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	<title>RomanJeunesse.com &#187; Le métier</title>
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	<description>Le site d&#039;auteure de Annie Bacon</description>
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		<title>La science, l’imagination, et moi</title>
		<link>http://www.romanjeunesse.com/2012/02/01/la-science-limagination-et-moi/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 20:03:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[Le métier]]></category>

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		<description><![CDATA[Le saviez-vous : avant de faire communications à l’université, j’ai fait Biologie. Durant une seule session, mais tout de même, ma présence en cette branche reste tout de même un signe de mon intérêt pour les sciences. Mais sciences et imagination vont-elles de pairs? Absolument, mais d’une drôle de façon. Elles se nourrissent, et se limitent, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2012/02/ScreenHunter_01-Feb.-01-15.01.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1321" title="homme-plante pris sur Openclipart.org" src="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2012/02/ScreenHunter_01-Feb.-01-15.01.jpg" alt="" width="143" height="208" /></a>Le saviez-vous : avant de faire communications à l’université, j’ai fait Biologie. Durant une seule session, mais tout de même, ma présence en cette branche reste tout de même un signe de mon intérêt pour les sciences. Mais sciences et imagination vont-elles de pairs? Absolument, mais d’une drôle de façon. Elles se nourrissent, et se limitent, tour à tour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La science comme limite : </strong></p>
<p>Il y a certains délires desquels je décroche à cause de la science. Je suis absolument prête à accepter toutes sortes de magies, allant de l’apparition à la transformation de matière, mais de drôles de détails peuvent tout anéantir. Par exemple, dans le quatrième tome des aventures en pays d’Oz de Frank L Baum, Dorothé et ses amis arrivent dans un pays au centre de la Terre où il est possible de marcher sur l’air, et même d’y monter et descendre comme sur un escalier. Ma pensée : « mais si l’air est assez dense pour y prendre appui, comment est-ce possible de ne pas s’y sentir empêtré lors de déplacements horizontaux? » Et voilà, d’un seul coup, je ne crois plus en l’univers d’Oz, alors que les animaux qui parlent et les épouvantails vivants ne me posaient aucun problème.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La science comme alliée : </strong></p>
<p>Ce même esprit scientifique est toujours présent lorsque je crée des créatures étranges. J’en ai déjà parlé <a href="http://www.romanjeunesse.com/2010/07/07/les-scarpasson-anatomie-de-creation-d%E2%80%99espece-fantastique/" target="_blank">lors de la création des scarpassons</a>, mais depuis, je me suis trouvé une allier en la personne d’une cousine s’étant rendue bien plus loin que moi en biologie. Voici un exemple de nos échanges, paraphrasé pour la cause.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Moi : Pour mon roman, j&#8217;ai besoins qu&#8217;un homme-plante puisse vivre enraciné tout en haut d&#8217;une falaise de glace dans un pays nordique! Je fais ça comment? Des sources d&#8217;eaux thermiques? Des &laquo;&nbsp;plantes à sang chaud&nbsp;&raquo;? D&#8217;autres idées?</p>
<p>Cousine : Il y a moyen de faire un trio symbiotique homme-lichen crédible dans des conditions polaires : l&#8217;homme fourni la chaleur métabolique pour augmenter la température de l&#8217;organisme permettant aux algues de  faire de la photosynthèse et aux champignons, de l&#8217;absorption</p>
<p>Moi : Ce n&#8217;est pas une symbiose, c&#8217;est vraiment une plante avec un cerveau et un appareil moteur (genre des bulbes qui s&#8217;emplissent et se vident d&#8217;air pour faire bouger les branches).</p>
<p>Cousine : Les bulbes, tu devrais les faire remplir de sève, c&#8217;est un phénomène qui existe, on appelle ça un squelette hydrostatique.</p></blockquote>
<p>Lorsque vous croiserez les mots « Squelette hydrostatiques » dans un de mes romans, vous saurez d’où ça vient! Un exemple parfait de la science au service de l’imagination!</p>
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		<title>Ce qui fait vendre un livre, en ordre!</title>
		<link>http://www.romanjeunesse.com/2012/01/15/ce-qui-fait-vendre-un-livre/</link>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 22:36:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le métier]]></category>

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		<description><![CDATA[On parlait, récemment entre auteurs, des différents outils de promotions possibles, et surtout, de leur influence sur les ventes.  Si les différents éléments sont faciles à lister, ils sont plus difficiles à mettre en ordre de priorité. Voici donc, selon moi, ce qui fait vendre un livre, en ordre d’importance : &#160; Le concept / sujet [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On parlait, récemment entre auteurs, des différents outils de promotions possibles, et surtout, de leur influence sur les ventes.  Si les différents éléments sont faciles à lister, ils sont plus difficiles à mettre en ordre de priorité. Voici donc, selon moi, ce qui fait vendre un livre, en ordre d’importance :</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="1">
