3: Derrière les rideaux!

En vidéo sur le blogue du réseau Communication-Jeunesse
Le réseau Communication-Jeunesse font des capsules vidéos de questions-réponses avec des auteurs jeunesse! Il y a eu Simon Boulerice et André Marois, et j’ai l’honneur d’être la troisième! Le tout n’était dévoilé que ce matin, ce qui explique la mise en ligne tardive de mon billet de blogue hebdomadaire. Je vous invite à aimer leur page Facebook pour ne rien manquer!

Comme personnalité du mois de Lis avec Moi
Il faut un peu se battre avec la barre de défilement pour réussir à lire l’entrevue (du moins, sur mon ordi à moi), mais ça en vaut la peine, parce que les questions posées étaient vraiment excellentes! La journaliste qui me les a envoyées a vraiment pris le temps de lire mes livres et de trouver des questions à la fois originales et pertinentes. Ce fut un plaisir à répondre! Retrouvez l’entrevue ici! 

En personne à l’Avenue Littéraire le 21 avril!
Ils m’avaient invité l’année dernière, mais un conflit d’horaire m’avait empêché de répondre à l’appel. C’est donc avec grand plaisir que je me reprends cette année en participant à cette activité pour le moins originale: nous serons six auteurs à nous promener sur l’avenue Fleury en s’arrêtant dans divers commerces pour lire des passages de nos romans à haute voix, pendant qu’un illustrateur (Julien Castanié) exécutera une oeuvre en direct à la Librairie Fleury! Nous l’y retrouverons d’ailleurs à la fin de l’activité pour une séance de dédicace. Tous les détails sur leur événement Facebook.

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Beaucoup de plaisir en vue!

Fiouf!

Et si vous n’êtes toujours pas tannés de me voir après tout ça, rendez-vous la semaine prochaine pour un autre billet de blogue ;-)

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Une visite… magique!

29791381_1647818978641125_673821849149468701_nDans une autre vie (mi-vingtaine à peu près), j’ai voulu être conceptrice de manèges. Pas pour créer des montagnes russes monochromes qui vous virent à l’envers, mais bien pour créer ce que l’on appelle les « dark rides », les expériences immersives incroyables comme on en trouve dans les grands parcs américains. J’adore ce genre de construction.

Et si vous combinez ce type d’expérience à une série de livres cultes, alors là, je vacille!

La semaine dernière, en vacances, j’ai eu l’immense plaisir de me promener dans Diagon Alley (Chemin de traverse) et de visiter la banque Gringotts dans la section Harry Potter du parc Universal Studio d’Orlando aux États-Unis.

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Je ne vous décrirai pas l’expérience dans ses détails, je dois avouer de toute manière en être encore un peu bouche bée! J’essaie par contre d’en comprendre l’émotion. Je pense que c’est un peu comme rencontrer le Père-Noël en vrai lorsqu’on est petit. On le connaît, on croit en lui, et un jour, on le rencontre en chair et en os. Avec l’âge, ça ne marche plus avec les mascottes, mais il semblerait que ça marche encore pour les lieux. En passant par le trou du mur de brique du chemin de traverse, j’ai eu l’impression de rencontrer un vieil ami. Quelqu’un avec qui j’ai déjà partagé de grands moments de bonheur.

Évidemment, je sais qu’il ne s’agit que de la construction factice d’un lieu imaginaire! Mais l’émotion s’en fout! Elle te chavire tout de même le cœur, te transporte l’esprit. L’espace d’un instant, tu es un enfant de 12 ans à la recherche de ses fournitures scolaires pour rentrer à Poudlard.

Magique.

29792027_1647819001974456_5105004784216275539_nP.S. Ma grande, qui n’en est qu’au troisième livre, s’est fait divulgâcher des choses! « Pourquoi il est écrit Weasley en devanture du magasin de farces et attrapes? » m’a-t-elle demandé. Ça aurait pu être pire, elle aurait pu se questionner sur la présence d’un seul des jumeaux à l’intérieur du manège.

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Le retour des deadlines!

Illustration de hypocore prise sur openclipart.orgPlein de choses se sont passées depuis mes questionnements de la semaine dernière, et par plein de choses, je veux surtout dire que j’ai jasé avec mes deux éditeurs. Dans les deux cas, la conclusion a été : on veut une suite!! Je peux donc déjà vous annoncer qu’il y aura des tomes 2 de mes rats* ainsi que de ma petite sorcière*.

