Les idées mûrissent

Posted by Annie Bacon | Futurs projets | Lundi 20 juin 2011 07:06

Les idées sont nombreuses. Alors comment savoir laquelle deviendra un livre et lesquelles ne sont que de passage? Simple, on laisse mûrir!

J’ai souvent des idées de nouveaux projets de toutes sortes : album, roman, BD, etc. La plupart me passent par la tête et repartent aussitôt pour ne plus jamais montrer le bout de leur nez. Mais quelques-unes persistent. Elles vont et viennent, réapparaissent lorsque je m’y attends le moins, font trois petits tours et puis reviennent. À ce stade, elles sont incomplètes, et j’ai parfois même l’impression qu’elles n’arriveront jamais à rien. Et un jour, comme ça, l’idée explose! Alors que chaque visite n’était qu’un vague concept, voilà que des thèmes, des tomes, des phrases entières me viennent à l’esprit. L’idée est « mûre ».

C’est ce qui vient de m’arriver, ce matin, avec les aventures de « Bedondaines et Bedondon », une série de livres traitant du quotidien des tout petits, à la « Caillou » ou « Cajoline ». L’idée me trotte en tête depuis une bonne année, mais seulement sous la forme suivante :

  • - Les personnages s’appelleront Bedondon et Bedondaine
  • - L’écriture se fera en rime.

C’est tout!

J’ai longtemps cru que je ne trouverais jamais rien à raconter sur le quotidien des tout petits, après tout, on est loin des aventures rocambolesques et imaginaires dans lesquelles je me complais à l’habitude.  Ce matin pourtant, alors que je tentais de me rendormir après une interruption de sommeil due à une petite puce beaucoup trop matinale (et immédiatement renvoyée dans son lit), les idées ont commencé à venir. Après 45 minutes de réflexion et 15 minutes d’écriture, j’ai les titres et thèmes de sept albums, certains avec déjà 2-3 vers de notés.

L’idée est mûre! Il ne reste plus qu’à la « caser » dans l’horaire (je vous reparle dudit horaire plus tard dans la semaine.

 

Conclusion du Porte-à-porte

Posted by Annie Bacon | Futurs projets | Lundi 9 mai 2011 13:57

Cinq mois plus tard, voici enfin venu le temps de dévoiler les résultats de mon « porte-à-porte au Salon du livre » tel qu’effectué à Montréal à l’automne dernier. Maintenant que toutes les pistes ont été suivies jusqu’au bout, je vous offre, en vers (rien de moins), la Saga de ma recherche d’éditeur pour un projet d’album illustré par Anouk Lacasse.

À Montréal, lors d’un salon
Se promenait une jeune auteure
Cognant aux kiosques, sans façons
Elle rencontra cinq éditeurs.

Le premier dit « C’est très joli »,
Mais ce n’est pas dans mon créneau.
Il quitta sur un « non-merci »,
L’auteure resta le bec à l’eau.

Ils n’étaient plus que quatre.

L’un d’eux rappela le mois d’après,
Et se montra intéressé…
à voir un projet plus complet,
sans quoi il ne put s’engager.

Ils n’étaient plus que trois.

Un autre consulta son équipe,
Qui n’en aima que la moitié,
Et comme l’auteure est authentique,
Elle préféra laisser tomber.

Ils n’étaient plus que deux.

Le quatrième était conquis,
Et fit miroiter mille espoirs,
Comme rien de concret n’a suivi,
L’auteure n’eut qu’à broyer du noir.

Il n’en resta plus qu’un seul.

Le dernier s’est manifesté
Très rapidement dans l’aventure
Il envoya tous les papiers,
Qui n’attendaient que signature.

Et signature, il y eut!

Tout ça pour vous dire que je viens tout juste d’apposer ma griffe au bas d’un contrat avec les Éditions Boomerangs pour l’album illustré en question. Ce dernier devrait sortir en début 2013.

La conclusion sur le « porte-à-porte » au salon? Possiblement la meilleure chose qui soit arrivée à ma carrière, non pas à cause du contrat que je viens de signer, mais parce que, des quatre autres maisons, trois attendent désormais tout prochain projet que j’ai envie de leur envoyer. Par contre, je m’attendais à ce que ma démarche accélère le processus alors qu’un bon cinq mois s’est écoulé entre les premières rencontres et la signature d’un contrat. Chose certaine, si c’était à refaire, je n’hésiterais pas!