<li><strong>Le concept / sujet particulier</strong></li>
</ol>
<p>Tous les concepts ne sont pas égaux! Parfois, une petite idée géniale, un sujet alléchant, et ça se vend tout seul! Les biographies de célébrités en sont probablement le meilleur exemple. Le nom de l’auteur, dans certains cas, peut également servir de concept. Un Stephen King, quel qu’il soit, vend.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong>La maison d’édition</strong></li>
</ol>
<p>Peu de gens réalisent l’importance de ce choix. Pour ce faire, on doit revenir (selon mon MBA de chum) aux 4 « P » du marketing. Selon la théorie, les ventes d’un produit dépendraient des quatre choses suivantes : le produit, le prix, la promotion et la distribution (« place »). La maison d’édition contrôle ou influence chacun de ces « P », par leurs décisions, leur budget, et parfois simplement de par leur réputation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><strong>La visibilité en point de vente </strong></li>
</ol>
<p>Et par point de vente, j’inclus les salons du livre, et j’inclus la durée de vie! Un bel exemple, avec les éditions du Phoenix, mes livres ne sont pas nécessairement très faciles à trouver en librairies, mais leur visibilité en salon du livre est telle que mes ventes se comptent dans les 4 chiffres! Bref, pour qu’un lecteur achète un livre, il doit d’abord le voir! Un seul exemplaire, sur la tranche, 4<sup>e</sup> tablette du haut, ça ne compte pas!</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong>La page couverture</strong></li>
</ol>
<p>J’ai longtemps hésité pour le rang de la page couverture par rapport aux trois autres, mais il reste qu’un livre de vedette avec une mauvaise couverture se vendra tout de même, que certaines maisons d’Éditions (les fameuses couvertures Gallimard, entre autres) n’ont besoins que d’un titre sur fond uni, et que, finalement, si un livre n’est pas VU, quelle que soit sa couverture, il ne vendra pas! Il reste tout de même que, une fois le livre devant les yeux du lecteur, c’est bel et bien la page couverture qui fera la différence!</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="5">
<li><strong>La promotion dans les écoles</strong></li>
</ol>
<p>Lorsqu’on va dans une école, on se crée une cinquantaine de lecteurs fidèles d’un coup. Si la chose peut nous paraître extraordinaire à chaque fois, cela reste un phénomène isolé, et le fait que ces 50 lecteurs co-existent dans un vase presque clos (leur bouche à oreille tourne en rond!), le résultat reste hyperlocalisé. Pour que la promotion dans les écoles transforme un livre en succès, il faut en faire énormément, et aux quatre coins de la province. Bref, ça fait vendre des livres, mais de manière ponctuelle, et demande effort et temps a l’auteur (mais, bon, on est payé pour!)</p>
<p><strong> </strong></p>
<ol start="6">
<li><strong>La couverture média / publicité</strong></li>
</ol>
<p>Tout ce billet a été inspiré d’un commentaire d’une auteure qui disait avoir eut une bonne couverture médiatique, mais des ventes très ordinaires. Un libraire m’avait déjà dis choisir son placement de livre selon les différents articles de la fin de semaine, mais si la librairie n’en a commandé qu’un seul, il ne pourra pas réagir à temps pour fournir les clients… qui se tourneront vers d’autres recueils. Bref, la couverture média, c’est bien, mais elle est souvent inexistante sans les deux premiers points de cette liste (concept et maison d’édition) et inutiles si les livres ne sont pas disponible en librairie au moment même de la couverture média.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="7">
<li><strong>La présence de l’auteur dans les médias sociaux</strong></li>
</ol>
<p>Ce dernier point se retrouve tout en bas de la liste, car il ne génère pas nécessairement des ventes de manière directe : il influence, voire accélère certains des autres points.  Pour ceux qui jouent au Donjon et Dragon, on peut dire que c’est un « modifier » (à prononcer en anglais, et oui, je sais, je suis une grosse tronche!) C’est particulièrement vrai en jeunesse de moins de 12 ans, ou les personnes rejointes dans les médias sociaux ne seront pas les lecteurs eux-mêmes, mais plutôt les divers intervenants de l’industrie : libraires, journalistes, éditeurs. Par contre, de tous les points de la liste, c’est souvent un de ceux sur lequel l’auteur a le plus de contrôle!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La question intéressante, c’est où, dans cette échelle, situeriez-vous la qualité du livre?</p>
<p>Je dirais entre 5 et 6, donc, moins efficace que la promotion dans les écoles (très honnêtement, les élèves peuvent devenir fidèles à un auteur qu’ils ont rencontré, quelle que soit la qualité de ses livres), mais plus que la visibilité médias, puisque, si le livre est mauvais, même la visibilité média deviendra négative. Du moins, c’est vrai pour un premier tome! Pour une série, la qualité du premier manuscrit deviendra primordiale pour fidéliser les lecteurs et transformer les ventes du tome 1 en ventes du tome 2, 3, 4… J’en reparle dans mon prochain billet!</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Comptons : un mot, deux mots, trois mots.</title>