Ça veut dire deux choses :

  • Mon carnet d’écriture est plein jusqu’à février prochain
  • C’est le retour des « deadlines »!

La dernière suite que j’ai écrite est Le gardien des soirs de bridge T3, paru à l’automne dernier, et donc écrit il y a plus d’un an. Depuis, je n’ai écrit que des manuscrits originaux, donc, sans date de remise fixe. Il s’adonne que je suis une auteure relativement paresseuse… mais très professionnelle. Je ne demande jamais une extension et ne rate jamais une date. Il y a donc, disons,  une certaine marge entre ma productivité lorsque laissée libre et lorsque sous contrat!

Il y a bien les dates fictives que je m’impose moi-même sur mes manuscrits, mais ce n’est pas la même chose. Ma motivation aime savoir que quelqu’un, quelque part, compte sur moi et attend mon travail. C’est pas désagréable non plus de savoir que tes éditeurs croient en tes projets. Ça éloigne le doute, un peu.

Bref, après une année plutôt relax, deux deadlines, ça va me faire du bien!

Ma prochaine année va donc ressembler à ça:

Mois d’avril : Je termine Terre Promise

Mai et Juin : J’écris le prochain Pétronille

Juillet Aout : Enfants en vacances, donc moi aussi à peu près!

Septembre à Février : Écriture du prochain Soutermonde

Ça repousse aussi à plus tard une angoisse dont je ne vous avais pas parlé, soit le fait que je n’ai présentement aucune idée nouvelle qui me travaille suffisamment pour avoir envie d’en faire un livre. D’ici l’année prochaine, j’ai bien le temps de penser à quelque chose!

* Il faudrait bien que j’arrête de les appeler comme ça et que je commence à utiliser leurs noms officiels. Mes rats = Soutermonde, alors que ma petite sorcière = Pétronille.

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Le luxe d’attendre…

Illustration de jean_victor_balin prise sur openclipart.orgJ’approche des derniers chapitres dans Terre Promise, ce qui veut dire que je commence à penser à ce que j’écrirai après. Une des options est d’écrire une suite à mes rats. J’ai déjà mon idée et tout, mais j’hésite. Pourquoi? Parce qu’avec mon horaire, la famille, la pige et les animations scolaires, un livre de cette taille (30 000 mots) me prend environ 6 mois. Pour un tel investissement de temps, j’aimerais avoir le luxe d’attendre de voir comment le premier tome a été reçu.

J’aimerais faire comme dans l’industrie du film : attendre le box-office d’un premier film avant de prévoir les « sequels »!

Il faut dire que j’ai déjà été échaudée. On a déjà dit à un de mes éditeurs que de publier un troisième tome  sur une série qui n’a pas marché tant que ça, c’est de l’acharnement.

De l’acharnement? Je veux bien prendre le blâme, mais en tant qu’auteur, il faut une année complète avant de connaître le moindre chiffre de vente. Et comme il faut souvent décider de la présence d’un troisième tome pour écrire la fin appropriée au deuxième, ça fait trois tomes de prévus avant de savoir si le premier a marché ou non.

Ça me donne envie d’attendre, mais c’est risqué!

Les livres jeunesse ont une durée de vie limitée en librairie, et j’ai pu vérifier maintes et maintes fois que la sortie d’un tome 2 ne garantie pas le retour du tome 1 sur les tablettes. C’est déjà difficile pour les livres qui sortent à un an d’intervalle (c’est d’ailleurs pourquoi certains éditeurs sortent les suites en 6 mois), alors imaginez si j’attends encore plus?

*Soupir* Oui, je sais, je me prends trop la tête! Je devrais écrire ce dont j’ai envie et laisser mes éditeurs s’inquiéter du marketing; me dire que si j’écris de la qualité, le reste viendra!

Dans un monde idéal, peut-être…

Reste que j’en discuterai certainement avec l’équipe de chez Bayard à la prochaine occasion. Ça sert à ça, aussi, les salons du livre!

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Ne vous trompez pas d’Annie Bacon!

Cette semaine en animation scolaire, quand j’ai sorti ma guitare, une élève a levé la main pour me dire qu’elle m’avait vu en jouer sur YouTube. Alors que je me creusais les méninges pour me demander si un professeur m’avait filmé et mis sur Internet, la fillette a ajouté que j’y étais sur une vraie scène avec des projecteurs et un micro. C’est là que j’ai compris qu’il y avait erreur sur la personne.

