Nouvelles photos professionnelles

Mes dernières, prises par Patrick Tremblay, dataient d’il y a 5 ans. Comme auteur, on me demande régulièrement des photos de mon moi-même : pour la biographie de mes livres livre, pour les Salons ou festivals auxquels je participe, pour le site web de mes éditeurs, pour les réseaux sociaux, etc.

En décembre, on m’a demandé de fournir une photo pour un article qui paraîtra dans un magazine au printemps. Je me suis dit qu’il était temps de rafraichir mon image un peu…

Cette fois, c’est Elizabeth Delage qui les a prises. Je dois avouer être extrêmement contente du résultat! Voici donc ma « face professionnelle », possiblement pour les 5 prochaines années!

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Crédit: Elizabeth Delage
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Crédit: Elizabeth Delage
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Crédit: Elizabeth Delage
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Crédit: Elizabeth Delage
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Crédit: Elizabeth Delage

 

 

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Ce qui s’en vient pour 2017!

2017
Photo: Sébastien Provencher, pris dans une ruelle pas loin de chez nous

Une nouvelle année, des nouveaux projets! Voici ce qui s’en vient dans mon cas!

Publications :
Seulement 2 livres de prévus cette année, mais en fait, c’est parce que je pensais que le dernier Victor Cordi, paru à l’automne 2016, paraîtrait ce printemps! Je ne m’en plaindrai pas, c’est rare que cette industrie me surprenne par sa rapidité plutôt que son inverse.

  • Un roman intermédiaire chez Bayard (dont je vous parle bientôt, promis!)
  • Le gardien des soirs de bridge TIII : Derrière les rideaux

Écriture :
Je m’enligne pour des projets plus longs, ce qui veut dire que je n’écrirai probablement que 2 livres cette année.

  • Les rats (un tiers de terminé!)
  • Nouveau projet qui me trotte en tête depuis une dizaine de mois et dont le titre provisoire est Terre Promise.

Je vais peut-être m’essayer pour une bourse pour ce dernier; même si je ne l’obtiens pas, monter le dossier m’aidera à mettre de l’ordre dans mes idées.

Événements spéciaux :
J’avais parlé de mon invasion des maritimes, et il en reste encore deux événements, soit le Salon du livre d’Edmundston et le prix Hackmatack! Parlant prix, j’irai également à Toronto pour la Forêt de la lecture (prix Tamarac), alors trois voyages de prévus d’ici l’été… sans compter les Salons du livre (probablement Québec, Longueuil et Trois-Rivières à raison de 2 journées chacun). Les enfants ont grandi, je me permets un peu plus d’absence.

Beaucoup de visibilité s’en vient, aussi, avec trois entrevues accordées récemment, qui seront publiés d’ici la fin du printemps (1 site web + 2 magazines). J’ai d’ailleurs fait faire de nouvelles photos professionnelles pour l’occasion, très hâte de vous montrer ça!

 

Bref, même avec moins de publications, l’année s’annonce excitante!!! Avec mes trois publications de l’automne, j’ai un peu l’impression d’avoir monté une autre marche dans ma carrière d’auteure jeunesse. Qui sait jusqu’où ira l’escalier?

 

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Bilan 2016

Avant d’écrire ce bilan, je suis allé voir les « prédictions 2016 », le billet que j’avais écrit en janvier dernier et qui tentait de prédire mon année. Un an plus tard, voici ce qu’il en a été :

Livres publiés :

Les trois livres prévus ont bien été publiés, mais un quatrième livre s’est ajouté à la liste! Je pensais que le dernier Victor Cordi, écrit au printemps, ne sortirait qu’en 2017! Surprise,  il est sortie en octobre, ce qui m’a concocté un automne du tonnerre!

  • Victor Cordi cycle 2, livre 2 : la grande évasion
  • Victor Cordi cycle 2, livre 3 : Le prix de la paix
  • Le gardien des soirs de bridge TII : Dans la baignoire
  • Chroniques postapocalyptiques d’une enfant sage

Livres écrits :

J’ai bien écrit le Victor prévu, et il ne devrait me rester qu’une révision papier à faire sur le troisième gardien des soirs de bridge lorsque sonnera le début des vacances. Je parlais déjà, en janvier, d’un « projet plus long » que je désirais écrire. Il s’agissait de mes rats, sur lesquels je n’ai réussi qu’à écrire un premier tiers. On le retrouvera donc de nouveau dans la liste des prévisions 2017!