		<link>http://www.romanjeunesse.com/2012/01/09/comptons-un-mot-deux-mots-trois-mots/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 20:07:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le métier]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous suivez des auteurs sur Facebook, une des choses que vous pouvez voir passer est un compte des mots de la journée. Les Français, eux, comptent en « signes », et j’ai moi-même plutôt tendance à compter en « pages », mais le résultat est le même : c’est un peu une manière de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://openclipart.org/detail/5365/abacus-(japanese)-by-cmy"><img class="alignright size-full wp-image-1304" title="Boulier, pris sur openclipart.org" src="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2012/01/cmy_abacus_Japanese.png" alt="" width="250" height="178" /></a>Si vous suivez des auteurs sur Facebook, une des choses que vous pouvez voir passer est un compte des mots de la journée. Les Français, eux, comptent en « signes », et j’ai moi-même plutôt tendance à compter en « pages », mais le résultat est le même : c’est un peu une manière de jauger la quantité de travail accompli.</p>
<p>Si la pratique est courante, elle a ses détracteurs. Certains considèrent la pratique comme anti-artistique, laissant entendre que « plus on compte les mots, moins on comptera de lecteurs », comme si un bon livre ne pouvait s’écrire qu’avec lenteur et souffrance.</p>
<p>Des exemples de nombres? Comme mes journées comptent très peu d’heure d’écritures, mes propres décomptes tournent habituellement autour des 5 pages par jours, donc environ 1000 mots. La <a href="http://www.romanjeunesse.com/2011/04/29/retour-sur-ma-%C2%AB-veritable-journee-d%E2%80%99ecriture-%C2%BB/">seule fois où j’ai eu droit à une journée de 9h à 17h</a>, c’est plutôt monté dans les 15 pages (3000 mots). Évidemment, c’était une journée d’exception, et je n’ai pas la moindre idée à savoir si je pourrais garder un tel rythme à long terme.</p>
<p>Au niveau des auteurs connus, le dernier magasine Wired parlait de vitesse et donnait quelques exemples de livres célèbres écrits plutôt rapidement. <a href="http://www.wired.com/magazine/2011/12/pl_printspeedwriting/" target="_blank">Vous pouvez lire l’article complet ici</a>, mais en voici les grandes lignes :</p>
<p>A ClockworkOrange: 2 785 mots/jours<br />
On the Road: 5 770 mots/jours<br />
The Strange Case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde: 4 343 mots/jours<br />
Fahrenheit 451: 5 086 mots/jours<br />
La plupart des inspecteur Maigret: 3 640 mots/jours</p>
<p>Autre fait intéressant, <a href="http://www.dominicbellavance.com/" target="_blank">Dominic Bellavance</a> partageait récemment un article dans lequel une auteure racontait <a href="http://thisblogisaploy.blogspot.com/2011/06/how-i-went-from-writing-2000-words-day.html" target="_blank">comment elle était passée de 2000 mots par jours à 10 000 mots par jours</a>.  Si le titre ressemble à une infopub de fin de soirée, le fond y est plutôt intéressant. Elle compte trois facteurs dans la productivité de nombre de mots :</p>
<p>- La planification de ce que l’on va écrire</p>
<p>- Les conditions d’écriture (temps et lieux)</p>
<p>- L’enthousiasme</p>
<p>Dans son cas, elle a même utilisé ses décomptes de mots pour repérer son moment le plus productif de la journée ainsi que l’endroit le plus propice.</p>
<p>Personnellement, j’utilise surtout le décompte comme outils anti-procrastination (encore une page et je peux consulter Facebook!), et pour m’assurer de remettre mes manuscrits à temps. Car après tout, si la littérature est un art, c’est également un métier avec ce que ça comporte de contraintes!</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Écrivain salarié, ça vous tente?</title>
		<link>http://www.romanjeunesse.com/2011/08/30/ecrivain-salarie-ca-vous-tente/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 10:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le métier]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens tout juste de terminer la lecture d’un excellent article du Guardian qui parle de la survie des auteurs dans un monde où le prix des divertissements tend vers zéro. Si, dans l’introduction, son hypothèse que, dans une génération, le métier d’écrivain tel qu’on le connait sera disparu peut choquer, son argumentation est bonne, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens tout juste de terminer la lecture d’<a href="http://www.guardian.co.uk/books/2011/aug/22/are-books-dead-ewan-morrison" target="_blank">un excellent article du Guardian</a> qui parle de la survie des auteurs dans un monde où le prix des divertissements tend vers zéro.</p>
