Archives mensuelles : juin 2012

Censure et littérature jeunesse

Cette semaine, j’ai lu le magnifique « Mathilda » de Roald Dahl. En plus d’être impressionnée par l’imagination de l’auteur, j’ai été étonnée de certaines cruautés qu’il se permet. Par exemple, une directrice d’école saisit une fillette par les tresses est la lance, tel un marteau de discipline olympique, en dehors de la cour d’école. Étrangement, cette scène, dans laquelle, en passant, personne ne se fait mal, m’a semblé pire qu’un coup de couteau dans un combat médiéval, probablement à cause du contexte réaliste et proche des enfants.

Juste comme je me demandais si une telle scène serait acceptée par un éditeur de nos jours,  Corinne de Vailly a partagé un article intitulé « monstrueuse littérature jeunesse »   qui parle de livres français qui choquent en Angleterre. Roald Dahl est britannique, mais je ne crois pas qu’il serait choqué de ces livres sur les sans abris ou sur la colère. Les auteurs sont rarement choqués!

Je défends souvent la littérature jeunesse au niveau de la liberté de laquelle elle joui. Si certains réfractaires aiment dire qu’elle est « sur-assainie » et « victime de censure », j’ai toujours trouvé, au contraire, qu’elle pouvait pousser très loin par rapport à ce que la télévision ou les films pour enfants osent. Des personnages meurent, vivent de grandes détresses psychologiques, sont victimes de violences de toutes sortes, et pas seulement aux mains de « super-villains » caricaturaux. Dans Les Naufragés de Chélon, j’ai mis un fusil dans les mains d’un enfant. Je ne pense pas que j’aurais pu le faire dans un « cartoon du samedi matin ».

Il faut dire que l’industrie du film est régulée par les cotes du MPAA et que les chaines télévisées vivent dans la constante peur de froisser leurs annonceurs. En littérature jeunesse, toute censure dépend du bon vouloir des éditeurs… et il y en a des culottés! Seul l’éditeur décide si un titre, voire une scène particulière, est publiable ou non. Par la suite, les parents pourront bien se plaindre et les bibliothèques les retirer des tablettes, tout ce brouhaha n’empêchera pas le livre d’exister, ni de se vendre… bien au contraire! Parfois, un petit scandale est une excellente publicité!

 

 

La page qui manque aux livres jeunesse

En regardant une bande dessinée de Nelson en fin de semaine, mon mari et moi avons eu une discussion sur le style du dessinateur, et la question de ses origines est venue sur le tapis. Malheureusement, on a eu beau feuilleter les premières et dernières pages, nulle trace d’une biographie! Après réflexion, il est rare de trouver de l’information sur l’auteur dans les bandes dessinées, alors qu’elle est presque toujours présente dans les romans jeunesse!

Par contre, on retrouve dans les bandes dessinées quelque chose d’encore plus extraordinaire : la liste entière des autres publications de l’auteur, INCLUANT celles chez d’autres éditeurs! N’est-ce pas merveilleux! Pourquoi les éditeurs jeunesse du Québec ne se donnent-ils pas tous la main pour s’offrir les uns les autres cette visibilité! Ils n’ont rien à y perdre… et les auteurs, tout à gagner!

Préparez-vous à accueillir Victor Cordi

Voilà près d’un an que je vous en parle sous le nom « série courte échelle », et bien voici le temps venu de lever le voile sur les deux manuscrits qui m’occupent depuis septembre!

La série s’appelle Victor Cordi et suit les aventures d’un garçon de douze ans, alors qu’une clé offerte en héritage prématuré par sa grand-mère mourante lui permet d’ouvrir des passages vers un monde parallèle nommé Exégor.

La série est née d’un désir de créer un univers atypique. Délaissant les dragons et les elfes de la « fantasy » classique, j’avais envie d’inventer mes propres races, ma propre faune, ma propre flore. Et qu’est-ce que je me suis éclatée! J’y ai même ajouté une petite dose de jeux vidéo en affublant le héros d’une idole virtuelle, le capitaine Carbone, auquel il fera plusieurs références au court du récit.

C’est surtout la première fois qu’une histoire aussi épique m’arrivait en tête. Le premier cycle comptera quatre tomes, dont les grandes lignes me sont déjà connues, mais la série entière risque d’en compter quelque part entre huit et dix, puisqu’un deuxième (et peut-être même un troisième) cycle est prévu.

Côté inspiration, la lecture de l’Histoire sans fin et des premiers romans du Monde d’Oz y est pour beaucoup, mais également le manga « Magic Knight Rayearth» pour ses thèmes de sacrifice.

Les tomes 1 et 2, respectivement appelés L’anomalie maléfique et Le guerrier venu d’ailleurs, sortiront tous les deux le 11 septembre 2012. D’ici là, je devrais pouvoir vous montrer les couvertures ainsi que quelques illustrations intérieures au fur et à mesure que ça me sera permis. Elles devraient apparaître en premier sur la page Facebook de Courte Échelle. Aimez-la si ce n’est déjà fait!

 

Deux publications pour le prix d’une!

C’est la semaine officielle de l’auto-promo, avec deux nouvelles pour vous aujourd’hui! Tout d’abord, le vol des Scarpassons, quatrième aventure des naufragés de ma série Terra Incognita, est arrivé en librairie! Courrez chez votre libraire, ou achetez-le enligne, c’est toute une aventure! Vous pouvez également visiter la page du roman pour en savoir plus!

 

Deuxièmement, depuis la semaine dernière, une grande aventure a commencé pour nos Glorieux! Cette année, plutôt que de narrer leurs vacances un joueur à la fois, Martin et moi avons choisi de leur faire vivre une aventure épique qui se suivra de semaine en semaine. Tout un défi, que de faire du narratif en format strip : c’est comme un roman qui aurait une chute à chaque paragraphe!

Pour suivre le tout, vous pouvez acheter le journal de Montréal les lundis, mercredis et vendredis, ou encore aimer la page Facebook, où les strips sont tous publiés!

Voici d’ailleurs un des strips de la semaine dernière :