Je connais deux autres Annie Bacon! La première, celle que l’élève en question a vue sur Youtube, est une chanteuse d’Américana de San Francisco. On s’est déjà parlé sur Twitter, alors qu’un message qui m’était adressé lui avait été envoyé par erreur! Il ne faut pas oublier le tiret à la ligne de @annie_bacon!

Annie Bacon, chanteuse d’Américana:
 
 

La deuxième, c’est encore plus drôle, car c’est une surfeuse-mannequin! Vous pouvez rapidement voir le contraste dans les résultats de recherche d’image de Google :

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Moi, moi, moi… et plus du tout moi!

Je l’ai découvert il y a quelques années à cause du titre de l’article ci-dessous, que j’ai, évidemment, envoyé à mon mari pour qu’il sache la chance qu’il a (hihihi!)

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Bref, le truc est facile, si Annie Bacon chante sur une scène, ou qu’elle est blonde et en bikini, ce n’est pas moi!!! Comme disait Eminem : est-ce que la véritable Annie Bacon pourrait se lever s’il vous plait?

 

 

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Payés ou pas?

Illustration de Merlin2525 prise sur clipart.orgLa semaine dernière, le mot clic #PayeTonAuteur se promenait sur les réseaux sociaux pour inciter le Salon du Livre de Paris à payer les auteurs en animation et en tables rondes. Pendant ce temps, de mon côté, je me voyais offrir, pour la première fois, une rémunération pour deux activités distinctes pour lesquelles je n’avais jamais été payée auparavant. Alors, essayons d’y voir clair : quand un auteur devrait-il être payé?

Étrangement, la personne qui a démystifié cette question pour moi n’est pas un auteur, mais bien une actrice (Salut N!) qui a l’habitude des sollicitations de toutes sortes.  Voici ce que j’ai retenu de ses explications :

Un artiste n’est pas payé lorsque… il est clairement là pour parler de sa dernière œuvre, avec aucun autre effort à fournir que d’être là et répondre aux questions

un artiste devrait est payé lorsque… on se donne en spectacle ou qu’il est présent pour son expertise et/ou opinion

Pour des acteurs, ça veut dire aller gratuitement à tout le monde en parle discuter du dernier film/pièce de théâtre qui sort pendant la fin de semaine, mais être payé pour cuisiner devant les caméras avec Christian Bégin.

Pour un groupe de musique, ça veut dire ne pas être payé pour être interiewé à la radio entre deux chansons du disque, mais l’être pour faire une performance en direct à Belle et Bum.

Et pour un auteur, ça veut dire quoi?

Ne pas être payé pour: 

  • Séance de signatures en salon ou en librairie
  • Entrevue dans laquelle un animateur/journaliste pose les questions, quel que soit le média (télé, radio, web, magazine, etc.)

Mais être payé pour :

  • Animation scolaire ou en salon, puisqu’il est seul sur l’estrade à donner un « show ».
  • Tables rondes, puisqu’il est alors question de son expertise/opinion
  • Lecture de texte/heure du conte puisqu’il se donne en spectacle

Évidemment, c’est de la théorie tout ça! Dans la pratique, c’est plus compliqué! Il y a les faveurs dûes, les amis, les classes de nos enfants, les organismes de bienfaisance, les petits événements sympathiques mais sans budgets, et bien d’autre. Bref, parfois, du cas par cas, mais ça aide d’avoir un guide général!

Finalement, l’analyse ne serait pas complète si je ne parlais pas un peu du monde des affaires. Ça fait des années que je vois mon mari donner des conférences, ici comme à l’international, sans paiement de la part des organisateurs. La différence? Il continue de recevoir un salaire de la part de son employeur pendant ces événements! Il n’est pas obligé de prendre une journée sans solde, ce qui est le cas d’un auteur lorsqu’il n’écrit pas.

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Deux questions qui m’étonnent chaque fois

ScreenHunter_01 Mar. 04 07.41Je fais pas mal d’animations scolaires ces temps-ci, surtout auprès des enfants de la 3e à la 6e année du primaire. Même s’il y a une période de questions à la fin de l’animation, je permets toujours aux élèves d’en poser tout au long de la présentation. À travers les classiques de « pourquoi es-tu devenu auteur » et « combien de temps ça prend, écrire un livre? », il y en a deux qui reviennent régulièrement, mais me prennent par surprise chaque fois. Pourquoi? Parce que ce sont des choses que, comme adulte, on prend pour acquis que tout le monde sait!