<p>Si, dans l’introduction, son hypothèse que, dans une génération, le métier d’écrivain tel qu’on le connait sera disparu peut choquer, son argumentation est bonne, citant la diminution actuelle des avances payées par les éditeurs ainsi que de multiples exemples d’autres industries dans lesquelles le prix d’une commodité (film, photo, musique) est de plus en plus faible.</p>
<p>J’aurais tendance à crier « foutaises », mais voilà que mes dernières lectures d’articles sur l’autopublication racontent un processus audacieux par lequel les auteurs vendent leurs livres 99 cents jusqu’à ce que ceux-ci se voient propulsés dans les palmarès, où le livre jouira d’une grande visibilité. D’ailleurs, l’industrie du livre jeunesse au Québec n’a pas attendu le numérique pour offrir des livres (et créer d’immenses succès) avec un tel prix! Évidemment, dans les deux cas, le livre finit par reprendre un prix normal, mais ce qui est insidieux avec des prix aussi bas, c’est que le consommateur pourrait s’y habituer, voire y prendre goût.</p>
<p>L’auteur de l’article explique également que les éditeurs numériques et les « librairies numériques » s’en sortent grâce au « long tail », un principe par lequel le fait de pouvoir rejoindre énormément de monde permet de vendre des articles utra-spécialisés à haut prix à un très petit nombre d’intéressés. La technique marche, à condition d’avoir assez de ces articles ultra-spécialisés pour que, tous mis ensemble, ça puisse équivaloir à la vente d’un gros best-seller. Par contre, chaque auteur de ces livres, de manière individuelle, ne recevra qu’un chèque risible de droits d’auteurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si l’auteur ne peut vivre de ses droits ni en vendant des millions de livres à 10 cents, ni en vendant 10 livres à 100 dollars, quelles sont ses autres options? Selon l’article du Guardian : un salaire lui permettant de subvenir à ses besoins, quel que soit le chiffre de vente des livres.</p>
<p><strong>Quelques réflexions sur l’idée de l’auteur salarié:</strong></p>
<ul>
<li> - Tout d’abord, la source d’un tel salaire? Les super éditeurs (à la Google Books) pourraient certainement se permettre de payer un tel salaire à certains auteurs en échange d’une plus grande part sur leurs livres. Sinon, ce serait plutôt des subventions gouvernementales, ce que nous avons déjà ici, et qui ne fait pas vivre grand monde!<BR><BR></li>
<li> - Quel est le prix caché d’un salaire? La censure, certainement, possiblement même une imposition des sujets, et, ne soyons pas étonné : l’apparition du positionnement de produit dans les livres!<BR><BR></li>
<li> - Est-ce qu’une commande à un « employé » peut devenir un livre à succès? Absolument! Il n’y a qu’à regarder du côté de Géronimo Stilton pour voir qu’un auteur unique et dédié à son œuvre n’est pas nécessaire pour l’obtention d’un succès. Bien au contraire, des équipes de type « sweatshop » seraient possiblement plus appropriées au rythme de publication parfois nécessaire pour la création d’un tel succès, surtout dans le secteur jeunesse. Évidemment, je ne parle ici que de « quantité »!<BR><BR></li>
<li>- La stabilité d’un salaire permettrait à des auteurs de se consacrer à leur œuvre à temps plein. On ne peut pas dire que ce ne soit pas attrayant…<BR></li>
<li>- Mais l’absence de partage de risque, veut habituellement également dire une absence de partage des bénéfices dans le cas d’un succès énorme. C’est un pensez-y-bien!</li>
</ul>
<p>La question se pose : échangeriez-vous vos droits d’auteurs contre un salaire?</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ma tentative, complètement ratée, d’écrire sans plan</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 14:48:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La semaine dernière, je me suis lancée dans ma nouvelle série pour la Courte Échelle. Moi qui aie toujours fonctionné avec un plan listant le contenu de chaque chapitre,  j’avais décidé de laisser une plus grande liberté à mon imagination an tentant d’écrire au fur et à mesure, avec comme guide mes seules notes mentales [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2011/08/ScreenHunter_01-Aug.-22-10.43.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1151" title="photo flickr prise par Azartaz" src="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2011/08/ScreenHunter_01-Aug.-22-10.43-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p>La semaine dernière, je me suis lancée dans ma nouvelle série pour la Courte Échelle. Moi qui aie toujours fonctionné avec <a href="http://www.romanjeunesse.com/2010/04/02/mon-plan-de-travail/" target="_blank">un plan listant le contenu de chaque chapitre</a>,  j’avais décidé de laisser une plus grande liberté à mon imagination an tentant d’écrire au fur et à mesure, avec comme guide mes seules notes mentales sur le déroulement général de mon histoire. Après tout, je m’enlignais pour une histoire plus simple et avec beaucoup moins de personnages que pour un Terra Incognita. Cette même semaine, Édith Kabuya (Lunatic Extraordinaire)  écrivait justement un <a href="http://lunatic-extraordinaire.com/2011/08/18/pourquoi-je-deteste-ecrire-un-plan/" target="_blank">billet sur son plaisir d’écrire sans plan</a>. L’expérience valait donc une tentative…</p>
<p>… et n’a résulté qu’en un échec!</p>