Dissection de la publication en France

Posted by Annie Bacon | Futurs projets,Le métier | Dimanche 10 avril 2011 14:46

Si j’ai écrit récemment sur les différentes manières de vivre de l’écriture Jeunesse au Québec, une quatrième manière de vivre de l’écriture jeunesse est justement d’en sortir, de ce tout petit marché qu’est le Québec. Évidemment, lorsqu’on écrit en français, la France et ses 64 millions d’habitants est la première sur la liste.

 

Défaire les mythes :

Lorsqu’un auteur rêve de la France, il se fait souvent rabattre le caquet avec l’argument que « il y a peut-être plus de monde, mais la concurrence est aussi plus forte, tu n’en vendras pas plus ». Une petite recherche m’a tout de même permis de voir que le tirage moyen d’un nouveau livre y est de 8000 exemplaires. Considérant que le tirage moyen québécois tourne plutôt de 2000, l’effet multiplicateur est indéniable.

 

Il existe plusieurs manières de percer le marché français. La première consiste à publier d’abord au Québec, puis à convaincre un éditeur de là-bas de prendre votre roman pour distribution en France. À ce qu’on m’a dit, il est inutile de s’essayer avant d’en avoir vendu au moins 5000 ici, ce qui constitue déjà un joli petit succès. Il est normal que les éditeurs français soient frileux et ne prennent que les valeurs sûres, après tout, ils devront donner une partie des profits à votre éditeur actuel, ce qui coupe leur part du gâteau un peu. Notez que cette démarche peut autant être faite par vous-même que par votre éditeur.

 

La deuxième manière dépend entièrement de votre éditeur. Il y a quelques maisons québécoises qui choisissent certaines de leurs œuvres pour les distribuer en France. C’est le cas entre autres des éditions De Mortagne qui, après avoir vu le vaste succès des Chevaliers d’émeraudes qu’ils avaient confié aux éditions Michel Lafon, ont décidé d’éditer eux-mêmes leurs plus grands succès en France. Encore ici, le succès local est un pré-requis. Notez aussi qu’une présence à la librairie du Québec à Paris n’est pas considérée comme une véritable « distribution en France ».

 

La troisième est toute simple et surprenamment pas beaucoup utilisée. Il s’agit d’envoyer un manuscrit directement en France, sans passer par l’édition d’ici. Les deux désavantages principaux deviennent rapidement apparents et découlent tous deux de la même cause : les maisons françaises sont inondées de manuscrits. Vraiment inondées! Résultat : les chances d’être choisis sont minces, et les délais d’attente de réponse encore plus interminable qu’ici. AJOUT: Dans les commentaires: Elisabeth m’a rappelé que les droits d’auteurs, en France, sont par contre moins élevés. On parle de 8% en publication direct plutôt que 10%. Le pourcentage lorsque le livre est déjà publié au Québec dépend du contrat de l’auteur.

 

Tout ça pour dire que, en attendant d’avoir un succès de 5000 exemplaires vendus ici ou un éditeur qui distribue en France, j’ai décidé de tenter ma chance avec la méthode numéro trois. En effet, j’avais un petit texte de Noël absolument charmant qui semblait désarçonner les éditeurs d’ici de par son niveau de langage. Comme c’était un texte écrit sur un coup de circonstances et que je n’avais aucune presse de le publier ici, il était un candidat parfait à l’exportation! Histoire de ne pas simplement envoyer le tout de manière aléatoire, je l’ai soumis d’abord à une amie auteure rencontrée via nos blogues respectifs, soit la merveilleuse Maryvonne Rippert, dont le dernier livre, Métal Mélodie, a reçu plusieurs honneurs et fait ravi encore plus de lecteurs. Mme Rippert a eu la gentillesse de me servir de directrice littéraire pour améliorer le rythme du texte ainsi que pour s’assurer de son « Européanité ». Comble de la générosité, elle m’a également fourni l’adresse d’une Éditrice en album jeunesse de sa connaissance. Si le livre parait en France, il lui sera dédicacé!

 

Le manuscrit en question est parti au mois de février, telle une bouteille à la mer. Je ne m’attends pas à des nouvelles rapides, et, dans le cas d’une réponse négative, j’aurai toujours le loisir de l’essayer ici. Comme on dit : rien à perdre, tout à gagner!