Les voici!

L’incompréhension du processus d’impression.

La question prend une forme différente à chaque fois, mais tourne autour du même sujet : est-ce que c’est moi qui écris CHACUNE DES COPIES de mon livre? Les variantes sont de me demander si les livres sont écrits à la main, ou si d’autres auteurs m’aident pour faire les autres exemplaires du même livre.

Un peu comme ça :

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N’ont-il jamais rencontré une imprimante ou une photocopieuse? C’est possiblement simplement qu’ils n’avaient jamais pris la peine d’y réfléchir avant.

Quoi? Toutes les chansons?

La deuxième est plus une réalisation qu’une question, et survient après que j’ai chanté la chanson Comparaison (Sarcloret) pour leur montrer qu’on peut dire une même chose de plusieurs manières différentes.

Cette fois-ci, elle est à peu près formulée de la même manière :

— Eille!! Ta chanson, elle rime!!!

Et sous leurs yeux ébahis, je leur apprends que la plupart des chansons riment. Pourquoi ils ne l’ont jamais remarqué? Ils n’écoutent peut-ête que de la chanson anglophone, ou peut-être même que peu de musique joue chez eux. Chose certaine, ceux qui en sont surpris n’ont pas souvent écouté une chanson avec d’attention.

Bref, si mon passage dans leur classe n’aura servi qu’à démystifier ces deux questions, ça en aura valu la peine!

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Les shadoks et mon amour des ovnis!

Comme auteur jeunesse, je suis bien placée pour savoir que les lectures de notre enfance forment l’adulte que nous deviendrons. Je vous parle aujourd’hui d’un univers qui m’a fortement influencé : Les Shadoks, de Jacques Rouxel.

Pour les Français, les Shadoks, c’est surtout une série de vignettes animées à la télévision. Elles sont d’ailleurs, évidemment, toutes disponibles sur Youtube, pour les curieux.

Couv_29242Mais pour moi, c’était un livre sous-titré Pompes à rebours, emprunté maintes fois à la bibliothèque de Sainte-Julie à l’époque, et sur lequel j’ai récemment remis la main (merci Amazon!). Comment vous résumer ce livre, si ce n’est que par quelques adjectifs : déjanté, bizarre, original, bref, un véritable ovni! Sous forme de faux documentaire, on y découvre un drôle de peuple à la fois imbécile et teigneux, qui vit sur une planète non loin de la terre. Le livre nous dévoile leur mode de vie ainsi que celui de leurs voisins, les Gibis. Le tout en glorieuses couleurs psychédéliques des années soixante-dix! Quelques vignettes pour vous en donner une meilleure idée :

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Les seules choses que j’ai vues qui pourraient s’y apparenter serait la série de comics américain Beanworld de Larry Marder, ou encore Les Mous de Delphine Durand. De gros coups de cœur dans les deux cas.

J’ai parfois droit à l’adjectif « déjanté » pour parler de mon imaginaire, mais devant Jacques Rouxel, je ne suis qu’un piètre amateur!

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Retour sur la folie d’il y a trois semaines…

Il y a trois semaines, j’ai vécu quelques choses de bizarre. J’ai fait l’expérience de la viralité, la vrai, celle après laquelle courent tous les départements de marketing. Le tout a commencé de manière bien bénigne, par une question posée sur ma page Facebook d’auteure.

La voici:

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La question a fait boule de neige!

Les chiffres se sont mis à monter, monter, sans s’arrêter. Chaque fois qu’une personne commentait, son propre réseau voyait ma question, et ses amis commentaient à leur tour, ce qui repartait la roue de plus belle. Je n’aurais jamais cru que les noms anciens passionnaient les gens à ce point!

Autour des 3000 commentaires, j’ai dû me poser la question : je fais quoi avec ça?

Il faut l’avouer, tant de personnes qui voient passer ma page professionnelle, c’est une opportunité! Mais comment la saisir?

J’ai commencé par mettre une bonne critique parue dans la semaine sur ma page en me disant que, comme ça, si certaines des personnes qui voyaient passer mon billet cliquaient sur mon nom, plutôt que de voir mes niaiseries habituelles, ils verraient quelque chose d’utile!