<p>Après une trentaine de pages, j’ai dû constater que mon histoire s’enlignait pour être :</p>
<p>1-      Trop courte</p>
<p>2-      Trop linéaire</p>
<p>3-      Trop plate!</p>
<p>J’ai donc pris la matinée de vendredi pour écrire un plan! Ah! Ça va beaucoup mieux! J’ai maintenant des histoires secondaires et tertiaires à intercaler entre les chapitres du récit principal, je contrôle mieux le rythme des scènes d’action versus les scènes relationnelles, j’augmente le suspense en coupant certains chapitres juste au moment où tout va mal, j’ai maintenant assez de matériel pour atteindre les 75 à 90 pages prévues avec un récit dense de et sans remplissage inutile bref, TOUT VA BIEN!</p>
<p>Il faut croire que je suis moins aventurière que mes personnages; j’aime savoir exactement où je m’en vais!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Quand faire la fête?</title>
		<link>http://www.romanjeunesse.com/2011/07/30/quand-faire-la-fete/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 12:02:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le métier]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Une question récente posée entre écrivains demandait si nous avions des rituels pour célébrer à la fin d’un livre. Pour moi, la question devait plutôt être « quand » célébrer la fin d’un livre! &#160; À la fin d’un premier jet? Bien que ce moment soit agréable, ça me semble prématuré! Après tout, il n’y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/blogstory/1920725654/"><img class="alignright size-medium wp-image-1132" title="Photo prise sur Flickr par Blog Story" src="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2011/07/ScreenHunter_01-Jul.-30-08.01-267x300.jpg" alt="" width="267" height="300" /></a>Une question récente posée entre écrivains demandait si nous avions des rituels pour célébrer à la fin d’un livre. Pour moi, la question devait plutôt être « quand » célébrer la fin d’un livre!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>À la fin d’un premier jet?</strong></p>
<p>Bien que ce moment soit agréable, ça me semble prématuré! Après tout, il n’y a que la moitié du travail de fait! Il faut encore relire et réviser avant même de considérer le faire lire par qui que ce soit d’autre! Je rêve bien de célébrer la fin du premier jet par une journée de congé, mais rendu à ce moment, j’ai habituellement tellement d’autres choses en retard (qui ont été repoussées pour que je puisse terminer le premier jet en question), que la journée de congé en question devient difficile à prendre!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lors de l’envoi à l’éditrice?</strong></p>
<p>Là encore, l’envoi ne signifie que « plus de travail » qui s’en vient. Sans compter de l’angoisse du « et si elle ne l’acceptait pas », qui est encore pire si le manuscrit n’est attendu par personne et qu’il part simplement à la chasse à l’éditeur dans ses petites enveloppes jaunes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>À l’appel d’un nouvel éditeur?</strong></p>
<p>C’est certainement un des plus beaux moments d’euphorie de tout le processus! Mais tant que le contrat n’est pas signé, fêter serait vendre la fameuse peau de l’ours!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>À la signature du contrat?</strong></p>
<p>Cette signature est bien souvent anticlimatique : on reçoit la paperasse par la poste, on signe seul chez soi entre deux chapitres, on renvoie de nouveau.  C’est un peu comme le test de grossesse. L’ampleur du moment nécessiterait trompettes et clairons, mais on n’a qu’une petite ligne bleue aperçu dans une salle de bain. On m’a promis, pour le prochain contrat, une signature en personne, dans les bureaux, avec présentation de l’équipe et tout. Ça sonne déjà mieux!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lors de l’envoi à l’imprimeur?</strong></p>
<p>Pas trop mal comme option, après tout, le travail sur le livre lui-même est alors terminé. On ne peut plus y changer la moindre virgule. C’est un moment de « alea jacta est »! En plus, selon un de mes contrats, l’envoi à l’imprimeur sera le moment ou je reçois mes avances! Le problème? C’est que, rendue là, je suis habituellement déjà « passée à autre chose ». La suite est déjà écrite,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lors du lancement?</strong></p>
<p>Le lancement est souvent bien près du moment où l’on voit notre livre pour la première fois. Un grand moment de bonheur et de « concret » s’il en est un. Le premier lancement est certainement une fête, mais lorsqu’on publie 5 livres par année, on ne peut demander aux amis d’être enthousiastes à chaque fois. Le lancement peut donc se transformer en événement plus marketing que personnel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lors de la réception des droits d’auteurs?</strong></p>