Lorsqu’un plan remplace le manuscrit

Posted by Annie Bacon | Futurs projets,Le métier | Lundi 21 mars 2011 10:56

 

La manière classique de placer un nouveau projet chez un éditeur est d’écrire le manuscrit complet du premier tome, et de l’envoyer à différents éditeurs avec espoir de publication. Cette technique demande à l’auteur de faire des mois de travail, sans savoir s’il sera couronné de succès.

 

Heureusement, il existe une deuxième technique, soit celle de proposer un plan de projet! Qu’est-ce que j’entends pars un plan? Pour être honnête, je n’en suis pas certaine! Si je sais de source sure que certains éditeurs acceptent de prendre la décision de publier un livre sur un simple plan, je n’ai jamais vu un tel document. Comme j’ai décidé de tenter ma chance, j’ai dû improviser!

 

Ma vision du plan

Cette semaine, j’ai donc un projet qui partira chez éditeur avec lequel j’ai déjà discuté de cette possibilité. Le projet se présente en  deux documents. Premièrement, un extrait du texte final, dans mon cas, les trois premiers chapitres (environ 10 pages) du premier tome. Deuxièmement, une description du projet, incluant les thèmes, les personnages principaux, un synopsis des trois premiers tomes, et une idée globale des trois suivants.

 

Ce qui est merveilleux de cette technique, c’est que le tout m’a pris entre une et deux semaines, et que le premier document (l’extrait) pourra être réutilisé pour le manuscrit final, une fois celui-ci accepté. Évidemment, choisir une telle stratégie me coupe beaucoup d’éditeurs, puisque plusieurs ne signent aucun auteur sans avoir vu un manuscrit final. Mais rien ne m’empêche, si la vente par projet ne marche pas, de me rabattre sur la technique classique en terminant le manuscrit. Je n’aurai, en tout et pour tout, perdu qu’une semaine de travail, alors que je contemple la possibilité d’écrire le manuscrit en toute tranquillité avec un contrat signé sous le bras, et un éditeur qui sait déjà à quoi s’attendre!

 

Et ne croyez pas que l’éditeur n’y trouve pas son compte! Ceux qui acceptent cette manière de fonctionner ont le premier choix et peuvent ainsi ramasser des projets que les autres n’auront même pas eut la chance de voir. Ils peuvent également donner leurs commentaires et influencer la direction que prend le projet dès ses tous premiers pas.

 

Bref, je suis de plus en plus convaincue que c’est la meilleure manière de fonctionner… ne reste plus qu’à tenter le tout ! Le premier courriel partira vendredi, je vous en redonne des nouvelles!

Écrire avec un lecteur par-dessus son épaule

Posted by Annie Bacon | Futurs projets,Salons et animations | Lundi 14 février 2011 13:49

Au Salon du livre de Longueuil, quatre courageux et moi avons écrit en direct dans un hall d’entrée, alors que le contenu de notre clavier était projeté sur un écran. Résultat, je n’ai jamais autant écrit en si peu de temps!

Je clamais récemment qu’il n’y avait rien de tel pour attiser ma créativité qu’un deadline, et là, j’ai été servie! Lorsque les gens peuvent lire par-dessus votre épaule, l’échéance pour le moindre mot devient « tout de suite »! J’ai même deux-trois garçons d’une dizaine d’année qui se sont assis devant l’écran pour lire plus confortablement au fur et à mesure. Bonjour la pression! Par leur seule présence, ils semblaient crier, tel Kurt Cobain : « Here we are now, entertain us ! »

Pas le temps de s’attarder sur le mot exact, et pas question de glander sur Facebook! Les phrases devaient se suivre sans pauses! Le résultat, neuf pages (2 000 mots) en une heure et demie. Probablement mon record personnel! Je n’avais prévu qu’écrire les deux premiers chapitres, et j’ai du me lancer dans le troisième sans filet! Est-ce que c’est de la qualité? Je l’ignore, puisque je n’ai pas encore eu le temps de me relire! Chose certaine, ces pages constitueront une base à partir de laquelle bâtir les chapitres finaux.

Bref, est-ce que je recommencerais l’expérience? Sans problèmes! À ce rythme-là, je pourrais doubler mes publications annuelles! Est-ce que je suis prête à réorganiser la chose lors d’un prochain salon, c’est moins certain, et probablement pas de manière bénévole!