  • Victor Cordi cycle 2, livre 3 : le prix de la paix
  • Le gardien des soirs de bridge TIII : Derrière les rideaux (en cours de re-travail)
  • Rats : La légende de Donny (30% terminés)

Livres lus :

Chose rare, j’avais également mis une liste de livres à lire, sorte de résolution de lecteur, dans laquelle je disais que j’allais lire quelques classiques. En relisant la liste, je réalise que je n’en ai lu que trois, ce qui est déjà mieux que rien! (évidemment, j’ai aussi lu plein d’autres livres, mais seuls ces trois-là peuvent être considérés des classiques).

  • Moby Dick (profondément détesté!)
  • La grosse bonne femme d’à côté est enceinte (long à embarquer, mais accro à la fin)
  • Sa Majesté des mouches (Plus qu’adoré! Mis sur un piédestal et prosternée devant!)

Sinon, 2016 aura également été l’année où…

En bref, une très bonne année! Sans catastrophe, et avez un automne qui me laisse espérer un 2017 plutôt excitant!! D’ici là, je vous souhaite à tous de très belles fêtes, on se retrouve de l’autre côté du jours de l’an!

 

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L’inertie au service de l’écriture

Je dois l’avouer, depuis septembre, j’ai eu de gros problèmes de procrastination : difficulté à m’y mettre le matin, pauses fréquentes, manque total de concentration. Je n’irais pas jusqu’à m’auto-proclamer accro aux médias sociaux, mais il reste que l’appel de Facebook se fait fort au moindre blocage! Mais depuis début novembre, alors que j’ai commencé un nouveau manuscrit (le troisième Gardien des soirs de bridge), j’ai complètement changé mon installation pour écrire, histoire de tuer le problème dans l’œuf.

Une installation « unplugged »!
Je m’étais retrouvé, depuis quelques mois, avec l’ordinateur de ma mère. Une bête minuscule, et lente à s’en taper la tête sur les murs. L’idée première était de profiter de son faible poids pour faciliter le transport dans mes séances d’écriture en direct. J’ai donc désinstallé tout ce que je pouvais, histoire de lui redonner un peu de vitalité. Comme l’anti-virus était ce qui la ralentissait le plus, j’ai désinstallé toutes capacités réseau, afin d’isoler la machine du reste du monde.

Et c’est sur cette machine sans connexion que j’ai commencé mon nouveau manuscrit. J’y ai transféré mon plan à l’aide d’une clé USB, et je m’installe désormais dans le divan, en plein salon pour écrire. La lumière y est bien meilleure que dans mon bureau, et lorsque l’appel des médias sociaux se fait sentir, il rencontre un adversaire de taille : la force d’inertie qui pousse tout mon être à préférer rester dans le divan, sous une couverture.

installation-gagnanteJe dois avouer être très satisfaite des journées d’écriture que j’y ai faites depuis!

On peut donc dire que la suite de « Sous le divan » aura été écrite SUR le divan!

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Mes rats

Vous aurez peut-être remarqué la présence de rats sur l’affiche de mon lancement, ainsi que lors de mon lancement lui-même! Il s’adonne que le manuscrit que j’ai travaillé cet automne est un monde de rats!

Je ne serai certainement pas la première à écrire des histoires de rongeurs! En voici quelques autres, pour vous donner une idée de la variété

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Mes rats à moi vivent sous la terre, et ont commencé à s’organiser en société. Ils ont découvert l’agriculture : ils élèvent des tarentules, gardent des vers à soie, et cultivent différentes sortes de lichen et de champignons.

Comme toute société naissante, ils ont également inventé de nouvelles formes de violence! Ils se battent en se lançant des écrous de métal avec leur queue, à la manière d’une fronde. Mon héros, Donny, a perdu la moitié de la sienne dans un accident et se retrouve donc sans défense. Le récit commence alors qu’il revient chez lui après sa journée de travail comme débardeur au port de l’égout, et découvre que sa fiancée a disparu.