<p>Les droits d’auteurs arrivent si longtemps après la parution du livre que j’aurais l’impression de fêter en retard. De plus, le montant, même lorsqu’il est satisfaisant, est bien souvent un rappel, d’à quel point nous faisons un métier de « crève faim ». J’en ai reçu un pas plus tard que cette semaine, d’exactement la somme nécessaire pour me faire vivre durant un mois. J’aurais bien envie de me gâter un peu… mais encore plus envie de prendre ce mois déjà financé pour écrire! Donc, je serai sage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bref, les événements ne manquent pas autour d’un livre, c’est peut-être moi qui ne suis pas de nature assez fêtarde pour savoir saisir l’occasion. Une chose est certaine, le jour où je reçois un chèque de droits d’auteurs dans les cinq chiffres, je vous paye tous un verre!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Preuve mathématique du réalisme d’écrire plusieurs romans par année</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jul 2011 15:31:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le métier]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour une fille de lettres, j’aime les chiffres de manière surprenante! Après avoir prouvé, l’année dernière, qu’il suffirait que chaque famille québécoise achète 3 livres jeunesse québécois par année pour faire vivre tous les membres de l’AEQJ, voici ma preuve qu’il est absolument raisonnable d’écrire quatre romans jeunesse par année! Une année comprend 52 semaines. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.openclipart.org/detail/8055/ruler-and-calculator-by-ryanlerch"><img class="alignright size-full wp-image-1127" title="ryanlerch_ruler_and_calculator" src="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2011/07/ryanlerch_ruler_and_calculator.png" alt="" width="250" height="97" /></a>Pour une fille de lettres, j’aime les chiffres de manière surprenante! Après avoir prouvé, l’année dernière, qu’<a href="http://www.romanjeunesse.com/2010/06/28/27-livres-annuels-par-enfants-suffiraient-a-faire-vivre-les-auteurs-jeunesse-du-quebec/" target="_blank">il suffirait que chaque famille québécoise achète 3 livres jeunesse québécois par année pour faire vivre tous les membres de l’AEQJ</a>, voici ma preuve qu’il est absolument raisonnable d’écrire quatre romans jeunesse par année!</p>
<p>Une année comprend 52 semaines. Laissons à l’auteur 4 semaines de vacances, et 4 semaines de salon du livre et d’animations scolaires, histoire de faire un peu de promotion et parfois même d’arrondir ses fins de mois! Je suis généreuse, laissons-lui même 2 semaines de congé de maladie! 52 moins 4 moins 4 moins 2. Bilan :  42 semaines de travail. On se croirait en Europe! Évidemment, certains auteurs diront « moi je fais plus de salons », ou « moi je ne suis jamais malade », comprenez que nous sommes au royaume des statistiques, et que la loi des moyennes règne en reine.</p>
<p>Une semaine devrait comprendre environ 40 heures de travail. Certains diront « bou hou hou, écrire c’est plus dur de le faire beaucoup d’heures d’affilé ». J’atténuerai donc mes ardeurs à 30 heures, pour les accommoder. Il va sans dire que l’auteur doit écrire à temps plein, et non en marge d’un autre travail à 40 heures par semaines!</p>
<p>42 semaines à 30 heures par semaines, ça nous fait 1260 heures d’écriture par année.</p>
<p>Décortiquons maintenant le travail d’écriture. On peut retirer tout de suite un 10% de temps pour la planification et la recherche avant d’entamer l’écriture. Reste 1134 heures.</p>
<p>La plupart des auteurs seront d’accord pour dire que la révision prend autant de temps que l’écriture elle-même, on coupe donc le tout en deux. Reste 567 heures.</p>
<p>Gardons ces heures en mémoire pendant que l’on calcule l’autre partie de la preuve, soit l’ampleur de la tâche à accomplir!</p>
<p>Mes manuscrits à moi font 75 pages. Admettons que c’est un peu court, et doublons le tout à 150 pages pour rejoindre un public plus large, soit les 10-14. Pour ceux qui préfèrent compter en mot, on parle de manuscrits de 30 000 mots environ. On multiplie le tout par 4 pour écrire nos quatre romans, pour un total de 600 pages à écrire.</p>
<p>Notre auteur a donc 567 heures pour écrire 600 pages, ce qui fait à peine plus d’une page par heure.</p>
<p>Complètement, absolument, réaliste et raisonnable! CQFD!</p>
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		<title>Les refus des autres, parce que ça fait du bien!</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 11:32:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le métier]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens de terminer de lire « Le vent dans les Saules » (Wind in the Willows), un de plus grand classique de la littérature jeunesse, ayant connu maintes traductions et adaptations de toutes sortes, et une petite phrase de la postface a retenu mon attention. Après avoir dit qu’une éditrice du magazine « Everybody [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://search.barnesandnoble.com/Best-Selling-Books-Repeatedly-Rejected-by-Publishers-Including-Jonathan-Livingston-Seagull-Chicken-Soup-for-the-Soul-Carrie-Gone-with-the-Wind-and-More/Victoria-Hockfield/e/9781241149420 "><img class="alignright size-full wp-image-1095" title="110791211" src="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2011/06/110791211.jpg" alt="" width="185" height="241" /></a>Je viens de terminer de lire « Le vent dans les Saules » (Wind in the Willows), un de plus grand classique de la littérature jeunesse, ayant connu maintes traductions et adaptations de toutes sortes, et une petite phrase de la postface a retenu mon attention.<br />