Ensuite, je me suis mise au travail pour essayer d’utiliser ce trafic inespéré à bon escient. Sur mon site web, j’ai mis à jour la page « Publication », j’ai créé une inscription pour une éventuelle liste d’envoie, et j’ai écrit un billet de blogue pertinent, soit une description du manuscrit dans lequel les noms anciens seraient utilisés, avec une liste préliminaire de ceux que j’avais sélectionné.

 Pour vous inscrire vous même à cette liste, c’est par ici:

Après avoir avertie mon fournisseur d’hébergement que mon site web risquait d’avoir une augmentation de trafic, j’ai mis le lien vers mon billet de blogue à trois endroits :

  • en nouvelle publication sur ma page Facebook
  • en « mise à jour » dans le texte même de la publication originale
  • dans les commentaires de cette même publication.

Je n’ai malheureusement pas mis en place d’outil de statistique qui m’aurait permis de voir l’impact sur le trafic de mon site web. Aucune idée non plus de si le tout a généré une augmentation de mes ventes de livres (Carl-Frédéric, j’attends toujours!)

Voici tout de même les chiffres de la publication Facebook elle-même, pour vous montrer l’ampleur du phénomène :

  • 164 848 personnes personnes atteintes
  • 32 partages
  • 5 543 commentaires

Et j’ajouterais que, durant les trois jours qu’à duré cette viralité, 50 nouvelles personnes ont aimé ma page Facebook (contre habituellement 1 ou 2 personnes par semaines), et la newsletter mise en place sur mon site a récolté une vingtaine d’adresses.

Une chose est certaine : j’ai désormais une énorme banque de nom pour ma série de sorcière!

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Distribution numérique, quand on se compare…

Circuit-Man-Head illustration de GDJ sur openclipart.orgQuand le numérique est arrivé, on a cru qu’un âge d’or du divertissement arriverait avec lui. Les biens deviendraient facilement disponibles pour le consommateur, et le raccourcissement de la chaîne de distribution permettrait aux créateurs de vivre plus facilement de leur art.

Fast Forward jusqu’à aujourd’hui, et quand est-il de ce rêve numérique? Certaines choses avancent, d’autre reculent… pas les mêmes selon les industries! Petite vue d’ensemble du haut de mes connaissances limitées :

Films et séries télévisées
On parle beaucoup de Netflix, mais quand on s’y abonne, on déchante un peu! Le catalogue est loin d’être exhaustif! Vous voulez écouter les Dr Who? Il faut s’abonner à Crave TV. Pour Game of Throne, gardez le câble et prenez l’option HBO en extra. Nostalfie de revoir Labyrinthe? Aussi bien aller faire un tour au Club Vidéo, s’il en existe encore un près de chez vous. Et je ne parle pas de Disney qui a tout retiré de partout pour offrir leur propre service. On finit par devoir multiplier les abonnements pour avoir une offre intéressante. Le nouveau modèle n’en a rien à foutre, du consommateur.

Musique
Ici, le consommateur est bien desservi! Avec le streaming, il peut écouter ce qu’il veut, quand il veut, à peu près gratuitement! Le problème? Les revenus des créateurs ont fondu comme neige au soleil! Plus personne n’achète des CD et ils ne reçoivent que des pinottes de la part des services tels Spotify. Parfois, quand je trouve mon métier difficile, je me dis : « ça pourrait être pire, je pourrais faire de la musique ». Le nouveau modèle a complètement laissé tomber les artistes.

 Livres
Alors, finalement, les livres, c’est pas si mal! Les nouveautés sortent sur toutes les plates-formes en même temps et les créateurs, s’ils ont un bon contrat, perçoivent exactement les mêmes droits d’auteurs (en absolu, pas en pourcentage) sur la vente numérique que sur la vente papier, même si le prix est moindre pour le consommateur! Chacun y trouve à peu près son compte, on serait presque porté à dire que notre industrie est un modèle… et pourtant, la progression du numérique s’est arrêtée!

Bref, le rêve est loin d’être atteint, et les cahots sont nombreux! De nouveaux modèles émergeront-ils? Réussira-t-on à trouver un nouvel équilibre? Et surtout, laquelle des trois industries y arrivera avec le moins de dommages? Une chose est certaine, la révolution est loin d’être terminée!

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