Je reste très contente de l’aventure, et remercie chaudement le Salon de Longueuil qui en ont été les complices ainsi que mes confrères et consœurs qui l’ont tenté avec moi!

Un manuscrit en cours? Quel manuscrit en cours?

Posted by Annie Bacon | Futurs projets,Salons et animations | Mercredi 9 février 2011 13:40

Samedi prochain sera la journée de mon animation d’écriture en direct. En plus de moi, 5 valeureux volontaires ont décidé de participer :

10h à 11h : Pascal Henrard

11h à 12h : Isabelle Larouche

12h à 13h : Annie Bacon

13h à 14h : Roxane Turcotte

14h à 15h : Mathieu Fortin

15h à 16h : Maxime De Bleu

Le problème, c’est que j’ai dit à tout le monde de simplement travailler un manuscrit en cours… et que je n’en ai pas! Oups!

Comme de fait, j’ai terminé le tome 4 de Terra Incognita juste avant les fêtes, et je n’ai, depuis travaillé que sur des contrats et sur la finition de petits écrits en cours. Rien de substantiel. Le prochain gros morceau sera certainement Terra Incognita Tome 5, mais l’histoire n’est pas encore assez claire dans ma tête pour me lancer, et je n’ai qu’une seule journée de libre d’ici la date fatidique.

Par contre, j’ai une idée pour une nouvelle série qui me tourne en tête depuis cet été. Si le milieu du premier tome reste encore très flou, les deux premiers chapitres, eux, sont limpides. Deux chapitres… Amplement de quoi remplir une heure d’écriture! C’est donc décidé, ceux qui viennent lire par-dessus mon épaule au Salon du livre de Longueuil pourront y découvrir le début d’une série inédite!

Sinon, je serai également présente en signature au kiosque des Éditions du Phoenix (#11 et #12) jeudi et samedi, toute la journée.

2010, année de développement

Posted by Annie Bacon | Futurs projets | Mardi 21 décembre 2010 16:32

J’ai commencé 2010 avec une nouvelle idée en tête : celle d’éventuellement vivre de mon écriture. Sachant pertinemment qu’un tel projet devait être vu à long terme pour avoir des chances de marcher,  j’ai élaboré un plan en plusieurs étapes : d’abord, augmenter mon nombre de publications pour atteindre un minimum de trois livres par année. Ensuite, progressivement changer les proportions pige/écriture jusqu’à ce que l’écriture compte pour 50% de mon revenu.

Pour cela, je devais vérifier deux hypothèses. Mes trois premiers romans ont été écrits durant mes congés de maternité. Je devais donc vérifier ma capacité à écrire à travers les contrats. Constat : mitigé. J’ai bel et bien réussi à écrire le tome 4 de Terra Incognita, en plus d’avoir réalisé tout le développement décrit dans le prochain paragraphe… mais il m’a fallu, pour la première fois, demander une extension à mon éditrice. En effet, après un hiver-printemps assez tranquille, les contrats se sont succédé à un rythme fou à l’été et à l’automne. Il faut dire que c’est très difficile, comme pigiste, de dire « non » à un contrat, puisqu’on ignore toujours quand le prochain arrivera. Leçon apprise : prendre encore plus d’avance sur les manuscrits officiellement « dus » avant de se permettre de faire du développement.

Pour atteindre la première étape, soit la publication de trois livres par année, je devais réussir à être publiée par un deuxième éditeur. Les Éditions du Phoenix peuvent me permettre de publier jusqu’à deux titres, mais trois, c’est beaucoup demander à une écurie aux places limitées qui gère tant de bons auteurs.

J’ai tenté les choses suivantes :

  • Écriture complète d’un manuscrit + envoie dans enveloppes jaunes. Non seulement la lenteur du processus m’a déprimée, mais il n’a essuyé que des refus. Projet tabletté jusqu’à nouvel ordre.
  • Utilisation de contacts + plan de projet. J’ai bien aimé cette méthode. Elle est rapide, puisqu’on s’adresse à quelqu’un de précis, et que tout se joue par courriel. De plus, on perd beaucoup moins de temps à faire un plan de projet plutôt qu’une rédaction complète. Côté résultat par contre, deux plans envoyés, aucune réponse définitive.