Après avoir dit qu’une éditrice du magazine « Everybody » l’ait encouragé à écrire le livre, il est écrit la chose suivante :</p>
<blockquote><p>« Getting the book published was not easy. Despite having encouraged Grahame to write the book, Everybody did not accept it. It was rejected by many houses in London…”</p></blockquote>
<p>Rejeté par son propre éditeur, refusé par plusieurs autres, ce manuscrit a bien failli finir sur une tablette! Quelques autres refus légendaires?</p>
<ul>
<li>- John Kenney est réputé pour avoir été « <a href="http://www.elbakin.net/fantasy/news/harry-potter/318-Lediteur-Qui-Refusa-Harry-Potter" target="_blank">l’éditeur qui refusa Harry Potter</a> »</li>
<li></li>
<li>- Sophie Audouin-Mamikonian, auteure de Tara Duncan, souvent considéré comme étant le « Harry Potter Français » a dû <a href="http://www.20minutes.fr/article/690022/chat-vous-interviewe-sophie-audouin-mamikonian-auteur-serie-livres-tara-duncan" target="_blank">attendre 17 ans avant de voir sa série publiée</a>.</li>
<li>- Je me souviens avoir lu que Jules Vernes avait essuyé une bonne vingtaine de refus avant de voir son premier roman publié, mais ai été incapable de retrouver ma source.</li>
<li></li>
<li>- Les anglophones ont même mis le tout dans un livre, dont le titre, fort long, est le suivant : « <a href="http://search.barnesandnoble.com/Best-Selling-Books-Repeatedly-Rejected-by-Publishers-Including-Jonathan-Livingston-Seagull-Chicken-Soup-for-the-Soul-Carrie-Gone-with-the-Wind-and-More/Victoria-Hockfield/e/9781241149420 " target="_blank">Best Selling Books Repeatedly Rejected by Publishers, Including Jonathan Livingston Seagull, Chicken Soup for the Soul, Carrie, Gone with the Wind and More</a> »</li>
</ul>
<p>La prochaine fois que je reçois une lettre de refus qui fait particulièrement mal, j&#8217;achète le livre en question, parce que, avouez-le, un peu de schadenfreude, ça fait du bien!</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Étude d’un microcosme du processus de création.</title>
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		<pubDate>Mon, 30 May 2011 18:32:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Le métier]]></category>

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		<description><![CDATA[J’approche d’une trentaine de scripts écrits pour les Vacances de nos glorieux, et je réalise que le processus d’idéation pour ces mini-bandes dessinées est un peu une version très très condensée du processus d’écriture. Le tout se passe en 5 étapes, étalées sur une seule journée : &#160; 1-      Recherche. Dans ce cas, il s’agit pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2011/05/ScreenHunter_01-May.-30-14.30.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1083" title="Kostitsyn allant visiter son frère à Nashville" src="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2011/05/ScreenHunter_01-May.-30-14.30-300x178.jpg" alt="" width="300" height="178" /></a>J’approche d’une trentaine de scripts écrits pour les <a href="http://www.facebook.com/home.php?sk=group_227345987279013" target="_blank">Vacances de nos glorieux</a>, et je réalise que le processus d’idéation pour ces mini-bandes dessinées est un peu une version très très condensée du processus d’écriture.</p>
<p>Le tout se passe en 5 étapes, étalées sur une seule journée :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1-      <strong>Recherche.</strong> Dans ce cas, il s’agit pour moi de lire quelques articles de journaux, les fiches Wikipédia des joueurs, ainsi que quelques commentaires de forums et de médias sociaux histoire de saisir quelques caractéristiques intéressantes des joueurs.</p>
<blockquote><p>« Kostitsyn s&#8217;tune machine , yer bourrer de talent mais i s&#8217;presente pas a chaque soir &#8230; Que Gauthier fais comme Yzerman pis qui emmene les Quebecois a Montreal » <em>Exemple d’un commentaire lu dans les médias sociaux. </em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p>2-      <strong>Choisir un thème</strong>. Habituellement, un des traits de caractère va ressortir de la recherche et déclencher une première idée de blague qui permet de choisir le thème des trois strips de la semaine, soit quel genre de vacances ce joueur va passer (à la pêche, perdu dans le bois, au mini-putt, etc.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>3- </strong><strong>Laisser macérer! </strong>Plus souvent qu’autrement, je garde mon mercredi pour les vacances de nos glorieux, et comme mon plus jeune n’a pas de garderie en cette journée de milieu de semaine, je n’ai qu’un morceau de l’heure de la sieste pour faire la rechercher et choisir un thème. Ensuite, le domestique revient au galop jusqu’à après le souper. Et c’est pendant ces heures à faire autre chose (poussette, parc, cuisine, vaisselle, etc) que les trois strips vont prendre forme. Si bien que, rendu à l’heure du bain, tout est prêt pour…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>4- </strong><strong>L’écriture : </strong>Une fois les trois idées claires dans ma tête, l’écriture elle-même n’est qu’une question d’une quinzaine de minutes passées à l’ordinateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>5- </strong><strong>Révision :</strong> Pas de belles phrases et d’émotions vives dans la révision, il suffit de s’assurer que les dialogues sont clairs et « punchés ».