J’ai un récit en trois parties en tête. La première partie est terminée depuis quelques semaines. Si je délaisse mes rats ces temps-ci pour rédiger plutôt le troisième tome du Gardien des soirs de bridge, je les reprendrai bientôt! Pour le moment, Donny a retrouvé la trace de sa fiancée, mais sa quête est loin d’être terminée!

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Cher Salon du livre de Montréal…

Voilà une semaine que tu as fermé tes portes. Je suis retournée à mon écriture en solitaire, alors que toi, tu es déjà en préparation pour l’année prochaine. Maintenant que la poussière est retombée, je me permets de t’écrire cette lettre.

D’abord, sache que je t’aime d’amour! Je me sens chez moi lorsque je monte tes marches, et tu m’offres, chaque année, des rencontres inoubliables, et des amitiés précieuses. Mais puisque les relations harmonieuses sont basées sur les communications, je me permets aujourd’hui de te faire quelques suggestions…

1- Considère l’auteur comme une personne à part entière

Dans le programme, sur le site web et sur le plancher, l’auteur n’est considéré que comme une sous-partie d’une maison d’édition. Dans un monde idéal, je te demanderais de nous permettre de signer à une table sur laquelle tous nos livres, quels qu’ils soient, se côtoient, mais je sais qu’avec la structure actuelle des Salons, la demande serait utopique.

Alors, je pointerai simplement une petite amélioration qui ferait plaisir à tout le monde : pourquoi ne pas simplement combiner ces signatures dans vos bases de données? Ainsi, plutôt que d’avoir trois Annie Bacon qui signent chacune chez un éditeur, vous auriez une seule Annie Bacon qui signe chez trois éditeurs. Ça serait plus simple pour les lecteurs qui me cherchent, moi je pourrais partager la page qui en résulte sur les médias sociaux, et ainsi j’enverrais du trafic sur ton site. Tout le monde en sortirait gagnant, non?

2- Fais de la place aux illustrateurs

Sans vouloir te rendre jaloux, je me suis promenée dans d’autres salons. En plus des autres salons québécois et Canadiens français, j’ai visité le ComicCon de New York, et le Book Expo of America. J’y ai vu plusieurs manières de faire une place aux illustrateurs : une allée dédiée à la prise de commandes d’œuvres personnalisées et de vente d’originaux, des galeries d’art pour exposer croquis et aquarelles, des encans pour les vendre aux plus offrants. Tu vas peut-être me dire que ce n’est pas de ton ressort, que « Sur ton mur » et « Illustration Québec » n’ont qu’à louer un kiosque… mais rien ne t’empêche de les contacter pour voir si vous ne pourriez pas travailler ensemble.

3- Et surtout, surtout, paie tes auteurs en animation

Évidemment, je ne parle pas des entrevues ou tables rondes, je parle des animations où l’auteur est seul sur scène à divertir les gens du public avec des activités ou anectodes préparées d’avance. Ce type d’animation, les bibliothèques les paient, les écoles les paient, les autres salons du livre les paient. Pourquoi pas toi?

Toutes les études le disent : les auteurs ne sont pas riches. Ces animations font partie de nos sources de revenus et permettent bien souvent aux auteurs de ne pas perdre leur chemise pour venir au Salon. Quoi? Tu ne savais pas? Plusieurs auteurs dépensent des sous pour venir te voir, sans remboursement de la part de leur éditeur. Transport, nourriture, hôtel. Les quelques livres qu’ils vendront en ton sein (et dont ils ne recevront les droits d’auteurs qu’un an plus tard) suffiront à peine à payer leur diner au café l’Apostrophe. Ils font des folies pour toi! La moindre des choses ne serait-elle pas de les rémunérer pour ce qui est considéré, partout ailleurs, comme un travail méritant salaire?

Je sais que la nouvelle mode est de pelleter l’obligation de payer les animations dans la cour des éditeurs en offrant la scène à ceux-ci. Mais ils paient déjà leur kiosque si cher que certains d’entre eux en sortent déficitaires. Est-ce bien honnête de leur déléguer cette dépense?

Il faut dire que les éditeurs sont comme moi : ils t’aiment d’amour et te considèrent comme une vitrine incontournable. Comme moi, quoi qui arrive, ils reviendront.

