Archives mensuelles : décembre 2011

Joyeux Noël en rime

Ceci est probablement mon dernier billet avant les fêtes, et j’en profite pour vous partager un second extrait (ici pour le premier) de mon « 22 contes de Noël ». Prenez un enfant sur vos genoux, lisez-lui le tout, et passez tous de joyeuses fêtes!

 

Le Père Noël se prépare

Le Père Noël se prépare,
Quelques minutes avant son départ
En traîneau.

Il enfile des caleçons longs
En dessous de son pantalon
Pour être au chaud.

Un bon chandail à col roulé
Un deuxième en laine tricoté
Par sa maman

Le manteau rouge, bien entendu,
Attaché sur son ventre tendu
Très élégant

Deux bonnes paires de bas de laine
Sur chaque main une mitaine
Des bottes fourrées

Ne reste plus que le bonnet
Et le Père-Noël est prêt,
Pour sa tournée.

Mais zoup, zoup, zoup!

Que se passe-t-il?
Papa Noël se déshabille!
C’est insensé!

Devant les rênes qui s’impatientent
Et Mère Noël qui se tourmente
Qu’a-t-il oublié?

Il enlève foulard et manteau
Chandail de laine et grand chapeau
Bottes et caleçon!

Alors que tous l’attendent dehors,
Il file dans le corridor,
De la maison.

Même s’il prend un peu de retard,
Il trouvera bien plus tard,
Un raccourci!

Parce qu’avant de partir en voyage,
Il est toujours beaucoup plus sage,
De faire pipi.

Je pète ma coche contre l’absence de livres québécois sur le Kindle

J’ai un Kindle depuis quelque mois, et je n’ai jamais acheté autant de livres! Le processus est facile, instantané, et je n’ai même pas besoins de sortir ma carte de crédit, ce qui me donne l’impression (fausse, je sais) que ça ne coûte rien! Sans blague, je crois avoir acheté plus de livres neufs dans les deux derniers mois que dans la dernière année!

Combien de livres québécois, ou même francophone dans tout ça? ZÉRO!

Pourquoi? PARCE QU’ILS NE SONT PAS LÀ!!!

Tout le monde se vante de leur passage au numérique! Youpi, youpi, nos livres sont disponibles en numérique, de dire les Éditions X, Y, et Z (à ne pas confondre avec les Éditions XYZ). Pourtant, j’ouvre mon Kindle, effectue une recherche dans le « kindle store » et NE TROUVE RIEN!

Je sais bien, je pourrais me lever de mon fauteuil, aller à mon ordinateur, le commander sur un des autres magasins, envoyer le tout par courriel à mon kindle, et lire. Je le pourrais… et pourtant, je ne le fais pas. C’est beaucoup plus facile de lire autre chose, un gros succès américain qui, lui, est à ma portée. C’est la simple loi du moindre effort. Vous me trouvez paresseuse? Je m’en fous, ce n’est pas le point de ce billet.

Le grand rêve du numérique était que, avec la disparition du concept « d’espace-tablette », les livres puissent être disponibles facilement et en tout temps. Si votre livre n’est que sur la hutte, ou sur le site de Archambault, c’est comme s’il n’était qu’à la petite librairie indépendante du coin, et pas chez Renaud-Bray. Alors pourquoi les livres québécois n’y sont pas?

C’est peut-être interdit? me suis-je dit. Pourtant, les livres de Marie Potvin, eux, y sont!

C’est peut-être compliqué, ou onéreux? Me suis-je ensuite dit. Mais selon le site ehow, l’opération est, je cite : « moderately easy », et tout à fait gratuite puisque le modèle d’affaire de Amazon est de se prendre un pourcentage sur les ventes, comme n’importe quelle librairie.

Alors POURQUOI, POURQUOI, est-ce que les auteurs québécois ne sont pas disponibles sur Kindle? Michel Tremblay? Niet! Annie Groovie? Non plus! Dany Laferrière? Uniquement en anglais?!

Je suis toute prête à accepter l’idée qu’il existe une excellente raison pour ces absences… une raison que, dans mon ignorance, je ne réussis pas à voir pour le moment. Si c’est le cas, éclairez mes lanternes, parce que, en attendant, je pète ma coche!

Le « top 3 » de mes tics d’écriture!

Comme le savent ceux qui suivent ma page d’auteur sur Facebook, je suis en révision depuis deux semaines. Après avoir partagé quelques perles sur les médias sociaux, je vous dévoile mes trois plus grands tics d’écriture, tels que repérés par moi-même! J’en ai, évidemment, bien d’autres, mais ceux là, je les réserve pour mes éditrices et leurs correctrices!

Tic numéro 1 : la description est dans le regard des autres…

À me relire je remarque avoir tendance à trop insister sur la direction des regards de mes personnages. Comme si seule cette interaction me permettait d’insérer des descriptions. C’est le principe « If a tree falls in the forest… ».

Exemples de phrases révisées:

« X regarde le visage de Y se tordre de douleurs »

« Le regard de X est attiré au sol, à l’endroit ou les hautes herbes ont étés couchées par le corps de l’animal. »

 

Tic numéro 2 : les verbes timorés

J’utilise beaucoup plus qu’il n’est utile des verbes qui annihilent l’action. Mes personnages n’agissent pas : ils tentent, ils essaient, ils semblent.

Exemples de phrases révisées:

« La jeune fille tente de s’approcher. »

« Il tente d’envoyer vers l’arrière la mèche brune qui menace de lui cacher la vue »

« Malheureusement, la technique semble lui échapper »

« Les deux jambes postérieures ne semblent plus en mesure de supporter le poids de l’insecte »

 

Tic numéro 3 : les négations inutiles

Ceux qui me connaissent bien le savent : je suis plutôt du genre « verre à moitier plein »! Pourquoi donc est-ce que j’embourbe mes phrases de « ne…que », de « ne… pas » et « jamais »?

Exemples de phrases révisées:

«  Il ne peut que courir à l’aveuglette »

« L’offre de Vic n’est reçue que par un long silence »

« L’apparition du garçon est possiblement la chose la plus excitante qui ne soit jamais arrivée dans la paisible vie de X »

 

Ces phrases ont, évidemment, été corrigées, en compagnie d’une centaine d’autres qui le méritaient tout autant! J’en suis à un manuscrit qui tient la route! Plus qu’un petit tour d’Antidote et j’envoie le tout à mon premier lecteur.