Merveilleux urbain : Gnomes de boîtes à fleurs

Voici le temps venu de vous dévoiler une dernière créature du merveilleux urbain, et ça tombe bien, puisque cette semaine fut forte en nouvelles de ce côté-là! Premièrement, j’ai reçu ma caisse de livre, ce qui veut dire qu’il existe désormais pour de vrai dans notre monde physique! En plus, il est absolument magnifique!

Deuxièmement, j’ai une date!!!

L’encyclopédie du merveilleux urbain sera en librairie le 24 septembre!  

En ce mois d’août, je vous présente un peuple tout à fait de circonstance alors que les balcons fleurissent : les Gnomes de boîte à fleurs! Visuellement, ils sont probablement ceux que je préfère, avec les Trolls de Viaducs. Anouk Lacasse a vraiment réussi un tour de force en leur donnant un air classique, presque pastoral, digne de Marcel Marlier (Martine).

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Merveilleux urbain gnomesVoyez les autres peuples du merveilleux urbain :

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Du 12 août et de la pertinence du Label de livre québécois

ScreenHunter_01 Aug. 10 07.56Cette semaine, comme vous devez commencer à le savoir si tout va bien, il y a une journée
spéciale pour acheter un livre. En effet, le 12 août, tout le monde est invité à se rendre chez son libraire (en vrai où en virtuel)  et à y acheter un roman québécois. Tous les détails se trouvent sur la page Facebook de l’événement. Je vous invite à vous y inscrire, et surtout, à la partager avec vos amis!

Incidemment, c’est cette même semaine que mon document de présentation du Label québécois sera prêt. Eh oui! Ce projet de l’AEQJ est toujours en vie! J’aurais aimé qu’il avance plus vite, mais entre les animations du printemps, le manuscrit à rendre en juin, et les vacances scolaires des enfants, j’avance à pas de tortue! La bonne nouvelle, c’est que le document de présentation devrait partir cette semaine vers les différentes associations touchant la littérature pour tenter d’obtenir leur appui. L’étape suivante sera de tenter d’obtenir une bourse du CALC pour réaliser une étude de faisabilité, qui nous permettra de frapper à la porte du ministère avec une proposition sérieuse. Fiouf! C’est compliqué! Mais ça avance!

Pourquoi les deux événements sont-ils liés? Premièrement, l’engouement nous prouve bien de l’intérêt du public pour la littérature québécoise! La demande est là!

Deuxièmement, parce qu’à travers l’engouement, on retrouve également plusieurs cris d’aide. « Avez-vous des suggestions? » « Je ne sais pas quoi acheter de Québécois » et autre! Les gens ne connaissent pas les auteurs québécois, et le peu de place que leur font les médias n’aide pas les choses. Le label permettra aux lecteurs (et aux commis-de-planchers-qui-n’y-connaissent-rien) d’identifier plus facilement nos livres sans avoir à « Googler » chaque auteur sur leur téléphone.

Le projet de label est plus pertinent que jamais, j’espère bien qu’il prendra son envol aussi efficacement que le projet de Patrice Cazeault (blé, Avéria) et d’Amélie Dubé (Sur les terres de Kianah).

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Les vacances de l’écrivain

illustration de gnokii prise sue openclipart.orgIl faut l’avouer, durant l’été, j’ai très peu de temps pour écrire. Celui-ci devient alors précieux, finement planifié d’avance. Lundi dernier, je me suis trouvée dans une situation particulière. J’avais un bout d’après-midi de libre, et j’avais prévu commencer à entrer les corrections de direction littéraire de Victor Cordi T7. Mais lorsque ma période d’écriture a commencé, je ne les avais toujours pas reçues. S’en est suivi un grand dilemme : est-ce que travaille sur quelque chose d’autre, ou est-ce que je prends congé?

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’été est une période particulière. En choisissant d’être auteure à temps plein, j’ai aussi choisi de mettre les enfants en priorité. Durant leurs grandes vacances, j’ai donc assez peu de temps à moi, que ce soit pour écrire ou pour me la couler douce. Résultat : mes projets d’écriture stagnent et je réussis tout juste à réviser les projets en cours selon les demandes de mes éditrices.

