Archives mensuelles : mars 2013

Couverture du troisième Victor Cordi et retour du premier en librairie

 

Il ne reste que quelques copies du premier Victor Cordi disséminées à travers la province, les 5000 copies au prix de lancement étant partis comme des petits pains chauds! Courte Échelle profite de la sortie du troisième tome pour réimprimer le premier, cette fois-ci au prix régulier. Le tome 3 et les nouveaux tomes 1 seront disponibles à partir du 10 avril, soit juste à temps pour le Salon du livre de Québec!

Pour patienter, voici la page couverture du troisième Tome : Le secret du Machiavélicon.

Illustrations, comme toujours, de Mathieu Benoit!

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Parlons revenus, troisième édition!

Illustration de Gringer sur openclipart.orgJe l’ai fait pour 2010, je l’ai fait pour 2011, voici mon traditionnel billet sur mes revenus d’auteurs de l’année, gracieuseté des impôts du Québec, pour lesquels je dois compiler le tout!

Certains pourraient se demander pourquoi je divulgue de tels chiffres! Plusieurs raisons :

  1. Parce que je veux démontrer qu’il est possible de vivre de l’écriture au Québec, même si la route est longue.
  2. Parce que je ne partage pas cette gêne nationale lorsqu’il s’agit de parler d’argent
  3. Parce ce que si mes chiffres n’aident qu’une seule personne, ça en aura valu la peine

Donc, je m’attendais à une année catastrophique, puisque je n’avais rien publié l’année précédente, ce qui, comme le dit si bien le billet de la Doyenne, est une faute financière grave!  Pour empirer les choses, j’ai été en congé de maternité durant près de la moitié de l’année, ce qui n’empêche peut-être pas les droits d’auteurs de rentrer, mais me garde trop occupée à la maison pour faire des contrats, des animations, ou même de la promotion en salon du livre.

Roulement de tambour…

Total de revenus directement liés à l’écriture pour 2012 : 8039$

Séparé de la manière suivante :
– Droits d’auteurs : 3699 $
– Animations scolaires : 2075 $
– Contrats liés à l’écriture : 2265$

C’est donc, à quelques dollars près, le même montant qu’en 2011. Si une telle stagnation pourrait être inquiétante, pour les raisons énumérées ci-haut, c’est un montant qui me satisfait. En fait, j’ai été sauvée par les avances de droits d’auteurs sur deux livres et demi. J’hypothèque ainsi peut-être un peu l’année 2013, mais comme l’année en question sera productive et comportera sa propre part d’avances, j’ai bon espoir d’augmenter le montant de manière substantielle.

L’objectif, qui est de 20 000$ de revenu d’auteur pour ma quarantaine, se poursuit!

Un changement de rythme dans Victor

illustration de tzunghaor sur openclipart.orgCôté écriture, le premier cycle de Victor Cordi est terminé de mon côté. J’entre cette semaine en deuxième direction littéraire pour le tome 4, ce qui veut dire qu’il ne reste que quelques formulations à travailler, mais que la structure, elle, restera stable. J’ai donc commencé à écrire le cinquième tome… mais n’ai pas commencé le deuxième cycle pour autant! Je m’explique!

J’avais trois raisons de ne pas désirer commencer le deuxième cycle tout de suite. Premièrement, le cinquième tome sortira au printemps 2014, et je préférais commencer le deuxième cycle en septembre, afin de profiter de toute la promotion qui entoure habituellement la rentrée littéraire. Deuxièmement, j’avais besoins d’un peu de variation. J’ai écrit les quatre premières aventures de Victor en 18 mois, et ne m’imaginais pas plonger dans quatre autres livres tout de suite. Finalement, il me restait des choses à dire sur le premier cycle! Des fils laissés épars, des trous à boucher!

Et c’est pourquoi le cinquième Victor Cordi sera en fait un livre de conte et légendes qui permettra d’approfondir la culture des races Exégoriennes déjà découvertes… et qu’est-ce que je m’amuse! Au programme, une farce, un chant-randonnée, une épopée, un conte étiologique, une romance courtoise et j’en passe! Le tout entrecoupé de renseignements documentaires sur les us et coutumes des Multaks, Kampitois, Nordariens et les autres.

Ce changement de rythme et de style me fait le plus grand bien, et je serai ressourcée et prête, cet été, à m’attaquer au deuxième cycle des aventures de Victor!