  • Élaboration d’une partie du projet + porte-à-porte au salon. C’est la meilleure méthode à ce jour. Comme pour la précédente, les résultats finaux ne sont pas encore connus, mais juste pour la possibilité d’ajouter les éditeurs rencontrés à son carnet d’adresses pour futurs projets, ça en aura valu la peine! À refaire!

  • Tentative outremer avec contact. Celui-là est un cas un peu particulier. Un texte que j’ai écrit très rapidement et qui s’est retrouvé dans les limbes. Une amie virtuelle outremer a bien voulu me servir de première lectrice et me donner le nom d’un éditeur français auquel l’envoyer. Il n’est pas encore parti, c’est un « à suivre ».

Constat : je suis, au moment où je vous écris, certaine à 90% d’avoir un projet qui sortira chez un deuxième éditeur, mais pas nécessairement pour 2011! De plus, tout ce temps de développement fait que je n’ai qu’un seul roman qui sortira aux Éditions du Phoenix. Bref, les trois publications par année sont loin d’être dans la poche!

Conclusion : en 2010, j’ai « semé à tous les vents ». Rendez-vous en 2011 pour voir de quoi aura l’air la récolte! Moi qui ai des tendances « Perrette et le pot de lait », je ne peux m’empêcher de penser que la prochaine année sera bien excitante!

Sur ce, je vous souhaite de joyeuses fêtes à tous, et on se retrouve justement dans ce 2011 plein de promesses!

Porte-à-porte au salon!

Posted by Annie Bacon | Futurs projets,Le métier | Jeudi 4 novembre 2010 10:43

En récupérant mes trois anciens textes de jesuisleheros.com, j’ai également récupéré les droits sur une idée en chantier. Une idée qui me travaillait depuis longtemps, et que je considère être ce que j’ai fait de meilleurs à ce jour. Pour couronner le tout, c’est un projet construit en collaboration avec Anouk Lacasse, illustratrice extraordinaire.

Il s’agit, une première pour moi, d’un album illustré. Trois doubles-pages sont prêtes à être montrées à des éditeurs, histoire de les aguicher, car nous n’avons l’intention de compléter l’album que si un éditeur se montre intéressé.

Et c’est là que je désire essayer quelque chose de  nouveau!

Plutôt que d’imprimer de multiples copies à envoyer dans de banales enveloppes jaunes, je considère amener le tout dans un porte-folio au Salon du livre, et faire du porte-à-porte dans les kiosques des différents éditeurs jeunesse. Je sais de source sure que les éditeurs détestent se faire donner des manuscrits dans les salons, puisqu’ils sont ensuite pris avec des piles monstrueuses de papier. Mais mon cas est particulier.

Premièrement, vu la qualité des images, j’aime mieux leur montrer les feuilles 11 x 17 dans toutes leurs splendeurs que de devoir tout plier dans des enveloppes, aussi grandes (et jaunes) soient-elles. Une fois le contact établi, je pourrai toujours prendre leur carte d’affaires et leur envoyer le tout par courriel pour qu’ils étudient le tout dans la tranquillité de leur bureau.

Deuxièmement, c’est un projet difficile à classer dans une collection particulière. Pas assez narratif pour être un album, et pas assez éducatif pour être classé documentaire, je ne suis pas trop certaine à quels éditeurs l’offrir, et encore moins pour quelle collection! En toute honnêteté, je ne suis même pas certaine du public-cible! Au pire, la discussion avec l’éditeur me permettra simplement de mieux cibler mes envois.

Il reste une grande question à mon plan : est-ce que les éditeurs sont présents dans les salons? Je sais que Liliane Lord des Éditions Phoenix (ou sont publiés Terra Incognita) y est toujours, et que certains ne se présentent pas aux salons en région, mais viennent faire leur tour à celui de Montréal. Si je ne m’abuse, il y a une journée des professionnels au salon, ce qui augmenterait mes chances.

Mais pourquoi donc les éditeurs n’ont-ils pas des plages horaires officielles de présence au salon comme les auteurs? Les auteurs pourraient venir y faire la file pour des signatures (sur des contrats). Ce serait pas mal, non?

Relire de vieux textes

Posted by Annie Bacon | Futurs projets | Lundi 1 novembre 2010 13:55

Je viens de récupérer les droits sur trois histoires écrites, il y a trois ans, pour jesuislehéros.com. Les éditions du Mille-pattes m’en avaient alors commandé six, et n’ont finalement publié que les trois premières.