J’essaie donc d’avoir des semaines durant lesquelles les rares temps libres sont accordés à l’écriture, et d’autre de vacances complètes. Et comme cette semaine-là avait été déclarée « écriture », plutôt que de m’installer dans le hamac avec mon magazine Spirou, j’ai rouvert mon dossier du CALQ pour me plonger dans le Gardien des soirs de bridge.

Lorsqu’on me demande ce que je trouve le plus difficile dans l’écriture, je réponds souvent : « la discipline ». Le fait qu’avec une heure ou deux de libre devant soit, il faut s’asseoir et écrire plutôt que de s’écraser dans le divan pour lire une bonne bande dessinée.

Le choix n’est pas toujours facile, mais après coup, la satisfaction est souvent au rendez-vous!

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Merveilleux urbain : activité familiale

kobold d'immondice - merveilleux urbain
Kobolds d’immondice (Anouk Lacasse)

Ce mois-ci, en l’honneur des vacances et des nombreux jeunes désœuvrés qui harcèlent leurs parents du sempiternel : « qu’est-ce que je pourrais faire? », plutôt que de vous dévoiler un nouveau peuple du merveilleux urbain, je vous donne une activité tirée de l’encyclopédie du même nom.

Ondine de gouttière (Anouk Lacasse)
Ondine de gouttière (Anouk Lacasse)

Le Fichier PDF ci-dessous contient un tableau d’observation qui permet de repérer les signes laissés par les peuples du merveilleux urbain dans les rues et ruelles de nos villes. Transformez la prochaine balade urbaine en chasse-au-trésor en mettant vos enfants au défi d’en trouver 3, 4, 5, ou même tous les 9, selon leur ténacité. Si vous le désirez, vous pouvez publier le résultat de vos recherches sur ma page Facebook, il y aura peut-être un petit tirage à la clé…

Bonne chasse!

Fiche du merveilleux urbain (PDF)

Pour en savoir plus sur l’Encyclopédie du merveilleux urbain, qui sortira en librairie à l’automne chez Boomerang :

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Bourse de création du CALQ

Illustration de Merlin2525 prise sur openclipart.orgGrande nouvelle cette semaine! En mars, j’avais effectué deux demandes de bourses, soit une au conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), et une deuxième au conseil des arts du Canada (CAC).

J’ai eu ma réponse pour la première, et, devinez quoi, elle est positive!!!

Elle portait sur une le premier tome d’une série pour 7-8 ans intitulée « Le Gardien des soirs de Bridge » dans lequel un frère et une sœur se font garder tous les mercredis soirs par un professeur spécialisé dans les Pestilus, sortes de bestioles parasitant nos maisons à notre insu.

Pour ceux qui désirent en savoir plus, vous trouverez la description de projet qui faisait partie de mon dossier de bourse en cliquant ci-dessous:

 Dossier Gardien

Il s’agissait de ma deuxième demande de bourse au CALQ, et quelqu’un m’avait donné un excellent conseil,  celui d’appeler au Conseil des arts pour avoir accès aux commentaires de juges sur mon dossier refusé. Ainsi, j’ai pu non seulement améliorer le dossier en question (que j’ai envoyé cette fois-ci au CAC), mais également éviter de faire les mêmes erreurs pour mon dossier de cette année.

Il semblerait que ça ait porté ses fruits!

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L’univers des livres participatifs

Comme vous le savez peut-être tous, je viens du monde de l’interactif. Site web, jeux vidéo, applications, j’ai touché à peu près à tout! Je suis donc toujours un peu fascinée lorsque les autres médiums, dits « passifs », décident de faire participer les spectateurs à leur tour.

L’exemple que tout le monde connait, c’est l’émission de télévision Dora. Plusieurs fois par épisodes, la petite exploratrice se tourne vers la caméra et passe une commande telle que « Lève les bras dans les airs », « Souffle sur les nuages » ou le classique « dit : « Chipper, arrête de Chipper »! ». Ceux de ma génération savent que le principe n’est pas nouveau, les Oraliens et les 100 tours de Centour nous faisaient déjà répéter des formules à l’époque!