 

Les projets qui méritent… ou non… bourses et subventions

Illustration de johnny_automatic sur openclipart.orgÀ la fin mars, pour la première fois de ma carrière, je demanderai une bourse aux conseils des arts du Québec et du Canada. Comme conceptrice interactive, j’en ai demandé des dizaines, toujours pour des entités corporatives, habituellement pour des projets basés sur des univers d’un tiers client. Je les ai souvent obtenus, mais parfois en me disant que je n’aurais pas du…

Je m’explique.

Pour moi, les bourses de création (ou de production) doivent servir à la culture québécoise. J’ai aidé LVLStudio à aller cherche une bourse interactive qui a permis de faire le un jeu web pour la série télé 19-2. Merveilleux! Par contre, j’ai également déjà aidé une autre compagnie à aller chercher des fonds pour faire un jeu basé sur une série de télé-réalité américaine. Hein? Pourquoi? On peut facilement penser que ladite série américaine a assez de sous pour se payer le jeu à même leur poche, ou encore que le nom de la série permettra assez de ventes pour aller chercher les fonds en prêts, ou en « angel », non? Et si les fonds permettent aux compagnies canadiennes de se former une expertise, pourquoi ne pas leur donner l’argent pour créer des propriétés originales à la place?

À cause de ce passé, dans mon esprit, la subvention devrait servir à la culture locale, et j’ose espérer que les Conseils des Arts ne donnent pas de sous pour financer des livres sur les princesses de Disney! Selon moi (et c’est là que je suis peut-être un peu extrême) les subventions de création ne devraient même pas être données à un projet qui à toutes les chances d’être viable commercialement. Donnez-lui plutôt une subvention pour le sortir des frontières du Québec, ça sera plus profitable pour tous!

Bref, je demande cette fois-ci une bourse parce que je suis habitée depuis un an par un projet parfaitement non viable commercialement! Plus littéraire et atmosphérique que tout ce que j’ai écrit jusqu’ici, je ne suis même pas certaine de pouvoir lui attribuer un public cible. J’y troque l’action pour le psychologique; vous n’y trouverez pas l’ombre d’un combat ou d’une poursuite. Il ne fera partie d’aucune collection ou série déjà établie. Le risque est énorme.

Étrangement, j’ai plus peur de ne pas avoir la bourse que lorsque je pouvais apposer à ma demande un magnifique logo américain. Avec un peu de chance, les subventions littéraires ont différents critères que les interactives

Des nouvelles de Victor et des Farfous

critique La Presse copyVoilà des mois que mes amis me demandent comment ça va avec Victor, et que je ne sais quoi leur répondre! Une fois le livre sorti des mains de l’auteur, on peut rester des mois sans nouvelles aucunes, et je croyais devoir attendre mes chiffres de ventes en mai pour pouvoir leur répondre. Mais cette semaine, j’ai eu de nouvelles, et, voyez-vous, ÇA VA TRÈS BIEN!!!!!

Tout d’abord, il y a eu une critique dans la presse, juste à temps pour la relâche (voyez à droite!), on ne pouvait demander mieux!

Mais surtout, j’ai appris que le distributeur arrivait au bout des 5000 copies imprimées pour l’offre de lancement. La fin de semaine dernière, au Salon du livre de l’Outaouais, j’ai moi-même vendu et signé les quelques copies qui leur restaient. Il n’y avait plus qu’un petit exemplaire seul et abandonné lorsque j’ai quitté ma table samedi midi, et je ne doute pas que celui-ci ait trouvé preneur avant la fin du salon.

Il ne reste donc plus que les stocks déjà en librairie! De nouveaux livres seront imprimés durant le mois, en même temps que les exemplaires du tome 3, et le tout sera en librairie le 10 avril, juste à temps pour le Salon du livre de Québec. À partir de ce moment, le premier tome ne sera plus disponible qu’au prix normal, soit 14,95$. Si vous n’avez toujours pas votre copie, dépêchez-vous! Il ne vous reste plus qu’un mois pour profiter de l’offre de lancement, que ce soit en format papier, ou numérique.

Et puisque c’était la semaine des bonnes nouvelles, j’ai également eu le « oui » officiel pour les Farfous! Je vous en dirai plus une fois toute la paperasse signée!