Alors, sans rancune, et à l’année prochaine.

Pour tout t’avouer, j’ai déjà hâte!

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Ma réconciliation avec les signets

img_1899J’ai longtemps eu une relation amour-haine avec les signets, surtout en salon du livre, allant parfois jusqu’à les cacher pour que les jeunes ne viennent pas les dévaliser dans leur chasse. Alors que je reviens du Salon du livre de Montréal, je réalise comment mon opinion a changé! Avec le temps, j’ai fini par comprendre leur utilité, et en tirer le meilleur parti!

En animation scolaire
Leur utilisation la plus parfaite est sans conteste dans les animations scolaires. J’en signe une pile la veille (un truc pris de Corinne de Vailly) et j’en laisse juste le bon nombre au professeur de chaque classe rencontrée pour qu’il les distribue après mon départ. Ça m’évite qu’une cohue de « veux-tu signer mon agenda/cahier/morceau de papier » ne me mette en retard pour la prochaine animation, mais surtout, ça empêche que la conversation dans les maisons au retour ressemble à ceci :

Enfant : Aujourd’hui, une auteure est venue dans notre classe, c’était super cool!

Parent (excité à l’idée de faire lire son enfant) : Ah oui? Elle s’appelait comment?

Enfant : Julie? Annie? Fanny? Je sais pu!

Parent (prêt à prendre des notes pour les cadeaux de Noël) : As-tu retenu le titre d’un de ses livres?

Enfant : Il y en avait un qui se passe après la fin du monde, puis un autre avec un gars qui vit des aventures super bizarres, ça avait l’air full bon!

Même armé de Google et épaulé du meilleur libraire possible, aucune chance que le parent s’y retrouve! Alors qu’avec le signet, même si ce n’est pas le signet du livre que son enfant a préféré, il pourra retracer l’information voulue.

En Salon
C’est ici que l’utilisation est plus nébuleuse! Ce qu’il faut savoir, c’est que certains groupes scolaires se mettent à ce qu’on appelle, entre auteurs, la « chasse aux signets », ce qui veut dire qu’ils viennent à nos tables juste pour prendre un signet, sans s’intéresser aux livres. Mais il n’en tient qu’à nous d’en tirer partie!

Conversation à ma table lorsqu’ils viennent chercher des signets :

 — Est-ce qu’on peut avoir un signet?

 — Avec plaisir, mais un seul par personne. Lequel vous voulez?

Un premier enfant pointe

 — Ah! Sous le divan (je prends un crayon et le signe en continuant de parler), dans celui-là, on réalise que les motons de poussière sous le divan sont en fait du poil de spiratins, des petites créatures invisibles qui vivent dans nos maisons.

Je tends le signet, un enfant pointe l’autre pile.

 — Celui de Dans la baignoire? Savez-vous ce qu’on trouve dans la baignoire? On trouve des aquidex, des créatures qui se tissent des nids avec les cheveux qui se coincent dans le drain…

Ils rigolent. Un lien se crée. Parfois, la conversation continue. Ils ne sont pas nécessairement du bon groupe d’âge ou niveau de lecture pour le livre, masi ce n’est pas grave. Il y a quand même une toute petite brique de plus dans leur attrait pour la lecture. En plus, leurs présence à ta table a peut-être attiré d’autre intéressés, et ces conversations ne sont-elles pas la véritable raison de notre présence en salon?

Si je suis d’humeur particulièrement efficace, lorsque ce n’est pas le bon groupe d’âge pour mes romans, je vais les attirer vers un livre plus approprié de la même maison d’édition. J’aime bien jouer les passeurs. Parfois encore, si ça vient sur le sujet, je vais les diriger vers mes autres livres, vendus à un autre kiosque. Pour les aider à les trouver, je vais sortir en douce… vous l’aurez deviné…  des signets de ces autres livres.

Dans la vraie vie
Finalement, je traine toujours des signets avec moi dans mon sac à main. Ils sont un peu mes cartes d’affaires. Les gens sont toujours curieux lorsqu’ils apprennent que je suis auteure jeunesse. Ils demandent si j’ai écrit des choses dont ils auraient pu avoir entendu parler. Je sors alors des signets, qu’ils peuvent garder avec eux. Ils en reconnaitront la couverture à leur prochaine visite en librairie et pourront satisfaire leur curiosité. C’est aussi bien pratique lorsqu’on cherche un bout de papier pour donner nos coordonnées à quelqu’un!