Contrairement à l’ordinateur, la télévision n’a aucun  moyen de savoir si l’enfant s’est exécuté, je refuse d’appeler ces épisodes « interactifs », puisque l’interaction, par définition, doit être réciproque. Je préfère donc le terme « participatif »

Évidemment, les livres ne sont pas en reste! Le premier véritable livre participatif sur lequel je suis tombée est Un livre de Hervé Thullet, maître du genre. En voici la première page :

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Sur la page suivante, le point aura changé de couleur. Au fil des pages, le livre nous demandera d’appuyer, brasser, souffler, et plusieurs autres actions encore. Les points dans le livre réagissent d’une page à l’autre selon l’action exécutée. Une petite merveille! Vous pouvez voir la bande-annonce anglophone du livre sur YouTube, ça vaut le détour!

Lorsque j’ai fait part de mon intérêt pour ce genre à mon éditrice de La Courte Échelle, elle m’en a fait découvrir plusieurs autres :

ScreenHunter_02 Jul. 05 07.40Il y a des chats dans ce livre, de Viviane Shwartz

Que vous pouvez voir en anglais au complet par ici, et qui a été une véritable obsession de ma plus jeune pendant des mois! Les trois chats sont très sympathique, et les participations sont variés et bien intégrées.

 

 Chuuuuut, de Sally Grindley

Cette fois-ci, c’est l’ambiance qui est bien réussie! D’une page à l’autre, on se promène dans le château de l’Ogre, accompagnés par la peur de le réveiller! Pour enfants courageux seulement!

 

Turlututu,histoires magiquesEt un recueil comprenant plusieurs histoires de Turlututu, du même Hervé Thullet mentionné plus haut

Chaque histoire est très très courte, moins d’une dizaine de pages, mais l’univers visuel est éclaté, et les enfants sont toujours content de participer. Inégal.

Vous vous en doutez, c’est un genre auquel je me suis essayée… mais ça, c’est une histoire pour une autre semaine (et qui paraîtra en octobre)!

 

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Débranchée pour la semaine…

liftarn_Plug_and_outlet par liftarn sur openclipart.orgDe retour lundi prochain!

 

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C’est difficile à ce point…

sisyphusLorsque j’ai publié mon deuxième roman, Pirates à bâbord! aux éditions du Phoenix, les libraires, ou du moins ceux dont je pouvais « monitorer » les inventaires en ligne, n’ont pas recommandé le premier tome. J’y ai compris qu’une série doit faire ses preuves pour rester sur les tablettes. Ce fut ma première désillusion d’auteur, la première réalisation que ce serait plus difficile que prévu

Défi accepté, me suis-je dit.

J’ai donc signé ma deuxième série, Victor Cordi chez un plus gros éditeur, il est sorti avec prix de lancement, et il s’est mis à faire ses preuves.

Dans sa première année, trois tomes sont sortis, et la série a commencé à faire ses preuves…

  • Preuves critiques : nomination prix des libraires
  • Preuves média : présence dans le journal de Montréal, La presse et les Débrouillards)
  • Preuve de reconnaissance : sélection communication jeunesse

Au 11 juillet 2012, soit 10 mois après sa sortie, et 1 après l’annonce des prix des libraires, seule la moitié des succursales Renaud-Bray tenaient encore le premier tome sur ses tablettes, à un seul exemplaire chacun. Remarquez, je m’en tirais bien, car aucun de mes co-listés pour le prix n’avaient plus de 2 exemplaires présents dans tous les réseaux de cette chaîne.

À l’automne, le tome 4 est sorti, et là, miracle, cinq succursales Renaud-Bray et toutes celles de Archambault ont recommandé du premier tome. Ça y est, me suis-je dit, c’est reparti! Mais les autres Renaud-Bray n’ont pas suivi, et lorsque celles qui en avait repris ont tout vendu durant le temps des fêtes, elles n’en ont plus repris.

Pourtant, pendant ce temps-là, les preuves continuaient à s’accumuler :

  • Preuves « choix des jeunes » : 3 victoires au Concours É-lisez moi
  • Preuves des chiffres : atteinte du 10 000 copies vendues
  • Preuve des ventes : meilleur vendeur jeunesse 2012 chez Monet

Et toujours, les chiffres qui déclinent chez Renaud-Bray.