Je savais que je devrais les retravailler si je désirais avoir la moindre chance qu’un autre éditeur les prenne. Le propre des histoires personnalisées est d’offrir un héros assez « beige » pour que tous et chacun puissent prendre sa place. Un héros très actif, mais sans personnalité aucune. En fait, même son nom n’est qu’un exemple, qui sera substitué selon le bon désir du client.

Je m’attendais donc à un peu de travail… jusqu’à ce que je relise lesdits textes! Ouch! Je ne me suis même pas rendue à la deuxième page! Je trouve le tout insupportable! Il faut dire que je débutais à peine en écriture lorsque je les ai écrits! Un seul roman derrière la cravate, toute petite débutante. Quatre romans plus tard, ma plume s’est affinée, mon style s’est épanoui. Une fois le désespoir de ma relecture passée, je suis au contraire absolument réjouie de voir l’amélioration de mon écriture durant ces trois petites années!

J’inscris donc deux de ces trois textes à ma « to-do list ». Le premier serait parfait pour offrir à une amie directrice littéraire qui m’avait déjà demandé de lui fournir des textes. Le deuxième serait envoyé à Bayard, il y a longtemps que j’ai envie de tenter l’aventure de la soumission magazine. Le troisième?  Je suis un peu embêtée pour celui-là! La trame semble être identique à celle du livre d’un collègue, publié dans les derniers mois. C’est comme ça, parfois, avec les muses! Elles donnent la même idée à plus d’une personne en même temps! Je crois que je vais le laisser dormir sur sa tablette.

Mais avant tout, terminer mon manuscrit de Terra Incognita tome 4! J’ai les deux prochains jours et demi à y consacrer si tout va bien. Je devrais pouvoir avancer un peu.

La rime, divin supplice

Posted by Annie Bacon | Futurs projets | Mardi 17 août 2010 10:15

Ceux qui me suivent depuis un bout savent peut-être que j’ai écrit un conte de Noël en semi-vers. Pourquoi semi? Parce que j’avais envie de passer de la prose, si efficace pour faire avancer une histoire de manière fluide,  aux vers, si merveilleux à lire à haute voix!

Ledit texte s’est écrit de manière quasi-miraculeuse, en quelques heures seulement. Le genre d’épiphanie qui n’arrive que lorsque les muses sont toutes alignées! Évidemment, ce n’était qu’un premier jet! Armée d’excellents commentaires d’une collègue outre-mer, j’ai entrepris hier d’entamer les corrections. En fait, je n’étais pas censée y toucher avant d’avoir terminé mon tome quatre de Terra Incognita, mais je n’avais qu’une petite heure devant moi, trop peu pour attaquer un chapitre épique où toutes les actions de ce roman d’aventures convergent et explosent en une apothéose digne d’un grand blockbuster estival! Bien trop intimidant pour une petite heure! Par contre, des corrections d’un petit album illustré? Des pinottes! pensais-je en me rentrant allègrement le proverbial doigt dans le non-moins proverbial œil.

Car voyez-vous, les vers sont comme une construction de bâtons de popsicles dépourvue de colle : impossible d’en bouger un seul mot sans que tout ne s’écroule! Le moindre changement, ajout, retrait oblige à repenser la strophe tout entière. Un casse-tête pas possible. Tellement qu’au bout de l’heure en question, j’abordais à peine la deuxième page de ce supplice. Et pourtant, je n’avais qu’une seule envie : continuer! La rime est un défi exaltant! Terrible casse-tête devant lesquels s’obstiner avec orgueil. Elle s’écrit difficilement, se travaille très mal, fait sacrer les plus patients et déclenche des maux de tête abominables. Seuls les plus tenaces s’en sortent. Mais quelle satisfaction lorsque les mots sont enfin alignés avec grâce! C’est un peu comme résoudre une énigme, réussir une patience, découvrir le coupable avant Poirot, vaincre le « big boss » du dernier niveau!

J’ai déclaré forfait pour cette fois-ci et vais attendre sagement, comme prévu, un premier jet du Vol des Scarpassons avant d’y retourner.

Ce n’est que partie remise, je n’ai pas dit mon dernier mot!

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