Alors, amenez-en, des signets! Je les prends par caisse, et les distribue avec l’enthousiasme d’un Père-Noël en début de tournée! Et surtout, plus jamais je ne les cacherai derrière ma pancarte de signature!

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Mon premier pilon

Pilonner : Détruire les exemplaires d’un ouvrage qui n’ont pas été vendus. Pilonner un livre.

Fait à partir de 2 illustrations openclipart.orgC’est un peu inévitable dans cette industrie, un peu comme le fameux « death and taxes » de Benjamin Franklin. Les deux véritables surprises sont surtout les suivantes :

  • Je m’en suis sorti pendant 10 ans avant mon premier pilon!
  • C’est l’Encyclopédie du merveilleux urbain qui y passe en premier!

merveilleux urbainJ’ai souvent considéré L’encyclopédie du merveilleux urbain comme mon concept le plus fort,  mon univers le plus intéressant. Peut-être n’avais-je pas choisi la bonne forme pour qu’il trouve son public. Chose certaine, après de bonnes commandes par les librairies, les retours ont été catastrophiques. On ne peut pas gagner à tous les coups!

Pour ceux qui désireraient mettre la main dessus avant qu’il ne disparaisse dans les profondeurs de la machine à recycler, vous êtes chanceux : il sera disponible pour au prix rabais de 5,99$ à partir de mardi, histoire de solder ce qui reste avant la destruction. J’ignore par contre s’il sera disponible en librairies ou dans les lieux de soldes comme Costco et Dollorama.

Pour ceux qui sont nouveaux sur ce blogue et qui se demandent de quoi je parle, je vous invite à le découvrir sur sa page dans ma section PUBLICATIONS.

Le pire, c’est que j’ai tous les textes d’une suite d’écrits depuis plus d’un an. Un « Bestiaire du merveilleux urbain », qui n’a pas trouvé preneur pour le moment. Pourtant, avec la sortie de Fantastic Beasts and Where to Find Them, il aurait été d’actualité!

Une fois que j’aurai récupéré les droits, je verrais ce que j’en fais. D’ici là, on tablette et on travaille sur autre chose. C’est un peu aussi ça, la vie d’auteur.

 

 

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Le lancement en images!

Vendredi, j’ai vécu tout simplement une des plus belles soirées de ma vie! Une quarantaine d’enfants et d’adultes sont venus fêter mes trois publications de la rentrée avec moi à la librairie Paulines. Voici, en images, quelques détails de la soirée!

Notez que, pour des raisons de n’avoir pas demandé la permission à personne, j’ai volontairement choisit de ne pas mettre de photos dans laquelle on verrait les visages des visiteurs.

Pour la première heure, j’étais en écriture en direct, ce qui veut dire que je travaillais sur un manuscrit et que mon écran de travail était visible pour tous… cette fois-ci en plus grand que nature!

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La cage? Comme mon manuscrit actuel est une histoire de rats (je vous en parle bientôt, promis!), un des libraires  (Pierre Ménard) a amené les deux rats de son fils! Appelés « Barba » et « Shaki » (pensez-y!!!), ils ont fait sensation auprès des enfants… et de certains adultes, mais pas tous!!!

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Pendant que j’écrivais, les visiteurs étaient invités à prendre un verre de vin et une collation, mais également à participer à quelques ateliers libres.

Il y avait un coin lecture,

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un jeu de bloc permettant de constuire (ou détruire) sa propre ville post-apocalyptique,

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un coin de construction de pestioles en légos,

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et finalement, de grandes feuilles pour dessiner des créatures fantastiques.

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Après l’écriture en direct, il y a eu trois lectures de textes, faites par les libraires de chez Paulines. Je dois avouer que cette partie était leur initiative, et que j’ai vraiment adoré voir mes personnages prendre vie.

Guillaume Faucher, en Victor Cordi, avait la chevelure parfaite pour le rôle!

