Le véritable métier des auteurs jeunesse

Posted by Annie Bacon | Le métier | Mercredi 17 février 2010 09:45

Femme, multitasking, libre de droits

Au dernier Salon, après avoir reçu une dédicace, une mère m’a montré en exemple à sa fille en lui disant : « Tu vois, c’est possible de vivre de l’écriture ».  J’ai réussi à ne pas recracher ma gorgée de café, mais je n’ai pas eu le temps de lui répondre qu’elles étaient déjà parties. Car voilà : si c’est possible (et ce l’est), ce n’est pas mon cas pour le moment, et ce n’est pas le cas de la grande majorité des auteurs!

La plupart des auteurs jeunesse ont un deuxième métier qui leur permet de mettre du beurre sur le pain : professeur, correctrice, rédactrice, journaliste, scénariste, quand ce n’est pas un métier complètement autre; eh oui, votre comptable écrit peut-être des romans jeunesse en cachette… googlez-le juste pour voir!

Le jonglage entre les deux se fait de manière différente, et en proportion différente, selon chacun! Le soir et les week-ends pour les plus vaillants, entre les contrats pour les pigistes, à temps partiel pour les chanceux!

Moi dans tout ça? Je suis scénariste en jeux vidéos! J’ai de la chance : c’est un métier créatif, que j’aime beaucoup! Ainsi, cette semaine, entre un salon du livre, deux animations scolaires et un lancement, j’ai également une échéance et une rencontre avec un nouveau client potentiel… et je trouve tout de même le temps de vous écrire ce mot!

6 commentaires »

  1. Commentaire par Nadine — 17/02/2010 @ 11:05

    Tu as raison! On jongle bien… ;-)

  2. Commentaire par Annie Bacon — 17/02/2010 @ 11:22

    Surtout lorsqu’on ajoute des enfants sur le tout!

  3. Commentaire par Katia Canciani — 17/02/2010 @ 18:27

    On jongle, on jongle… et il y a des fins de mois plus difficiles que d’autres ! Vivement le DPP :-)

  4. Commentaire par Laurence A. — 17/02/2010 @ 21:25

    Ta présence dans les Salons, c’est aussi pour montrer aux plus jeunes que les auteurs existent.

    Mettre une humanité sur un nom d’auteur (écrire ET vivre plutôt qu’écrire pour vivre ;o) et qui sait, donner le goût à cette pré-ado de faire confiance à ses rêves et ses passions…

  5. Commentaire par Annie Bacon — 18/02/2010 @ 15:03

    Laurence: c’est exactement pour ça que je n’ai pas osé lui dire que je n’en vivait pas! Qu’elle en rêve! Peut-être réussira-t-elle! D’autant plus que, si je n’en vit pas pour l’instant, j’ai bien l’intention d’y arriver un jour!!

  6. Commentaire par Annie Bacon — 18/02/2010 @ 15:04

    Katia: Tu me rappelle qu’il faudrait bien que j’y inscrive mon deuxième! Vite, vite!!

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