En février, les chiffres d’inventaires étant toujours très beau chez Archambault, j’ai pensé à  une erreur du côté de son concurrent. J’ai donc fait la seule chose qui est à la portée de l’auteur dans une telle situation : j’ai contacté mon éditrice. Réponse: « Renaud-Bray devrait en reprendre à la sortie du tome 5… ».

J’ai attendu, rien.
J’ai ré-écrit.

« Ton tome 1 est en ré-impression (yé!), ils reviendront sans doute sur les tablettes après… ».

Attente, néant, re-courriel.

Et finalement la vérité toute crue : « les représentants ont fait plusieurs tentatives de convaincre Renaud-Bray de le reprendre, mais sans succès.

Au moment où j’écris ces lignes, il ne reste que 6 exemplaires du tome 1 dans tous le réseau de Renaud-Bray, alors les trois tomes suivants affichent « non-disponible en succursales ».

Voilà!
Pas de plainte, pas d’accusation, pas même de découragement, juste une constatation : percer, c’est difficile à ce point.

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Merveilleux urbain: Fées d’abribus

Après sondage sur ma page Facebook d’auteure, ce sont les fées d’abribus qui ont gagnées! C’est donc ce peuple que je vous présente ce mois-ci dans ma campagne pré-sortie du livre Encyclopédies du merveilleux Urbains.  Le choix est particulièrement approprié, puisqu’elles ont fait partie, avec les Trolls de viaducs et les dryades de réverbères, du concept préliminaire utilisé pour intéresser les éditeurs il y a de ça quelques années!

Depuis le dévoilement des Trolls de viaducs, j’ai reçu un nouveau PDF, vous avez donc droit cette fois-ci aux versions finales!

Fées d'abribus

Fées d'abribus, merveilleux urbain

Je vous rappelle que l’encyclopédie du merveilleux urbain est illustré par Anouk Lacasse et qu’il sortira en septembre aux éditions Boomerang! Rendez-vous dans un mois pour un autre extrait!

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Erreur de jeunesse

Les Naufragés de ChélonMon premier livre, Les Naufragés de Chélon est étudié dans plusieurs écoles, et au moins une fois par année, lors des tournées d’animation scolaire, un professeur me fait un reproche, toujours le même :

« Les jeunes aiment beaucoup votre livre, mais le vocabulaire est un peu compliqué ».

Sentant que cette erreur est particulièrement remarquable dans les tout premiers paragraphes du livre, je l’ai donc récemment relu. À première lecture, je me suis outrée : « Ils sont parfaits, ces paragraphes! ». Il faut dire que j’ai toujours été une fervente défenseure du niveau de langage des livres jeunesse,  convaincue que les jeunes décodent les mots qui ne connaissent pas de manière organique, et qu’ils acquièrent ainsi toujours plus de vocabulaire.

Puis, en deuxième lecture, je me suis mise à noter les mots que les lecteurs de 3-4e année n’ont peut-être pas vu souvent. En voici quelques-uns :

Brigantin, balloté, tangage, lézarde, embrasure, intempéries, bourrasques, bastingage, étreinte, écailleuse, surplomber, ressac…

Et j’ai réalisé le problème de ces premiers paragraphes. Ce n’est pas la présence de mots plus difficiles qui rebute les élèves, mais bien la fréquence de ceux-ci. Il faut dire que c’était mon premier roman, et que je voulais que les premières pages soient parfaites. J’ai donc travailler et retravailler les passages afin de trouver les mots justes, quel que soit leur niveau de difficulté. Avec le recul, je me demande aussi si l’utilisation de mots plus littéraire ne m’aidait pas à éloigner le syndrome de l’imposteur.

Je n’ai jamais baissé le niveau de langage de mes livres, mais je crois avoir appris, avec le temps, à les doser, et surtout, à les utiliser lorsqu’ils sont nécessaires plutôt que de le faire pour « flasher » et me réconforter l’égo!

Aussi, cette semaine, surveillez ma page Facebook alors que je vous ferai voter pour décider quelle créature du merveilleux urbain je dévoilerai la semaine prochaine!

 

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