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Pierre Ménard en professeur Habbitrøle (gardien des soirs de bridge) avait ramassé un nid d’Aquidex à même le drain de sa baignoire. Les cheveux dégoulinants ont bien fait rigolé… et reculé l’assistance.

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Martine Lamontagne en Astride, héroïne des chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage, avait amené sa valise bleue et sa brosse à dent!

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Finalement, après tout ça, je me suis installée à la table de signature… mais je n’y étais pas seule! Il y avait également…

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… Mathieu Benoit, illustrateur de Victor Cordi,

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et Ghislain Barbe, illustrateur du Gardien des soirs de bridge.

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Fiouf!

On refait ça dans un autre 5 ans?

 

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Tout ce que vous voulez savoir sur mes Chroniques Post-Apocalyptiques  

Ça fait longtemps que je vous parle des Chroniques post-apocalyptiques d’une enfant sage, sans véritablement vous en avoir tant dit à son sujet. En l’honneur de sa sortie, voici donc le texte de présentation que j’ai utilisé lors de la journée de présentation des nouveautés de Bayard aux professionnels.

Les Chroniques Post-Apocalyptiques, c’est d’abord et avant tout Astride, une jeune héroïne de 13 ans. De nos jours, les héros de littérature ont tendance à être plutôt dégourdis… rebelles, baveux, même. Ce n’est pas son cas. Je me permets un extrait pour vous la présenter.

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Au début du secondaire, on en a tous connu, des filles comme ça. On en a été une, parfois, aussi.

Chroniques Post-Apocalyptiques_300Dans ce roman, Astride n’aura pas à se choisir un partenaire pour le bal de fin d’année, ni à sauver l’humanité d’une quelconque société dystopique. Un terrible cataclysme a rasé la terre et elle devra survivre, tout simplement. Survive à la faim, à la soif, à l’ennui, à la solitude, au chamboulement complet de son monde.

Pour se faire, elle va se réfugier un endroit où elle se sent bien. Le dernier bâtiment auquel les éventuels gangs de pillards penseraient à visiter : la bibliothèque de son quartier, plus précisément celle du Plateau Mont-Royal.

La bibliothèque elle-même prend une grande place dans l’histoire. Elle va devenir non seulement la maison d’Astride, mais également son échappatoire, sa source d’information, et même sa monnaie d’échange. Incapable de voler dans les boutiques des alentours, Astride va y laisser des livres, se justifiant qu’ils constituent son salaire, puisqu’elle s’occupe du lieu.

Elle est gentille à ce point, un trait qui va se symboliser dans le fait qu’elle continue de dormir, tous les soirs, avec son appareil dentaire, malgré l’apocalypse.

Obéissante, rigide, oui, mais aussi résiliente et courageuse. Attachante, aussi, je crois, beaucoup.

Cette histoire  a commencé à me trotter en tête autour de la mort de mon père. Je l’ai écrit, trois ans plus tard, autour de la mort de ma mère. Je pensais écrire sur le deuil, pour réaliser après coup avoir plutôt écrit sur l’affranchissement d’une enfant par rapport à tout ce qu’on attend d’elle. Un « coming of age » diraient les Américains. Rien de déprimant, au contraire, on y trouve, je crois, beaucoup d’espoir.

En plus des aventures d’Astride, on suit un deuxième survivant, Monsieur Beauséjour, ancien professeur de l’école secondaire Jeanne-Mance, qui a survécu lui aussi. Et comme il s’est donné comme mission de rédiger une encyclopédie expliquant notre civilisation à ceux qui en trouveront les ruines, on peut également lire des passages clés de ses écrits. Ajoutez à tout ça quelques flashbacks qui nous permettent, un morceau à la fois, de revivre les 5 dernières minutes avant le cataclysme et d’en comprendre le pourquoi du comment, et vous avez un roman plutôt dynamique.

Ce dynamisme se reflète dans la mise en page, très variée, et très moderne, comme vous pouvez le voir dans les exemples de pages ci-dessous:

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Bref, le résultat est un roman comme vous en avez probablement peu vu. Un ovni, un peu. Un coup de cœur pour certains lecteurs, je le crois. Et, avec un peu de chance, un roman qui marquera la rentrée.

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