</p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Les étapes sont à peu près les mêmes pour un roman, à la différence que les deux dernières (écriture et révision) s’y retrouvent en proportion beaucoup plus importantes. Par contre, je dois avouer qu’il y a un gros, très gros avantage à réussir à condenser tout ce processus en une seule journée : beaucoup moins de chances de rester éveillé la nuit à peaufiner des idées!</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Gestion de vie privée et publique sur Facebook</title>
		<link>http://www.romanjeunesse.com/2011/05/12/gestion-de-vie-privee-et-publique-sur-facebook/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 May 2011 00:43:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Bacon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le métier]]></category>
		<category><![CDATA[Le site lui-même]]></category>

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		<description><![CDATA[À chaque fois que quelqu’un que je ne connais pas m’envoie une demande d’amitié Facebook, je me sens prise devant un dilemme. D’un côté, je suis contente de penser qu’il peut s’agir d’un lecteur qui désire rester au courant de mon cheminement et de mes publications. J’ai d’ailleurs, de cette manière, reçu quelques témoignages qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/fbouly/3568409530/"><img class="alignright size-medium wp-image-1013" title="Photo Flickr prise par Franco Bouly" src="http://www.romanjeunesse.com/wp-content/uploads/2011/05/ScreenHunter_01-May.-02-13.46-300x201.jpg" alt="" width="300" height="201" /></a>À chaque fois que quelqu’un que je ne connais pas m’envoie une demande d’amitié Facebook, je me sens prise devant un dilemme. D’un côté, je suis contente de penser qu’il peut s’agir d’un lecteur qui désire rester au courant de mon cheminement et de mes publications. J’ai d’ailleurs, de cette manière, reçu quelques témoignages qui m’ont fait énormément plaisir. De l’autre, je sens mon espace personnel sur ce réseau rapetisser. Après tout, comme dit mon amoureux, mes lecteurs n’ont pas besoins de savoir pour qui j’ai voté aux élections. Dans le passé, j’ai géré cette dualité « vie publique – vie privée » en suivant les règles suivantes :</p>
<ul>
<li>Accepter toutes les demandes d’amitié, mais…</li>
<li>- Créer une liste d’amis proche et utiliser le petit cadenas pour les cibler lors de « status updates » concernant ma vie de famille</li>
<li>- Faire disparaître mon mur public pour éviter que les deux mondes se croisent sans mon consentement</li>
<li>- Ne publier aucune photo de mes enfants</li>
<li>- Ne mentionner mes vacances à l’extérieur du pays qu’à mon retour.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si ces règles m’ont été suffisantes par le passé, j’ai décidé de passer au niveau supérieur en transformant ma page Facebook actuelle en page professionnelle. De manière automatique, tous mes « amis » actuels deviendront des fans et continueront de recevoir les dernières publications sur mon blogue, mes états d&#8217;âmes liées à l&#8217;écriture, ainsi que  mes élucubrations d’écrivains (incluant mes questions de recherche étrange, mes remue-méninges, les perles suggérées par Antidote, et mes aveux d’erreurs de manuscrits!).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De l’autre côté,  je repartirai à neuf sur Facebook, avec un nouveau compte personnel un peu plus privé. Je n’y inclurai que des personnes que je connais personnellement, que ce soit de la famille, des amis que je côtoie dans le « vrai monde » ou encore des connaissances desquels j’apprécie particulièrement les interactions virtuelles. Toute demande d’amitié d’inconnus ou de vagues connaissances sera dirigée vers ma page professionnelle… et à l’inverse, toute personne dont j’apprécie particulièrement les interventions dans mon compte professionnel pourra être invitée à faire partie de mon compte privé.</p>
<p>Quelques avantages de cette nouvelle manière de fonctionner :</p>
<ul>
<li>- Ma page « fan » n’a pas de limite d’adepte, ce qui s’avérera pratique lorsque je serai une grande vedette internationale (ben quoi, mieux vaut tout prévoir!)</li>
<li>- Une nouvelle liberté retrouvée sur le « Facebook personnel », que je considère bien étrenner avec des photos d&#8217;échographie!</li>
<li>- Le retour du « mur », dans les deux comptes.</li>
</ul>
<p>Côté utilisation, je ne compte pas dupliquer les messages. Les amis qui aiment suivre ce que je fais côté écriture auront donc tout intérêt à rester adeptes de la<a href="http://www.facebook.com/anniebacon" target="_blank"> page professionnelle</a>.</p>
<p>Pour ceux qui sont intéressés par le côté technique de la manœuvre, visitez le <a href="https://www.facebook.com/help/?page=18918" target="_blank">centre d’aide de Facebook</a>.</p>
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